Scup

  • En attendant Bukowski

    Pascal Dessaint

    • Scup
    • 17 Mai 2018

    Pascal Dessaint développe une oeuvre singulière dans le paysage du polar. Depuis plusieurs années, ses livres dénoncent les crimes infligés à la nature. Ses romans ont été récompensés par le Grand Prix de la littérature policière, le Grand Prix du roman noir français, le Prix Mystère de la Critique et le Prix Jean Amila-Meckert. Pascal Dessaint ne dédaigne pas à l'occasion le texte court. En attendant Bukowski réunit aujourd'hui ses nouvelles les plus sulfureuses, radicales, fin du monde, punk, hot ! Attention danger !

  • Une révolte comme celle de Mai 68 peut-elle se renouveler ? Comment faire pour qu'elle débouche alors sur une véritable révolution apportant liberté et égalité dans une société sans classes ? Quelles sont les pistes à suivre ? Les erreurs à ne pas commettre ? Comment éviter une nouvelle désillusion ? Un livre tourné non pas vers le passé, mais vers l'avenir. Une sorte de mode d'emploi de la révolution, à l'usage de ceux qui n'ont pas renoncé à l'espoir, qui voudraient rejouer mai 1968 et cette fois ne pas rater leur coup.

  • Pendant un an, dans tous les sens et par tous les temps, Nicole Leroux-Morlet a parcouru les neuf plus grandes forêts domaniales normandes lors de longues promenades solitaires. D'Eawy à Andaines, en passant par Bellême, Roumare ou Brotonne.

    Son livre s'inscrit dans la ligne des nature writing, initiée par Henry David Thoreau. L'écriture marie la précision des observations et celle des ressentis intimes.

    Récit d'une quête arborée.

  • On devrait préparer ses ultimes paroles, vous ne croyez pas ? Les miennes, je les voudrais bien macérées dans le tonneau de mon âme. Des vérités fermentées, persillées comme une viande à jus. Les servir à la façon dont on passe un plat, ce serait une bonne manière de quitter la table.

  • Le chevreuil

    Thierry Maricourt

    • Scup
    • 3 Mai 2018

    « Le réflexe de hausser les épaules lui cause une douleur insoutenable. Il chute dans les mottes de terre. La boue l'aspire, il a tant plu ces derniers jours. La nuit est tiède. Ce pourrait être une nuit d'août, alors que la guerre ravage le monde ».

    L'épisode de la « poche de Falaise », en août 1944, a été traité par maints historiens, mais que sait-on des soldats allemands qui survécurent et désertèrent ? De ceux qui n'étaient pas nazis, comme certains des gamins recrutés de force dans les Jeunesses hitlériennes, et qui se retrouvèrent à combattre pour une cause qui n'était pas la leur ? Le Chevreuil relate le parcours de l'un d'entre eux, prénommé, pauvre de lui, Adolf. Rescapé des terribles combats qui prirent la Normandie pour cadre, il erre, après la Libération, d'un abri à un autre, rencontrant des individus prêts à le dépouiller ou, au contraire, à lui venir en aide. Lui, le disciple qui s'ignore de Gandhi et de Thoreau, s'essaie à trouver sa place. Une toute petite place. Mais le passé, tel un chasseur s'apprêtant, au terme d'une longue traque, à abattre le chevreuil épuisé, rejoint cet être trop doux pour son époque.

  • Histoires vécues ? rapportées ? inventées ? Yves Leroy s'amuse à brouiller les pistes dans ces 11 nouvelles "imprévues", parfois - mais pas toujours - écrites à la première personne. Derrière lequel de ses personnages se cache-t-il ? Humour grinçant et observations féroces mais aussi authentique tendresse et regard mélancolique se mêlent pour nous surprendre et nous séduire.

  • Un document rare. La première édition de ce court livre de mémoires est datée de 1942, à l'occasion des 50 ans de l'entreprise fondée par Joseph Lebailly.
    L'auteur décrit son enfance puis ses débuts dans le commerce comme apprenti auprès de M. Pioline. Vente à domicile puis sur les marchés et enfin ouverture de boutiques, ce sont 50 ans de commerce dans les petites villes de l'Orne, du Calvados et de la Manche.

    Dans une seconde partie l'éditeur ose quelques commentaires sur ce document brut : ce qu'il nous dit de l'époque, de l'économie, du commerce, mais aussi des ressorts psychologiques de l'auteur.

