Othello

  • L'étrange tournant

    Ludwig Hohl

    • Othello
    • 20 Novembre 2020

    Montparnasse. Un peintre à la dérive, buveur invétéré, tordu par une tempête intérieure, vit aux crochets d'un mécène dont il dilapide le maigre argent et le matériel de peinture, pour satisfaire sa quête effrénée d'apaisement par l'alcool. Autobiographie à peine voilée, ce texte de l'arrachement, de l'errance et du désastre intérieur est le premier de huit textes et carnets inédits retrouvés dans les archives de l'auteur d'Ascension à Berne. C'est aussi, paradoxalement, son oeuvre la plus personnelle et la plus tragique. Fidèle à son habitude, Hohl l'a relue, réécrite, des dizaines de fois, finissant par arracher des pages entières à la veille de sa mort. Un récit elliptique, somptueux et épique, à la gloire de la ville et de la tempête artistique intérieure, traduit pour la première fois.

  • Manifeste queer d'avant l'apparition du mouvement, un un cri de liberté et d'auto-détermination joyeux et provocateur. Voix trash et militante de la scène nord américaine, Josée Yvon dénonce les modèles capitalistes de comportement et de pensée, et la perversion de la normalisation sociale. Une rhétorique hilare et violente qui interpelle les désirs, les plaisirs et les fantasmes pour lutter contre la répression et les préjugés : un truculent appel à la révolution.

  • Lili pleure

    Hélène Bessette

    • Othello
    • 17 Juillet 2020

    Le premier roman d'Hélène Bessette : un mélo poétique. "Lili pleure" est le roman le plus narratif, mais aussi le plus incarné d'Hélène Bessette : sa mère tyrannique empêche Lili d'épouser l'homme qu'elle aime ; de dépit, elle en épouse un autre, qui est déporté à la guerre puis revient alors que Lili est cette fois amoureuse d'un berger. Abandonnée par son mari, délaissée par le berger, Lili se retrouve seule avec sa mère, plus insupportable que jamais. Seulement Lili ne pleure plus, et l'histoire racontée par Bessette finit sur un éclat de rire cynique, qui restera à jamais celui de la romancière. L'histoire de l'enfance méconnue, du désir écrasé, de l'amour contrarié, du malheur renouvelé... Bessette crée un style proche de la cantilène, qui rappelle les complaintes et les mythes. Elle l'applique à une jeune fille égarée.

  • Les lettres de ton nom Nouv.

    Le Beau présent est une contrainte conçue par Georges Perec au début des année 80 : elle consiste à écrire un texte à une personne avec les seules lettres du nom de cette personne. Une variante amoureuse intervient à l'occasion des mariages par le biais des épithalames... écrites avec les lettres mélangées des deux mariés. Olivier Salon part de ce jeu funambule pour évoquer en creux des amis, la révéler par le biais d'une "grammamancie" poétique : comme si la langue contenait, cachée sous les lettres et les sons, la vérité des êtres et des choses.
    Au-delà des cascades phonétiques, de la proximité avec l'anagramme, Olivier Salon use er abuse de la forme, réécrit des contes, partant des thèmes classiques de l'art, du jeu, de la naissance et de la mort, (il y a aussi du sexe débridé). En offrant à chacun une courte notice biographique, personnelle, retraçant les circonstances de la rencontre entre l'auteur et la personne, il permet aussi à l'auteur d'évoquer pudiquement des êtres proches.

  • Histoire du chien

    Hélène Bessette

    • Othello
    • 19 Septembre 2018

    « SANDEMAN plus beau que jamais.
    Noir et gigantesque.
    Christ d'ébène aux bras repliés.
    En deuil de tous les cimetières du monde.
    En deuil de ses milliards d'oncles.
    Avec bras de bois blancs. Repliés. Croisés.
    Sur des résurrections impossibles ».

    Le jeune ingénieur Sandeman, en deuil de son oncle milliardaire, espionne jour après jour sur son télélecteur la vie de Nadia, une star de cinéma qui, pour avoir dénoncé la disparition de son chien, finit bonniche... et persécutée.
    Mais Nadia n'a-t-elle pas tué son propre toutou pour s'assurer succès et notoriété ?
    Ce texte consacré au deuil et à l'inconscient s'en prend à la pensée minutée et à la parole débridée de nos sociétés. C'est aussi un hommage à l'art du roman.
    Hélène Bessette détourne la série B comme elle a détourné le genre policier dans Vingt minutes de silence. C'est Moravagine à l'époque de la téléréalité.

    « Il ne s'est rien passé (et c'est irréparable) ».
    Dernière phrase, testamentaire, du livre.

