• Habituellement, l'idée que se fait le dirigeant de la Personne a toujours précédé ses choix technologiques. Il en a résulté un siècle d'innovations organisationnelles. On pourrait dire que le couple Technologie - Personne a été un constituant de la performance et un moyen de consolider la croissance de l'entreprise. Qu'en est-il aujourd'hui ? Ce couple Technologie - Personne n'est plus possible sans un changement de paradigme en raison des opportunités nouvelles offertes par la Technologie, difficiles à écarter, et des aspirations de la Personne, difficiles à ignorer. Un modèle inédit a été développé, appliqué et validé par cinq dirigeants. Chacun d'eux, selon sa vision, a transformé son entreprise pour y vivre quelque chose de différent. Cette transformation a exigé au préalable une déconstruction des concepts avec lesquels ils croyaient comprendre l'entreprise.

  • La Vie de Charles IV (1316-1378), dont le récit s'arrête en 1346, lors de l'accession de Wenceslas/Charles au trône germanique des Romains, promesse d'un titre impérial encore riche des attentes universelles de la Chrétienté, est à la fois une réflexion sur la vie et le pouvoir, sur les devoirs et la piété d'un roi et l'histoire autoproclamée de l'enfance, de la jeunesse et de la formation d'un souverain du XIVe siècle.

  • Le discours actuel insiste sur la complexité et l'incertitude croissantes du contexte dans lequel évolue l'entreprise. Aussi est-il opportun d'en faciliter la compréhension et de montrer qu'il subsiste des points d'accroche permanents pour la décision. Nous y parvenons grâce à trois moyens : la vision personnelle et unitaire de l'organisateur, une approche synthétique et une démarche descriptive. La vision de l'organisateur est bien celle qui permet à chacun d'oublier pour un temps les particularités de la fonction dans laquelle il exerce ses talents. Chacun peut ainsi être à même de comprendre les autres fonctions et de pouvoir se situer dans l'entreprise. L'auteur a voulu dépasser la simple description qui aborde les différentes fonctions sans cadre commun. Il a innové en présentant les treize fonctions selon une même logique, à partir de six rubriques : les missions, les concepts-clés, les structures, les méthodes, les hommes et les tendances. Pour chaque fonction, l'auteur a procédé à un entretien avec un ou plusieurs responsables reconnus pour leur compétence. En outre, de nombreux exemples tirés de l'expérience variée de l'auteur et de ses lectures illustrent ses prises de position. L'ouvrage comprend aussi des réflexions pratiques et des pistes de progrès en réponse aux interrogations actuelles : degré d'automatisation et emploi, délégation et autonomie, marketing des entreprises de services, réduction du délai de conception, juste à temps, motivation et implication, partenariat de sous-traitance, travail en équipe, management de projet, impact d'Internet sur les fonctions...

  • Parcourant une longue série de textes de nature autobiographique rédigés ou dictés par des souverains depuis l'Antiquité jusqu'aux XVIIE-XVIIIe siècles, les auteurs de ce livre s'interrogent sur le statut, l'autorité et les enjeux d'une parole par laquelle certains souverains - pas tous - ont affirmé simultanément leur maîtrise de soi et leur domination sur un territoire et des sujets.
    Cette interrogation concerne les Res gestae d'Auguste ou les écrits de Julien l'Apostat autant que la Saga de Sverrir, les livres de Jacques Ier d'Aragon et de Pierre le Cérémonieux ou encore les témoignages de Frédéric III, Maximilien Ier, du pape Pie II Piccolomini et plus tard de Catherine II de Russie. D'autres documents de cette nature, produits dans des contextes culturels, religieux et géographiques différents, sont également convoqués comme les mémoires d'Abdallah de Grenade au XIe siècle, les écrits de Jean VI Cantacuzène (1347-1354) ou du grand Moghol Babur (mort en 1530).
    Un faisceau de questions soutient ce parcours : elles portent sur les titres donnés à ces ouvrages singuliers, sur le ou les auteurs, les formes d'écriture, les manuscrits et leur diffusion, les stratégies discursives, les relations entre autobiographie et mémoires, le choix de la langue savante ou vernaculaire, les espaces et les temps de la narration, les destinataires de l'oeuvre. À chaque fois, un triple processus de construction est mis en scène, qui concerne fondamentalement les particularités du texte autobiographique, les formes de subjectivité et les régimes de souveraineté politique.
    Ce volume rassemble les actes d'un colloque international organisé par Pierre Monnet et Jean-Claude Schmitt, tous deux directeurs d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, les 14 et 15 mars 2008 à la fondation Singer-Polignac et à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il est issu d'un programme de recherche du Groupe d'Anthropologie historique de l'Occident médiéval (Centre de recherches historiques de l'EHESS et du CNRS), financé par l'Agence nationale de la recherche, sur les écritures de soi et la souveraineté politique.
    Cette recherche collective a permis aussi la publication, sur le même thème, de Vie de Charles IV de Luxembourg. Présentation, édition et traduction par Pierre Monnet et Jean-Claude Schmitt, Paris, Les Belles Lettres, 2010 ("Les Classiques de l'Histoire au Moyen Âge", volume 49).

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