Seramis

  • "Imagine : autour de toi, des personnes qui parlent dans une autre langue que la tienne depuis ta naissance, qui se comprennent et plaisantent entre elles. Tu es là, tu les regardes faire, mais sans comprendre. Parfois, tu aimerais bien entrer dans la danse, faire partie de ce joyeux brouhaha, mais une frontière invisible que tu es seule à voir vous sépare. La plupart du temps, cette distance n'est pas gênante. Tu n'as jamais eu conscience de ne pas faire partie des leurs, jusqu'au jour où on te l'a hurlé, jusqu'au jour où quelqu'un t'a démasquée et que tous les regards se sont tournés vers toi avec suspicion. Tu ne sais pas exactement quand c'est arrivé, en revanche tu as appris la leçon : passer inaperçue, te fondre dans la masse, performer la normalité. Tout cela n'était pas négociable, c'était même devenu une question de survie.
    Des années plus tard, j'ai appris à me créer ce « joyeux brouhaha », à m'inventer une danse sociale bien à moi et, mieux encore, à y entraîner par inadvertance ceux qui croisaient distraitement mon chemin.
    Ce livre est dédié à tous les chelous, les ratés, les tarés, les anormaux, les excentriques, les fous, les incorrigibles, les inéducables, les pas sortables...
    Et à tous ceux qui, derrière leur écran de normalité, se regardent seuls dans le miroir en se demandant : « C'est quoi, mon problème ? ».".

  • Après avoir échappé au quotidien d'une enfance difficile en feuilletant de vieux numéros du magazine National Geographic, la jeune Amanda Lindhout décide de partir à son tour à la découverte de ce monde qui la fait tant rêver.
    Tout en travaillant comme serveuse à partir de l'âge de 19 ans, elle réussit à mettre suffisamment d'argent de côté pour s'offrir de longs périples sac au dos en Amérique Latine, au Bangladesh, en Inde, jusqu'à ce que son énergie et sa curiosité l'amènent à découvrir d'autres pays encore plus inaccessibles aux femmes occidentales tels que le Soudan, la Syrie ou encore le Pakistan.
    Enhardie par ses découvertes et ses rencontres, elle part ensuite pour l'Afghanistan et l'Irak, alors ravagés par la guerre, et débute une carrière de journaliste qui va la conduire en Somalie - « le pays le plus dangereux sur terre » -, où elle se fait enlever par un groupe d'hommes armés se réclamant d'une milice islamiste.
    Retenue prisonnière pendant 460 jours dans des conditions souvent effroyables, seule femme au milieu d'une dizaine d'hommes, Amanda survit en faisant appel à son intuition, à ses souvenirs et à sa force de caractère. Et, lorsque le désespoir la ronge, elle se prend à rêver qu'elle visite une maison dans le ciel, loin, très loin de la prison obscure dans laquelle elle risque de trouver la mort.

  • Juliette vit depuis neuf ans avec un mari qui ne la fait plus rêver.
    Amoureuse de l'amour, elle le vit désormais par procuration en lisant Jane Austen et en élevant son petit garçon de cinq ans. Mais, à quinze jours de fêter son trentième anniversaire, Juliette suffoque et ne parvient plus à faire semblant. Elle décide de demander le divorce.

    Quand son mari quitte le domicile familial, Juliette se retrouve plongée dans un état de fragilité et de confusion totale. Thomas débarque alors dans sa vie sans crier gare. Par ses attentions, ses cadeaux et sa présence parfois oppressante, il se rend rapidement indispensable. C'est le début d'une histoire d'amour qui ne va pas tarder à se transformer en une véritable descente aux enfers. En l'espace de quelques mois, Juliette se métamorphose pour devenir une personne qu'elle n'a jamais été : soumise, dépendante, à la recherche d'un physique qui n'est pas le sien. Thomas surveille non seulement son poids, mais aussi ses tenues, ses mails et le moindre de ses mouvements.

    Ses amis ont beau l'exhorter à fuir cet homme qu'ils qualifient de pervers narcissique, Juliette ne veut rien entendre. Elle veut croire au bonheur et revient même sur sa décision de ne pas avoir d'autre enfant. À la naissance de son deuxième garçon, il lui faudra pourtant puiser dans ses dernières ressources pour ne pas sombrer définitivement et entamer un combat qui laissera des traces, indélébiles.

  • Lorsqu'on m'a annoncé mon cancer à l'âge de 19 ans, le ciel m'est tombé sur la tête. Pas comme Astérix, mais presque. Après moult péripéties, enchaînements de situations rocambolesques, rencontres surréalistes avec des personnages grotesques et chimios intempestives, j'ai finalement réussi à botter royalement l'arrière-train de mon cancer. Bon perdant malgré la pâtée que je lui ai mise, celui-ci m'a offert un magnifique cadeau d'adieu : la chance de pouvoir changer le cours de ma vie.

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