Rocher

  • Premier livre de dany laferrière, satire féroce des stéréotypes et des clichés racistes, comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer se présente comme la joyeuse description d'une vie de bohème, version black.
    Deux jeunes noirs oisifs partagent un appartement dans un quartier pauvre de montréal.
    L'un d'entre eux, le narrateur, projette d'écrire un roman et, pour s occuper, connaît diverses aventures féminines en dissertant sur la trilogie blanc-blanche-nègre. car c'est un juste retour des choses, après avoir souffert de l'esclavage, que de séduire toutes ces jeunes donzelles innocentes ou curieuses. quant à son compère, bouba, il dort, dort, dort. et philosophe en lisant et relisant le coran, sur des airs de jazz.
    Cachez vos filles, blanches mères, les nègres sont en ville !

  • Céleste et Marcel, un amour de Proust Nouv.

    Mars 1918 - novembre 1922. Céleste Albaret et Marcel Proust vivent une relation fusionnelle, dans l'intimité de la chambre d'écriture. Il leur reste mille et cent nuits à partager.
    Marcel a quarante-sept ans, les jours lui sont comptés, il doit mettre le point final à La Recherche, et reconstituer le conte perdu, Robert et le chevreau. Céleste en a vingt-sept. Elle veille sur lui, sur son oeuvre, et s'interroge : tandis que les avions allemands bombardent Paris et que la grippe espagnole fait des ravages, quelle vie secrète mène-t-il hors de cet appartement ? Il rentre couvert d'éclats d'acier, recrée pour elle les constellations de feu et les soirées mondaines de ces Années folles.
    Le roman bouleversant d'un amour singulier, absolu, entre l'écrivain de génie et sa précieuse gouvernante, Céleste, qui fut son unique confidente.

    « Céleste a perçu le tintement discret. Elle va accourir. Il a besoin d'elle, de son corps rassurant. Chaque jour, elle accourt à son appel, telle une vierge sage vers son époux. Elle attend qu'il restitue pour elle l'enchantement de ce qu'il appelle «la vraie vie» : la frénésie de la création et du désir. »

  • Ce volume propose, pour la première fois, une édition critique de Colline, ainsi qu'une édition diplomatique du manuscrit autographe de l'oeuvre que la bibliothèque nationale de France a récemment acquis. Une approche génétique et poétique permet de renouveler la connaissance de ce roman qui est à l'origine de la carrière littéraire de Jean Giono.

  • Pour rendre à Jeanne, au-delà de la placequ'elle occupe dans l'Histoire, un peu de son humanité et de sa fragilité, Philippe de Villiersest parti sur ses traces : il a visité et revisité Domrémy, Chinon, Orléans et Compiègne,Le Crotoy et Rouen. Il a longé la Loire, refaitla route du Sacre et celle de la capture. Il s'estimprégné de l'air qu'elle a respiré, a renoué avec sa langue, son univers, les saisons de sonenfance. Il a relu les dernières minutes du procèset s'est laissé habiter par la force unique de cetteguerrière.Avec le style et le panache qui ont fait le succèsdu Roman de Charette et du Roman de SaintLouis, Philippe de Villiers dessine ici le portraitd'une Jeanne loin des stéréotypes, celui d'une âme simple et portée par la grâce, tout entière vouéeà la sincérité de son combat - à l'amour de sonpays, la France.

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  • Lisbonne

    Fernando Pessoa

    " pour le voyageur arrivant par la mer, la ville s'élève, même de loin, comme une belle vision de rêve, se découpant nettement contre un ciel bleu vif que le soleil réchauffe de ses ors.
    Et les dômes, les monuments, les vieux châteaux surplombent la masse des maisons, tels les lointains hérauts de ce délicieux séjour, de cette région bénie des dieux. " fernando pessoa " lisbonne, ville de l'intranquillité, après la prague de kafka et le dublin de joyce, fait son entrée dans la littérature, et son "passant intégral", fernando pessoa, en est l'introuvable et mélancolique fantôme. " antoine de gaudemar, libération

  • Napoléon ne s'est pas ennuyé à Sainte-Hélène, il y paracheva secrètement l'un de ces grands poèmes qui fondent la dignité humaine. Une oeuvre élaborée au long et en marge de sa célèbre carrière ; et que la malveillance fit disparaître. Chateaubriand seul devina sous le « Dieu de la guerre » un être contemplatif, notant : « Il n'eût pas été ce qu'il était, si la muse n'eût été là. » Un vieil homme retrouve le poème. Il lui est dérobé. Commence alors une enquête pleine de rebondissements. S'identifiant peu à peu à l'Empereur, le vieillard sera gagné par l'énergie d'une vie nouvelle.

