Flammarion

  • Roméo et Juliette Shakespeare Dans la Vérone de la Renaissance, Roméo s'éprend de Juliette. Mais les jeunes gens appartiennent à deux familles ennemies depuis toujours, les Montaigu et les Capulet. Pour avoir préféré l'amour à la haine, tous deux connaîtront un destin tragique. Avec Roméo et Juliette, Shakespeare crée un couple mythique. Explorant les mystères de l'amour, sa pièce traverse les siècles.

  • La comédie met en scène des couples d'amoureux contrariés : Lysandre et Hermia, Démétrius et Héléna ; le roi des fées, Obéron, qui se dispute avec sa femme Titania, au sujet de leurs conquêtes passées : Thésée et Hippolyte. Puck, le lutin, chargé d'intervenir, va introduire, dans la nuit, un peu plus de confusion.

  • Macbeth et Banquo, généraux de Duncan, roi d'Écosse, de retour d'une campagne victorieuse contre les rebelles, rencontrent dans la lande trois sorcières qui leur font une prophétie : Macbeth deviendra roi, affirment-elles, et Banquo engendrera des rois... Poussé par Lady Macbeth et désireux d'accéder au trône, Macbeth entreprend d'assassiner Duncan - premier crime d'une longue série. C'est ainsi que débute Macbeth (1606), l'une des plus célèbres tragédies de Shakespeare, qui relate une plongée dans le Mal extrême et absolu. Comme l'écrivait Victor Hugo dans William Shakespeare : " Dire : Macbeth, c'est l'ambition ", c'est ne dire rien. Macbeth, c'est la faim. Quelle faim ? La faim du monstre toujours possible dans l'homme. Certaines âmes ont des dents. N'éveillez pas leur faim. "

  • Honte et malédiction sur le royaume de Grande-Bretagne! Folie, trahison, mensonge, cupidité, orgueil démesuré! Tous les vices y grouillent comme autant de rats affamés. Tous les crimes s'y préparent...
    Lear a voulu savoir! Ô! Roi, ta sagesse n'a pas grandi au fil des années... Hélas! Vanité stupide, insolence coupable, curiosité funeste: tu as voulu savoir et provoquer les dieux.
    La fille féroce enfonce ses crocs; l'autre se prépare à la curée; le fils, contre son frère, trame la ruine du père, la soeur contre la soeur, l'épouse contre l'époux. La bouche déchire la main qui l'a nourrie, dépèce le flanc qui l'a portée, vomit l'amour qui l'a élevée. Ô, Lear, seigneur infortuné, tu sauras donc de tes filles laquelle t'aimait le mieux...

  • Avec la collaboration de : Francis Noel Lees, François Maguin Traduction (Anglais) : Jean-Louis Supervielle, Jules Supervielle Édition : Pascale Drouet Hermia et Lysandre s'aiment. Mais Thésée, tyran d'Athènes, impose à la jeune fille d'épouser Démétrius. Si elle refuse, elle risque la mort ou le cloître. Un soir, avec Lysandre, Hermia décide de fuir la cité, poursuivie par Démétrius et Héléna, elle-même amoureuse de ce dernier. Ensemble, ils plongent au coeur d'une forêt obscure et enchantée. Ils y croisent Obéron, roi des elfes, qui demande au malicieux Puck d'user de ses philtres pour nouer et dénouer les amours des voyageurs...
    Entre burlesque et féerie, mise en abyme et désordre des sentiments, Le Songe d'une nuit d'été est plus qu'un songe, c'est un «somme avec des rêves partagés».

    Dossier spécial : l'amour 1. À l'origine était l'amour contrarié 2. Réflexions sur le coup de foudre (love at first sight) 3. Réciprocité, non-réciprocité, réversibilité 4. Amour et violence, ou le motif de la discordia concors 5. La langue de l'amour : pétrarquisme, parodie et autres excès.

  • William shakespeare la tempête caliban sois sans crainte ! l'île est pleine de bruits, de sons et d'airs mélodieux, qui enchantent et ne font pas de mal.
    C'est quelquefois comme mille instruments qui retentissent ou simplement bourdonnent à mes oreilles.
    Et d'autres fois ce sont des voix qui, fussé-je alors a m'éveiller après un long sommeil, m'endorment à nouveau ; -et dans mon rêve je crois que le ciel s'ouvre ; que ses richesses vont se répandre sur moi... a mon réveil, j'ai bien souvent pleuré, voulant rêver encore.
    (acte iii scène 2)

  • Comment le Maure Othello, valeureux général de l'armée vénitienne, en vient-il à se métamorphoser en bête sanguinaire? Pourquoi un être d'une si haute noblesse se laisse-t-il convaincre par les calomnies d'un scélérat, jusqu'à tuer de ses mains son épouse bien-aimée?
    Dans Othello, qui compte parmi les sommets du répertoire tragique, Shakespeare explore le vertige du mal pur - ce mal dont la naissance est obscure, banale, presque imperceptible, et qui soudain ouvre sous nos pas un gouffre au fond duquel on voit l'Enfer.

  • Noble Orsino, Vous me donnez des noms que je refuse, Je n'ai rien d'un voleur ou d'un pirate Même si, je l'avoue, je l'ai prouvé, Je fus votre ennemi. Si je suis là, C'est attiré par un pouvoir magique :

    Cet ingrat, ce garçon à vos côtés, De la bouche écumante des tempêtes Je l'ai sauvé ; il n'avait plus d'espoir ;

    En lui rendant la vie, c'est mon amour Que je lui ai offert, sans restriction, En me vouant à lui.

