Xenia

  • Le siège de Vienne

    Horia Ursu

    • Xenia
    • 12 Avril 2018

    OEuvre originale dans le paysage ittéraire roumain, «Le Siège de Vienne» fait appel à la fois à la mémoire d'un passé lointain (l'Empire autro-hongrois) et à celle d'un passé plus récent (le passé communiste de la Roumanie) jusqu'au début du XXIe siècle.L'ironie, l'humour, le talent littéraire en font un texte remarquable, renvoyant à des auteurs comme Caragiale ou Ionesco.
    Le cadre du récit est une ville moyenne du nord de la Transylvanie qui vit au rythme des préparatifs précédant les fêtes de fin d'année en 1995. Ce bref laps de temps n'empêche pas les perosnnages d'une communauté cosmopolite et multilingue de refaire, à travers les soubresauts d'une mémoire collective, un siècle entier d'existence commune.
    Roman réaliste, «Le Siège de Vienne» intègre aussi, de façon naturelle, le fantastique d'un Boulgakov. Il aborde l'histoire roumaine et européenne en ce qu'elle a de plus concret et de saisissant: la dernière guerre mondiale, le Goulag russe et roumain, la révolution hongrois de 1956, le dégel roumain de 1966, le Mai parisien, la révolution roumaine de 1989 et la cute du communisme. Écriture rare, sensible et intelligente à la fois, style riche et entraînant le lecteur vers des commentaires psyhologiques subtils, sens souterrain se décantant petit à petit, telles sont les qualités de ce roman d'exception. La critique roumaine ne s'est pas trompée enle plaçant en tête de la création romanesque de ces dernières décennies.

  • Un jeu virtuel révolutionnaire adapté à la personnalité du joueur, un gardien de phare espérant la relève, un groupe de soutien pour les victimes de troubles littéraires, une symphonie unique créée dans le but de n'être jouée qu'une seule fois, un journaliste aux prises d'un groupement d'indécis, voici quelques-uns des thèmes que Nicolas Gracias a choisi de traiter dans ce recueil de nouvelles aux accents fantastiques.
    Frôlant l'absurde, frisant la folie, rasant les limites du raisonnable, Nicolas Gracias nous emmène au-delà du réel et nous plonge dans un monde extravagant avec une dextérité rare. A l'instar des grands maîtres de la nouvelle fantastique, l'auteur a su dans ce recueil instiller une tension, un suspense, un monde à la saveur particulière dans lequel le lecteur, entraîné par le besoin d'en connaître le dénouement, en émergera secoué, ahuri, presque ébahi par la facilité avec laquelle il se plaît à croire qu'en fin de compte, ce monde parallèle n'est peut-être pas si éloigné d'une certaine réalité, à quelque encoignure.
    Composé de dix nouvelles plus surprenantes les unes que les autres, ce recueil aux notes humoristiques, angoissantes et parfois tendres séduira sans aucun doute les amateurs du genre.

  • Une heure avec Rousseau

    Collectif

    • Xenia
    • 13 Juin 2012

    Ce recueil paraît à l'occasion du Tricentenaire Rousseau. Rédigé par des spécialistes reconnus, il propose au grand public une vue d'ensemble de l'impact de l'écrivain genevois sur son temps et sur la postérité.
    Le cahier au format 15x15 cm comporte 80 pages en couleurs, abondamment illustrées.
    Il s'accompagne d'une sélection d'extraits lus des oeuvres les plus représentatives de Rousseau (podcast et brochure à télécharger).

