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Histoire de la Ve République Tome 1 : 1958-1981
Collectif, Frédéric Turpin, Eric Roussel
- Bouquins
- 14 Novembre 2024
- 9782382920978
Cette Histoire de la Ve République, à l'ampleur jusqu'ici inégalée, embrasse toutes les dimensions du régime créé par Charles de Gaulle.
En place depuis plus de soixante-cinq ans, la Ve République a battu le record de longévité détenu jusque-là par la IIIe : éclatant démenti à ceux qui, en 1958, prédisaient que les institutions voulues par le général de Gaulle ne lui survivraient pas. Depuis la fin du Second Empire, le pouvoir exécutif se trouvait en France diabolisé, le Parlement étant aux yeux des républicains la seule source de la légitimité. L'homme du 18 Juin aura réussi à inverser la tendance et à établir un régime stable, qui sut peu à peu recueillir un consensus large.
Cette entreprise collective, menée avec le concours des meilleurs spécialistes, offre le récit vivant et documenté de plus d'un demi-siècle de vie politique française - dans la lignée de la célèbre Histoire de la IVe République de Georgette Elgey. Elle propose aussi pour la première fois un panorama complet des évolutions économiques, sociales et culturelles des dernières décennies.
Consacré aux années 1958-1981, ce premier volume fait ressortir, au-delà des péripéties politiques, l'unité profonde des trois premières présidences de la Ve République. -
Catherine Nay excelle dans l'art du portrait. La curiosité, l'intuition ont toujours guidé ses choix parmi les acteurs de l'histoire contemporaine, hommes et femmes évoluant au coeur des sphères du pouvoir et milieux d'influence.
En quelques pages, elle cerne l'originalité d'un caractère, éclaire les aspects les plus inattendus de chacun de ceux qu'elle rencontre pour recueillir leurs confidences, sonder leurs états d'âme. Moments de vérité exceptionnels, restitués avec une acuité de style et une finesse psychologique sans égales parmi les grands observateurs d'aujourd'hui.
Ce qui intéresse Catherine Nay en premier lieu ? La " pâte humaine ", autrement dit les véritables ressorts d'un individu, ses secrets d'enfance, sa part d'intimité, l'arrière-plan personnel où s'est joué son parcours. Telles sont les clés qu'elle est allée chercher auprès de personnalités aussi diverses par leur trajectoire, leurs origines, leur tempérament que Philippe de Gaulle, Roland Dumas, Hélène Carrère d'Encausse, Édouard Balladur, Gérard Larcher, Édouard Philippe,
le général Georgelin, François Pinault ou Giuliano da Empoli.
Chaque fois, c'est la justesse du détail, la précision de l'anecdote, la vivacité du trait qui font merveille et en disent souvent plus long sur la complexité d'un être que bien des biographies. -
Quand les politiques nous faisaient rire
Jean-Louis Debré
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- Essai
- 7 Octobre 2021
- 9782382921067
L'humour est un art en politique. L'auteur, qui le pratique lui-même avec talent, nous livre un inventaire désopilant de répliques et bons mots qu'il a glanés tout au long de son parcours.
L'humour est un art en politique. Jean-Louis Debré, qui le pratique lui-même avec grand talent, nous livre un florilège désopilant de répliques et bons mots glanés tout au long de son parcours.
L'ironie et l'humour étaient des armes fréquemment utilisées par les politiques pour déstabiliser un adversaire, éviter de répondre à un journaliste, convaincre et séduire l'opinion. De Gaulle, Mitterrand, Chirac étaient des orfèvres en la matière. Au Parlement, la petite phrase bien ciselée, percutante, qui déclenche des rires, marque l'auditoire mieux qu'un long discours. Ainsi, Georges Clemenceau lançant : Vous n'êtes pas le bon Dieu ! à Jean Jaurès qui lui répond : Et vous, vous n'êtes même pas le diable ! Et Clemenceau de riposter : Qu'en savez-vous ? Le député André Santini a fait mouche un jour avec cette formule irrésistible à propos du primat des Gaules : Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve : il le met à l'index ! Ces traits d'esprit se révèlent souvent d'une redoutable efficacité, mais il peut aussi arriver que les arguments auxquels ont recours les orateurs fassent rire à leurs dépens. Tel ce député qui se plaignait que dans son département il n'y ait que trois abattoirs... un nombre très insuffisant pour deux cent mille habitants.
