Rue De L'echiquier

  • Mousse

    Klaus Modick

    Un botaniste vieillissant, de renommée internationale, se retire dans sa maison de famille dans la campagne allemande pour écrire un ultime ouvrage visant à critiquer les méthodes de la botanique moderne. À mesure qu'il avance dans la rédaction, il réalise que son travail scientifique consistant à répertorier et classer la flore du monde entier l'a en réalité tenu à l'écart de la nature, de sa vitalité et de son essence fondamentale.

    Et alors que sa force physique décline, son visage progressivement envahi par une mousse verte et mystérieuse, il se remémore le besoin compulsif qu'avait son père d'élaguer la végétation et de repousser toujours plus loin l'avancée naturelle de la forêt sur les limites de leur propriété. Il se souvient aussi, entre écriture et promenades, comment il a fui avec sa famille le fascisme naissant, ou encore ses premiers émois amoureux.

    Klaus Modick nous plonge ainsi dans les pensées d'un homme qui réexamine sa vie et accède à une compréhension nouvelle, et plus profonde, de l'amour, de la mort et du monde naturel. Il offre aussi une réflexion philosophique sur le langage et la manière qu'il peut avoir de nous tenir à l'écart du coeur vivant de ce qu'il désigne. Mousse explore enfin nos besoins les plus fondamentaux de transcendance et de connexion au monde, et livre un testament émouvant de notre relation intime à la nature.

  • Egoïstes et méprisants, riches et sans-gêne : "les Parisiens" , ou supposé tels, cristallisent une obsession française. Au temps du coronavirus, "les Parisiens" ont ainsi été accusés de propager l'épidémie et d'imposer au reste du pays des règles sanitaires qu'ils ne respectent pas. Mais qui sont ces "Parisiens" qui monopolisent l'attention ? Parle-t-on des "habitants de Paris" ou des "habitants de l'Ile-de-France" ? La confusion est significative.
    La conurbation francilienne et ses 12 millions d'habitants n'a aucun équivalent en France ni en Europe. Sa population est la première à subir les conséquences de l'hyperdensité, dont les prix élevés de l'immobilier et la galère des transports ne sont que les plus tangibles. Sondage après sondage, une majorité de Franciliens affirment qu'ils partiraient ailleurs s'ils le pouvaient. Pour le dire simplement, il y a trop de monde en région parisienne.
    Pendant ce temps, des villes moyennes se dévitalisent, des petites villes perdent des habitants, des villages se transforment en dortoirs. Malgré ces constats, l'Etat continue de piloter le "Grand Paris" , destiné, selon les éléments de langage bien rodés, à renforcer "l'attractivité" de la "métropole-monde" . Le rééquilibrage du pays et l'amélioration de la qualité de vie en Ile-de-France étaient déjà indispensables avant 2020.
    Alors que la crise sanitaire a mis en lumière le mal-être des "Parisiens" , la réorganisation territoriale est devenue impérieuse. Elle ne repose pas seulement sur le télétravail des cadres, mais sur des choix publics en faveur de villes et de villages qui ne demandent que cela.

  • Afin de justifier leur braquage sans précédent des comptes publics, les nouveaux philanthropes arguent qu'après avoir été les meilleurs pour faire fortune, ils seront les meilleurs pour faire le bien. La crise de la Covid est, de ce point de vue, paroxystique : les milliardaires s'enrichissent pendant que le reste de l'humanité sombre dans la grande pauvreté et certains cachent cette intolérable réalité chiffrée, en offrant aux hôpitaux quelques masques, bidons de gels, voire quelques piécettes...
    Démontrant comment la France copie le pire du système américain avec des donateurs et des entreprises supposément mécènes applaudis par des politiques complices, Vincent Edin tacle sévèrement celles et ceux qui prétendent exercer un rôle d'intérêt général tout en se soustrayant à l'impôt.

