Serre

  • Ceci n'est pas un livre d'histoire mais un «album de famille».
    Son ambition est d'évoquer par le texte et l'image Nice et son Comté il y a cent cinquante ans, de rendre vie à des instantanés surgis du passé en organisant les informations disparates des articles anciens, des lettres, des dessins, des photos, et des manuscrits retrouvés. Il tente d'éclairer simplement cette période décisive de l'histoire du Comté de Nice, celle de la double décennie 1860-1880 qui verra le rattachement à la France et les débuts de l'intégration d'un terroir doté d'une identité profonde.
    S'il est utile de rappeler malgré tout quelques faits historiques il est également indispensable de donner une vue des formidables changements économiques et sociaux dont l'annexion n'a peut-être pas toujours été la cause, mais souvent le point de départ. Cette courte période de 1860 à la Belle Epoque marque l'accélération et l'apogée du tourisme d'hiver, les développements de la ville nouvelle, la fin d'une forte tradition rurale. Nice passe de l'état de petite ville sarde à celui de grande ville française.
    L'histoire d'un pays est avant tout celle des hommes qui y vivent. Je vous propose donc en deux parties, « Vers le rattachement » et « Le temps de l'intégration », de redonner vie par le texte et les images à ces Niçois, hivernants, ou immigrés qui sont nos arrière-grands-parents et qui ont bâti et vécu cette aventure de la réunion à la France il y a cent cinquante ans.

  • Suchessioun

    Jean-Luc Gag

    • Serre
    • 25 Avril 2018

    À l'origine de cette pièce, la rencontre d'une grand-mère. D'ordinaire, ce mot suggère une vieille dame digne, aimante, douce, sentant bon le cake et l'Eau de Cologne. Mais celle-ci était tout sauf cela : una bruta vièlha. Mà bruta dau bouòn, una caricatura ! Elle disposait donc de toutes les qualités du personnage central de ce qui serait une comédie nécessairement grinçante. La voici donc attendant - voire espérant - le « coup dur » pour son mari, âgé et fragile. Une succession se profile donc, dans cette famille dont aucun membre ne mérite même un nom...

  • Une demande en mariage : Comédie en un acte librement adaptée en niçois par Laurent Térèse d'après Une demande en mariage d'Anton Tchekhov Comté de Nice, début du XXe siècle. Le vieux paysan. Sa fille, au caractère bien trempé. Leur voisin, hypocondriaque. Tous les deux pourraient se marier, s'il n'y avait ce pré ...
    L'Escarmouche : Comédie en un acte librement adaptée de L'ours de Tchekhov par Laurent Térèse Comté de Nice, début du XXe siècle. La charmante veuve. Le créancier coléreux. Le vieux domestique, coincé entre les deux. Une histoire d'argent ?

  • Ecrite en grande partie en niçois, cette pièce met en scène la famille de Nano et Marie réunie en 1965 pour un baptême.

  • AHI ! ; comèdia dramatica

    Hervé Barelli

    • Serre
    • 26 Novembre 2010

    Nice, le 16 avril 1860.
    Bertoumiéu Vigon veut acheter un nouvel appartement pour sa fille, bientôt mariée ;
    Le docteur Maulandi attend Garibaldi ;
    Càrlou Bermondi s'inquiète pour ses placements à Paris et à Londres ;
    Le comte de Venanson vient vérifier que tout se passe bien ;
    Sa femme le suit, regrettant de ne pas être ailleurs ;
    Doun Bouttau, le curé du Jésus, espère que l'Empereur veillera à son confort ;
    Madalena se cherche un homme ;
    Et Rosa ?
    Rosa veut quitter son amant le Roi et vivre un grand amour.
    Seulement voilà : aujourd'hui, à Nice, il faut voter. Alors, que faire ?

  • La " montagne et la vie " ce sont trente-cinq années d'enquêtes, de rencontres, de randonnées à travers les terroirs et les finages du val d'entraunes et du canton de guillaumes.
    Des observations, des notes de lecture, des précisions fournies par les gens " d'en haut " qui ont longtemps " vécu " ces montagnes, s'ajoutent aux recherches personnelles pour tenter d'en décrire le milieu naturel, d'en lire le paysage : traces des glaciers, érosion des cours d'eau, nature des sols, variations des forêts. pour essayer ensuite de comprendre comment ce cadre naturel a pu orienter les activités traditionnelles, le cycle des cultures, celui de l'élevage au rythme des transhumances.
    La vie des montagnards s'y est adaptée jusque dans les particularités de l'architecture : la demi-croupe rabattue sur les pignons, la sousta si particulière aux entraunes. l'étude déborde de son cadre principal, les communautés du nord du barrot, pour souligner les similitudes et les différences entre moyenne et haute vallée du var, mondes l'un méditerranéen, l'autre alpin, que séparent les " gorges rouges ".
    Bien sûr ce livre n'a aucune ambition d'exhaustivité, mais il voudrait aider à découvrir, à admirer et à connaître l'une des régions les mieux préservées du comté, celle que les niçois d'antan désignaient comme la " france rustique ".

