Roure

  • Haute-Loire Chemins d'écrivains réunit plus d'une centaine d'auteurs ayant un point commun avec la Haute-Loire. Textes longs, simples citations, évocation d'un roman, Les cerfs-volants de Romain Gary, d'une recherche scientifique, celle d'Alphonse Aulagnier, ou d'une tragédie, la bataille du mont Mouchet.
    La présentation se veut démonstrative et quelquefois impertinente. Les écrits sont vrais ou imagés, les auteurs racontent des histoires sans pour autant être des historiens. Les poètes abordent Les chouans du Velay sans faire d'histoire. Des historiens enlégendent, d'autres se montrent scientifiques, tel Faujas de Saint-Fons. Mais il y a le souffle.
    La Haute-Loire est partagée entre Velay, Brivadois, Gévaudan et Vivarais. Les écrits, accompagnés de photos, suivent le fleuve embléma-tique, la Loire suscitant l'émotion d'André Siegfried. Ils décrivent le Velay oriental d'essence granitique, le Plateau Vivarais-Lignon, les volcans, Chapteuil et le Mézenc, le Pradellain vers les pays du Gévaudan avant d'aborder le deuxième fleuve, plus majestueusement sauvage, l'Allier, de Langeac à Brioude. Passer du coq à l'âne, c'est à la façon d'Arthur Young, débouler de Paulhaguet à La Chaise-Dieu, Craponne et l'Arzon avec le retour vers les sucs de l'Yssingelais, pour terminer avec Paul Fort dans le bassin du Puy-en-Velay.
    Ce département est fait d'histoires depuis la Gaule et César, en passant par les effroyables guerres de Religion, les auteurs s'en inspirent. Elle sont inscrites dans les villes et villages, les châteaux en ruine ou en majesté, les églises, pyramides de montagne d'un pays très croyant. L'histoire c'est aussi la Révolution des Jacobins et l'Empire avec Barrès. Des personnages surgissent, Philibert Besson, Mandrin, La Fayette, celui de Joseph Delteil. On retrouve Jules Vallès avec le forgeron Jean Malézieux, Jean Lacouture, Jules Romains, Pierre Emmanuel, Claude et Jacques Lanzmann, Albert Camus, mais aussi Simone Weil, Pierre Monatte, le syndicaliste.
    La Haute-Loire des écrivains c'est celle des femmes et des hommes, des vies. Georges Chanon a choisi des textes sur les gens, l'économie du pays, la façon de travailler la terre et d'en survivre, les métiers et la dentelle, l'industrie, la langue d'oc, et la danse et la ripaille - Gabriel Bayssat - et les auteurs content et mythifient à n'en plus finir.

  • Patrice Benvenuto est né à Unieux (Loire), dans le quar- tier des Planches, où il a grandi en entendant et en utilisant le parler ancien de la vallée de l'Ondaine (de Saint-Paul-en-Cornillon, Firminy, Fraisses, Unieux, Le Chambon-Feugerolles, à La Ricamarie...), en partie relevé par Albert Boissier dans ses Carnets. Il nous livre ici un dictionnaire de ce langage comportant 930 entrées et contenant plus de mille mots ou expressions illustrés par des exemples d'emploi, mais aussi des anecdotes, le tout agrémenté par des reproductions de cartes postales du début du siècle dernier.

    Albert Boissier (1878-1953) a collecté dans ses Carnets toutes les observations qu'il a pu faire de la vie appelouse, notant en particulier les mots qu'il entendait autour de lui dans les rues de Firminy et de sa région.

  • Découvrez La petite République des Herbeaux - Edition bilingue Français-Occitan, le livre de Lionel Ales

  • Pourtant elle tourne !

    Collectif

    • Roure
    • 12 Novembre 2010

    La table, l'horloge, la clé, la caméra du reporter sous le feu des roquettes... Elles tournent !
    La Terre aussi. Douze nouvelles, dont le texte de Sylvie Dubin, prix Jules Vallès de la nouvelle 2010, pour « Qui est là ? » : une table qui tourne et une question : un ou une anagramme, est-ce la solution du combat-complot pour épater Elvire ?
    Elle tourne la pendulette pour l'éternité et le grand passage - Gérard Oulion. Mais elle ne tourne pas la carte de géographie, l'enfant préfère apprendre le globe, la Terre - Patricia Vignat. À l'Est, toujours à l'Est, recherche perpétuelle de la vérité - Richard Parmentier. L'entreprise perd aussi la boule, mais peut-on arrêter la Terre de tourner en s'asseyant par terre - Axel Sénéquier ?
    Les nouvelles qui composent cet ouvrage ont été choisies par le jury du prix Jules Vallès de la nouvelle en 2010. Ce huitième ouvrage fait suite aux précédents concours dont le thème était : Le bistrot, Un moment d'égarement, Si c'était vrai..., Révolte, Duos d'enfer, Couleurs d'été, Tirez pas sur le caviste, Vite, j'ai un train à prendre.

