Prolegomenes

  • « Du Djurdjura à Manhattan, résilience, pouvoir et philanthropie » est, à la fois, récit d'une vie, philosophie d'un engagement permanent, partage d'expériences et de réflexions sur la santé dans le monde. Industriel, homme de pouvoir et de réseaux, philanthrope, Mohand Sidi Saïd est parti de rien. Il se livre ici plus complètement que par le passé et souligne que la résilience est indissociable de son parcours, de même que le travail, le goût d'apprendre, la volonté d'aller toujours de l'avant, sans oublier ses origines.
    La crise sanitaire qui, en 2020, a frappé l'humanité, a renforcé Mohand Sidi Saïd dans ses convictions, ses valeurs, il se bat depuis des années pour un accès aux médicaments et aux soins plus juste et universel et en France pour un Grenelle de la santé. L'actualité lui donne raison !
    Plus que jamais, il souhaite convaincre son lecteur qu'un avenir solidaire est possible. Puissent ces quelques pages contribuer à inspirer les générations, celles d'aujourd'hui et de demain...

  • Par les ombres parlantes

    Marc Ross

    Graves et colorées les ombres s'avancent et les mots s'étirent, caressent et se lient... pour nous entraîner dans un monde conscient et magique, éblouissant et sombre, attentif et serein... un espace de poésie où les sujets inquiets se rassérènent auprès des « contours illimités d'arbres devenus virtuoses » !

  • La vie héroïque de Gracia Hosokawa Tama, épouse d'un noble et fougueux samouraï dans le fascinant Japon de la deuxième moitié du XVIème siècle, méritait un récit. Gracia a traversé les 4 siècles qui nous séparent de son destin, en restant dans le coeur des Japonais la "Belle Dame", symbole de l'intelligence et du courage...

  • Narcisse

    Joachim Gasquet

    Choisir de rééditer un tel ouvrage, ancien et non «achevé», simplement parce qu'il est introuvable, parce que né de la plume d'un poète d'Aix-en-Provence exclusivement reconnu pour ses conversations et son amitié avec Paul CEZANNE, tout est bon à prendre, ou parce que tout l'Oeuvre de cet auteur éguillen Joachim GASQUET, devrait participer de la vie intellectuelle du Pays d'Aix en 1900 et s'imposer à notre connaissance ? Non, bien sincèrement et simplement, parce que l'intemporalité du thème de Narcisse, méritait en soi qu'on s'y penche, ouvrant sur la pérennité ou la récurrence d'un certain symbolisme en poésie, sa spécificité d'inclassable et ses évolutions...

  • Amours de Verdon

    Maurice Audier

    Aujourd'hui, bien souvent absurde dans ses extrêmes, autant que facteur de troubles, de désordre, de révolte pour ceux qui ne peuvent y accéder, l'illusoire progrès fréquente l'oeuvre de Maurice Audier qui toute sa vie a lutté contre la perte du sens et l'emballement du temps, avec ses armes de paysan puis d'écrivain. S'il laisse à d'autres la moralisation de tout cela, il s'attarde aujourd'hui avec ce roman à mettre l'accent sur l'essentiel, la puissante imagination créatrice de l'homme, le déclencheur de sa motivation. Au travers de ses personnages qui évoluent dans la plénitude austère de la Haute-Provence d'autrefois, on découvre aussi l'image de la beauté de la femme face au désir de l'homme...

  • Ni érotique, ni platonicienne, cette histoire d'amour retrace le parcours de plusieurs couples, dans l'approche de l'Union. Etienne, le personnage principal, devenu muet à treize ans donne aussi la dimension que peut prendre l'esprit humain, face au drame, dans les remous d'une âme entre doute et certitude. Enfin, son espoir de bonheur avec celle qui sera sa voix.

  • Distances

    Clarisse Frontin

    Difficile de ranger cet ouvrage... Roman initiatique, Essai polémique, Conte philosophique ou Poésie mystique ; Distances visite les frontières. Récit fictionnel et polyphonique présentant trois styles de police comme des temps de réflexion, d'expériences ou d'intuition, ménageant des espaces de retournement sur le cheminement d'une pensée à la porte de sa mort, argumentant sur le sens de la vie en faisant intervenir de multiples personnages, voix et références et jouant en toute liberté avec la syntaxe et la plasticité lexicale ;
    Distances propose donc au lecteur de se laisser déranger juste au seuil de ses limites, là où commence la Poésie.

  • Orphelines ou fertiles, solidaires ou tremblées... saisies dans toute l'instantanéité de l'action ou de l'absence, ces mains nous guident, nous miment et nous supplient au gré des poses musicales et colorées de la chair. Ce recueil illustré par des dessins de Coralie Ross condense la justesse des évocations, la brutalité de la vie et l'espoir infini placé en nos coeurs comme en toutes ces mains alors unies à l'invisible.

