Plaisir De Lire

  • Entre histoire, mythologie et science-fiction, ce roman d´anticipation futuriste nous emmène de l´Angleterre à la Grèce, en parcourant de vastes territoires et la mémoire culturelle de nos civilisations, sur fond de fugue haletante.

  • Ar un jour pluvieux de printemps, Milliquet, aubergiste de son état, accueille sa jeune nièce Juliette, partie de Cuba à la mort de son père.

    Sa présence va éveiller la convoitise des uns et la jalousie des autres. Renvoyée par la patronne, elle passera l'été en compagnie de pêcheurs, semant le trouble chez les hommes du village qui seront amenés chacun à rêver et à projeter son enlèvement.

    Mais peut-on vraiment s'approprier la Beauté ? Tout comme dans le défilement des saisons, dans l'ordre du monde et sa nature parfois sauvage, « rien ne dure sur la terre, nulle part la beauté n'y a sa place bien longtemps ».

  • Arrivée à une impasse professionnelle, Marianne entrevoit comme seule issue une reconversion peu banale : passer de fleuriste à auxiliaire de police. Des fleurs aux amendes, il n'y a qu'un pas, qu'elle franchit presque sans sourciller, avec pour unique arme un stylo et un bulletin de contravention, Prise entre une enquête qui secoue ses collègues, un père râleur haut en couleurs et des adolescents imprévisibles, Marianne se demande si elle arrivera à tout contrôler.

    Et si l'ordre ne lui apportait pas le bonheur escompté ? Si la vie avait plus de saveur en s'autorisant à sortir du droit chemin ?

  • Joram

    Manuela Gay-Crosier

    Quel intérêt a la littérature lorsqu´on est enfermé et que l´on vit la dure réalité du système carcéral, pas toujours juste ni empreint de douceur ? Voilà le pari de Dolores, auquel elle consacre sa thèse littéraire : amener la littérature aux détenus et leur donner cet outil de libération des contraintes matérielles. Cet idéal se confrontera rapidement à la réalité : les prisonniers ont d´autres préoccupations et le font bien sentir à Dolores. L´un d´eux, Joram, se montre particulièrement revêche. Au fil du temps, cependant, il s´ouvre petit à petit, à travers l´écriture. Des secrets de son passé font surface. Que peut Dolores face à la détresse qu´elle découvre alors sous ces mots ? L´histoire de Joram se dévoile au fil de lettres où il confie à la jeune femme sa destinée pour le moins inhabituelle. Elle comprend alors qu´il purge une peine pour un crime qu´il n´a pas commis.

  • « Au village, on ne voit pas le soleil du 25 octobre au 13 avril : ses rayons ne passent pas la crête, il est trop bas. Cet hiver-là, le vieil Ansermez, herboriste et guérisseur respecté, annonce la mort du soleil au printemps. Certains y croient, d'autres pas. Les uns accumulent des provisions, se réfugient au fond de leur chalet et d'eux-mêmes. Les autres se préparent au printemps et partent à la rencontre du soleil ».

    Si le soleil ne revenait pas, publié pour la première fois en 1937 pendant la guerre civile d'Espagne et juste avant les événements dramatiques de 1939-1945, est une magnifique profession de foi en la vie. Il reste d'une actualité brûlante.

  • Aline

    Charles-Ferdinand Ramuz

    Elle vient d'une famille modeste, il est le fils de paysans riches.
    Elle vit une véritable idylle, il ne cherche qu'à apaiser sa faim.
    De l'histoire d'une jeune fille séduite par un coq de village et abandonnée lorsqu'elle est enceinte, C. F. Ramuz a réalisé un véritable petit chef-d'oeuvre, où la présence de la mort s'oppose à la force vitale de la nature.

    Publié pour la première fois en 1905, juste après la rédaction des Notes du Louvre (hiver 1902-1903) et l'édition du Petit Village (1903), Aline est le premier roman de C. F. Ramuz.

