Utovie

  • L'éveil de l'hippocampe

    Agnès Carlier

    • Utovie
    • 1 Octobre 2020

    Enfant, Myrtille rêvait de devenir paysanne à l'âge où les petits garçons veulent devenir pompiers, mais, à trente-deux ans, elle traîne encore dans une vie qui ne lui correspond pas. Pourtant, quand son oncle est assassiné à la Camine, la ferme où elle passait ses vacances, elle tarde à quitter ses routines pour reprendre goût à la vie, à la terre. Pas simple. Jusqu'à ce que son hippocampe*, dressé au cordeau, découvre les racines profondes de son rêve. Ce livre est, simplement, le chemin d'une femme déterminée qui reprend les rênes de son destin en rendant vie à une ferme, en bio. L'auteure nous restitue avec émotion et humour, sa démarche, ses échecs et réussites, la découverte d'un monde méconnu, l'agriculture bio et sa solidarité, sinon inconnu (les AMAP quézaco ?)... Dans notre actualité de remise en question, ce retour à la terre sonne juste et fort. Un premier roman, une réussite. * L'hippocampe n'est pas qu'un cheval de mer... C'est aussi un élément complexe du cerveau des mammifères jouant un rôle central pour la mémoire. Il est, par ailleurs, une des seules structures cérébrales à produire de nouveaux neurones fonctionnels durant toute la vie de l'individu.

  • Habiter le plus beau pays du monde n'est guère l'effet du hasard. Mais, par quel miracle d'amour les dieux peuvent-ils léguer leur demeure et donner pour berceau une contrée de lait et de miel ?
    Savez-vous pourquoi les rois du Burundi naissaient avec des semences dans les mains ?
    Connaissez-vous l'origine du relief valonné et verdoyant de ce pays ?
    Recueillis par Alain Bernard, quand il était enseignant au Burundi, ces contes et légendes traditionnels témoignent d'une culture sauvegardée et transmise empreinte de sagesse et d'humour.
    « Ce recueil (très joliment illustré) en dit certainement plus sur la culture de l'Afrique des Grands Lacs que toutes les statistiques de l'UNESCO » (Peuples en Marche).

  • Quel étrange aimant que la mer, attractif et répulsif. Je connais bon nombre d'hommes qui n'ont vécu qu'en mer, que de la mer, pendant quasiment toute leur vie, et d'autres qui la fuient, pour qui elle est le monde a éviter... Pour d'autres, dont je suis, c'est une attirance indépendante de toute raison. J'en viens a me demander si la mer, qui est biologiquement notre > originelle, notre mère en quelque sorte, ne souffre pas de la part de ses enfants de la même réaction adorée, indifférente ou honnie qu'ils peuvent avoir vis-a-vis de leur génitrice. Oui, un vrai attrait, plus fort encore que celui de la fork pour moi; alors que je n'irais pas me promener en forêt pour le simple plaisir des images et des odeurs, depuis ce grand voyage vers Komodo, je vais en mer attire par ses charmes...

  • Un écrivain est toujours un homme qui fait une déposition. Quelqu'un qui nous dit ce qu'il pense de cette aventure où nous sommes pris. Ses drames sont nos drames. Tous embarqués sur le même bateau dont le cap est mis sur la mort.
    Sainte-Beuve avait raison. On ne commence à entrevoir qui était quelqu'un que lorsqu'on sait, un peu, à quoi s'en tenir sur ce qu'il pensait concernant ces trois réalités capitales : la sexualité, l'argent, la signification du monde (autrement dit : en politique et en religion). Je me suis aperçu que Zola en dit plus long, sur la vie, qu'on ne le croit d'ordinaire, et que ses propos sont assez différents de ce que certains ou beaucoup prétendent qu'il nous raconte.
    Les Rougon-Macquart sont le témoignage d'un vivant.
    J'ai tâché de bien l'écouter, d'en retenir, et d'en faire entendre la totalité poignante.
    H. G.