  • Shakespeare Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado About Nothing) Entre une cérémonie de noces brutalement interrompue et un mariage unissant deux êtres connus pour se haïr, Beaucoup de bruit pour rien nous rappelle que l'amour ne suit jamais un cours régulier. Étincelante et jubilatoire, cette comédie romantique n'en repose pas moins sur un constat amer : tout n'est que vanité... et aimer, c'est d'abord s'éprendre de soi-même, pour le meilleur et pour le pire.

  • «Shakespeare, c'est la fertilité, la force, l'exubérance, la mamelle gonflée, la coupe écumante, la cuve à plein bord, la sève par excès, la lave en torrent, les germes en tourbillons, la vaste pluie de vie, tout par milliers, tout par millions, nulle réticence, nulle ligature, nulle économie, la prodigalité insensée et tranquille du créateur. À ceux qui tâtent le fond de leur poche, l'inépuisable semble en démence. A-t-il bientôt fini? jamais. Shakespeare est le semeur d'éblouissements.» Victor Hugo.

  • La reprise d'un classique de Shakespeare.

  • Trois pièces sombres qui mettent en scène des familles en proie au complot, à la trahison, au crime ou au suicide. L'amour conjugal et filial se trouve au coeur d'enjeux de pouvoir destructeurs. Les pièces interrogent les thèmes de la fatalité, du mal et de la proximité parfois subtile du mensonge et de l'amour.

  • Une pièce en cinq actes, vraisemblablement écrite en 1611. Léonte, roi de Sicile, a tout pour être heureux : femme, enfants, amis. Seule lui manque la raison : se croyant trahi par son ami d'enfance, Polixène, il provoque une catastrophe qui détruit tous ceux qu'il aime.

  • Je sais un banc où s'épanouit le thym sauvage, où poussent l'oreille-d'ours et la violette branlante. Il est couvert par un dais de chèvrefeuilles vivaces, de suaves roses musquées et d'églantiers. C'est là que dort Titania, à certain moment de la nuit, bercée dans ces fleurs par les danses et les délices ; c'est là que la couleuvre étend sa peau émaillée, vêtement assez large pour couvrir une fée. Alors je teindrai ses yeux avec le suc de cette fleur, et je l'obséderai d'odieuses fantaisies. Prends aussi de ce suc, et cherche dans le hallier. Une charmante dame d'Athènes est amoureuse d'un jeune dédaigneux : mouille les yeux de celui-ci, mais veille à ce que le premier être qu'il apercevra soit cette dame. Tu reconnaîtras l'homme à son costume athénien. Fais cela avec soin, de manière qu'il devienne plus épris d'elle qu'elle n'est éprise de lui. Et viens me rejoindre sans faute avant le premier chant du coq.
    Obéron Le Songe d'une nuit d'été

  • Attendant News, my good Lord, from Rome.
    Antony Grates me ! the sum.
    Cleopatra Nay, hear them, Antony :
    Fulvia perchance is angry ; or, who knows If the scarce-bearded Cæsar have not sent His powerful mandate to you, «Do this, or this ;
    Take in that kingdom, and enfranchise that ;
    Perform't, or else we damn thee.» Antony How, my love ?
    Cleopatra Perchance ? nay, and most like :
    You must not stay here longer, your dismission Is come from Cæsar, therefore hear it, Antony.
    Le Serviteur Des nouvelles, monseigneur, de Rome.
    Antoine C'est fâcheux ! Résume.
    Cléopâtre Non, écoute-les, Antoine :
    Fulvie peut-être est irritée, ou qui sait Si ce César presqu'imberbe ne t'envoie pas Ses puissants commandements : «Fais ceci ou cela ;
    Saisis ce royaume, et affranchis cet autre ;
    Exécute, ou sinon nous sévissons.» Antoine Comment, mon amour ?
    Cléopâtre Peut-être, ai-je dit ? c'est bien plutôt certain :
    Tu ne dois pas t'attarder ici plus longtemps ; ta révocation Est là, qui vient de César, c'est pourquoi prête l'oreille, Antoine.

  • Anglais Henry V

    William Shakespeare

    Paré de toutes les vertus royales et chevaleresques, Henry V est le héros par excellence. Chef militaire vainqueur, soutenant l'assaut au milieu de ses troupes, il sait aussi courtiser Catherine de France, qu'il épouse pour sceller la paix retrouvée. Mais l'apparat glorieux de la geste épique ne parvient pas à faire oublier les implications tragiques du pouvoir royal et de ses responsabilités.

  • Petruchio Good morrow, Kate - for that's your name, I hear.
    Katharina Well have you heard, but something hard of hearing ;
    They call me Katharine that do talk of me.
    Petruchio You lie, in faith, for you are called plain Kate, And bonny Kate, and sometimes Kate the curst :
    But Kate, the prettiest Kate in Christendom, Kate of Kate Hall, my super-dainty Kate, ...
    Petruchio Bonjour, Cateau... car c'est là votre nom, ai-je entendu dire.
    Catarina Vous n'êtes donc pas sourd...mais vous avez l'oreille un peu dure. Ceux qui parlent de moi me nomment Catarina.
    Petruchio Vous mentez, ma parole ! Car on vous nomme Cateau tout court, ou la jolie Cateau, ou bien parfois Cateau-la-harpie : mais Cateau, la plus ravissante Cateau de la chrétienté, Cateau du Château-Gâteau, Cateau ma super-friande, car tout gâteau est friandise, donc, Cateau, écoute un peu, Cateau de ma consolation, ce que j'ai à te dire ; ayant entendu, dans toutes les villes que je traversais, louer ta douceur, célébrer tes vertus et proclamer ta beauté, bien moins cependant qu'elles ne le méritent, je me suis senti porté à te rechercher pour épouse.
    Catarina Porté ! voyez-vous cela... Eh bien, que celui qui vous porta vous remporte.

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