  • Raca 'stirassa

    Jean-Luc Gag

    • Serre
    • 1 Juin 2010

    Raça 'stirassa : expression qui manifeste le prolongement d'une lignée. A rapprocher de : Una prunièra noun fa de figa...

    Pour cette dixième création du Théâtre Niçois depuis la disparition de son fondateur, il s'agit bien de prolongement de lignées.

    C'est d'une part le prolongement de l'oeuvre de Francis Gag, grâce à l'un de ses manuscrits retrouvés à l'occasion de la construction du site www.theatrenicoisdefrancisgag.fr. A partir de cette ébauche de traduction d'une comédie de Carlo Goldoni, auteur de théâtre vénitien du XVIIIe siècle, Jean-Luc Gag bâtit une trame puis développe l'idée pour concrétiser l'ultime projet théâtral de son grand-père.

    Ainsi, avec le fils, Pierre-Louis Gag, et l'arrière-petite-fille, Marie Gag, qui revivent leur lien familial sur scène, Raça 'stirassa relie quatre générations de Gag dans une joie commune.

    C'est d'autre part le prolongement de la lignée du vieux despote familial Félis. Bien que certain de devenir centenaire, il est peu à peu dépassé, mais saura bientôt que le pouvoir ne changera pas de mains.

    Parce qu'à notre sens prolongement ne signifie ni culte ni reniement du passé, nous nous attachons à la fois à faire vivre le répertoire traditionnel et à créer de nouvelles pièces. Parce qu'il est de notre devoir d'entretenir, mais aussi de construire.

  • Chicoulata e virtu

    Laurent Térèse

    • Serre
    • 10 Mai 2011

    Une comédie pâtissière de Laurent Térèse, inspirée de Luigi Pirandello.
    Nice, dans les Années folles ;
    Rafaéu, professeur austère et rigoureux ;
    Rousalìa, digne représentante de l'Association des femmes moralistes ;
    Deux amants face à leur moralité affichée ;
    Deux amants confrontés au retour du mari, marin colérique...

  • Paillassou, Polichinelle et Triboulet sont les trois principaux protagonistes de cette fresque où la valeur symbolique de cet art grotesque échappe parfois à l'oeil du spectateur qui ignore la force d'une oeuvre comme le char de la Ratapignata (chauve-souris) qu'Annie Sidro nous dévoile avec finesse. Son attachement au milieu de carnavaliers et à sa ville joint à sa quête minutieuse de documentation et à sa formation universitaire font de ce livre un ouvrage riche par la multiplicité des témoignages. Il répond à un voeu des Niçois soucieux de mieux faire connaître aux visiteurs et aux curieux une page colorée et populaire de leur histoire.Aujourd'hui, Annie Sidro est présidente de l'association Carnaval sans Frontières, créée à la mort de son père en 1980. Elle a pour but de mettre en valeur le patrimoine du carnaval niçois et l'art, les disciplines artistiques qui  interfèrent dans les carnavals du monde. Elle a constitué une banque d'images de plus de 100 000 documents et établi des liens, des contacts étroits entre les meilleurs artistes carnavaliers, plasticiens de plusieurs pays dans le monde. Son voeu le plus cher est de contribuer à la création d'un grand Centre International des Arts Carnavalesques à Nice, Capitale mondiale de la Fête.

  • Nouoca, amour et cinema

    Jean-Luc Gag

    • Serre
    • 3 Juin 2008

    Textes en Niçois et Français de la Comédie en trois actes, créée à Nice le 18 Avril 2008 au théâtre Francis GAG, par la troupe du théâtre de Francis GAG, mise en scène de Hervé BARELLI, sous la direction de Jean-Luc GAG.

    Pourquoi rappeler ses devoirs à son futur époux, à Nice, au début des années 60 ? Après tout, Gusta est un homme attentionné, ami fidèle, voisin dévoué. Que peut donc lui reprocher Vetta, sa future femme si franche et si délicateoe Gusta aime pourtant Paul, le fils si fragile de Vetta, comme son propre fils. Il accepte de vivre avec toute sa famille: avec Nano, son frère, époux si éloigné de l'idéal masculin ; avec Marie, sa belle-soeur, mère parfaite et épouse si soumise qui craint pour son fils envoyé en Algérie; avec Jeanine, sa nièce, starlette en échec secrétaire à TMC et son amoureux Frankie, rock'n roller en herbe. Il essaie même de trouver du travail à la mairie de Nice à Benito, frère si brutal d'Assounta, la bonne si fainéante. Peut-être reproche-t-elle simplement à Gusta toute sa famille à lui : Jean.

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