    Cette oeuvre de Zola, impressionnante et capitale pour la compréhension de la seconde moitié du dix-neuvième siècle bénéficie avec Henri Guillemin d'une éclairante présentation en même temps que son auteur, longtemps dénigré par les bien-pensantstrouve avec notre historien un avocat humain et passionné.

  • Apprivoise-t-on une flamme ? Questionne-t-on le feu ? Interroge-t-on un brasier ? Je n'ai ni apprivoisé, ni questionné, ni interrogé Guillemin. J'ai fléché quelques pistes au long desquelles le feu a couru. Au passage, la superbe moustache de quelques-uns a pu en être roussie. Mais l'humilité de quelques autres en aura été éclairée. Car s'il est vrai que notre Guillemin s'est forgé, comme par mégarde, une légende de férocité, c'est sa générosité - ombrageuse parfois, mais souvent désarmée - qui inspire plutôt les propos que l'on va lire. Je n'ai cessé de le trouver, tout au long de ces dix entretiens, plus avide de bénir Jean-Jacques Rousseau que de maudire Voltaire, et plus impatient de restituer sa grandeur à Claudel que de larder de flèches mon pauvre Gide, ou " monsieur de Rome ". Tant pis pour la légende. Tant mieux pour l'équité : ce qui fait Henri Guillemin, c'est la pugnacité poignante d'un intense besoin d'aimer. Jean Lacouture

  • Flaubert, condamné par les tribunaux et les bien-pensants de son époque ? Henri Guillemin s'en fait l'avocat. Aidé par François Mauriac qui lui donne une préface. Cette étude paraît la première fois pendant la guerre d'Espagne où les bien-pensants s'illustrent par leur hypocrisie et où Mauriac comme Guillemin, déjà, prennent parti pour la République et la liberté.
    Flaubert, pour Henri Guillemin : " Son oeuvre, dont il affectait de dire qu'elle n'était qu'un "divertissement" pour échapper à l'horreur de tout, c'est au contraire son témoignage, son service, sa prière aussi, son adhésion passionnée à ce qui survit au monde, l'enveloppe, l'explique et l'accom-plit ".
    Un regard sincère et fraternel sur l'homme et l'oeuvre qui donne envie de relire Flaubert au-delà des idées convenues.

    Extrait de la préface de François Mauriac :
    " La vocation de Flaubert, telle qu'il la connaît, est de ne rien écrire qui ne soit vrai, qui ne rende un son juste. Il préserve en lui jusqu'à la fin de sa vie, une candeur qui ne trompe pas, une secrète enfance. C'est que sa vie ne fut pas donnée à une idole, mais à l'un des visages de la Vérité ".

    J'ai dîné, hier, à la table d'Henri Guillemin qui avait invité Flaubert. Un festin.
    Jacques BERTIN (Politis)

  • Moïza

    Bernadette Combet

    • Utovie
    • 15 Novembre 2016

    A peine née dans un charnier de la deuxième guerre mondiale, à l'Est de l'Europe, Moïza est recueillie par un pianiste virtuose qu'un éclat d'obus dans la tête a rendu amnésique. Des lors, elle grandira dans la clandestinité depuis un camp de travail du goulag jusqu'à son admission forcée dans un prestigieux conservatoire, pour, enfin, réaliser le souhait de son père : devenir une grande musicienne. Un récit poignant servi par une écriture étonnante de réalisme.L'histoire de Moiza est entièrement inventée mais avec pour base un mélange défaits historiques entendus dans mon enfance d'après-guerre. Ces récits m'ont beaucoup marquée et enfant je brodais dessus pour les rendre supportables. C'est donc une compilation de mes différents rêves. Si je l'ai écrite c'était au début simplement pour m'apprivoiser le clavier de l'ordinateur, puis prise au jeu j'ai peaufine mon récit. J'ai volontairement tu les horreurs décrites par mon entourage pour ne retenir que les quelques aspects humains qui parfois en ressortaient. Mon manuscrit est donc entièrement fictionnel et personne ne peut reconnaître les passages réellement vécus car tous les témoins sont morts maintenant.B.C.