  • Apres La Bouquineuse de Zoran .ivkovi., acclamee par la critique francophone (coup de coeur de Jerome Garcin, notamment), voici une nouvelle voix originale de la litterature dfEurope de lfEst.
    Romanciere, peintre, journaliste, animatrice de television, Mirjana Bobi. a insuffle dans cette fantasmagorie litteraire une experience cruelle du manque, du doute et de la trahison. Eperdument amoureux de sa jeune etudiante, le professeur Stanislav Dugi a epouse Lena malgre la condition cruelle qufelle lui a posee: lui permettre de disparaitre pendant une semaine chaque annee.
    Et chaque annee, le mysterieux collier de cette Vouivre moderne sfest enrichi dfune nouvelle pierre semi-precieuse. Puis la magnifique jeune femme sfest eteinte prematurement dfun cancer. Dechire par le chagrin et la jalousie, le professeur a tente, avant de mourir, de reconstituer en imagination toutes ces semaines dfaventure et de debauche recompensees, a chaque fois, par une pierre de couleur aux charmes specifiques.
    Mais si tout ceci nfetait pas vrai? Si ce nfetait que le produit de son imagination malade? Si la verite etait plus simple.
    Petite encyclopedie des pierres et de leurs vertus, cette suite de fantasmes amoureux est surtout un roman bouleversant qui rejoint, par moments, les etudes classiques de la jalousie.

  • Et si, pour une fois, l'on prenait les expressions toutes faites au pied de la lettre? Si les émotions trop vives nous faisaient réellement mourir?
    Entre détresse totale et humour noir, les héroïnes de Marie Buffat sont des femmes extrêmes et entières.
    Que leur arrivera-t-il si elles laissent leurs émotions se déchaîner sans frein?
    Même lorsqu'elle n'aboutit pas à la destruction physique, cette exploration intrépide des passions ordinaires nous rappelle que notre vie est faite d'anéantissements et de résurrections. L'auteure de La Toupie était reconnue pour son style et sa lucidité.
    Avec Le nombre de fois où je suis morte, elle apporte un ton nouveau dans la littérature suisse: caustique comme les textes d'une Linda Lemay, métaphysique comme les méditations d'un Dürrenmatt.

  • Présenté comme le premier " vaccin contre le cancer ", le vaccin anti-HPV a été salué comme une avancée médicale extraordinaire.
    Il a rapidement été inclus, dès 2006, dans les calendriers vaccinaux de nombreux pays industrialisés. En ce moment même, de nombreuses campagnes nationales de vaccination sont en cours. Jusqu'il y a peu, les jeunes femmes qui envisageaient de séjourner aux Etats-Unis devaient montrer la preuve qu'elles l'avaient reçu, signe que ce vaccin était devenu un pivot du système de prévention officiel. L'engouement et le climat d'urgence ainsi créés ont relégué dans l'ombre toute une série d'interrogations que les auteurs de ce livre abordent pour la première fois de front et d'une manière systématique et argumentée : -Le cancer du col est-il véritablement un problème de santé publique dans les pays riches ? - Que sait-on de l'efficacité des deux produits disponibles ? - Et surtout, comment ce vaccin a-t-il pu s'imposer à une vitesse aussi foudroyante en dépit de son prix exorbitant ? L'enquête exemplaire de Catherine Riva et Jean-Pierre Spinosa remonte la piste d'une success story inédite.
    Elle fait le point sur les connaissances, détaille les résultats des études disponibles, les questions qui restent sans réponse et le fantastique dispositif de " sensibilisation " mis en place par les fabricants. Elle met le doigt sur la vaste nébuleuse de conflits d'intérêts qui entoure ces vaccins et souligne la difficulté d'obtenir des informations à ce sujet. De nombreux éléments d'information relevés dans ce livre sont exposés pour la première fois " en clair " au grand public, que cette vaccination a mis sous pression et qui assume le cotât des campagnes sans savoir à quoi elles servent et quels intérêts les motivent.
    Cet ouvrage est destiné notamment à tous les parents que l'on encourage à faire vacciner leurs filles - afin qu'ils puissent prendre leur décision en toute connaissance de cause.