  • Par amitié pour Jeanne, auteure impétueuse et charismatique, Claire se voit contrainte d'accepter au pied levé une mission à laquelle rien ne la prédispose : animer un atelier d'écriture. Vaincue par les arguments de Jeanne, elle se résout à l'idée, persuadée qu'elle n'aura à traiter qu'avec deux participantes. C'est sans compter l'arrivée d'un fâcheux. La situation échappe alors rapidement au contrôle de Claire.

    Dans un huis clos sis au coeur de la campagne vaudoise, les personnages se voient embarqués bien au-delà` de ce qu'ils avaient imaginé, dans un kaléidoscopique jeu de cache-cache, ballotes, malmenés, tiraillés entre le désir de dire et celui de taire, emportés aux frontières de la fiction par l'imprévisible élan de la parole.

  • Derborence, un beau pâturage vert, peuplé pendant l'été de troupeaux et de bergers. Mais cette nuit-là, le 22 juin, un pan du massif des Diablerets s'est effondré sur les hommes et les bêtes, transformant le site en un paysage de désolation.

    Lorsque Antoine, le seul rescapé, réapparaît sept semaines plus tard, les habitants du village le prennent pour une âme égarée: poussé par le diable, vient-il rechercher des vivants? Retournera-t-il auprès des morts ou se laissera-t-il convaincre par sa jeune épouse de revenir à la vie?

    Derborence, oeuvre de maturité et roman le plus populaire de C. F. Ramuz, écrit en 1934. Histoire merveilleuse des relations entre l'homme et la montagne.

  • Un soldat revient de guerre, et se distrait en jouant du violon. Lorsqu´il rencontre le Diable dans la personne d´un vieillard, sa destinée bascule. Que choisir: la richesse, l´âme, le pouvoir, l´art? Son violon devient un symbole de l´âme et une monnaie d´échange pour accéder à la richesse ou encore à l´amour, quand la princesse tombe malade et que le roi la promet en mariage à celui qui saura la guérir.Après de multiples rencontres avec le Diable, le soldat saura-t-il résister au désir de liberté et d´inconnu et se garder de tomber du côté des ténèbres ? Cette histoire emprunte au mythe de Faust où, comme dans la légende d´Orphée, la musique a droit de vie ou de mort.L´Histoire du soldat, issue d´un conte populaire russe, est publiée à l´occasion du centenaire de l´oeuvre écrite par Ramuz et mise en musique par Stravinsky.Cet ouvrage comprend une seconde partie composée d´un appareil critique écrit par Georges Schürch, Alain Rochat et Philippe Girard.

  • La dernière exécution capitale du Valais eut lieu à Sion le 28 février 1842. L'attitude des trois condamnés, qui allèrent au devant de la mort avec le sourire, resta longtemps inscrite dans la mémoire des gens de la région.

    S. Corinna Bille nous offre le récit d'un amour si intense qu'il mena un couple au meurtre. Du fait divers, elle crée un drame universel, celui d'une passion amoureuse contrariée. Mais cet amour aussi terrible que discret s'inscrit également dans la vie d'un village, sous le regard de la jeune Marceline, témoin fasciné malgré elle par les amants.

    Trop belle, Théoda est l'exclue que l'on maudit en cachette et que l'on craint. Mais elle est également celle qu'on envie et qu'on plaint dans un même souffle. Insoumise par instinct et condamnée à un destin tragique, elle est l'une des plus belles figures féminines qui peuplent les récits de S. Corinna Bille.

  • « Comme il avait été convenu qu'il irait, ce dimanche-là, voir sa chèvre à Sassenaire, Jean-Luc Robille, après avoir mangé, pris son chapeau et son bâton. »

  • Entrez dans le monde enchanté de S. Corinna Bille, car c'est ici que bat avec vigueur le coeur des Alpes valaisannes et que foisonne une nature dont la réalité dépasse souvent celle des humains.