  • Sirènes ; les métamorphoses

    Yves Leroy

    • Scup
    • 21 Février 2018

    Laissez-moi vous conter l'histoire de la petite sirène et de ses métamorphoses

  • Michel Lequesne est un conteur, un vrai ! Ses récits mêlent humour et émotion, réalisme et fantastique, passé et présent. Magie de l'écriture : le lire c'est l'entendre.

  • Si loin ces cyprès

    Carla Borselli

    • Scup
    • 8 Mars 2018

    À la fin de l'année 1943, en Toscane, à Lumena, en plein coeur du Mugello, une centaine de contadini, paysans devenus mineurs de lignite, vont créer une coopérative ouvrière : la Cooperativa Minatori di Lumena. Beppe Piazza, le babbo, fut le président élu de la Cooperativa. Mais les effets collatéraux du Plan Marshall vont faire de Beppe Piazza et de sa famille des oiseaux migrateurs.

    Beppe était le père de Elena la Francesina di Sant'Agata, appelée neuf mois par an « Hélène la Ritale ». Chaque été la famille retourne au nid où elle est née. Chaque automne elle repart vers le haut plateau Lorrain « ... où la bise de ses chemins d'école embaumait la mirabelle distillée en novembre et l'odeur du grand froid sec et glacé des mois d'hivers... »

  • Forme bleue

    Jean-Paul Guedj

    • Scup
    • 1 Octobre 2018

    J'aurais aimé avoir été reçu à l'Académie Française et avoir invité ma mère à écouter mon discours J'aurais aimé jouer Alceste avec Isabelle Adjani dans le rôle de Célimène J'aurais aimé conduire une Jaguar verte comme la Dinky-Toys que j'avais lorsque j'avais 9 ans J'aurais aimé passer une longue soirée à discuter des Caractères avec Jean de La Bruyère J'aurais aimé posséder une longère en Normandie où j'aurais pu installer ma bibliothèque J'aurais aimé connaître par coeur tous les poèmes des Fleurs du mal J'aurais aimé dire un très long poème sur la Méditerranée avec comme décor unique un monochrome bleu de Klein

  • Récit au fond

    Michel Narbonne

    • Scup
    • 15 Février 2017

    C'est sûr, un Récit au fond, on se dit que ça ne doit pas être très joyeux ; quelque chose comme une grave dépression, l'annonce d'un suicide en préparation. Eh bien non ! désolé pour ceux qui cherchent de la narration de premier degré, ce texte est comme mes autres écrits : de la fiction ! Répétons-le donc ici à satiété : si la vie est littérature, la réciproque est vraie également ; évidemment à des niveaux inattendus : l'imagination y flirte joyeusement avec le cerveau reptilien, les pulsions, l'inconscient... Le vrai plaisir de l'écrivain, c'est bien de se laisser glisser dans un rôle (ici, le « schizo-machin-chose », qui s'en sort finalement mieux avec la poésie qu'avec les médicaments) pour le voir évoluer en toute liberté au fil d'un synopsis qui n'est jamais vraiment écrit. À dire vrai, ce personnage, je le découvre comme chacun de vous, en le laissant se débattre avec sa maladie, ses angoisses, sa mémoire et ses délires ; un psychiatre consciencieux le découvrirait aussi sans doute comme ce qu'il est, comme une psyché brute, hors des catégories dûment recensées.
    Il me faut toutefois exprimer un regret : n'étant décidément pas romancier, cette expérience mentale restera donc minimaliste... pour l'instant. Essayez donc d'imaginer un écrivain russe sur l'affaire.

  • Esquisse d'une expérience onirique, où tout est vrai et tout est faux J'avoue, je suis un affabulateur. Je m'en suis convaincu à l'issue de séances de rêve éveillé en psychothérapie? ; pour moi c'est sûr, si la vie est littérature, la littérature le lui rend bien. On le sait, encore faut-il s'en convaincre? : l'imagination y est un espace d'infinie liberté et de respiration hors contrôle? ; tout en prenant soin évidemment de ne pas glisser dans ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à de la schizophrénie.
    Sur une année, j'ai donc imaginé ma Saison en Enfer, mon Aurélia? ; moins la colère, moins la souffrance. Un travail d'écriture parcourant un territoire en friche, entre la veille et le sommeil. Pour donner après coup un semblant de structure narrative à l'ensemble des flux et séquences, je les ai distribués en trois chapitres? : une histoire d'amour (exaltée et malheureuse), un voyage autour du monde (qui n'a jamais eu lieu) et une expérience régressive. La tentation était grande de mieux baliser cette « dérive » de l'esprit, mais je laisse au lecteur le soin de s'y retrouver.

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