  • Les théories du management sont foison.
    Voici enfin une antithéorie du management ! A moins que ce soit une théorie de l'antimanagement ? Blague à part : ingénieur de haut niveau, travaillant dans les multinationales, Gabriel Fuchs n'est pas dupe du système. D'une plume désopilante et cruelle - n'est-il pas le fils d'un célèbre écrivain comique ? Il dresse un véritable inventaire de l'entreprise comme elle ne va pas. Pourquoi 70 % de tous les projets sont-ils condamnés à l'échec ? Pourquoi les nouveaux ascenseurs marchent-ils toujours moins bien que les anciens ? Pourquoi l'informatique tue l'information au lieu de la démultiplier ? Et au fond : qui commande vraiment le navire ? Au nom de quoi ? Pourquoi ? Toutes ces questions " professionnellement incorrectes " sont posées ici de but en blanc.
    Et l'auteur y répond avec une franchise revigorante. Sous ses dehors satiriques, La Comédie du Management est une véritable anthropologie de cet univers encore mal exploré : le monde du business. Chacune des " scènes " de ce livre illustre ses superstitions, ses rites, ses hiérarchies ouvertes ou cachées et ses codes secrets.

  • Chemin faisant

    Marc Hanrez

    • Xenia
    • 26 Octobre 2010

    Professeur aux Etats-Unis, spécialiste mondialement connu de Céline, Marc Hanrez est également un poète subtil et chaleureux.
    Voici, rythmée par des vers libres qui sonnent comme un pas, une confession poétique et narrative. Y défilent, comme en un kaléidoscope, la jeunesse bruxelloise, la guerre, le Reich, la libération, les rêves, les grandes lectures, tout un monde préservé, comme vivant, dans une mémoire attachée à tisser des liens entre la " petite " histoire et la grande.

  • Caligula au pentagone

    Cockburn Andrew

    • Xenia
    • 15 Septembre 2007

    Donald Rumsfeld restera dans l'Histoire comme l'homme qui a entraîné son pays dans un nouveau Viêt-nam.
    Il a été le chef de guerre de l'Amérique de l'après-11 septembre, un empire sciemment plongé dans la terreur et la paranoïa. Il a enlisé son pays dans le désastre irakien et imposa à l'armée américaine des orientations funestes qui mettent en péril la paix mondiale... A travers la carrière d'un bureaucrate à la fois astucieux et incompétent, Andrew Cockburn décrit de l'intérieur la dérive du système américain et son accaparement par le milieu néoconservateur.
    Trafics d'influence, complots, contrats de complaisance, investissements absurdes dans des gadgets high-tech, menaces imaginaires forgées à grands frais au profit de l'industrie de l'armement, insensibilité foncière aux souffrances humaines et au bien commun... Cette trajectoire d'un potentat modèle, construite sur les jeux vidéo du Pentagone et les intrigues de cour, nous fait pénétrer dans des cercles de pouvoir toujours plus fermés et plus éloignés de la réalité.

  • En 1985, la Révolution iranienne est encore dans sa phase fanatique. Poussée par un besoin intérieur, Fariba Hachtroudi entreprend un voyage clandestin dans sa patrie. Pour revoir la terre de ses origines, retrouver la famille, voir et témoigner. Le récit de ce périple sera comme un cliché pris au bord d'un volcan en éruption. Tout le Moyen-Orient est en effervescence. Entre le Pakistan, d'où elle part, et l'Iran, subsiste une vaste zone de trafic et d'incertitude. Une femme seule ne s'y est sans doute jamais aventurée. D'emblée, nous voici plongés dans le monde interlope des passeurs et des faussaires. Puis dans le silence du désert, la puanteur des salles de garde et des casernes, la grisaille bien connue des institutions totalitaires, avec la terreur sourde qu'elles diffusent... Mais le regard de Fariba est un regard de femme. Elle nous fait redécouvrir toute cette population ordinaire qui, en Iran comme ailleurs, vit d'espoir et de souffrance. Edité à l'occasion du trentenaire de la révolution iranienne, ce témoignage essentiel paraît à la suite de mon retour d'Iran (Seuil 2007), récit de son deuxième voyage, effectué 20 ans presque jour pour jour après le voyage clandestin.