    Vous vivrez une nuit inoubliable dans un château où les invités se transforment en animaux ; vous rencontrerez des êtres fabuleux, d'une beauté indescriptible, près d'étangs cachés par les brumes ; vous apprendrez ce qui s'est passé dans les combles de ce gratte-ciel où un étroit lit laqué de blanc semble abandonné depuis peu ; vous visiterez aussi les couloirs et les chambres secrètes de la maison familiale, connue depuis l'enfance, et vous vous regarderez à votre tour dans le miroir de votre vie ; enfin, vous partirez avec Rose-de-nuit dans cet étrange train à la destination inconnue.

    Oui, entrez dans ce monde enchanté que S. Corinna Bille sait si bien décrire. Une part de vous y restera à jamais et vos rêves sauront s'y donner rendez-vous.

  • Au-dessus du village de Mièges en Valais, Maurice Farinet, fils de contrebandier, fabrique imperturbablement de la fausse monnaie avec de l'or qu'il recueille au sein de la plus haute montagne surplombant son village. Il écoule ses pièces d'or sans peine auprès des gens du pays, tous acquis à sa cause. N'est-ce pas de l'or pur officiellement attesté? Et cette monnaie n'est-elle pas plus fiable que celle du gouvernement? Arrêté à Aoste et condamné à six ans de réclusion, Farinet s'échappe de prison par deux fois et se réfugie toujours plus haut dans ses montagnes où il se croit invincible. Pourtant, malgré la solidarité villageoise, la proposition d'un compromis qui le fera renoncer à son or et l'amour entrevu dans le regard d'une jeune fille, le destin de cet esprit rebelle à toutes les lois humaines semble joué.
    L'histoire de Farinet, cet hymne à la liberté, est racontée par C. F. Ramuz dans une langue rude, simple, à la respiration haletante, reflétant bien le caractère et la vie des montagnards.

  • Une maison jaune

    Abigail Seran

    Un jour, Charlotte découvre dans la maison de maître où elle a récemment emménagé avec sa mère des petits papiers écrits bien des années auparavant. Curieuse, elle décide de remonter la trace de ces mots. Il s´avère qu´entre ces murs, deux autres adolescentes ont vécu avant elle : Léonie, issue d´une famille de notables de l´entre-deux-guerres et Pia, émigrée italienne dans les années cinquante.
    Chacune d´entre elles fera un bout de chemin dans cette maison qui aurait dû être jaune avec des destins bien différents. Pia, Charlotte et Léonie, trois univers entrelacés à ce moment de la vie si particulier qu´est le passage à l´âge adulte.
    D´une écriture pleine de justesse et de retenue, l´auteure nous fait traverser le vingtième siècle, au gré des doutes, des espoirs et des certitudes de ses héroïnes. Une histoire au suspense savamment tissé qui pourrait bien dévoiler que cette demeure n´est pas le seul point commun de ces jeunes filles.

  • Dans les hauts de Finhaut, en Valais, les éléments ont créé un coeur qui s'est creusé naturellement dans la roche. En 1863, Mathilde passe l'été à l'alpage, à proximité de ce coeur naturel, en compagnie de son mari et d'un mystérieux peintre anglais venu découvrir la beauté sauvage de la région. Entre la jeune femme mutique et Edward Milton, qui fuit les convenances que son rang veut lui imposer, un lien fort se développe. En ce lieu magique, une histoire d'amour interdite naît, qui mène à la passion chez les uns et à la folie, voire au crime, chez les autres.

    En 2015, Virginie réalise à Salvan une exposition sur les oeuvres de Milton, avec l'aide de l'héritier de ce dernier, Andrew. En plus de tableaux inédits représentant une mystérieuse jeune femme, elle découvre un journal intime, qui n'est autre que celui de Mathilde. Ce document l'emmène, et le lecteur avec elle, dans les tourments d'une femme prise dans les carcans de la société valaisanne du XIXe, la rudesse de la vie paysanne de l'époque, ainsi que les soubresauts d'une période historique aux prises avec d'importants changements politiques et religieux.

  • La mort du hibou Nouv.

empty