À travers ce livre, qui fourmille d'anecdotes et de choses vues, l'auteur montre à quel point l'humour est un signe de bonne santé de notre vie démocratique. Il n'y a pas si longtemps, on pouvait rire de tout , rappelle-t-il en déplorant que ce ne soit plus le cas de nos jours. Heureusement, Jean-Louis Debré persiste et signe, quant à lui, dans le registre du bon mot, de l'autodérision et de la saillie verbale. Un régal. -
Le grand théâtre du pouvoir : quarante ans de vie politique française
Catherine Nay
- Bouquins
- 10 Novembre 2022
- 9782382922651
Observatrice hors pair des moeurs politiques françaises depuis plus de quarante ans, portraitiste d'une acuité implacable, mordante et drôle, Catherine Nay a côtoyé les principaux acteurs de cette période - la plus romanesque de la Ve République après la grande épopée gaullienne - et recueilli leurs témoignages.
Précédé d'une préface inédite, ce volume rassemble pour la première fois quatre grandes enquêtes, au style vif et enlevé, qui relatent, sur scène et dans les coulisses, les mille rebondissements de ce grand théâtre du pouvoir. Dans les rôles principaux : Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, François Mitterrand, Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy. Rivalités, trahisons, coups d'éclat, déchirements, comédies... tous les ingrédients sont là pour créer une dramaturgie digne des meilleures séries télévisées.
Dans La Double Méprise, Catherine Nay raconte l'histoire d'un couple improbable, celui du président de la République Valéry Giscard d'Estaing et de son Premier ministre, Jacques Chirac.
Le Noir et le Rouge est consacré aux multiples facettes de François Mitterrand, personnalité aussi complexe que controversée.
La journaliste a été la première à éclairer des parts d'ombre liées à sa jeunesse et à sa vie privée, dévoilant ainsi les ressorts cachés de l'homme et de sa destinée. Le Dauphin et le Régent retrace les péripéties d'une « amitié de 30 ans » entre deux figures, Édouard Balladur et Jacques Chirac, que l'expérience des responsabilités, le goût de l'ambition et le jeu des entourages vont détruire sans merci. Dans Un pouvoir nommé désir, Catherine Nay évoque enfin l'ascension politique la plus spectaculaire de ces quarante dernières années : celle de Nicolas Sarkozy, qui aura consacré toute son énergie à la conquête du pouvoir, envers et contre tous.
Des monstres sacrés que l'on retrouve avec d'autant plus de plaisir et de nostalgie qu'ils n'ont guère d'équivalents aujourd'hui. -
Les autres ne pensent pas comme nous
Maurice Gourdault-Montagne
- Bouquins
- 13 Octobre 2022
- 9782382921210
Maurice Gourdault-Montagne nous fait revivre les grands événements diplomatiques qui ont marqués la France de Mitterrand à nos jours.
Plus que les mémoires d'un grand diplomate, cet ouvrage est celui de l'un des meilleurs connaisseurs des relations interna tionales de ces quarante dernières années. Acteur et expert de premier plan, l'auteur nous éclaire sur des enjeux stratégiques dont l'actualité ne cesse de faire irruption dans nos vies. Maurice Gourdault-Montagne est un homme de caractère. Sa vigueur intellectuelle donne à ces souvenirs toute leur valeur et leur authenticité. Ayant occupé des fonctions clés à l'Élysée, à Matignon et au Quai d'Orsay, maîtrisant aussi bien les arcanes de la diplomatie française que ceux de la politique intérieure, il nous plonge dans les coulisses des grandes crises qui ont secoué le monde.
Des rapports franco-américains durant la guerre d'Irak aux missions secrètes dont il fut chargé pour renouer des rela tions avec l'Iran et la Syrie, en passant par les soubresauts de la construction européenne, il nous fait entrer dans ce qu'on appelle le domaine réservé du président, depuis le premier mandat de François Mitterrand. À une vision uniforme et idéologique du monde, Maurice Gourdault-Montagne oppose une philosophie de l'action fondée sur la diversité des cultures et des peuples, le respect de leur histoire et de leur sensibilité.