  • Ardent mexique

    Cendrine Hildbrand

    • Xenia
    • 1 Juin 2016

    Rédigé sous la forme de chroniques, ce récit relate l'expérience d'une migration du nord vers le sud. Il illustre de manière vivante et divertissante la difficulté à affronter un univers aussi déroutant et surréaliste que celui du Mexique à partir de repères culturels occidentaux. La narratrice, qui passe d'un pays sécure à un pays en crise, mais aussi d'un pays si bien organisé qu'il en est devenu ennuyeux à un pays regorgeant de vie et d'énergie humaine, emmène le lecteur vers des contrées aussi lointaines qu'intimes. C'est l'expérience subjective des réalités mexicaines - réalités sociale, politique, culturelle, administrative, quotidienne, etc. - qui crée et donne sa cohérence au récit, offrant un panorama tantôt drôle et sensible, tantôt mordant et désabusé face au caractère angoissant du quotidien migratoire et au déracinement ressenti.
    L'auto-dérision, l'humour et la vision critique caricaturale se veulent d'abord dédramatisants, mais servent également d'amorce à une réflexion de fond. Le Mexique, culturellement déchiré entre les extrêmes - entre nord et sud, entre progrès et stagnation, entre exaltation et inertie, entre beautés et horreurs - est invoqué comme représentant du clivage entre une culture dite «globale» et les spécificités culturelles. Un clivage qui engendre une certaine perte d'orientation personnelle, et que l'on retrouve audelà des frontières mexicaines, jusque dans la réalités des pays occidentaux, aujourd'hui en crise eux aussi.

  • éloge du cocu

    Alain Paucard

    • Xenia
    • 17 Août 2017

    Avec la verve et la gouaille qui le caractérisent, le dernier roi de Paris dresse un éloge vibrant de cette institution de la société française, ce soldat inconnu des guerres de l'amour qu'est le cocu. Hilarant et pas si frivole qu'il y paraît.

  • Dans ce recueil de nouvelles inédites, l'auteur de "La bouche pleine de terre" prouve une fois de plus que la littérature peut atteindre sa plénitude dans le récit court. Les textes traduits ici pour la première fois en langue française se présentent, comme toujours avec cet auteur inimitable, comme des paraboles sur la nature humaine, riche de symboles, où l'angoisse et le désespoir distillent leur poison dans un monde impitoyable.

  • Avant la révolution de 1917, Arkadi de Kochko dirigeait la police criminelle russe.Surnommé le «Sherlock Holmes russe», il livre ici, alors qu'il a émigré en France, ses souvenirs des affaires les plus retentissantes de sa carrière. Avec un rare sens littéraire, il relate les dessous des enquêtes et, à la manière d'un Simenon, tient le lecteur en haleine jusqu'à la résolution des énigmes criminelles qui faisaient la une des journaux de l'époque.
    Ce personnage à la Conan Doyle a porté la police criminelle russe à une reconnaissance internationale.
    Ses innovations en matière de classement des empreintes digitales ont été adoptées jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale par Scotland Yard.

  • Après A fleur de nuage, Danielle Berrut poursuit son exploration d'un univers résolument ancré dans les paysages de montagne, où le réalisme le plus extrême côtoie un fantastique diffus. Elle y évoque avec nostalgie des superstitions héritées d'un passé à la temporalité floue et la complexité des relations humaines.
    A la manière d'une conteuse d'autrefois, elle déroule dix nouvelles traversées par la mort et ses pendants que sont la solitude et la disparition, qu'elle soit accueillie paisiblement (Le chapeau de feutre) ou avec violence (Poussière de quartz). La nature y est tantôt luxuriante (La revanche du Liseron), tantôt sobre et épurée (Le voyage d'hiver), et peuplée d'êtres à mi-chemin entre le monde des hommes et celui des faunes (Les nuits de Mélusine, La pierre d'amour). Enfin, on y lit des vies simples aux destins choisis ou accusés, accomplis ou avortés, des relations amoureuses ou familiales torturées, des solitudes infinies.
    A la manière d'un peintre impressionniste, elle représente dans toutes leurs nuances une époque révolue, mais tellement vivante, des croyances méconnues et cependant si familières, un monde - littéraire - atemporel et atopique, aux contours poétiques et oniriques.

