Parole Et Silence

  • 1975.  Miami.  Elizabeth  Jones  disparaît  de  façon  inexpliquée.  Elle  laisse  derrière  elle  une  petite  fille d'un  an,  Iliana,  et  un  mari  que  l'on  ne  tarde  pas  à  soupçonner  de  meurtre.  Vingt  ans  plus  tard,  Iliana reçoit  une  série  de  lettres  de  sa  mère.  Cette  dernière  ne  s'était  jamais  résolue  à  les  envoyer.  À travers  cette  correspondance,  la  jeune  femme  découvre  les  raisons  de  la  disparition  de  sa  mère.

    Mal de mère est le récit en miroir d'une mère et d'une fille face au dévoilement du secret de l'une et de l'obligation pour l'autre de réinventer, à partir de là, sa propre histoire. Elles vont se réapproprier leurs destins respectifs, hors des préjugés, des normes et de la fatalité qui emprisonnent la femme devenue mère.

  • L'élaboration de la «théologie fondamentale liturgique » constitue le projet auquel aboutit ce travail de thèse. La formule désigne une théologie fondamentale construite à partir de la liturgie. Nous proposons l'élaboration de celle ci dans le prolongement des affirmations établies par Catherine Pickstock lors du «tournant liturgique» de Radical Orthodoxy.

    Principalement initié par John Milbank, Radical Orthodoxy se proposait de faire apparaître la dimension théologique de l'être, puis Pickstock a très rapidement fait opérer au mouvement un « tournant liturgique », affirmant que cette dimension théologique requiert un langage et une connaissance liturgiques Pickstock affirme,d'une part, que la philosophie doit être comprise à partir de son achèvement dans la liturgie et, d'autre part, que la liturgie est « théologie », c'est-à-dire parole sur Dieu. De la sorte, la liturgie est à la jointure de la réflexion philosophique et du discours théologique. C'est pourquoi nous comprenons que, selon la terminologie catholique, le «tournant liturgique» de Radical Orthodoxy invite à construire la théologie fondamentale à partir de la liturgie. L'étude que nous menons ici montre l'intérêt et les limites de ce « tournant liturgique » dans l'élaboration d'une « théologie fondamentale liturgique », et propose un essai d'élaboration de cette dernière dans le cadre de la théologie catholique.

  • Toute Constitution digne de ce nom est conçue pour des citoyens libres.
    C'est à ceux-ci que le présent ouvrage s'adresse. Il entend mettre à leur disposition le texte même de la Constitution belge, dans sa version la plus récente, tout en les éclairant sur le contenu, la portée et les enjeux de chaque article constitutionnel. Les " lignes " et les " entrelignes " de la Constitution, en quelque sorte. Il s'agit, par là, d'entretenir, voire de renforcer, le lien étroit qui doit unir une Constitution à ses destinataires.
    Cet ouvrage est une oeuvre collective. Il a été réalisé conjointement par tous les membres - professeurs, assistants, chercheurs - du Département de droit public de l'Université Catholique de Louvain. Afin de renforcer la dimension citoyenne de l'ouvrage, le concours d'un certain nombre de personnalités a été sollicité. Elles sont issues de divers domaines de la société civile. Elles ont accepté, à partir d'un ou de plusieurs articles de la Constitution, de livrer un " témoignage ", c'est-à-dire de prolonger le commentaire par des impressions, des expériences ou des idées plus personnelles.
    Ces témoignages montrent que, loin de ne concerner qu'un cercle limité de spécialistes avertis, la Constitution a vocation à interpeller tout citoyen.

  • En 1500, à Marche-en-Famenne, ville fortifiée du Nord, Thomas est imagier et sculpteur. Si son destin, au côté d'Isabelle, semble placé sous les meilleurs auspices, c'est sans compter avec Jehan, l'ami d'enfance, le sculpteur rival, prêt à tout pour briller.
    Poussé par les épreuves, jeté sur les chemins de la renaissance, de Metz à Chaource, Thomas s'affranchira-t-il de ses liens et trouvera-t-il au bout de sa quête le trésor caché en lui ?

    Derrière le plomb de nos vies, se cache l'or.

    Il est des livres qui délivrent. Le maître de Waha, touchante évocation de la Passion, est de ceux-là.

