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Art Inprogress
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Peter Klasen puise ses sujets de prédilection dans le décor inépuisable de la ville, qui le fascine. Ici son voyage à Cuba, n'est pas celui des plages et ds cartes postales. C'est La Havane, où la magie du geste de la jeune danseuse Jessica, sublimée par le regard de l'artiste trouve une résonnace à travers la ville. L'originalité de Klasen, c'est en effet qu'il prend comme matière première de son travail de peintre, des images, des photographies : celles qu'il va trouver dans la presse, dans les magazines, la publicité ou le cinéma et les photos qu'il ne cesse de prendre lui même au cours de ses déplacements. Ses photographies sont le point de départ initial de son travail d'artiste; ellesconstituent aujourd'hui un point d'arrivée . Elles ont une force évocatrice hors du champ touristique ou de cette mémoire familiale que l'on cherche habituellement dans la photographie. C'est un monde fragmenté qui y surgit par bribes, par gros plans, et sans détour; on y lit le mixte instable du séduisant et de l'inquiétant. Il veut créer l'émotion plastique pour provoquer un cheminement de pensée.
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Gérard Guyomard est un des représentants les plus originaux de la Figuration en France. Cette originalité puise ses sources à la fois dans l'esprit anarchiste auquel le peintre est toujours resté fidèle, et dans une technique picturale très personnelle à base de superpositions. Depuis ses débuts en 1964, il développe un art consciemment narratif dont il était temps de prendre la mesure, de par le nombre des expositions rétrospectives qui lui sont consacrées.
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Cette imposante monographie très richement illustrée est avant avant tout une biographie de l'affichiste Jacques Villeglé écrite par l'écrivain Odile Felgine et préfacée par l'artiste Arnaud Labelle-Rojoux. Jamais réalisée à ce jour, cette monographie s'impose comme un ouvrage de référence pour qui veut tout connaître et tout voir de cet artiste essentiel de l'art contemporain. ... " Dans les rues de l'immédiat après-guerre, les affiches publicitaires flamboient sur les façades grises et lourdes, inquiétantes oriflammes d'un monde à venir et d'un univers mort, déchiré de trop de blessures, de coups de fouet, gourd de trop de frimas. Tout d'abord en équipe avec son ami Raymond Hains, puis seul de par la volonté de certains, accompagné de François Dufrêne qui sait capter l'envers des affiches et ceux des mots, Jacques Villeglé saisit, ravit, arrache. Le terme "cueillette" qui accompagne l'idée de flânerie, semble bien doux face à la violence du rapt, de la prise directe, de l'appropriation du réel, du refus d'un art de transposition... " Odile Felgine
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Le photographe Wolfgang Volz a suivi Christo et Jeanne-Claude, célèbres emballeurs de monuments et de paysages de 1970 à 2006. Ses photographies témoignent de l'oeuvre du couple, qu'il a suivi, de leurs premiers travaux, la barrière de voiles oranges de Valley Curtain en Colorado, à leur dernière réalisation : The Gates, composée de portes oranges dispersées dans Central Park. Plus qu'un photographe de leurs installations, Wolfgang Volz est devenu au fil du temps un collaborateur, s'impliquant dans l'ingénierie, le choix des matériaux et dirigeant même certaines opérations d'envergure comme l'emballage du Reichtag, par exempleoe cet ouvrage permet de suivre toute la carrière de ce couple d'artistes mondialement connu pour ses installations performances grandioses. Les textes en anglais permettent de comprendre d'un point de vue technique chacun des projets.
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Homme de scènes du théâtre à la danse, mais aussi écrivain, " performer " et plasticien, Jan Fabre le transgressif explore dans chacune de ses créations, la violence ordinaire, celle qui rapproche l'homme de l'animal, de l'insecte : spectacles du désastre, théâtre de l'oeuvre, où s'expriment les corps, où se mêlent Eros et Thanatos, la douleur et le plaisir, le sacré et l'obscène. Documenté et illustré en abondannce, cet ouvrage revisite chacune des séries en bronze que Fabre a conçue depuis la fin des années 1990, accompagnée d'un texte original d'une personnalité du monde des arts : Ardenne, Dagen, Celant, Onfray ... S'y retrouvent les thèmes et sujets chers à l'artiste : fables oniriques ou allégoriques, symbolique religieuse, références artristiques, goût pour l'anatomie et le corporel, etc...