  • Demeure?, aux yeux du public e?tranger, dans l'ombre de son illustre contemporain Garcia Lorca, Miguel Herna?ndez (1910-1942) est l'autre grand poe?te et dramaturge de la Re?volution espagnole.
    Me?connu dans le domaine francophone, il a fini par trouver sa place dans la culture populaire espagnole, ou? ses poe?mes sont fre?quemment mis en musique et chante?s. Sara Solivella et Philippe Leignel, tous deux passionne?s de litte?rature espagnole, ont se?lectionne? et traduit, en accord avec le Centenaire Miguel Herna?ndez, ses vers les plus repre?sentatifs, qui sont publie?s chez Xenia dans une e?dition bilingue.
    La pre?face de Sara Solivella ainsi que l'introduction de l'e?minent critique espagnol Jesucristo Riquelme aident a? situer, tant sur le plan affectif que sur le plan historique, politique et litte?raire, la place de Herna?ndez dans la culture espagnole.

  • Un pasteur genevois sur les pas de Rousseau.
    « Ces lettres ont pour arrière-plan la Nouvelle Héloïse. On se représente mal aujourd'hui l'immense ferveur avec laquelle le roman de Rousseau a été accueilli lors de sa parution, fin 1760. Elle a permis aux lecteurs et surtout lectrices, au travers même des émotions qu'elle leur faisait éprouver, de mieux se comprendre eux-mêmes en tant, justement, qu'êtres non seulement de raison mais de sentiment.
    Vaucher participe largement de cet état d'esprit...» Découvrant la correspondance inédite d'un de ses ancêtres, le pasteur et botaniste Jean-Pierre Vaucher, Eric Werner repart sur les traces de Rousseau en compagnie d'un de ses presque contemporains. Il nous invite ainsi à reparcourir la géographie inspirée du grand écrivain. Les hauts lieux de la Nouvelle Héloïse, mais également des Confessions, sont saisis et décrits en l'état où Rousseau lui-même les avait connus.
    « Que ces lieux sont beaux, et comme ils parlent au coeur...» : ce livre nous propose une exploration poétique des sites privilégiés de l'imaginaire rousseauiste par un lecteur pieux et passionné, présenté par son descendant. La réactualisation du texte par Eric Werner confère à ce témoignage une dimension nouvelle et prenante.

  • Theodore John Kaczynski, alias Unabomber, est le prisonnier le plus célèbre des États-Unis.
    Pour faire publier son manifeste, La société industrielle et son avenir, il n'hésita pas à commettre des attentats meurtriers. Emprisonné à vie, Kaczynski a poursuivi son travail intellectuel au travers d'essais ainsi que d'une abondante correspondance. Il s'attache dans ses écrits à saper les fondements d'une société suicidaire, qu'il juge incapable de se réformer. Seule la révolution, soutient-il, pourra mettre fin à notre course à l'abîme programmée.
    Derrière des actions extrêmes et condamnables, Kaczynski affiche une pensée rationnelle et une érudition impressionnante. Il se réfère à des classiques de la critique de la modernité tels que George Orwell, Ivan Illich ou Jacques Ellul. Si sa pensée inspire des groupes anarchistes ou des mouvements altermondialistes radicaux, elle constitue aussi une mise en garde précoce contre la dérive consumériste industrielle.
    Ses vues sur le " progrès ", jadis si marginales qu'il dut les imposer à l'explosif, font aujourd'hui presque partie de l'" écologiquement correct ". Ce livre rassemble ses principaux essais, la plupart inédits, un entretien très personnel ainsi que ses lettres les plus importantes. Il ne s'agit pas d'un programme terroriste mais d'un ouvrage qui touche à l'anthropologie, à la philosophie et à la sociologie.
    Sa lecture est indispensable à quiconque réfléchit sur l'évolution des sociétés humaines et aux enjeux du développement technologique.

