• Déflagration des sens

    Karim Akouche

    • Ecriture
    • 10 Septembre 2020

    L'Alge´rie bouillonne. Le peuple rumine sa cole`re. Pour e´touffer toute re´volte, les autorite´s arrosent les jeunes de l'argent du pe´trole. Kamal Storah, alias Ka^mal Su^tra, obtient, apre`s une longue pe´riode de cho^mage, une subvention de l'E´tat et ache`te un minibus. Quelques mois plus tard, c'est la de´sillusion : il n'y a plus de passagers. Ka^mal de´cide de transformer son minibus en bordel ambulant. De´nonce´ par les islamistes, traque´ par la police, il fuit vers le Sahara... D'une plume cru^ment re´aliste, Karim Akouche use et abuse du droit au blasphe`me. Son roman, haut en couleur et en re´volte, raconte une jeunesse frustre´e et sans repe`res, dans une Alge´rie schizophre`ne, suspendue entre archai¨sme et re^ves de liberte´.

  • L'islam, l'islamisme et leurs avatars, la laïcité et ses ennemis, la gauche et ses errances, l'Algérie et ses démons, la crise de la citoyenneté, l'ultra-consumérisme et le règne du spectacle, les conséquences des « printemps arabes »... autant de thèmes abordés dans les textes de combat et de réflexion rassemblés dans ce livre.
    Leurs titres annoncent la couleur : « Déchire ton niqab », « Les faux humanistes et les idiots utiles de l'islamisme », « Portrait de l'islamiste en fossoyeur du monde », « Percheurs de haine, je vous emmerde », « L'Algérie arabe est une imposture »...
    Point d'orgue de ce recueil, une « Lettre à un soldat d'Allah » adressée à un jeune homme conquis par l'idéologie djihadiste, que l'auteur questionne d'un « tu » assassin.

    « Karim Akouche sait dire ce qu'il a à dire, sans peur et sans fioritures. Très rares, dans sa génération, sont ceux qui s'engagent intellectuellement, moralement et politiquement dans le combat contre l'intolérance, le fanatisme, le nationalisme et autres folies qui font le malheur des peuples. » Boualem Sansal

  • La religion de ma mère

    Karim Akouche

    Le roman de la dépossession.

    Ingénieur à Montréal, Mirak apprend la mort de sa mère, qu'il n'a pas revue depuis longtemps.
    Contraint de regagner le pays qui l'a vu naître, l'Algérie, pour son enterrement, le voilà face à une terre qu'il ne reconnaît plus : son père est devenu fou, son frère dérive vers le djihadisme et son ancien amour vers la prostitution.
    Mais ce sont surtout des lieux, des visages qu'il croise, devenus pour lui étrangers. Autant de fantômes d'un passé révolu, celui d'une nation méconnaissable où règnent folie et chaos. Un asile d'aliénés à ciel ouvert.
    Tantôt récit picaresque, tantôt monologue intérieur, Karim Akouche use de son style tranchant pour dresser le tableau d'une patrie fragmentée, aux prises avec ses contradictions.

  • "Une parole forte... essentielle", Le Devoir.

    Un demi-siècle après une indépendance ratée, trois jeunes Algériens frustrés, mais pleins de projets et d'humour, discutent sans tabou dans une grange ou près d'un cimetière : Ahwawi, star montante de la chanson kabyle, son complice Zar, ingénieur, et Zof un berger.
    Les deux premiers sont désillusionnés par un pays, l'Algérie, qui tue toute créativité et tout espoir : après avoir lutté vainement contre l'hydre à deux têtes (le pouvoir et les islamistes), ils contactent le Caporal, un passeur perfide et déroutant ; tandis que Zof, en patriote intransigeant, refuse de les suivre. Prisonniers d'un système cynique et corrompu, l'ingénieur et le chanteur devront se battre désespérément.
    Roman de l'oisiveté involontaire, de l'ennui et du blocage, Allah au pays des enfants perdus dépeint avec un réalisme cru une jeunesse sans avenir qui étouffe, n'ayant d'autre perspective que l'obscurantisme ou l'exil.

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