Jeune diplomate en Inde, puis ambassadeur à Tokyo, Londres, Berlin ou Pékin, il dresse des portraits originaux des dirigeants qu'il a rencontrés, en particulier en Allemagne où il a passé sept années. Il évoque aussi les occasions manquées avec la Russie et livre une analyse personnelle de la crise ukrainienne. Devant l'importance de l'enjeu algérien, il retrace la tentative avortée du traité d'amitié, et nous éclaire enfin sur les évolutions de pays plus lointains, indispensables à la compréhension des défis contemporains, comme la Chine, l'Inde et le Japon.
Dans un environnement marqué par le retour des empires, la colère des peuples et le recul des valeurs universelles au profit du différentialisme et du communautarisme, Maurice Gourdault-Montagne souligne aussi bien les atouts que les faiblesses de notre pays : une France contrainte de s'adapter aux nouvelles réalités du monde sans rien perdre de sa capacité d'entraînement. -
Ce côté obscur du peuple : lectures pour temps de catastrophe
Pascal Ory
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- 31 Mars 2022
- 9782382921265
Les systèmes politiques modernes sont à peu près tous fondés sur la souveraineté populaire. Ce souverain intimide, enthousiasme ou effraie. Sauf qu'il n'est peut-être pas celui qu'on croit.
Dans les dix textes rassemblés ici dont quatre livres, publiés au long de quarante années et qui présentent tous un caractère d'étude historique, Pascal Ory questionne certaines figures récurrentes comme le populisme ou l'anarchisme de droite, et certaines conjonctures radicales, comme le fascisme ou la Collaboration.
Chemin faisant, l'historien démontre qu'il existe un « bon usage des catastrophes », en se fondant sur quelques idées simples et de bon goût : l'Histoire est une science expérimentale ; en Histoire il n'y a pas de causes, rien que des effets ; à des questions politiques on ne peut donner que des réponses politiques ; la souveraineté populaire n'est qu'un postulat ; dans la définition stricte de la démocratie, il n'y a pas de place pour la liberté.
« D'où il découle, conclut-il, que le Peuple peut être autoritaire, jusqu'à l'amour de la dictature, identitaire, jusqu'à la xénophobie. Ce qui n'est pas si grave, puisque le Peuple n'est qu'une fiction, au reste assez utile. »
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Acteur et témoin privilégié de l'épopée gaullienne, l'amiral Philippe de Gaulle n'a consenti que tardivement à s'exprimer publiquement et à livrer ses opinions et ses souvenirs. Ce témoin délibérément en retrait était pourtant mieux placé que tout autre pour évoquer la personnalité et l'action de son père, à travers les instantanés d'une vie de famille bousculée par l'Histoire. C'est avec la même pudeur et le même souci de précision qu'il parle de sa mère, Yvonne de Gaulle, et revient sur le sort tragique de sa soeur Anne.
À travers le récit de sa propre histoire, de son engagement de marin dans la France libre, de ses combats pour la libération de Paris et de la nation, Philippe de Gaulle démontre qu'il n'a pas été le fils effacé qu'on a parfois décrit, mais celui qui a su assumer ses choix de vie et de carrière à l'ombre du grand homme dont il fut l'un des confidents privilégiés. Il relate, sans chercher à ménager personne, ni les adversaires du Général ni ses amis réels ou présumés, les nombreux échanges qu'il eut avec son père sur le personnel politique, ses engagements, son exercice du pouvoir, l'oeuvre qui fut la sienne dans tous les domaines.
De la naissance à la mort de Charles de Gaulle, son fils retrace pas à pas cette destinée qui se confond désormais avec l'Histoire, et rétablit autant de vérités qu'il apporte d'éclaircissements salutaires pour la compréhension d'une époque et du plus grand de ses protagonistes.
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Éric Naulleau et Michel Onfray sont deux hommes de gauche qu'une prétendue gauche n'aime pas. Ils ne souscrivent ni au marché qui fait la loi ni au fouet qui s'y substituerait.
Ils ne pensent pas que la gauche ait pour fonction de diluer la Nation dans une Europe libérale travaillant à l'Empire, ni que le wokisme, la cancel culture, l'islamo-gauchisme, la location d'utérus et la vente d'enfants constituent l'horizon indépassable de la gauche contemporaine.
L'un et l'autre ne font leur deuil ni du peuple old school, ni de l'École républicaine, ni du régalien, ni du service public, ni de l'intérêt général, ni des humanités, ni de la culture classique.