  • Henri Guillemin, par son approche iconoclaste de l'Histoire, suscite toujours autant de passions. Haï par ses détracteurs, adulé par ses inconditionnels, il dérange les habitudes coincées des « spécialistes », bouscule les idées reçues, enthousiasme les rebelles... Il n'est pas exagéré d'affirmer qu'il nous a appris à aimer l'Histoire dès lors « qu'elle entre dans la période des aveux » et quitte les chemins des « gens de bien » . En juillet 1977 et janvier 1978, Henri Guillemin s'est longuement entretenu avec Patrick Berthier ; le résultat de ces dialogues, soigneusement revu et souvent très atténué par l'intéressé, a été publié chez Gallimard sous le titre Le Cas Guillemin en 1979. On lira ici non pas la réimpression de ce livre, mais l'édition de l'enregistrement original, avec rétablissement de tous les passages supprimés ou modifiés comme politiquement ou religieusement incorrects ; on pourra ainsi constater que dès 1977 le matériau et les thèmes de L'Affaire Jésus (1982) ou de Parcours (1989) étaient fixés dans l'esprit de Guillemin. Cet autoportrait désormais non censuré forme le noyau d'un ensemble dont la première et la troisième parties sont une version revue et enrichie de Guillemin, légende et vérité publié par Utovie en 1982. Ainsi se trouve enfin réalisé ce qui à l'origine aurait dû former un livre en trois parties : l'image de Guillemin dans la critique des années 1950-1970, les mots de Guillemin dans les entretiens de 1977-1978, la part intime de Guillemin telle que la lecture de toute son oeuvre permet de la deviner. En somme, « Guillemin tel quel ».

  • Pinocchia dans l'atelier

    Maruya

    • Utovie
    • 18 Juin 2018

    « Quand Pinocchio ment son nez s'allonge et vient creuser, fouiller de nouvelles blessures, rouges comme les pétales de coquelicot. Quand il meurt, c'est elle qui ment, pour ne pas pleurer, elle est faite de bois sauvage.
    Aux amants éternellement perdus, elle n'en finit pas de poser la question : C'est quoi un coeur d'homme ?
    Ses envols de pinceaux tentent d'y répondre. »

  • Nous avons réuni ici les quatre nouvelles et contes écrits par Henri Guillemin pour ses enfants, et publiés entre 1936 et 1948. Ces textes ont tous connu un beau succès public, jamais démenti. Reste avec nous a aussi fait l'objet de nombreuses adaptations théâtrales et enregistrées. Les réunir en un seul volume rend mieux compte de leur valeur littéraire et du talent d'écrivain de leur auteur.
    Maurice Maringue, auteur de la préface et ami d'Henri Guillemin souligne qu'on « n'accorde pas la place qu'ils méritent dans l'oeuvre de Guillemin à ces quatre textes courts, à la fois en harmonie, par la pensée et le style avec tout ce qu'il a écrit, et très différents. II ne s'agit pas d'Histoire (sinon par référence dans le temps), de commentaires d'un auteur ou de réflexions sur la vie d'un homme, mais d'ouvrages d'imagination, de nouvelles, toutes vibrantes de la passion humaniste de Guillemin, de sa tendresse, de son incoercible indignation en face de la veulerie... » « On a bien souvent reproché a Henri Guillemin de fouiller les petits secrets des grands hommes mais ces beaux textes nous montrent que les petits secrets forment les grands et que leur révélation relève de l'initiation. Pourfendeur de légendes Henri Guillemin en a aussi créé quelques unes. Ce sont ces textes qu'il nous faut lire... » nous invite Martine Jacques, auteure de la postface.