  • « Être vie, vent ; nous, rire les lents demain » est un recueil incisif et sensible, une somme raisonnée de poèmes à rimes, de vers à rythmes réguliers ou libres, de chansons, de dialogue ou textes poétiques en prose..., un florilège prélevé dans la production hétéroclite et prolifique d'une artiste aux multiples facettes et ordonné en cinq chapitres, aux titres-valises, qui figurent les cinq grands thèmes de prédilection de Émilie GANDOIS. La poétesse, autrice, comédienne et chanteuse, s'approprie le quotidien pour nous toucher là où ça fait du mal et du bien, entre la rage et la tendresse. Elle nous assène des vérités sur le monde, dépeint des possibles exploits issus de nos faiblesses, se penche sur les relations hommes-femmes, mères-enfants, sur l'amour, la solitude, la violence et l'espérance... Illustré par les créations de SYRANO, ami artiste, pluriel lui aussi, auteur-compositeur-interprète-réalisateur et graphiste, ce recueil manifeste la vision aiguë d'une génération et l'urgence de dire, de traduire et de partager.

  • Banales barbaries

    Michel Cahour

    "Dans ce 14ème recueil de l'auteur, le poète tel un artiste provocateur, libre, engagé et conscient a décidé de prendre pour objet ce qui nous concerne intimement et que nous fuyons instinctivement, ce que les journalistes nous rapportent et que nous subissons de manière ponctuelle, tantôt affectés, effarés, révoltés, détracteurs puis détachés, désarmés, impuissants... !
    Michel CAHOUR, lui, se rebelle et saisit ses mots bien affûtés, sans débauche de moyens il livre bataille : «On peut chanter l'amour, les fleurs, les petits oiseaux, parler de tout ce qui va bien, de tout ce qui est beau, célébrer l'enfance, la tendresse et l'espoir. Mais il y a aussi de par le monde des horreurs et des atrocités qui épouvantent et qui révulsent. Doit-on les ignorer ? Ne faut-il pas les décrire pour mieux les dénoncer ? J'ai choisi de dire ces banales barbaries avec les mots les plus banals, les plus simples et les plus anodins en me gardant de tout pathos, avec un peu de dérision pour mieux en souligner l'absurdité.» Michel Cahour."

  • Parmi les égarés

    Marc Ross

    "Soixante cinq ans après le séisme d'Orléansville, Marc Ross ramasse ennla plume de ses souvenirs* liés au 9 septembre 1954 et nous ore à travers ce recueil celle qui lui appartient désormais, celle qui parvient à exorciser le drame vécu par tant d'hommes, de femmes et d'enfants, celle qui reconstruit une ville sur le territoire poétique et celle qui révèle «la vocation à exprimer les émotions éprouvées» tel l'affirme le préfacier.
    Après la déambulation dans Manhattan, de AlphaBet City, son précédent ouvrage, c'est ici la débandade Parmi les égarés : un grand «remue-ménage» gravé dans le regard d'un enfant de six ans, avec son imaginaire, ses références, réfléchi dans celui de l'homme devenu, avec ses réflexions, ses points de vue, sa rage ou bien sa mansuétude, mais encore sculpté dans celui du poète, avec ses champs lexicaux entremêlés, ses personnifications végétales, mobilières, immobilières et sa musicalité plurielle et rémanente...
    * en référence à l'image de Erri de Luca, issue d'un vers mis en exergue par l'auteur (p5)."

  • La nostalgie de l'ange, oui d'un ange descendu sur terre, dans le centre d'un monde qu'il avait pour mission de créer. Cette pincée de tuiles, ce bout de terre, ce lopin, devient, pour Giono, et pour ses lecteurs, l'univers tout entier. Jean Giono est l'un des plus grands - et des plus prolifiques - écrivains de langue française du XXe siècle. Ses prodigieuses capacités d'invention romanesque ont été notamment révélées au grand public par l'adaptation de son oeuvre au cinéma, Le Hussard sur le toit, le film que Jean-Paul Rappeneau a réalisé en 1995.

  • Verre ouvert

    Clarisse Frontin

    Ici, la matière brute est un point de départ qui conduit au Beau et à l'Idéal. À cette démarche correspond une poétique dérangeante, souvent absconse, toujours inspirée, et qui dit le pouvoir sacré du Verbe et de l'Art. Par le rythme, la syntaxe et le vocabulaire rare, Frontin crée une langue qui ressuscite l'absente de tous bouquets suggérée par Mallarmé. Le poème, comme le tableau qu'il explique (?) devient un monde dont le sens naît de la résonance. Le vers se fait couleur, musique, richesse de la sensation et de l'émotion, concours de tous les arts suscitant le miracle.