Leur échange exerce un droit d'inventaire pour ranimer un héritage dont Proudhon et Jaurès n'auraient pas à rougir. Un quelque chose qui se nomme socialisme et qui n'a rien à voir avec le marxisme.
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Je ne peux me défendre d'une attraction coupable pour les grands hommes de l'Histoire. J'ai toujours noué avec eux des complicités secrètes. C'est ainsi que sont nés les trois essais biographiques réunis ici : Napoléon ou la Destinée, Bernis, le cardinal des plaisirs, Morny, un voluptueux au pouvoir. Je les ai abordés moins en historien qu'en écrivain qui tente de percer leurs motivations et le mystère de leur destinée.
J'ai adjoint à ces biographies des « Portraits acides » parfois un peu vifs, certains même acerbes, d'hommes politiques contemporains que j'ai été amené à fréquenter. Je raconte ainsi mes promenades archilittéraires et un peu irréelles avec François Mitterrand dans la Nièvre et à Paris ; le roman de mes relations barbelées avec un Giscard d'Estaing vexé par le discours trop peu flatteur avec lequel je le recevais à l'Académie. Je ne ménage pas non plus mes critiques envers François Hollande, « le Machiavel de Tulle », « qui a occupé plus de place qu'il ne laissera de vide ». Je brosse aussi les portraits de quelques grands fauves : Chirac « le Paganini de la palinodie », Sarkozy « l'homme qui en voulait trop », Villepin « l'archange des bas-fonds », Fillon « le sourcilleux », Macron « le président hors-sol » ou Charles Pasqua « le pas blanc-bleu, mais bleu-blanc-rouge ».
Que je les aie aimés, admirés ou jugés néfastes, tous les grands acteurs de notre théâtre politique que j'ai passés au crible m'ont passionné comme autant de personnages de notre roman national si riche et si contradictoire.
J.-M. R.
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Le candidat de l'extrême droite a grandi dans des écoles juives et fréquenté les synagogues.
Pour devenir « le premier des français », cet homme disqualifie les valeurs dont il a pourtant hérité.
Pourquoi tant de contrefaçons et d'atteintes à cette part de filiation dont il se réclame ? Peut-on être à la fois juif et défendre le maréchal Pétain, mettre en doute l'innocence de Dreyfus et attaquer le choix du lieu de sépulture des victimes d'un attentat antisémite ?
Pour mieux comprendre, les auteurs livrent le récit d'un itinéraire idéologique pour le moins déroutant. Ils ont découvert des clefs de compréhension dans ses romans, ses essais et son histoire.
C'est pourquoi ce livre existe.
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" La politique peut changer la vie. Je le sais. Elle a changé la mienne. " Député du Lot, Aurélien Pradié se distingue des jeunes élus de la République par sa parole franche, l'intransigeance et le courage de ses engagements, quitte à se démarquer de sa famille politique.
Dans un récit aussi direct qu'intime, il évoque son enfance lotoise bousculée par l'adversité, son parcours atypique d'homme de droite sur une terre de gauche, ses combats, ses doutes, sa foi, son père, mais aussi son admiration pour Joseph Kessel et Jacques Chirac. Tenir bon, pour Aurélien Pradié, c'est incarner une volonté de résistance face à ce qui nous invite aujourd'hui à lâcher prise. C'est opposer au laisser-aller et au relativisme ambiant une parole exigeante et libre, dont nous n'avons jamais eu autant besoin.
À travers des scènes de sa vie d'élu du peuple, il brosse un tableau incisif de notre vie publique et déploie une réflexion qui nous invite à retrouver la force des idéaux. Bien plus qu'un livre politique, ce sont des émotions humaines qui rythment cet ouvrage. Une respiration. -
Dès leur arrivée à la tête de plusieurs grandes villes à la suite des élections municipales de 2020, les maires écologistes ont suscité la controverse en prenant des initiatives qui ont parfois dérouté l'opinion, au risque de brouiller leur image. Ils ont voulu supprimer le sapin de Noël à Bordeaux, remettre en question le Tour de France à Lyon, diminuer les subventions aux aéroclubs à Poitiers, financer une mosquée les yeux fermés à Strasbourg...