  • « Je suis né à Berlin le 22 août 1921... » Ainsi débute le récit de la vie de Nicolas Rambert, moine de l'abbaye bénédictine de Saint-Maur. D'abord nazi fanatique, devenue meurtrier par nécessité, cet amateur d'art et restaurateur de génie fuit l'Allemagne. A Zurich, il offre ses services à Helga Strausser, directrice d'une galerie pour le compte d'un groupe bancaire du même nom. Victime du chantage d'Helga, véritable incarnation du mal, il est contraint de devenir son homme de main.
    Après quinze ans passés à la National Gallery, c'est une expérience intérieure d'une rare intensité qui le conduit au monastère. S'ensuivent quarante années de sécheresse spirituelle et de culpabilité. Pour l'aider, le père abbé lui enjoint d'écrire le récit de sa vie.
    Ce roman étrange à plus d'un titre pose deux questions fondamentales : le mal peut-il servir le bien, un fil rouge relie-t-il les événements successifs de l'existence de chaque être humain lui conférant son unicité et son sens ?
    Dans ce nouveau thriller mystique, dont il est l'inventeur, Willy Deweert nous entraîne aux frontières

  • Sur le Pont des Arts, Julien annonce à Charlotte qu'il veut écrire un roman et lui déclare sa flamme. Contre toute attente, Charlotte se dérobe. Entre le monde intérieur d'un Julien trop esthète et la générosité douloureuse de Charlotte, ce roman nous emporte dans leur apprentissage de l'amour. Autour d'eux, plusieurs générations happées par l'air du temps mêlent désirs, vanités, mensonges, regrets.
    Un journaliste ambitieux et un académicien fraîchement élu entraînent dans la danse éditeurs et politiques, universitaires et étudiants, musiciens et mannequins. Mais la vitrine du monde médiatique dissimule des arrière-boutiques. Les discours consensuels créent des jeux de massacre. Les surfaces des vies les plus lisses se troublent. La jeune génération devra se frayer un chemin. Le Pont des Arts se découpe sur le ciel et se reflète dans la Seine.
    Où sont l'endroit et l'envers ?

  • Voici l'histoire d'un Juif devenu un héros au cours de la Deuxième Guerre mondiale, histoire de sa famille, ses amis, ses connaissances et ceux qui fréquentaient sa maison.
    Voici l'histoire de Félix Goldschmidt. " Ce livre se lit comme un roman à suspense. J'y trouve un passé qui refuse de s'éloigner. Et un homme hors du commun que je croyais bien connaître et que, grâce à Yael Vered, j'apprends à mieux connaître ; sa vie si pleine d'événements dramatiques, d'aventures rocambolesques du temps où il était dans la Résistance. Ce récit vibre et fait vibrer. Toute une époque y est évoquée.
    Quelle époque ! Et quel homme ! " Elie Wiesel.

  • Le ciel commence au bout du regard.
    N'est-il pas l'image de ce que nous cherchons... la pérennité ? Quel est ce rire dépité qui a oublié le dépit et n'a de joie que celle d'un moment d'esprit ? L'écho de la beauté ne dit rien sur la beauté. On n'entend que le son de celui qui la rencontre.
    La raison domine la routine et l'on n'a pas le temps de s'appesantir sur l'absurdité clés choses mal faites, sur la bêtise des autres et leur méchanceté.
    C'est une première étape, un détachement général s'amorce, et les tristesses s'accrochent comme à un radeau aux promesses de la prochaine retraite. C'est la retraite qui compte. La tournure malencontreuse d'un épisode de notre vie peut devenir salutaire si elle apporte à l'expérience comme une ombre à ce qui resplendit, une transparence à ce qui risque d'aveugler. Lorsqu'aucun espoir et pas une des innombrables peines de 1a tendresse n'assistent à l'agonie, vue de loin, la fin d'une vie peut s'accepter avec la sérénité de la pensée heureuse.
    La mort a quelque chose d'un accomplissement. On la sacre, on s'en remet à elle. On l'envisage pour soi et pour tous les hommes. Un temps sans calendrier s'empare de ce qui a été limité et tributaire des mesures humaines.

  • Entre la mer du Nord et le Rhin, poussant une pointe vers le Sud, s'étend la Banane Bleue, une ville repoussante et damnée.
    Au-dessus vole parfois SuperRoman, qui se cache sous l'identité d'un journaliste du quotidien L'Eternité. Les personnages sont au-delà de la vie et de la mort. Ils agissent, dialoguent, vont et viennent, sans qu'il y aille de leur responsabilité. Une lectrice très charnelle a confié à Salomon d'Urtald, alias Stephen Mallarmus, une improbable mission. La suivre, afin de la protéger d'un motocycliste-fantôme.
    Ce qui le mènera loin. Jusqu'au coeur du roman, aussi irradiant que le réacteur d'une centrale nucléaire, là où vit le maître du second degré... Ainsi tout s'enchaîne jusqu'à la fin, malgré les diversions du commissaire Beauvais et les tentatives de JBM, alias SuperRoman, qui ne cesse d'évoquer ses missions passées à Oulan-Bator dans l'espoir de brouiller les pistes. Les personnages échangent leur identité.
    Et Stephen Mallarmus, décidément le plus fort, surgit de la mer toujours recommencée... Pour son retour au roman pur, Maxime Benoît Jeannin, dissident oulipien, en hommage à Georges Perec, a organisé les noces de l'imagination et de l'humour. Faisant donner au roman ses ultimes ressources, il le lance comme un gaz hilarant sur la morne fiction contemporaine.

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