  • En 2027, dans une République Dominicaine ravagée par des désastres écologiques, Acilde, adolescente de classe pauvre, tente de survivre et d'acquérir la Rainbow Bright, drogue qui lui permettrait de devenir un homme sans intervention chirurgicale.
    En 2001, Argenis, artiste en perdition, rejoint une résidence à Sosùa, plage destinée à devenir un sanctuaire marin.
    Par un concours de circonstances, Acilde et Argenis se retrouvent en contact avec leurs vies antérieures, à deux époques-clés de l'histoire des Caraïbes. Parviendront-ils à empêcher les catastrophes qui ont détruit leur pays ?

  • Criminel en cavale, Rice Moore trouve refuge dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Employé comme garde forestier, il cherche à se faire oublier du puissant cartel de drogues mexicain qu'il a trahi. Mais la découverte de la carcasse d'un ours abattu vient chambouler son quotidien : s'agit-il d'un acte isolé ou d'un braconnage organisé ? L'affaire prend une tout autre tournure quand de nouveaux ours sont retrouvés morts. Alors que la police ouvre une enquête, Rice décide de faire équipe avec Sara Birkeland, une scientifique qui a occupé le poste de garde forestier avant lui. Ensemble, ils mettent au point un plan pour piéger les coupables. Un plan qui risque bien d'exposer le passé de Rice.

  • La crue

    Amy Hassinger

    Méprisée par son mari, Rachel Clayborne, 32 ans, fuit l'Illinois en pleine nuit avec son bébé, pour rejoindre le seul endroit qu'elle considère comme un refuge possible : la ferme de sa grand-mère dans le Wisconsin.
    Mais celle-ci est mourante et veut léguer la maison à son auxiliaire de vie, Diane Bishop, membre de la tribu amérindienne des Ojibwés, expropriée de sa terre par un barrage dont la construction a été imposée par...
    La famille Clayborne. Bouleversée par la beauté saisissante du lieu et ses retrouvailles avec son premier amour - le fils de Diane, Joe Bishop -, Rachel est emportée dans un tourbillon existentiel : doit-elle se battre pour garder cette maison qui fut le refuge de son enfance ? Ou la restituer aux Bishop par souci de justice, comme l'y incitent ses valeurs et sa morale ?

    Saga?familiale?et?drame?intimiste tissés de magnifiques portraits de femmes, La Crue met en lumière, grâce à une écriture sensible et lyrique, ce que le barrage a détruit, une nature somptueuse et le mode de vie Ojibwé.
    Avec subtilité, Amy Hassinger évoque?la?folie?démiurgique?de?l'Homme et?la?part?la?plus?sombre?de?l'histoire?des?États-Unis?:?l'anéantissement de?la?culture?amérindienne.

  • Ida a grandi aux Pays-Bas, dans une banlieue terne d'une ville moyenne de province. Après des études en sciences politiques, elle veut se rendre utile et choisit de devenir climatologue. Elle obtient un stage de quelques mois en Italie, dans un institut de recherches chargé de travailler sur la démolition d'un barrage dans les Alpes. Cette mission l'oblige à quitter les Pays-Bas et à laisser sur place Robin, sa petite amie.
    Au fil des pages, ses réflexions sur l'amour se mêlent à celles sur le réchauffement climatique, les deux étant intrinsèquement liées.
    Dans ce premier roman au style très audacieux, Lieke Marsman parvient, par l'utilisation de bribes, d'extraits, de citations et de vers de toutes sortes, à faire entrer le lecteur dans l'univers mental, chimérique et passionnant d'Ida. L'ensemble drôle et absurde, parfois noir, mais toujours très poétique, articule ainsi le registre intime et la question, habituellement traitée par la non-fiction, de notre apathie face aux enjeux posés par le changement climatique.