Aurélien Martinez, journaliste qui a vécu dans deux villes passées sous la bannière des Verts (Annecy et Grenoble), est allé à la rencontre de ces nouveaux élus confrontés à l' exercice du pouvoir et ses réalités. Il leur donne la parole, ainsi qu'à leurs adversaires politiques et à de nombreux acteurs de terrain. Au terme d' une enquête de plusieurs mois menée dans toutes les grandes villes écologistes, il passe en revue - et parfois au crible - leurs actions et leur projet politique. Avec ce livre, il décrypte cette écologie de proximité que les Verts aimeraient implanter durablement dans le pays.
Et si, malgré les résultats de l' élection présidentielle, les maires de la vague verte étaient les inventeurs de la gauche de demain ? -
En décrochant un second mandat le 24 avril 2022, Emmanuel Macron est entré dans l'Histoire. C'est aussi à partir de ce jour qu'il a traversé un très long passage à vide, qui allait compliquer la suite de son quinquennat.
À Matignon, il n'a pas pu nommer la Première ministre qu'il avait initialement choisie. À l'Assemblée nationale, il n'a pas ob tenu, loin de là, la majorité absolue. À l'Élysée, il a perdu cer tains de ses plus proches.
Durant cette période, où le pays a été à l'arrêt, son écosystème a explosé. Ses choix ont été incompris par son propre camp. Un compte à rebours, puisqu'il ne pouvait plus se représenter, s'est immédiatement enclenché, rognant son autorité...
Les " cent jours ", c'est ainsi qu'il est de tradition de dénommer la période qui suit l'élection du chef de l'État. Pour Emmanuel Macron, ils ont été des jours sans.
Ludovic Vigogne en livre le récit inédit. Il raconte la haine du chef de l'État pour Édouard Philippe, sa complicité avec Nicolas Sarkozy, son attachement pour Jean Castex. Il révèle les luttes de clans et les jeux d'influence. Il dessine le portrait d'un président qui a perdu la main, et peut-être laissé échapper son destin. -
Après un quinquennat pour presque rien, où tant de paroles ont été prononcées et si peu de résultats obtenus, redresser notre pays est devenu une ardente obligation. La France est face à son destin. Jamais notre nation n'a été autant fracturée, en crise d'autorité. Nos grands services publics - école, santé, justice -, qui faisaient notre fi erté sont aff aiblis. Hausse des prix, salaires trop bas, retraites sacrifiées, dette financière et dette écologique... Il est temps de réparer la France, de remettre de l'ordre à nos frontières et dans nos rues, temps de libérer l'énergie des Français pour retrouver l'espoir et la cohésion nationale.
Notre avenir ne s'écrira pas au passé.
Dans cette Nouvelle France de l'après-Covid, nous devons nous réinventer. Notre rapport au travail, aux territoires, aux solidarités et à la famille a changé. Il faut avoir le courage de dire la vérité et de bousculer un système à bout de souffle. La France ne peut plus attendre.
Après l'immobilisme, le temps est venu d'une présidence de l'action !
V. P.
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Loin de se contenter d'une simple recension d'ouvrages déjà existants, l'auteur a entrepris dans ce volume de présenter aux lecteurs les moments forts de son expression publique, tout au long d'un demi-siècle de vie politique.
Il a regroupé par grands thèmes les textes qui lui ont paru essentiels pour illustrer sa philosophie et sa vision du monde, les concepts qui donnent sens à son engagement (la Nation et la République, l'État et le Citoyen), les domaines où sa réflexion s'est plus particulièrement exercée (la recherche et l'éducation, l'Europe, la relation de la France avec l'Allemagne ou la Russie, l'évolution du concept d'État-stratège dans la mondialisation, la défense et la politique de la France dans le monde, le défi de l'islam radical...).
Le lecteur pourra ainsi apprécier l'évolution de la pensée de J.-P Chevènement mais aussi sa continuité depuis qu'adolescent il s'est irrésistiblement senti attiré par la politique. Le sens de la politique, pour lui, n'a jamais changé : c'était l'Histoire en train de se faire, et pas n'importe quelle histoire : celle de la France. On ne naît pas impunément en 1939. C'est de la brûlure suscitée par une défaite sans précédent dans l'histoire de notre pays qu'est née sa « passion » de la France au sens mystique du mot. Il n'y avait pas pour lui de plus bel idéal que de servir son pays et de l'aider à se relever d'un désastre inouï. « Pressentais-je qu'il y faudrait longtemps, et sans doute plus que la vie d'un homme ?, écrit-il dans sa préface. Cette vue décourageante ne m'a jamais effleuré. » Chevènement revient ici sur les combats, les fidélités, les ruptures qui ont jalonné son parcours singulier. Il évoque son admiration pour Charles de Gaulle, ses relations complexes avec François Mitterrand, ses démêlés avec le Parti socialiste, enfin ce qu'il appelle « les impasses de la gauche » amplement vérifiées depuis l'élection d'Emmanuel Macron, dont il fournit ici une subtile analyse.