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Monographie inédite consacrée au peintre Gérard Le Cloarec. S'y côtoeint des portraits de célébrités : l'Abbé Pierre, Sidney Bechett, EricTabarly, Martin Luther King, des visages d'ethnies : indiens, Massaïs, Papous, des scènes de plage, etc... dans ce style si caractéristique : un fond abstrait sur lequel se croisent points, croix, flèches, lettres et chiffres, et se superposent lignes et traits géométriques, réhaussés de couleurs vives, architecturant l'ensemble . L'auteur revient sur le parcours atypique du peintre, en analysant l'ensemble de son parcours. Tout au long du livre, un grand nombre de personnalités s'expriment sur l'oeuvre de Le Cloarec.
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Dans son travail le plus récent (série «People in the City»), Klasen pousse à son paroxysme l'antagonisme du travail et du désir, le premier supposant la peine, la fatigue et le temps propre à l'ordre productif d'une réalité nouvelle, quand le second s'épuise dans la quête d'une jouissance totale et immédiate (.). L'imaginaire du sexe, le fantasme de la possession, nourris de corps féminins aux nudités magnifiées et d'images de cinéma viennent s'y heurter violemment au monde de l'usine, avec la rudesse de son outillage, avec son gigantisme technologique conquérant, mais aussi son horizon de souffrance (c'est le premier sens du mot «travail» !), de discipline et de contrainte. (.)En bon anthropologue du quotidien, Peter Klasen est sensible au mélange détonnant de contradictions que condense notre société laborieuse et permissive, oppressante et libérée, tiraillée entre «principe de réalité» et «principe de plaisir». Il en tresse l'oxymore éclatant dans les thèmes et les couleurs qu'il rassemble sur ses toiles. » Bernard Vasseur
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Pierre-Marie Lejeune, né en 1954 est sculpteur. Il précise " sculpteur-dessinateur " .Cette double identité revendiquée n'est pas indifférente en un temps où les frontières entre les différentes modes d'expression plastique tendent à disparaître. Mais tout d'abord, qu'est-ce que la sculpture ? Est-ce du modelage, de l'assemblage,de la taille, de la collecte, du concept ? La "sculpture sociale " rêvée par Joseph Beuys - qui a fasciné Pierre Marie Lejeune - a t'elle le moindre point commun avec un emballage de Christo, un environnement en céramique de Jean-Pierre Raynaud, une "nana" de Niki de Saint Phalle ( artiste ayant eu un rôle important, dans l'itinéraire personnel de Pierre Marie Lejeune), ou encore un bloc d'acier Corten de Richard Serra ? Cette monographie fait découvrir un artiste "sculpteur - dessinateur", qui a pris le parti de se former par lui-même en autodidacte, et dont l'originalité et la rupture avec les liens de la sculpture conventionnelle lui permet d'échapper à toute classification .
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Patricia Erbelding associe talent et courage dans son oeuvre picturale et photographique quand elle réussit sur le pari d'une palette réduite, à imposer sa voix propre. La concision dont elle fait preuve se nomme densité, ses surfaces élargissent et propagent une pensée de l'émanation, de la source, du phréatique sous-jacent. Une lenteur extrême-orientale se mêle ici au goût des grands espaces d'Amérique. A la magie périlleuse sans bornes, à l'indiscernable qui se perd dans une fadeur à peine rémanente se confronte la beauté intérieure et subtile d'un virtuel et d'un potentiel dont elle invente la trace. Une oeuvre constituée de tensions polarisées dont elle résout la diversité par une persistance dynamique de la douceur. Vision d'un sacré/profane où nous trouvons, à notre tour, une mise en appétit du regard et une germination de la pensée.