  • La porte ouverte, un polar ponot ! Une histoire policière avec sa victime, son enquêteur, son suspect et son défenseur.
    Une petite étudiante sans histoire dont l'unique destinée est de jouer le rôle ennuyeux du cadavre. Pauvre cadavre à la tête fracassée gisant sur le parquet de son appartement de poupée de la rue Adhémar de Monteil, au Puy-en-Velay. Un policier bourru et un peu ours, bien qu'il soit surnommé La Chèvre. Une carcasse de bûcheron canadien, un traqueur de champignons plutôt que d'assassins, passionné de littérature plutôt que de rapports d'autopsie, esprit sceptique et retors plutôt qu'amateur d'ordre et de certitudes.
    Une jeune et belle avocate, aussi ambitieuse qu'exotique, avide de prouver au monde qu'on peut naître pauvre et antillaise et laisser bouche-bée un prétoire tout entier. Un suspect. Ce jeune homme impénétrable qui focalise toute l'attention. Une allure d'ange qui cache peut-être un meurtrier. Un être introverti, mais une volonté de fer, victime du hasard et redoutable manipulateur. Un suspect qui, au-delà du mystère d'un crime, interroge le lecteur sur le mystère d'une âme.
    Gérard Oulion a écrit une intrigue bien menée, avec des personnages attachants dans un climat à la Simenon. L'écriture est dense et limpide. Mais ce polar ponot, La porte ouverte, c'est aussi Le Puy, ses petites gens, ses notables, ses grandeurs et ses mesquineries, la dégringolade de ses toits rouges au pied de la cathédrale, l'agenouillement de ses vieux immeubles devant la vierge rouge, la fraîcheur et le silence si particuliers de ses ruelles sombres et, au-delà, les circonvolutions têtues de la Loire entre ses rives d'andésite, les bois austères, la grandeur des planèzes autour de leur antique souverain, le Mézenc.

  • Découvrez Traverser sans la voir - Se souvenir, broder, là-bas... la guerre, le livre de Christine Peyret

  • « Une demi-heure plus tard, les hommes et les bêtes coupent à travers une coursière sous Chanteloube, rejoignent Thézenac puis traversent le ha- meau de Montméat. Ensuite ils plongent sur la plaine après avoir dépassé le village de Rochemalorum, dont les quelques fermes s'arc-boutent aux flancs du château de Rochebaron. Arrivés à Bas-en-Basset, ils empruntent le chemin menant au port des Granges en bordure de Loire et appartenant aux habitants du manoir du même nom, les Veyrines. Aux abords du bac règne l'anarchie la plus totale. Des paysans revenant de fenaison s'échinent à y faire monter des attelages surchargés. Ce ne sont que cris de bêtes apeurées et jurons de charretiers : les unes ne voulant pas s'engager sur le bateau tandis que les autres s'obstinent vainement à les décider avec force coups de fouet. Une escouade de gardes nationaux, dans l'attente d'un prochain passage, s'amuse de la situation. » 1793, la Terreur, instruite par Reynaud, s'invite au fin fond des cam- pagnes. Au Puy, place du Martouret, la guillotine, de temps en temps, fait sa grimace.
    Cela va faire bientôt trois ans que Jacquot, l'aîné des garçons de Jacquemart le charbonnier dit Charbo, est revenu de sa folle aventure - celle du « Chêne et la liberté ». Avec la bénédiction de son père, il était parti un matin de juin 1789 rejoindre les révolutionnaires de la région qui avaient mis à sac les assemblées du Puy-en-Velay. Tous avides d'égalité et voulant changer le monde, ils étaient décidés à monter sur Paris pour faire tomber la royauté.
    En attendant, avec le sentiment qu'il reste beaucoup à faire, il est revenu aux Perraires de Valprivas. Avec sa femme, Mariette, et ses compagnons, Metge, Goupil, Joubert le notable d'Yssingeaux, Rougeaud, ses alliés La Pie et Prince, ils vont affronter un personnage à double visage, Lachaume, d'abord révolutionnaire de Monistrol, séducteur, grand coeur, traître et assassin.

  • 25 janvier 1591 : on a fait graver cette inscription sur le cercueil du baron : "Antoine de la Tour, chevalier de l'ordre du roi, capitaine d'armes,

empty