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Anne Hidalgo est une énigme. Elle a résisté à tant de tempêtes et de complots qu'on s'interroge. Comment a-t-elle fait pour survivre dans ce monde féroce et impitoyable de la politique ? De quelle matière est faite cette fille d'immigrés espagnols, débarqués à Lyon au début des années 1960 ?
De la cité HLM de La Duchère, sur les hauteurs de la Saône, jusqu'aux ors des palais de la République, son parcours n'a pas été un long fleuve tranquille. Face aux bien-nés, il lui a fallu une ténacité hors du commun. Féministe de la première heure, elle a gravi les échelons du pouvoir avec une méticulosité et une persévérance qui l'ont fait longtemps passer pour une besogneuse. La petite fourmi a bien trompé son monde. Ceux qui l'ont sous-estimée, voire détestée avec constance, qui l'ont traitée de « fille de concierge », ont été balayés de manière implacable. La maire de Paris, qui rêve de devenir « maire de France », a, quoi qu'il advienne, un destin exceptionnel. Cette ambition d'atteindre les sommets vient de loin, des horreurs de la guerre civile espagnole, vécues par ses aïeux. Marque indélébile qu'elle porte comme un talisman. Celle que certains surnomment Miss Titane a un parcours de vie digne d'un roman picaresque.
C'est l'épopée d'une aventurière andalouse, tombée amoureuse de la France des Lumières, chantre de la lutte contre le réchauffement climatique, devenue plus républicaine que les Français de souche, que raconte, ici, Serge Raffy, biographe de Fidel Castro. Une existence avec ses zones d'ombre, ses trahisons, ses bassesses, ses renoncements. Mais aussi sa vie de mère de famille recomposée, pas toujours simple, en particulier quand la rumeur a couru que son dernier fils était celui de François Hollande. Autre singularité : Anne Hidalgo n'a pas fait l'ENA. Presque une anomalie pour quelqu'un qui vise les plus hautes fonctions. Est-ce un handicap ? Ou une chance ?
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C'est un moment fort qui rythme notre vie citoyenne, un point culminant. Un sommet ! Chaque présidentielle agite notre pays comme nul autre scrutin. Chaque présidentielle agite notre pays comme nul autre scrutin. Et chaque campagne recèle son lot de candidatures, surprises, fortuites, perdues d'avance ou trop belles pour durer.
Le cru 2022 s'annonce quant à lui particulièrement prolifique, avec un nombre inédit de candidats, qu'ils soient "hors système" ou issus de partis traditionnels. Avons-nous abandonné la haute idée que l'on se faisait du rôle de premièer des français ?
Depuis le général de Gaulle, la France est bercée d'un idéal : la rencontre d'un homme et son peuple. Chez ces candidats aux caractéristiques si particulières, les raisons de croire en leur destin national relèvent parfois de l'irrationnel, de la conviction intime... voire de la mystique. Mais une fois à l'Elysée, la réalité de l'exercice du pouvoir pourrait bien les rattraper.
Passant au crible les aventures plus ou moins fameuses de « présidentiables » à travers les époques, ce livre raconte les victoires qui ont le goût de revanche, les sorties de route spectaculaires et ces rendez-vous manqués, incessants rebondissements d'un roman dont la fin n'est jamais écrite.
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Pionnière du mouvement des Gilets jaunes, l'auteure témoigne dans ce livre de son engagement politique au côté d'Éric Zemmour, puis de leur rupture.