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Pierre-cesar lagage ; peintures, 1946-1972
Patrick-gilles Persin
- Art Inprogress
- 2 Mai 2005
- 9782351080047
Homme du Nord, Pierre-César Lagage est né à Croix, en 1911. Il meurt à Seclin en 1977. Après avoir étudié aux Beaux Arts de Roubaix, il s'installe à Montmartre. Depuis 1932, il expose régulièrement à Lille, Paris, Bruxelles, Copenhague, Zurich, Los Angeles, mais aussi en Pologne et en Suède. Il reçoit le très prestigieux Prix Lissone en 1957. Les musées de Roubaix, du Cateau-Cambresis et du Touquet, entre autres, lui ont consacré de grandes expositions. Peintre de son temps, doté d'une solide connaissance technique, et d'abore figuratif réaliste, attaché aux lumières du Nord et de la Baie de Somme, Lagage aborde dès 1949, une peinture abstraite très colorée, géométrique, puis gestuelle en 1954. Sensible, son oeuvre s'achève avec des compositions plus végétales proches des écorces.
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Entre 1950 et 1970, la société de consommation américaine s'exprime dans le pop art. Avec leurs oeuvres figuratives, Rosenquist, Lichtenstein, Warhol, Wesselmann, et d'autres s'affranchissent de l'expressionisme abstrait, en se rapprochant des modes de vie urbains, et des préoccupations quotidiennes des individus dans le monde moderne, et en développant une conception vitaliste de la peinture, opposée au Nouveau Réalisme, engagé lui, dans une lecture critique de la société du spectacle et de la consommation. L'oeuvre de Pavlos présentée dans cet ouvrage s'inscrit dans une phase maniériste, à un moment de son parcours, dans laquelle, il reprend les thèmes des peintres du Pop Art, pour les fragmenter, mettre en relief certains détails, et se rendre complice de leur oeuvre, par une technique toute particulière, faite d'un assemblage de papiers imprimés, ou d'affiches, mis en reliefs, massicotés, assemblés sur la tranche et collés sur un support en bois. Les tableaux ainsi constitués se caractérisent par une vibration particulière des couleurs, une matière toute en contraste, dans une foison de courbes et de mouvements révélant le travail besogneux de l'artiste.
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Agitateur depuis 1936, Gérard Guyomard ne se sépare jamais de son alphabet portatif. Des centaines de dessins à l'encre tracés sur des " bifsteacks ", papiers particulièrement aborbants. Son atelier en est jonché, et ses poches en sont bourrées. Le choix des images ici proposé couvre la période 1964-1978, mais l'artiste continue sans relâche à les croquer, ces scènes qui lui sont inspireées par les coupures de presse, les magazines sportifs, les revues de cinéma, les photos de charme, où des créatures de rêve s'exposent en " vamp libre". Tout fait sens chez Guyomard. Les textes de Patrice Delbourg mettent en relief ces petits riens qui font le tissu urbain, ces bleus à l'âme, ces corps en souffrances, cette vie ordinaire en crise, par réciprocité, en liberté absolue d'une amitié partagée avec Gérard Guyomard.
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J'ai rencontré Arman en 1986 à l'occasion d'entretiens avec plusieurs artistes de l'Ecole de Nice, destinés à la revue Autrement.
A la fin de la rencontre, à la question " Etes-vous satisfaite de ce travail ? " , j'ai répondu à Arman qu'il me manquait un entretien avec Klein. - Mais moi, je peux vous le faire, m'a-t-il répondu. A son passage suivant à Paris, cet artiste majeur m'a accordé une entrevue, au cours de laquelle j'ai. peu à peu, à travers une intensité de ton quasi médiumnique, d'abord rencontré Klein, puis Yves, enfin l'" indéfinissable " essence de l'accord, qui rend toute fiction possible...