  • éphémérides

    Michel Cahour

    Michel CAHOUR a été distingué par plusieurs prix dont le 1er Prix de Poésie du Cercle Poétique Sainte-Victoire (2010) et plusieurs de ses recueils sont en cours de traduction en hongrois. En 1972 il rencontre Aragon qui préface son recueil "Banquises". Romancier et nouvelliste il a également témoigné de sa vie menée au Laos, et écrit 2 romans sur ce pays. Du même auteur aux Editions Prolégomènes : "Voyages" (2008), "Dire la vie" (2009) et "Poèmes du temps qui passe" (2010).

  • Issu d'une lignée de paysans-laboureurs du terroir d'Aix, Maurice Audier caresse ici les mots comme ses graines, comptées, ordonnées, colorées, naturelles... capables de germer dans le coeur comme dans la terre pour peu qu'on sache respecter Nature et Création. Récolte de semis poétiques célébrant la Beauté, le Métier, les êtres dissimulés ou les éléments... ce recueil est aussi le témoin des dérives d'un siècle et l'expression d'une conscience.

  • Annie Fournier vit à Salon de Provence. Professeur de lettres et responsable de formation, la poésie est pour elle un domaine familier dans lequel elle trouve son énergie et les réponses à ses questions. Le sonnet, forme régulière pour encadrer l'expression libre et libératrice des images poétiques, lui offre toutes les garanties de joie d'écrire, de lire, et de partager avec ses lecteurs le bonheur d'être une vivante-qui-interprète-le-monde. Epanouir en soi l'Humanité, voilà bien l'intentionnalité de cette amoureuse du beau langage...

  • C'est à un panorama quasi exhaustif des fontaines aixoises et des monuments aquatiques des 34 villes et villages du Pays d'Aix qu'invite ce livre, fruit de l'exposition éponyme présentée par la SEMEPA en 2009-2010, à Aix et en Pays d'Aix. La fontaine, c'est la vie permise par l'eau, c'est la vie avec ses émotions traduites par les mascarons, c'est la vie avec la convivialité des margelles, la possibilité de se désaltérer, de se rafraîchir ou simplement de s'émerveiller de la finesse d'une sculpture, de la simplicité d'une ferronnerie, de la délicatesse de l'eau qui tombe dans une vasque.

  • Recueil de nouvelles et témoignage passionnant sur quelques moments « d'une vie éparpillée entre le ciel et la terre ». Ce peut être à Berlin, Strasbourg, Colomb-Béchar, en Indochine ou sur la base de Courbessac peu importe, les souvenirs d'un parachutiste et d'un éminent journaliste à l'AFP (nommé en 1993 à la Rédaction en chef à Paris) ne peuvent que nous révéler quelques anecdotes et faits d'histoire « sautillants » !!  

  • Partirò !

    Pierre Commandoux

    Magnicence des grandes cités, berceau des Arts. Pauvreté du monde des Travailleurs.
    Plus encore que d'autres pays, c'est l'image de l'Italie au début du XXème siècle.
    Les guerres, les occupations étrangères durant des siècles ont amené toutes sortes de changements politiques, mais en même temps, l'information du peuple sur l'extérieur.
    Cette connaissance a engendré le mouvement d'émigration. Il a connu son apogée au début du vingtième siècle.
    La proximité géographique de la Provence et sa culture très voisine ont attiré un grand nombre de Piémontais, suivant paciquement le chemin bi millénaire des Romains vers l'Ouest.
    L'auteur a voulu décrire le parcours typique de ses beaux-parents, immigrés du début du siècle dernier. A travers l'histoire de ce couple de travailleurs, c'est la réussite, récompense de l'eort, de la parfaite intégration et par-dessus tout d'un indéfectible amour humain, qui est dévoilé avec beaucoup de pudeur à chaque page de ce récit.

  • Le réveil du passé

    Danièle Audier

    Grâce à de patientes et passionnées recherches sur l'Histoire, les lieux et les hommes, Danièle AUDIER a su réveiller le passé. Elle nous offre ici, une reconstitution sensible et inspirée de ce qu'a vécu Jehan, son lointain ancêtre ligure, né à Borgo del Marro, au XVème siècle. Son épopée est instructive et nous le suivrons jusqu'à sa dernière acquisition, rue Sainte Claire à Aix-en-Provence. Ce roman alimenté par de solides références, nous dévoile ainsi les vicissitudes d'une existence durant le Bas Moyen-Âge entre Italie et Provence : épidémies, famines, médecines, royaumes, mais surtout conditions de vie du monde paysan, coutumes, alimentations, cultures et pratiques agricoles, habitations, etc...

