Recherches

  • Une vie à travers le siècle. Tel est le parcours de Narcisse Bouron, officier et écrivain originaire de Sainte-Hermine, au coeur de la Plaine vendéenne.
    Août?1914?: blessé, il se retrouve prisonnier dès les premiers jours de combat?; il subira le même sort en mai?1940?! Cette longue captivité, marquée par des drames familiaux, n'entame ni sa volonté, ni sa foi. Maniant la plume comme le sabre, l'écriture, sa «?seconde respiration?», devient son évasion?: la poésie, l'histoire, le roman, le théâtre lui offrent une échappée salutaire...
    Entre les deux guerres, c'est en Syrie, dans le djebel Druze, que l'officier mène des actions militaires. Son séjour au Levant lui donnera matière à écrire une Histoire des Druzes et à prolonger son aventure dans un roman, Kalaat-Allah, la forteresse de Dieu.
    En retraite, sa plume ne désarme pas car, prenant de plein fouet les bouleversements socio-culturels des Trente Glorieuses, Narcisse Bouron est de cette génération qui ne les comprend pas vraiment, voire entend vainement les affronter.
    Narcisse Bouron ou le témoignage d'un officier-écrivain qui a traversé le XXe?siècle.

    Après Le mystérieux sacrifice du lieutenant Deligné?(mai?1918), Othello Astoul, ancien officier de Marine, propose ici le récit de la vie de son grand-père, Narcisse Bouron.
    L'ensemble de son oeuvre et de sa correspondance lui ont permis de lui rendre hommage à travers ce livre.

  • Pour Charles Waserscztajn, tout a commencé par une erreur lors de son enregistrement à l'Assistance publique, le 6 décembre 1940. Tauba, sa mère, jeune femme juive polonaise réfugiée en France depuis 1938, totalement démunie, sans solution, confie « provisoirement » son enfant à l'institution publique. En fait, celle-ci enregistre un abandon « définitif ». Cette erreur sauvera l'enfant de la déportation...Mais elle séparera définitivement l'enfant de sa mère. Tauba, engagée dans de nombreuses démarches pour récupérer son enfant, refusera de quitter Paris, au péril de sa vie...En 2001, Charles découvre son histoire dans le dossier conservé à l'Assistance publique et commence alors une enquête sur ce passé inconnu, sur les traces de ses parents déportés à Auschwitz et de sa petite enfance passée chez des nourrices dans le Berry. À la fois travail de mémoire et recherche à dimension historique, ce récit autobiographique entremêle l'itinéraire personnel, chaotique et attachant, d'un orphelin et les pages tragiques des rafles parisiennes, du camp d'internement de Pithiviers et de la Shoah. Documents administratifs inédits et photos familiales nous donnent à partager le parcours singulier d'un enfant de l'Assistance publique qui a su surmonter les épreuves de la vie, mû par une foi inébranlable dans les vertus égalitaires de la République, parce que celle-ci sait donner sa chance à ceux qui choisissent de la saisir.

  • « Ô nuit ! c'était la nuit, La nuit des longs couteaux répandue sur la terre.
    Les bottes des légions nazies martelaient les rues de Paris.
    Étudiants, vous cherchiez la lumière».

    Oeuvre bouleversante, le Chemin de croix du bon larron est une représentation très réaliste de la Passion du Christ. Elle fut imaginée par le résistant Maurice de La Pintière (1920-2006) à partir de sa douloureuse expérience des camps de Dora et Buchenwald où il fut interné de 1943 à 1945. Du baiser de Judas à la mise au tombeau, le bon larron suit les pas de Jésus jusque dans sa descente aux enfers. Dans une ultime station sur la Résurrection, ajoutée au chemin de croix traditionnel, la lumière surgit des ténèbres.
    À ces dessins sont associés ici les mots, sobres et profonds, de l'écrivain vendéen Yves Viollier. Son texte méditatif répond comme en écho aux crayonnés de La Pintière et invite au recueillement. Sous la plume de l'écrivain et le trait du dessinateur, une ode à la vie, à l'espérance et au pardon. Pour ne pas oublier.
    Avant-propos d'Henry-Claude Cousseau, présentation d'Yves-Jean Riou et témoignage de Bruno de La Pintière.

