Samir

  • "Une grosse tête hérissée de cheveux roux ; entre les deux épaules une bosse énorme dont le contrecoup se faisait sentir par-devant ; un système de cuisses et de jambes si étrangement fourvoyées qu'elles ne pouvaient se toucher que par les genoux, et, vues de face, ressemblaient à deux croissants de faucilles qui se rejoignent par la poignée ; de larges pieds, des mains monstrueuses ; et, avec toute cette difformité, je ne sais quelle allure redoutable de vigueur, d'agilité et de courage ; étrange exception à la règle éternelle qui veut que la force, comme la beauté, résulte de l'harmonie. Tel était le pape que les fous venaient de se donner.
    On eût dit un géant brisé et mal ressoudé."

  • On suit avec intérêt l'itinéraire du jeune Nassef amené à quitter sa petite ville de province fort traditionnelle, au sein de laquelle il est constamment contrarié et brimé, pour ce château transformé en hôpital, en plein coeur de la capitale où il goûte enfin à une certaine tendresse et accède alors à de nouvelles dimensions de son être. L'auteur, Samir Mégally, qui s'exprime habituellement par la peinture, est étranger à tout récit linéaire. Il écrit comme il peint, par touches successives, le passé et le futur étant toujours « présents», les objets ayant toujours leur existence propre. Les barrières finissent par sauter entre ici et là-bas, entre hier et demain, entre la vie et la mort.

  • Une vie retrouvée

    Samir Megally

    C'est une chance pour l'individu de vivre et dépendre de lui-même, au lieu de se plaindre des situations qui l'entourent, et passer son temps à se lamenter sur sa richesse perdue.Malraux disait qu'il détestait son enfance.Moi aussi, je l'ai détestée,mais maintenant, je dis oui à la vie.
    Il est très difficile de fouiller dansmamémoire pour retrouver les traces exactes de chaque événement dema vie, revivre lesmoments difficiles et ressentir les joies et les peines du passé.
    Ami lecteur, ce livre est l'histoire dema vie. Il comporte trois parties : une enfance heureuse, une adolescence très agitée, et une jeunesse retrouvée. C'est un témoignage de l'inquiétude de mon passé, de la lutte contre le courant de la vie pour arriver à l'épanouissement de la jeunesse.
    La vie est belle, pleine de joie,mon esprit a toujoursmarché vers le chemin de la liberté pourme libérer complètement de l'angoisse, la déception et la peur. Enfin, je peux dire avec Voltaire : « Plus les hommes seront éclairés, plus les hommes seront libres ».

  • Mon dernier livre intitulé « Rendez-vous avec Rorschach, mémoires d'un maître d'école égyptien » a ravi les lecteurs. Le précédent, « Mémoires d'un séminariste égyptien » a été également apprécié. Ces nouvelles sont un voyage dans le temps et lieu, entre le passé et le présent : el- Minia, ma ville natale située au sud de la capitale égyptienne et où j'ai passé mon enfance et mon adolescence.
    Le Caire dans laquelle j'ai suivi mes études et commencé ma carrière dans l'enseignement au collègue des Jésuites. Séjour temporaire à Londres pour apprendre l'anglais, acances estivales à Budapest « la perle du Danube ». Paris, ma demeure définitive, à mes yeux la ville la plus fascinante du monde. Sa beauté continue à m'inspirer à chaque instant et a fait naître en moi le goût de l'art et de la littérature.
    En Egypte, le scorpion est considéré comme dangereux et menaçant dans la vie de tous les jours. Autrefois, on le craignait même après la mort. Les égyptiens anciens protégeaient leurs défunts en plaçant dans leurs tombes un scorpion dont on supprimait le redoutable dard, afin qu'il ne puisse pas les piquer. On conseillait de porter une amulette en forme de scorpion, forme prise par Isis, ou de réciter cette prière : « Voici que je sors au crépuscule.enrubanné d'uraeus ! Toi (scorpion) ne m'attaque pas ! Vois, je suis le petit enfant de Ra et c'est moi qui conjure les scorpions ! ».

  • C'est le fruit de ses pensées. « La vie n'est pas facile mais, les armes sont en nous, il nous faut les trouver. Pour cela, la vérité est en nous, la clé dans nos pensées» Voici son dernier poème: Un été, le soleil au zénith, assis sous le mûrier, souriant et la casquette s'il vous plaît! Fifi prend la photo pour immortaliser cet instant de lumière. Un déjeuner sur cette table en pierre qui nous accueille chaleureusement. Convivialité, les langues se délient, le passé revient, fort du travail acharné. Il nous permet de revivre en instantané des clichés de cet antan dont je me délecte. C'est un cadeau que l'on reçoit en toute intimité, une mémoire que l'on se crée. Il est comme la terre d'ici, dur en surface, bruni par le soleil mais gorgé de vie. Malgré un travail rude, il a su transmettre la sensibilité, l'attachement aux siens. Il est pour toujours comme ce chêne près de moi dont les racines nous relient. Cet été fut le dernier passé avec toi mais ton sourire est ce rayon de soleil qui me suivra.

  • Après le succès remporté par l'ouvrage en Hébreu, en Anglais et en Espagnol, nous avons le plaisir de présenter la traduction française Pour ceux qui désirent améliorer leur vie et acquérir la paix, l'amour et l'harmonie du soi, c'est une ouverture vers la tolérance et la fraternité. Héros et narrateur, David Ben Yossef tel Don Quichotte s'attaque aux préjugés de son temps. Orphelin devenu kibboutznik, infirmier-soldat, éducateur, secrétaire de Caisse Maladie et "malade confirmé" il est confronté à ses propres démons et à leurs conséquences, les maladies. Révolté et rempli d'effroi devant les idées reçues et l'arrogance de l'autre, il est à chaque instant menacé d'être anéanti par le "tank ennemi". David Ben Yossif s'interroge et interroge. Il apprend de chacun et découvre des miracles. Miracle de l'écoute: écoute de soi, de son corps et des autres. Miracle de l'amour: amour de soi, amour de son corps, amour des autres et libéré par ses découvertes il regarde et demande: "Jusqu'à ce qu'Il se montre, L'Amour a-t-il une chance oe"

  • Voici trois nouvelles articulées autour de l'étrange, que ce soit la situation de l'étranger, immigré en terre nouvelle et confronté malgré lui à un environnement moral et culturel différent (« Confessiond d'un émigré » et « Cadeau d'un émigré ») ou à travers le récit d'une étrange aventure où se mêlent le mystère, l'obsession et la magie (« Al Mandal »). Cette édition bilingue qui présente, vis-à-vis, l'original en arabe et sa traduction française, saura satisfaire, nous l'espérons tous ceux qui pour des raisons pédagogiques ou pour leur propre plaisir, aiment à voir juxtaposés, comme dans un miroir, la chose et son image, l'objet et son double...

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