  • A vrai dire

    Henri Guillemin

    • Utovie
    • 16 Mai 2011

    A vrai dire. Formule banale à laquelle est ici restitué son sens plein : à parler vrai, à parler franc, à dire toute la vérité. Mais " vérité " est un mot devenu bien sonore et il n'est pas sûr que le bruit soit toujours le meilleur moyen de se faire entendre. Aussi Guillemin a-t-il préféré, pour le titre de son nouvel ouvrage, le retour à la litote. Façon qu'eût aimée Valéry.J.-J. Rousseau passe pour l'un des plus illustres négateurs du pêché originel. Mais à vrai dire. Chateaubriand a certainement aimé (un moment) Pauline de Beaumont ; mais à parler vrai. Hugo a voulu, appelé, fondé presque la Troisième République ; mais à ne rien cacher. G. Sand, en 1870 encore, se proclamait " de la Sociale, et de la Sociale la plus rouge " ; mais à parler franc. Rimbaud affectait de détester sa mère ; mais pourtant. André Gide n'avait d'autre loi que la sincérité, une sincérité scrupuleuse et totale ; cependant. Et de même chez Lamartine ; de même chez Fromentin.
    L'histoire littéraire abonde en légendes. Il n'est jamais inutile de savoir au juste ce que recouvrent ces méprises ou ces arrangements. C'est à ce travail d'élucidation et de connaissance sérieuse que, dans son A vrai dire, s'applique Henri Guillemin Henri Guillemin a publié plusieurs volumes de ce type : recueil d'articles, ébauches de nouveaux travaux (parfois laissés en chantier), compléments de travaux anciens (souvent à la lueur de documents retrouvés) : Eclaircissements, Pas à pas, Précisions et Vérités complémentaires. Chacun, à sa manière, éclaire le travail patient d'un historien humble et méticuleux.

  • « La plus grande charité envers les morts, écrivait Mauriac dans sa Vie de Jean Racine, c'est de les rapprocher de nous en leur faisant perdre la pose. » Ils « posent », tous, ces grands hommes, presque involontairement, et n'en sont pas moins grands.
    J'ai voulu tenter de mettre au clair les circonstances réelles de ce que Claudel tenait à appeler la « conversion » de son adolescence, ainsi que ce qui s'est passé, en fait, autour de cette vocation ecclésiastique à laquelle son confesseur lui répétait qu'il devait absolument répondre.
    Essayer de regarder aussi (c'est complexe) ce qu'était au juste le contenu de sa foi, si merveilleusement totale,disait-il, compacte, inébranlable.
    Non, pas si simple, notre Claudel.

  • La métaphysique de Jaurès - cet agrégé de philosophie et docteur, qui aurait voulu pouvoir ne pas entrer dans la bataille politique avant d'avoir trouvé la réponse à certaines questions capitales : " Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? D'où vient tout cela ? Où va tout cela ? " - On l'a jusqu'ici très peu étudiée.
    A droite, mieux valait se taire, jugeait-on, sur des choses, chez Jaurès, qui eussent nui, mieux connues, aux haines qu'il importait de soulever contre son nom pour la protection des fortunes.
    Et beaucoup, dans son propre parti, préféraient jeter un voile sur des idées, chez lui, fâcheuses et qui le disqualifiaient dangereusement (mais, chut!) pour le " socialisme scientifique ".
    J'ai cru bon, au contraire, de les mettre en lumière, ces certitudes métaphysiques sur lesquelles vivait Jaurès et qui formaient la source même de son action. " Henri Guillemin Je n'essaie de "convertir" aucun de ces militants, les Hugo, les Zola, les Jaurès que j'aime parce que leurs options, en politique, furent ce que sont les miennes. Je les regarde, je les écoute et je me borne à les montrer comme ils étaient réellement.

    Avec cette Arrière-pensée de Jaurès, encore une fois des dents vont grincer. Et des deux côtés, comme le souligne Henri Guillemin à juste titre. Pourtant, comme ils sont proches aussi ces Jaurès, Blum, Mitterrand qui ont fait la gauche. Et comme ils sont staliniens impénitents ces besogneux du petit personnel politique professionnels de la réécriture de l'histoire (surtout quand ils en furent les bénéficiaires).
    Quoi : Jaurès, mystique ? On les entend d'ici affûter leurs plumes; garnir leurs canons.