  • Dans ce livre, il nous présente bien sûr les meilleures blagues par thème, mais aussi des infos loufoques, les meilleurs bêtisiers, les fameux " M.
    Et Mme ont... ", " les Petites Annonces... ", " Le comble de ... ", et bien d'autres surprises... Si bien que non seulement nous apprendrez (ou réapprendrez) vous-même à rire, mais encore vous pourrez transmettre cette nouvelle attitude à notre entourage. Et tout le monde s'en portera mieux !

  • La Guyane française, avec sa grande richesse culturelle et linguistique, offre un observatoire privilégié pour l'étude des relations entre langue et société. On y parle en effet une trentaine de langues d'origines multiples : langues créoles, amérindiennes, asiatiques, européennes. Des populations aux histoires diverses participent aux processus de migrations et d'urbanisation, se trouvant ainsi confrontées aux langues et cultures dominantes de la région. Tant dans le domaine de l'éducation que dans celui de la santé ou de la justice, la promotion quasi-unique du français conduit à des difficultés d'ordre linguistique et culturel à l'origine d'importants problèmes sociaux. Linguistes, anthropologues, sociologues, historiens, dicacticiens, psychologues croisent ici leurs analyses pour susciter des politiques prenant en compte la spécifié des langues et cultures guyanaises. Cet ouvrage s'adresse à la communauté universitaire, aux pouvoirs publics, aux enseignants, aux acteurs sociaux, mais également à tout lecteur concerné par les questions sociolinguistiques et anthropologiques telles que le contact des langues et des cultures, le rôle des représentations culturelles dans l'apprentissage des langues, la construction de l'identité et la place des langues dans cette construction.

  • Même si les patoisants s'apparentent aujourd'hui aux gardiens de civilisations menacées d'extinction, on constate régulièrement de quelles richesses ils sont les dépositaires et de quel patrimoine exceptionnel leurs voix sont encore l'écho. Dans cet ouvrage, Pierre Rézau se livre à une remarquable défense et illustration des patois de Vendée. Il nous offre une magnifique collecte, glanée aux quatre coins du département, sur une période allant du Premier empire à l'ère numérique : de la célèbre chanson de Nichan (1806), qui fit fureur aux Sables-d'Olonne tout au long du 19e siècle, jusqu'à un coup d'oeil en 2008 sur la " Toile ", où le patois a désormais ses niches, le lecteur peut apprécier la diversité et la fécondité des patois vendéens, entre côte atltantique, bocage et marais.

    Cet ouvrage se présente sous la forme d'un recueil de textes recueillis sur une période de deux siècles, accompagnés pour chacun d'un lexique étymologique.

  • « Détruisez la Vendée » La guerre de Vendée a-t-elle fait 100 000, 250 000 ou 600 000 morts oe Après deux siècles de polémiques partisanes, Jacques Hussenet mobilise ici les méthodes les plus sûres pour clore enfin le débat. Mais c'est à propos des soldats révolutionnaires, ces oubliés, que ce livre apporte peut-être le plus révélations. Cet ouvrage collectif est aussi un précis d'histoire de la guerre de Vendée particulièrement commode. Chacun y trouvera, pour sa commune, le nombre de disparus et les titres qui lui permettront d'affiner ses propres recherches. Au total, le bilan et l'outil de travail qui nous manquaient.

  • Le 25 mai 1804, voilà deux siècles, Napoléon a fait de La Roche-sur-Yon, une modeste bourgade de 650 habitants, le chef-lieu de la Vendée. Certes, il veut en finir avec la Vendée rebelle, mais quelles sont réellement ses intentions ? Cet ouvrage, préfacé par Jean Tulard, relate l'extraordinaire aventure d'hommes confrontés à un pari impossible. Initialement prévu pour 12 à 15 000 habitants, le pentagone yonnais n'en comptera pas 2 000 en 1812, et il faudra près d'un siècle pour atteindre cet objectif. Un livre indispensable pour qui veut comprendre toute l'ambiguïté des liens entre Napoléon, sa nouvelle ville et la Vendée.