  • On dit le Suisse recroquevillé sur lui-même, moralisateur, cachottier, privilégié, banquier, borné. Et lent.
    C'est vrai. Mais les Suisses ont été aussi les pionniers du droit international humanitaire, un refuge pour les persécutés, les inventeurs des énergies renouvelables, des artisans et des gestionnaires au savoir inégalé, des pédagogues, des visionnaires de l'économie sociale. Et des gens posés, réfléchis, et fiers d'eux.
    Le sont-ils toujours ? Trente ans séparent les deux interlocuteurs de ce livre. Ils explorent ce qui les rapproche et ce qui les divise, sans concession mais sans acharnement. Ils font l'inventaire de ces vertus helvétiques d'hier et - peut-être - de demain.

  • Le modèle et le banc d'essai de toutes les ingérences occidentales de l'ère post- soviétique, justifiées par la défense des minorités et des droits de l'homme, mais sous-tendues par des objectifs géopolitiques précis. Vingt ans plus tard, alors que les armes se taisent et que les passions paraissent endormies, Alexis-Gilles Troude jette un regard rationnel sur ces événements déjà entrés dans l'histoire.
    Présentées à l'époque, en Occident, comme des insurrections spontanées et autonomes des peuples assoiffés de liberté et de démocratie contre le pouvoir centralisateur de Belgrade, les sécessions des années quatre-vingt-dix révèlent une implication lourde des facteurs étrangers, notamment allemands et américains, tant sur le plan militaire et diplomatique que dans le domaine du conditionnement de l'opinion.
    Mettant en évidence les circonstances réelles de cette recomposition, cet ouvrage se penche également sur le destin des nouveaux Etats créés sur le territoire yougoslave et sur leurs chances de stabilisation et de survie dans le contexte actuel. Soulevant autant de questions qu'il apporte de réponses.

  • L'évasion de C.B.

    Janus

    • Xenia
    • 19 Mai 2008

    Coup de théâtre au Palais fédéral !

    Le 12 décembre 2007, « C. B. » se fait évincer du gouvernement suisse au milieu d'un parlement surexcité. Est-ce le sursaut démocratique que présente la thèse officielle ? Ou n'est-ce pas plutôt le résultat d'un ou de plusieurs complots de couloir ?

    Optant pour la fiction satirique, un journaliste étranger s'amuse à construire un scénario extravagant, et pourtant plausible. C. B. et la ronde de ses amis et ennemis, aux noms à la fois cocasses et familiers, s'engagent au fil des pages dans une série de luttes aussi soigneusement préparées que secrètes. Au bout du compte, les arroseurs ne seront-ils pas les arrosésoe Ce récit, fondé sur la trame réelle des événements de la fin 2007, est le fruit d'une enquête approfondie et documentée. Sous son ton désinvolte, il pose des questions fondamentales sur l'avenir de la démocratie helvétique.

  • I-mages

    ,

    • Xenia
    • 23 Février 2011

    L'un armé de son iPhone, l'autre de sa plume, Slobodan Despot et Oskar Freysinger offrent un réenchantement du quotidien en 52 images et 52 poèmes.
    Ce «semainier du rêve», sans précédent dans son genre, représente une tentative d'humanisation des outils technologiques dont nous sommes les esclaves à travers une expérience artistique unique et surprenante. «Slobodan, par l'utilisation - pour ainsi dire anachronique - de son I-phone, subvertit la mécanique dont le but est de subvertir le réel. Il décèle le rêve où le rêve n'a plus droit de cité : Au coin d'un regard d'enfant, dans une cage d'escalier, sous un réverbère, dans des volutes de fumée courtisant le ventre rond d'une théière...»(Oskar Freysinger) «Oskar Freysinger est loin de s'identifier au personnage qu'on lui connaît.
    C'est, à la racine, un écrivain toujours à l'affût de sensations et d'émotions nouvelles. De ce que j'ai vu, enregistré et remodelé, il a tiré des poèmes qui, souvent, m'ont laissé bouche bée...»(Slobodan Despot)

empty