    Didier Laroque peint avec une érudition savoureuse un portrait inédit d'une des plus fascinantes figures de l'histoire.

  • Par l'ingestion de mescaline, Aldous Huxley rejoint à son tour le paradis artificiel de Nerval et Baudelaire.
    Mais l'originalité de cette expérience tient à la volonté scientifique qui l'anime : en 1954, c'est sous contrôle médical que le romancier absorbe la drogue dans le but d'ouvrir, selon l'expression de William Blake, " les portes de la perception " et de " connaître, par l'intérieur, ce dont parlaient le visionnaire, le médium, et même le mystique, le miracle [...] de l'existence dans sa nudité, la Réalité manifestée ".
    Outre ce récit initiatique, éponyme de l'ouvrage, sont rassemblés ici des essais qui témoignent d'une recherche spirituelle constante depuis La Philosophie éternelle (1945).
    À travers une culture syncrétique qui traite avec une même ferveur la pensée bouddhiste zen et le dogme catholique, se dessine le souci de mettre chacun sur la vole de l'illumination par la contemplation et le recueillement. Cette orientation donne aux réflexions de Huxley sur le temps, l'art, le progrès et surtout la violence et la paix une dimension intemporelle.
    Cet essai a été suivi d'un autre qui le complète et l'enrichit, Le Ciel et l'Enfer, réédité en 1999 aux éditions du Rocher.

  • Fort Sedgewick. Un avant-poste au fin fond de l'Ouest sauvage. Trois ou quatre baraques délabrées, une poignée d'hommes épuisés. C'est là qu'est affecté le lieutenant Dunbar. Il rêvait de grands espaces, de batailles glorieuses. À son arrivée, une surprise l'attend : le fort est abandonné, il se retrouve seul. Seul... jusqu'au jour où il découvre une femme blessée qu'il ramène chez les Comanches. Au fil des jours, il gagne leur amitié, apprend leur langue... et tombe amoureux de cette étrange squaw aux yeux couleur de feu, cette Blanche que les Indiens ont enlevée quand elle était enfant. Comme elle, il deviendra un Comanche.
    Désormais, le lieutenant Dunbar n'existe plus. Il est celui qui «danse avec les loups». Mais la guerre n'est pas finie. Pour l'armée des États-Unis d'Amérique, John Dunbar est un déserteur...

  • Moi, Tamara Karsavina Nouv.

    Belle, talentueuse, cultivée, Tamara Karsavina fut l'une des plus célèbres danseuses de son temps. Née à Saint-Pétersbourg en 1885, formée à l'École impériale de danse, elle s'illustra en Russie puis dans le Paris de la Belle Époque comme vedette, avec Nijinski, des Ballets russes de Diaghilev, avant de fuir la révolution bolchevique en 1918.
    Rivale de la Pavlova, elle interpréta les chorégraphies les plus audacieuses, comme L'Oiseau de feu, qui fit sa renommée, ou Parade, qui provoqua un énorme scandale lors de la première... Muse de nombreux artistes, courtisée par les princes mais hantée par des drames personnels, celle que l'on appelait La Karsavina côtoya les personnalités les plus en vue : Stravinski, Picasso, Chanel, Noureev... Elle vécut à Tanger, Sofia, Budapest, avant de s'établir à Londres où elle contribua à la création de l'Académie royale de danse et mourut à l'âge de 93 ans.
    Rédigée sous forme de mémoires, cette autobiographie romancée, foisonnante et colorée, s'appuie sur une documentation solide et une connaissance approfondie des Ballets russes et des arts de la scène.