  • Vingt-cinq ans durant, ce marin-pêcheur aura tenu au jour le jour la chronique de La Chaume et des Sables à l'apogée des voiles de travail. Dans son manuscrit de 2 400 pages orné de 975 gouaches d'une extraordinaire fraîcheur, il nous dit le bonheur d'une pêche fructueuse qui alimentera en sardines ou en thons la vingtaine de conserveries du grand port vendéen. L'inquiétude lorsque le temps fraîchit et que les hommes ne sont pas rentrés. Le désespoir des leurs enfin de voir les barques se fracasser sous leurs yeux, comme en cette nuit du 27 au 28 janvier 1881 qui a fait, rien qu'aux Sables, 52 péris en mer et 62 orphelins. Dont le petit Paul-Émile, 7 ans.

    Mais comment ce pêcheur que la pauvreté des siens a fait embarquer à 11 ans, a-t-il pu devenir la voix de ceux qui ne se disent pas ? C'est un « hussard noir » de la République qui, à cet hypersensible, a donné l'art d'écrire et l'universelle curiosité. Et l'on découvre ici ce jour de 1897 où cet estropié affectif, surmontant son désespoir, entreprend de faire de sa vie des Aventures.

    Il nous introduit ainsi dans l'intimité de ces hommes violents et généreux, aussi individualistes que fraternels et solidaires. Des migrants de la première ou de la deuxième génération qui, en moins d'un siècle, font presque quadrupler une population sablaise que la ruine de la Grande pêche avait réduite à moins de 5 000 âmes. En 1881, on y compte rien moins que 397 canots, 118 chaloupes et 15 autres bâtiments. La crise venue, les marins-pêcheurs prennent des risques insensés. Mais, pour sauver la vie de leurs frères, ils savent aussi offrir la leur. Ainsi Pajot, même s'il le tait dans son Journal, en est à 32 ans à son douzième sauvetage.

    C'est ce don de soi qui, la guerre venue, donne à comprendre le consentement au sacrifice. Nulle haine pourtant, chez cet homme épris de justice et de démocratie. À ceux qu'anéantit l'effroyable boucherie en cours, à ces héros condamnés à l'anonymat, il entreprend de restituer couleur et vie en une stupéfiante galerie de 681 portraits. Mais c'est lorsque les sous-marins ennemis viennent couler les chalutiers, que l'indignation de Pajot se déchaîne contre les Pirates. Notre témoin alors de célébrer la courageuse résistance du chalutier Hyacinthe Yvonne. Et surtout la geste héroïque des sauveteurs de l'île d'Yeu, qui se sacrifient pour secourir les Norvégiens de l'Ymer.

    On connaissait Pajot pour ses « portraits de bateaux » qui, depuis 1896, lui sont commandés par d'autres marins pour leur scrupuleuse exactitude, et aussi parce que nul autre n'a su comme lui exprimer l'angoisse du naufrage. Cocteau, qui avait tout compris, en célébrait la mystérieuse vérité. Et il ne le savait pas écrivain !

    Enfin publié, le grand livre de la vie du marin-pêcheur chaumois, augmenté de ses poèmes, nous livre l'âme de ces marins-pêcheurs qui naturellement ne se disent pas.