  • AlphaBet city

    Marc Ross

    "Ce recueil bilingue propose, en regard, les versions françaises et traduites en anglais par Jill Nirlo, d'une « Déambulation poétique » dans un quartier de l'arrondissement de Manhattan à New York faisant partie de l'East Village. AlphaBet City tient son nom du carré que constituent les avenues A, B, C, et D (les seules avenues portant une lettre), limité au nord par la 14ème rue et au sud par Houston Street. Au fil de ce nouveau recueil illustré de photos multicolores, Marc Ross invite donc le lecteur à déambuler à ses cotés le long de ces avenues grouillantes d'imprévus, de personnages croisés ou de mémoires resurgies... mais aussi, à suivre sa cadence, les vibrations de la ville, à s'arrêter, à sentir, à lever les yeux, à se retourner, à écouter, à voir... Alors, tous nos sens passant des fresques colorées aux pauses de verdure, des aléas aux émerveillements et des briques typiques aux avenantes devantures, subrepticement le rythme du poète s'installe et notre promenade visuelle et virtuelle devient le murmure d'un AlphaBet gorgé de passions et de compassion.
    Suivi de « Au Nuyorican Poets Café », texte créé à New York City, le 17 octobre 2016, à l'attention du public de ce lieu ô combien friand de poésie, attentif, et généreux en retour, et dont la présence devient pour le poète sur scène « un souffle qui unit la limite et l'illimité ! »"

  • Après avoir posé les amers de son Inspiration de Marin Poète, Jean-Claude Le Barde largue les amarres...
    Il nous propose de monter à bord de son tome 2 Vénération, «recueil-voilier» qui nous porte, au gré d'un vent largue*, voile détendue sur des flots turquoises, ondulatoires et maîtrisés.
    Le poète rend hommage «sur le pont» à tout ce qui a émerveillé et ému le marin : éléments de bateaux, cabines ou radeaux, records et traversées, hommes et femmes en mer ou à quai, du Japon à la Bretagne, de l'Inde au Groenland et nous propose de visiter «mille lieux» liés à des destins tendres, glorieux, parfois tragiques...
    Alors «Pourquoi pas ?» le suivre pour se souvenir ou s'initier, revivre les dés accomplis par les grands navigateurs qu'il vénère, naviguer avec eux sur de fragiles embarcations, adopter le rythme des quarts, découvrir l'océan indien comme la variété de ses côtes et se laisser conter, en vers, les usages et l'aventure vécue...
    * «Le largue est la meilleure allure : toutes les voiles portent sans s'abreyer, sans occasionner de dérive.» (Will. 1831). Citation dans Déf. Mar. du CNRTL.

  • Patchwork

    Michel Cahour

    D'ores et déjà auteur d'une vingtaine d'ouvrages, Michel CAHOUR se consacre actuellement à l'écriture soit de nouvelles, soit de poèmes, pas moins de 6 nouveaux recueils publiés en l'espace de 2 ans. Il est vrai que pour le poète les mots recèlent « la vérité du monde ». « Un jour sans poème » c'est « comme un jour sans soleil » nous confie-t-il dans Patchwork... La poésie de Michel CAHOUR a évolué, s'affranchissant des fioritures, des rimes, laissant la place au silence, positionnant chaque chute, définissant chaque emplacement pour fabriquer l'ouvrage bien cousu. Alors, une couverture de survie piquée de dérision, un tapis d'espoirs et « sa peau sous la robe », un manteau musical enveloppant du regard « un visage à aimer », mais aussi des jonchées de secondes attentives... et « une bouffée de bonheur », pour « rester après » « encore un peu »...

  • L'auteur, capitaine de frégate honoraire et capitaine au long cours est dans ce tome 3, instructeur par surcroît.Que nous soyons moussaillons ou initiés, cette dernière leçon de Navigation sonne comme un joyeux Précis de marine-poétique mais à la théorie s'ajoute la pratique, et moussons, tempêtes ou typhons ne nous épargnerons pas... Nous étudierons instruments et cartes, observerons le ciel et l'avis des dieux, reconnaîtrons emblèmes, navires et compagnies... distinguerons les marins d'avec les voyageurs et reniflerons les odeurs de cale. Nous boirons une gorgée d'eau de mer, plongerons aux creux des scélérates, subirons pirateries et abus d'armateurs... contemplerons des trésors aussi... gagnerons quelque escale riante ou féminine et partagerons cet amour sincère, infini du marin, sur le pont et jusqu'à bon port.

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