Quelques mois après sa défaite à l'élection présidentielle, Éric Zemmour, interrogé à la télévision, feint de ne pas connaître une des dissidentes de son mouvement, Jacline Mouraud, qui lui reproche son mépris du peuple. " Jacline qui ? " demande-t-il à plusieurs reprises, avant d'ajouter : " C'est ma réponse. "
Jacline Mouraud a décidé de répliquer longuement et avec franchise dans ce livre où elle revient sur ses origines familiales, ses liens avec la Bretagne, son engagement au sein des Gilets jaunes et les raisons de son départ d'un parti politique dont elle a déploré les dérives.
Elle révèle les coulisses de la campagne d'Éric Zemmour, qu'elle a rejoint officiellement en décembre 2021, et brosse un portrait incisif du candidat et de sa compagne, Sarah Knafo. Jacline Mouraud dévoile également leurs méthodes, permettant ainsi de mieux comprendre les raisons de sa rupture avec un homme qui, selon elle, trahissait leurs idéaux communs.
" Les grandes choses ne se font jamais sans le peuple - sûrement pas contre lui ou malgré lui ", conclut Michel Onfray dans sa préface. -
Jean-Pierre Chevènement évoque les sujets d'actualité à la lumière de son engagement et de son expérience.
Radicalisation et violence à tous les étages, surgissement
face aux États-Unis d'un rival systémique - la Chine -
plus puissant que ne le fut jamais l'URSS, l'Europe coincée
entre les deux géants, invasion de l'Ukraine par la Russie,
retour de l'arme nucléaire dans le calcul des stratèges. Jean-
Pierre Chevènement nous donne sa lecture d'un monde
fracturé sur lequel le sommeil de la Raison semble s'être
installé.
Après un magistral résumé des mutations du capitalisme
contemporain, l'auteur montre comment l'Europe, subterfuge
de la mondialisation libérale, ne s'est pas préparée aux
épreuves qui l'attendent et se trouve précipitée, par une logique
de pouvoir incontrôlée, vers une confrontation apparemment
inévitable.
Pour y parer, il n'y a pas qu'une seule réponse. Il faut à
la fois relever l'Europe par la démocratie qui vit dans ses
nations, réapprendre à produire à notre pays, redécouvrir
l'État, remettre la citoyenneté et la puissance de l'éducation
au coeur de la République, refaire enfin de la France la messagère
de l'universel et des valeurs des Lumières. -
Depuis près de quarante ans, Jacques Julliard consigne dans ses carnets réflexions, notes de lecture, portraits et récits de rencontres. Les observations d'un homme qui s'engagea très tôt dans le sillage des valeurs d'un socialisme puisant dans les racines profondes du catholicisme social. Dans ce document intellectuel et politique de premier ordre, il évoque ses échanges avec, entre autres, les présidents Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, sur un registre ni courtisan ni opposant, animé par une liberté d'esprit et d'expression qui lui vaut le respect de tous au-delà de ses options personnelles. Au tournant du siècle, Jacques Julliard voit ses inquiétudes se vérifier quant au devenir du socialisme : le PS perd de plus en plus son âme. Il détecte tous les signes de ce déclin et les analyse avec une lucidité clinique, à la mesure de la déception éprouvée. Il rappelle alors, en puissant écho à Péguy, la nécessité de faire entendre une voix dissidente quand il s'agit de rester fidèle à la vérité et à son idéal. La perte du paramètre religieux dans la société française l'amène à s'interroger, après Benjamin Constant et Tocqueville : une société sans religion, au sens traditionnel du terme, n'est-elle pas guettée par une religion temporelle imposée, c'est-à-dire par le totalitarisme ? Toutes les dérives de la société française, qu'il recense sans indulgence, menacent d'aller dans ce sens : l'éclipse des grands hommes, des écrivains indiscutables, des esprits supérieurs, même si on ne partage pas leurs vues ; l'éclatement d'un pays qui tend à devenir une mosaïque de communautés distinctes, sans que qu'une gauche qui se dit républicaine s'en insurge ; la dépendance des gouvernants envers l'opinion publique ; la destruction de l'École, instrument capital de l'intégration sociale et ethnique, par les « malfaiteurs de la pédagogie ». La crise des gilets jaunes, les soulèvements contre la réforme des retraites, la crise du coronavirus : autant de signes qu'une société n'ayant plus pour but que la conservation individuelle de chacun de ses membres se nie en tant que telle. Jacques Julliard appelle, en homme libre, à une forme de patriotisme de base, une union des citoyens autour des valeurs essentielles de la nation, expression de la volonté commune.