    Découvrez un Jaurès méconnu. Une valeur de la gauche sans laquelle la gauche serait sans doute restée sans âme.
    Et dans le dernier chapitre, retrouvez l'humilité et la sincérité d'un historien vraiment pas comme les autres.

  • Les lettres de mauve

    Marie Fougère

    • Utovie
    • 12 Mars 2008

    8 lettres sous enveloppes, du lundi au lundi, chaque jour de la semaine Mauve écrit à celui qu'elle aime.

  • " On ne sait plus, aujourd'hui, à quel point Zola aura été haï. Et je ne crois pas que l'on sache assez à quel point cet homme méritait l'estime " Henri Guillemin.
    " Tout est à retenir de cette mise au point ".
    Les nouvelles littéraires.

  • Parcours

    Henri Guillemin

    "Il se trouve que j'ai eu la chance de voir d'assez près, en 1939-1940 d'abord, à Bordeaux, puis entre 1945 et 1963, quand j'appartins au « service culturel » de l'ambassade de France à Berne, quelques personnages diversement « historiques ». La chance aussi - et très particulièrement - d'avoir très bien, ou assez bien, ou un peu connu trois hommes qui ont compté dans la vie spirituelle de ma génération : Marc Sangnier, François Mauriac, Paul Claudel (Massignon et Bernanos, je les aurai seulement côtoyés). J'y ajoute quelqu'un d'inattendu mais dont le souvenir me reste cher : Maurice Chevalier. Il ne m'a pas été indifférent non plus de voir mon parcours se croiser avec les trajectoires de Sartre, d'Etiemble, de Georges Simenon, de Romain Gary, de Pierre-Henri Simon, et du « prieur » de Taizé. Des réflexions, de-ci, de-là, des notes de lectures, des citations que j'aime relire. Au total, quelque chose comme la déposition, émiettée, d'un témoin de notre temps."

  • Alfred de Vigny, ce noble romantique, qui aurait imaginé en lui un indicateur, un délateur (sous couvert bien entendu d'ordre social, de valeurs de classe) ?
    Par hasard, travaillant sur le poète Vigny, Henri Guillemin découvre ses notes de police qu'il envoya à plusieurs reprises aux autorités : autant pour contribuer au maintien de l'ordre établi que pour se faire remarquer des monarques du moment.
    Et ses tentatives répétées, de plus en plus pitoyables, pour intégrer l'académie française ?
    Un drôle d'oiseau, ce romantique si pragmatique. Ici encore, HG remet les pendules à l'heure.

  • La vie sentimentale du philosophe de la nature ne laisse pas non plus indifférent. Celui qu'on y découvre, très humain finalement, semble bien loin de son image d'Epinal!
    Curieuses oui, ses relations croisées, sentimentales, amoureuses et presque libertines avec ses protectrices du moment.
    Décidément, Rousseau, un drôle de bonhomme, attachant, déconcertant, à re-découvrir sous la plume fraternelle, certes, mais vigilante, d'Henri Guillemin.

  • Sait-on bien aujourd'hui à quel point les idées de Jean-Jacques Rousseau furent, sinon à l'origine, du moins prédominantes dans la révolution de 1789 ?
    L'organisation sociale préconisée marquait en effet une rupture qui allait s'affirmer radicale avec les pratiques de la royauté absolue, voire de la royauté tout court.
    Mais aussi dans un domaine plus sensible, la religion. L'être divin (" suprême ") de Robespierre c'est, bien sûr, du Rousseau.
    Les encyclopédistes plutôt athées, et au premier rang Voltaire (qui ne voyait, déjà, dans la religion qu'un opium commode pour le peuple) ne le lui pardonneront pas.
    Ces encyclopédistes vont pourchasser Rousseau pour le détruire, le jugeant trop dangereux. Jusqu'à le laisser au bord de la folie. C'est ce que retrace Henri Guillemin : la relation passionnelle et conflictuelle d'un Rousseau en exil avec Hume, son homologue (ou faux-frère ?) écossais.
    360 p.

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