  • Cet ouvrage résulte du groupement des cinq cahiers annuels successifs édités par l'ARDHAN de 2014 à 2018, avec le soutien de la commission du centenaire de la Grande Guerre.
    Il remplace opportunément le livre ARDHAN n° 10, édité en 1999, maintenant épuisé, dont le sujet était limité à l'Aviation maritime française pendant la Grande Guerre. Cette fois, c'est l'ensemble de l'Aéronautique maritime qui est couvert avec ses deux composantes : l'Aviation maritime (les plus lourds que l'air) et l'Aérostation maritime (les plus légers que l'air).
    Au début de la guerre, l'Aviation maritime est très modeste. Elle compte 26 pilotes et 14 hydravions. Deux escadrilles sont mises en place à Bonifacio en août et à Nice d'août à novembre, afin de surveiller l'attitude des forces italiennes dont la neutralité est vacillante. Une escadrille de Nieuport est envoyée à Port-Saïd, en novembre 1914 menant jusqu'en avril 1916, des missions le long des côtes de Palestine et en mer Rouge, pour surveiller et attaquer les forces turques qui menacent le canal de Suez. En janvier 1915, deux escadrilles sont créées à Dunkerque. Elles y coopèrent avec l'Aviation militaire sur le front des Flandres. À la demande de l'Italie, une escadrille d'hydravions est installée en juin 1915 à Venise et elle intervient à plusieurs reprises contre des navires et des sous-marins autrichiens, jusqu'en avril 1917.
    L'Aérostation maritime reçoit ses premiers dirigeables en décembre 1915. Ils sont chargés de lutter contre les sous-marins, en coopération avec les hydravions. Les dirigeables de l'Armée sont transférés à la Marine en 1916 et 1917. Quant aux ballons captifs, munis d'une nacelle d'observation et remorqués par de petits bâtiments, ils apparaissent en avril 1917 et sont chargés du repérage de mines en zone côtière.
    C'est à partir de 1917 que l'Aéronautique maritime va se développer considérablement dans la lutte anti-sous-marine. Les sous-marins allemands constituent pour la France et ses alliés une très grave menace, si bien que le ministre de la Marine crée, en juin 1917, une Direction générale de la guerre sous-marine à laquelle sont subordonnés tous les moyens navals et aériens concourant à la lutte contre les sous-marins ennemis. De très nombreux centres d'hydravions, de dirigeables et de ballons captifs sont alors installés le long des côtes de France et d'Afrique du Nord, en Grèce, au Portugal et même à Dakar.
    À la fin de la guerre, l'Aviation maritime aligne près de 700 hydravions des types FBA, Donnet-Denhaut, Tellier, Georges Lévy, Hanriot, sans compter plusieurs centaines d'autres en réserve. Au total l'Aviation maritime aura reçu près de 3 000 appareils de 1910 à 1918. Ils sont répartis dans 36 centres comportant des postes de combat annexes. L'Aérostation maritime a en service plus de 200 ballons captifs répartis en 18 centres et 37 dirigeables sur 12 centres. Le personnel volant de l'Aviation maritime comprend 650 pilotes et 700 observateurs d'hydravions et d'avions, et celui de l'Aérostation comprend 100 pilotes de dirigeables et 500 volants sur dirigeables ou captifs. L'ensemble des centres de l'Aéronautique maritime emploie 11 000 marins soit 7 % des effectifs de la Marine.
    L'Aéronautique maritime a considérablement gêné l'action sous-marine ennemie et ainsi remporté un véritable succès. C'est sa contribution première à la victoire.
    Cet ouvrage résulte du groupement des cinq cahiers annuels successifs édités par l'ARDHAN de 2014 à 2018, avec le soutien de la commission du centenaire de la Grande Guerre.
    Il remplace opportunément le livre ARDHAN n° 10, édité en 1999, maintenant épuisé, dont le sujet était limité à l'Aviation maritime française pendant la Grande Guerre. Cette fois, c'est l'ensemble de l'Aéronautique maritime qui est couvert avec ses deux composantes : l'Aviation maritime (les plus lourds que l'air) et l'Aérostation maritime (les plus légers que l'air).
    Au début de la guerre, l'Aviation maritime est très modeste. Elle compte 26 pilotes et 14 hydravions. Deux escadrilles sont mises en place à Bonifacio en août et à Nice d'août à novembre, afin de surveiller l'attitude des forces italiennes dont la neutralité est vacillante. Une escadrille de Nieuport est envoyée à Port-Saïd, en novembre 1914 menant jusqu'en avril 1916, des missions le long des côtes de Palestine et en mer Rouge, pour surveiller et attaquer les forces turques qui menacent le canal de Suez. En janvier 1915, deux escadrilles sont créées à Dunkerque. Elles y coopèrent avec l'Aviation militaire sur le front des Flandres. À la demande de l'Italie, une escadrille d'hydravions est installée en juin 1915 à Venise et elle intervient à plusieurs reprises contre des navires et des sous-marins autrichiens, jusqu'en avril 1917.
    L'Aérostation maritime reçoit ses premiers dirigeables en décembre 1915. Ils sont chargés de lutter contre les sous-marins, en coopération avec les hydravions. Les dirigeables de l'Armée sont transférés à la Marine en 1916 et 1917. Quant aux ballons captifs, munis d'une nacelle d'observation et remorqués par de petits bâtiments, ils apparaissent en avril 1917 et sont chargés du repérage de mines en zone côtière.
    C'est à partir de 1917 que l'Aéronautique maritime va se développer considérablement dans la lutte anti-sous-marine. Les sous-marins allemands constituent pour la France et ses alliés une très grave menace, si bien que le ministre de la Marine crée, en juin 1917, une Direction générale de la guerre sous-marine à laquelle sont subordonnés tous les moyens navals et aériens concourant à la lutte contre les sous-marins ennemis. De très nombreux centres d'hydravions, de dirigeables et de ballons captifs sont alors installés le long des côtes de France et d'Afrique du Nord, en Grèce, au Portugal et même à Dakar.
    À la fin de la guerre, l'Aviation maritime aligne près de 700 hydravions des types FBA, Donnet-Denhaut, Tellier, Georges Lévy, Hanriot, sans compter plusieurs centaines d'autres en réserve. Au total l'Aviation maritime aura reçu près de 3 000 appareils de 1910 à 1918. Ils sont répartis dans 36 centres comportant des postes de combat annexes. L'Aérostation maritime a en service plus de 200 ballons captifs répartis en 18 centres et 37 dirigeables sur 12 centres. Le personnel volant de l'Aviation maritime comprend 650 pilotes et 700 observateurs d'hydravions et d'avions, et celui de l'Aérostation comprend 100 pilotes de dirigeables et 500 volants sur dirigeables ou captifs. L'ensemble des centres de l'Aéronautique maritime emploie 11 000 marins soit 7 % des effectifs de la Marine.
    L'Aéronautique maritime a considérablement gêné l'action sous-marine ennemie et ainsi remporté un véritable succès. C'est sa contribution première à la victoire.