  • « Longtemps j'ai hésité à arpenter avec mes mots, une nouvelle fois, cette terre de Bretagne qui m'est si chère. J'ai publié, dans le passé, deux ouvrages célébrant le pays de Chateaubriand. Me serait-il possible d'ouvrir de nouveaux horizons ? Je me suis alors souvenu du mot de Xavier Grall, ce poète merveilleux : «La Bretagne, multiple dans son unité secrète.» La Bretagne n'est pas un sujet qu'on épuise. Elle se découvre, à qui sait l'apprivoiser, et se redécouvre sans fin. Partant de Trégastel, mon fief intime et familial, où j'aime vivre, lire, aimer, j'ai choisi de me balader à ma guise, le long des côtes, au large et au coeur des terres, et je vous invite à la rencontre des paysages, des écrivains, des silhouettes que j'admire. Parcourant les contrées bretonnes et voguant sur les flots, prenant le temps de regarder, de me poser, d'écouter, je suis au plus près de mes émotions, de mes passions, de ma «Bretagne au coeur». Qu'il me soit permis, chapitre après chapitre, de vous la faire partager... »

  • Wisconsin 1873. À la mort de ses parents victimes de la grande crise financière, Jenny Doussmann part dans les Grandes Plaines rejoindre son frère, Otto, vétéran de la guerre de Sécession devenu chasseur de bisons. Ceux-ci commencent à se faire rares, sans compter les rivalités entre chasseurs et la plupart des tribus indiennes entrées en guerre. Le premier hiver de ces deux émigrants allemands, seuls dans l'immensité, tourne au cauchemar. Ils seront sauvés par une vieille connaissance, Two Shields, un Cheyenne du Sud qui s'engage à veiller sur eux. Devenus membres de sa tribu, Jenny et Otto devront combattre à la fois d'autres chasseurs et des tribus ennemies des Cheyennes. Dans ce roman sauvage et lyrique, les Grandes Plaines sont le réceptacle d'un monde à l'agonie et font corps avec l'Indien et le bison décimés. Ce tableau de l'Ouest américain, avec ses descriptions crépusculaires, mais réalistes, n'épargne personne, animaux et humains : Indiens comme Blancs.

  • Loin du soleil

    Françoise Henry

    • Rocher
    • 6 Janvier 2021

    « Bien sûr je ne suis qu'une voisine : Greta. Mais j'ai tout vu, j'ai vécu l'histoire dès sa naissance si l'on peut dire. J'aurais aussi bien pu être un chat, ou un oiseau, partageant la vie de ce hameau. À cet instant, je serais plutôt une chouette-effraie, qui sait tourner la tête à cent quatre-vingts degrés. Sans bouger de sa branche elle épie tout, de ses grands yeux fixes. ».
    Postée derrière sa haie, ou à travers la porte vitrée de la cuisine, Greta, qu'une maladie condamne à fuir le soleil, regarde grandir Loïc dans la campagne profonde, quelque part en France. Dans ce territoire abandonné, où planent les ombres du passé et la violence du présent, le destin de Loïc, très tôt frappé par le malheur, semble inexorable. Greta saura-t-elle infléchir le cours de cette vie ?

    « On retrouve dans ce nouveau roman la tonalité si singulière de Françoise Henry, toute en sobriété et en délicatesse, et l'attention aiguë qu'elle porte aux êtres les plus démunis, ces simples dont nul n'a le souci. ».
    Sylvie Germain.

  • Sur le vif

    Eric Neuhoff

    • Rocher
    • 7 Octobre 2020

    De Bardot à Sagan, en passant par Beigbeder, Deneuve, Orson Welles ou encore Louise de Vilmorin, sans oublier des lieux qui lui sont chers, de Saint-Jean-de-Luz à Los Angeles, Éric Neuhoff croque paysages et personnalités de la littérature et du 7e art. Des portraits ciselés, des atmosphères saisies à la pointe sèche, et autant de souvenirs de son enfance à aujourd'hui.
    Avec Sur le vif, Éric Neuhoff livre des mythologies intimes, à la hussarde et façon puzzle, comme une nouvelle « recherche du temps perdu » signée Neuhoff. À lire comme on boirait un gin tonic ou un Moscow mule.

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