J'étais vêtue de bleu, et la parole transportait, avec elle, la fantomatique pureté d'une anthropométrie, " doté(e) (...) de cette présence effective, en un mot, de sensibilité, mais transmise par suggestion (...) "... (Y. Klein, 1956).
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" Tony Soulié ne peint pas une fleur, mais un fantôme de fleur. Une étoile extravagante, une muleta tentaculaire, un crachat volcanique, une langue de Parsiphaé, un cratère radieux, une escarbille ardente, une tête cornue, une gueule de Vouivre ou de Sphinx, la tête d'Holopherne tranchée par Judith, Celle de Saint Jean-Baptiste brandie par Salomé dansant. Un visage de suaire. Les fantômes sont innombrables ? L'artiste fait revenir. Les oeuvres sont des revenants de nous-mêmes. Un linceul humecté de nos songes. Quel drap de noces exhibe la fleur de sang de la trouvaille ? Il ne s'agit pas de figurer une fleur mais de déployer un potentiel infini de figurabilité. " Patrick Grainville
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Cet ouvrage constitue la première monographie consacrée à Claude Lazar, avec 20 ans de peinture et son aventure américaine... " Je ne sais si Claude Lazar parle d'avant ou d'après, à la réflexion. Si l'on doit voir dans son travail l'imminence de l'occupation ou la trace d'un passage. En tout cas, les particules de poussière demeurent en suspension, tourbillonnant sur elles-même... " Philippe Djian
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Gérard Schlosser a fait le choix de la figuration : fragments de corps peints en aplats et cernés de noir. Ces travaux ne sont pas sans rappeler les recherches des artistes du Pop Art. C'est en 1970 qu'il a recours à la photographie. Il systématise par la suite ce procédé comme d'autres artistes français associés à la Figuration narrative : Monory, Rancillac, Aillaud, Fromanger. Il utilise la technique du photomontage, en associant par découpage des éléments issus de documents différents. A partir de 1967, il encolle systématiquement ses toiles de sable. Ses toiles s'articulent en série : corps féminins, paysages, vues nocturnes...
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" La dernière fois que je suis entré dans l'atelier de Gérard Le Cloarec, j'ai immédiatement été frappé par un portrait posé sur un chevalet. Depuis la porte, le visage était indiscernable, noyé semblait-il dans l'enchevêtrement des signes et lignes qui sont depuis toujours la caractéristique du style du peintre. C'était la même chose vu de trop près. Il suffisait de se tenir à bonne distance, deux mètres peut-être, pour qu'apparaisse progressivement, légérement ironique ... " Jean Luc Chalumeau .
Catalogue de l'exposition Gérard Le Cloarec pour l'exposition au Centre de Découverte Maritime du Vieux Phare à Penmarc'h, du 3 juin au 24 septembre 2006
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Ce besoin manifeste de spiritualité transparaît chez Robert Combas, dans le choix de grands formats, jusqu'à plus de cinq mètres, la taille d'une chapelle, qui évoquent irrésistiblement les peintures murales du Moyen Age ou du XVIIème baroque. Ce besoin se précise au début des années quatre-vingt-dix, par différents thèmes, faisant référence aux spiritualités orientales, comme le boudhisme, avec une oeuvre comme " Le Méditateur ", ou à la tradition chrétienne, avec " La Vierge à l'enfant de Venise ", " Le Calvaire " ou " L'Archange " façon Combas, ou baignant dans une atmosphère de légendes médièvales, comme " Soleil Noir ", " L'Ame Guerrière" ou " Tournoi de Coeur "... Catalogue de l'exposition " Sacré Combas " pour l'exposition à La Chapelle des Ursulines" à Quimperlé du 23 juin au 24 septembre 2006
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La recette est simple et efficace, Liot s'amuse et nous amuse. Il nous attire dans son univers peuplé de tous ses acteurs qui nous sont familiers, par le biais de ses oeuvres modestes et brutes, volontairement ludiques et pleines d'une tonique vitalité.
Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition "Back from India" à L'Arsenal, Musée de Soissons, du 16 septembre au 05 novembre 2006
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