  • La pandémie de sida, qui a constitué l'un des défis majeurs dans le champ de la santé à la fin du XXe siècle, a donné lieu à une importante mobilisation de la société civile, au Nord dans un premier temps, relayée et incarnée ensuite dans les pays du Sud. Pour la première fois, un ouvrage est consacré aux mobilisations collectives face au sida, en Afrique, en Asie, en Amérique latine. Il décrit comment émergent et s'organisent ces mobilisations à la fois au niveau local et global, et rend compte également des mutations sociologiques qu'elles induisent.

    Les auteurs décryptent le mouvement social transnational de lutte, et en particulier les positions spécifiques des associations dans les pays non occidentaux. Ils mettent en valeur les dynamiques de cette mobilisation et les formes de la solidarité entre associations du Sud et du Nord, avec leurs succès et leurs contradictions. Ils présentent également les arguments économiques pour améliorer l'accès aux traitements pour les populations du Sud ainsi que les positions contrastées des associations du Nord face à la complexité des situations au Sud.

    À travers ce prisme des mobilisations et le large éventail des situations géographiques, sociales et politiques présentées, l'ouvrage est révélateur du bouleversement global qui traverse nos sociétés contemporaines, face à une maladie qui constitue à la fois un marqueur des inégalités mais également de la solidarité de la société civile à l'échelle mondiale.

  • Chikungunya, dengue, fièvre catarrhale ovine. La forte recrudescence au cours de ces dernières années de maladies transmises par des insectes vecteurs constitue aujourd'hui une préoccupation majeure de santé publique, dans ses composantes humaine et animale. La « lutte antivectorielle » a pour objectifs de minimiser les risques d'endémisation ou d'épidémisation, de diminuer la transmission d'agents pathogènes par des vecteurs et de gérer les épidémies dans un cadre stratégique formalisé.

    Cinq ministères français ont demandé en 2008 à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) de produire un état des lieux complet et une analyse pluridisciplinaire des dispositifs de lutte antivectorielle en métropole et dans les régions ultra-marines. Le cadre de la gouvernance et la répartition des compétences, les conditions générales de mise en oeuvre de la lutte antivectorielle, les pratiques et modalités d'évaluation de la lutte, les outils et leviers d'anticipation ont ainsi été examinés par un collège d'experts qui en restitue ici le bilan détaillé.

    Au-delà, cette expertise collégiale met en lumière les évolutions indispensables que doit connaître ce domaine sensible et livre des recommandations en vue d'une refondation des politiques de lutte. Les défis à relever et les stratégies à concevoir pour le contrôle des risques sont d'autant plus complexes que les changements globaux (climatiques, environnementaux, sociétaux) influencent considérablement les systèmes vectoriels.

  • 55 communications, principalement de la botanique et de la zoologie qui abordent les grands problèmes actuels de biodiversité, de protection et d'environnement.

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