  • « Louise éteint la radio. La décision s'impose à elle. Elle doit voir cet homme. Elle doit lui parler. On ne décide pas de publier les pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline comme ça. Elle veut comprendre.
    Comment l'envie est venue et pourquoi l'annonce de leur suspension n'arrive pas à l'apaiser.
    [...] Demain, elle prendra le premier train pour Paris, s'engouffrera dans le métro et marchera jusqu'au numéro 5 de la rue Gaston-Gallimard.
    Elle sait qu'elle n'a aucune chance d'être reçue. Louise n'est pas écrivain ni journaliste.
    Louise est la petite fille du déporté numéro 21 055. »

  • Par le récit de son parcours, Catherine Enjolet dévoile les racines profondes de son engagements pour les enfants isolés ou en danger. C'est toute l'utilité individuelle et sociale du parrainage qui se fait jour : des « lien du sens » qui s'inventent peu à peu entre un adulte et un enfant ayant décidé de faire un bout de chemin ensemble.

  • Renard à vélo est une histoire pleine de poésie et d'humour, qui s'adresse aussi bien aux adultes qu'aux enfants.
    Son héros, un renard naïf et touchant, sort de sa forêt pour découvrir le monde et la ville.
    Il rencontre la communauté chaleureuse des cyclistes, et noue des amitiés ; puis il se lance dans une course incroyable et fantastique, avec des étapes imaginaires sous l'eau ou dans l'espace. Mais le cyclisme, c'est aussi une course contre les autres : que l'on termine premier ou dernier, on finit seul.
    Ce livre provoque donc la réflexion :
    Est-ce que l'amitié peut s'épanouir dans la compétition ? Dans la course de nos vies, que reçoit le vainqueur ?

  • "En tagalog, dialecte philippin, « Gawad Kalinga » signifie « prendre soin ». Fondée en 2003 par Tony Meloto, l'ONG Gawad Kalinga (GK) s'est fixé pour objectif de sortir de la pauvreté 5 millions de foyers philippins d'ici 2024. Sa stratégie : construire des logements, allouer des terres cultivables aux plus démunis, donner à manger à ceux qui ont faim. Nulle question de charité ici : il s'agit de bâtir sur le long terme une relation partenariale avec chaque personne, qui retrouve ainsi dignité et estime de soi. Le leitmotiv de GK est « walang iwanan », n'abandonner personne. C'est ce que l'organisation enseigne à ses bénéficiaires : s'entraider dans les moments difficiles, pour s'épanouir en tant que communauté résiliente et unie grâce à des valeurs partagées.
    De nombreuses multinationales sont partenaires de l'ONG : Shell, Unilever, Accenture, Air France-KLM, HSBC, Microsoft, P&G, Nestlé, Hyundai. Ces entreprises financent les villages et apportent les fonds pour amorcer diverses activités, selon une stratégie de croissance inclusive qui concilie rentabilité et progrès social.
    2 400 villages autosuffisants ont été créés, où vivent près d'un million de personnes.En parallèle, une quinzaine d'entreprises sociales ont été lancées dans toutes sortes de secteurs, des jouets au fromage en passant par les cosmétiques ou le chocolat, permettant à d'anciens habitants de bidonvilles de trouver un emploi."

  • Face au constat que la recherche et développement est aujourd'hui parasitée par les enjeux financiers et sert à alimenter la machine infernale de la surconsommation, Mélanie Marcel propose des solutions démocratiques et vertueuses pour que le progrès scientifique redevienne un moyen d'améliorer la vie pour toutes et tous.
    Elle défend également une transformation profonde du secteur marchand pour que la recherche-développement ne soit plus perçue comme un outil de communication mais comme un moyen de répondre aux enjeux sociaux.
    Dans le prolongement de cette réflexion, elle livre un argumentaire sans concession sur le transhumanisme, présenté comme le futur normal de l'homme, autour d'une question essentielle : à quoi bon augmenter l'homme si cela se fait au détriment de l'humanité ?
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  • Un fugitif a walden Nouv.

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