  • « UN VRAI CRIME. La preuve : Monsieur s'endormait le soir en lisant des romans policiers. » 20 minutes de silence, c'est le temps qu'il a fallu à cette famille criminelle pour prévenir le médecin après la mort de leur mari et père.
    Inspiré d'un fait divers réel, tricoté à la manière ludique d'Hélène Bessette, voici un roman articulé autour d'un fils et de sa mère, tour à tour accusés...
    Mais sans réel décor ni intrigue, comme seule sait en créer l'écrivain préféré de Raymond Queneau et de Marguerite Duras.
    Hélène Bessette dissout le roman à mesure qu'il progresse, remettant tous les indices, toutes les lois, toutes les évidences en question. Ainsi ses chapitres s'appellent-ils « Atmosphère », « Poème des questions », « Poème des solutions »... Et tout devient suspect.
    Ici, le criminel, c'est l'écrivain, qui s'attaque au genre du roman policier en détournant l'enquête, sapant au passage la notion de personnage, voire de vraisemblance. Le mystère est partout, l'étonnement du lecteur aussi.

  • Garance rose

    Hélène Bessette

    • Othello
    • 19 Septembre 2017

    Garance Rose, ou celle qui part.
    Garance rose ou le double de l'auteur, qui sur le thème du départ et de la fuite dresse un somptueux portrait de femme, à la fois double de l'auteur et hommage à sa mère.
    (Rose était le prénom de la mère de Bessette.) « L'héroïne est absente.
    Absente de Paris. Héroïne par défaut. En fuite. Disparue. Morte. (Peut-être). En tout cas non présente.
    Le nom seul subsiste.
    Qui était cette personne ?
    Qui est cette personne ? Qui est cette femme ? Mais qui était donc cete dame-là ? »

  • Hélène Bessette, 72 ans, sans éditeur (Gallimard vient de la "lâcher" après 13 livres publiés), sans bureau, sans Légion d'Honneur et sans Petit Livre.

    Confession-bilan sur son oeuvre et ses influences littéraires, pamphlet radioscopique, l'auteure irrécupérable regarde de travers Saint-Germain-des-Prés et ses écrivains aux flatteuses photographies de couverture.

    Ces mémoires complètement inédites ont été reconstituées à partir des deux uniques versions existantes, le manuscrit et le tapuscrit.

  • Ida est morte. Bonne effacée, invisible, tout à coup sous les roues. Ida a osé mourir : le scandale.

    Sa mort suscite la crise. Que savait-elle, à quoi jouait-elle, pourquoi est-elle morte ? Ida devient l'allégorie des personnages banals et inexistants, dont la romancière sonde les secrets et les angoisses.

    Le texte le plus emblématique et le plus fameux d'Hélène Bessette, redécouvert par Laure Limongi dans sa collection LAURELI en 2012, vient rejoindre les oeuvres complètes amorcée par Othello en 2016.

  • La grande balade

    Hélène Bessette

    • Othello
    • 12 Avril 2019

    « Roman de l'étrange dont toute la substance semble faite de sensations visuelles, olfactives, tactiles, d'associations de mots et de sonorités, de répétitions incantatoires, groupées avec recherche, comparables à des reflets dans l'eau, des bourdonnements d'insectes, des airs sans suite, tantôt chantés, tantôt fredonnés, à travers lesquels se trame une Aventure de l'Esprit en trois parties : le beau voyage d'une jeune personne en route pour « les Îles », la découverte des nouveautés du Tropique, ses mollesses, ses accablements, se double d'une évasion totale de l'Esprit hors du monde occidental et mécanique, fabriqué et faux.

    Une nouvelle optique des profondes valeurs humaines s'impose à la faveur de ce long exode vers des paysages lourds de nature resplendissante. Recherche intérieure aussi passionnante que le décor grandiose, serein et pur... »

  • La peinture à Dora

    François Le Lionnais

    • Othello
    • 16 Novembre 2016

    Arrêté par la Gestapo et incarcéré au camp allemand de Dora en 1944, François Le Lionnais y continue les actes de résistance qu'il avait entrepris à Paris, notamment en sabotant le système de guidage de missiles V2 qu'il est chargé de construire. Mais Le Lionnais a un autre type d'activités tout aussi vitales aux yeux de ses compagnons de captivité...
    Quand il n'instruit pas le jeune déporté, Jean Gaillard (mort en déportation), de la théorie des nombres, des mathématiques, de l'électricité ou de la chimie, il décrit chaque jour, pendant la durée de l'appel, qui peut durer quatre heures, un tableau différent du musée du Louvre, qu'il détaille avec un luxe de précisions extraordinaire, couleur par couleur, détail pictural par détail pictural...
    La Peinture à Dora est le récit de cette période.

  • Un omme appelle à faire disparaître de la surface de la terre les 6 millions 800 000 autres espèces qui nous concurrencent et nous encombrent sur la planète.
    Et vite ! Allez Fifi, fissa !!!
    Un manifeste pamphlétaire enragé, réjouissant et plein d'excès.

  • Le premier chapitre c'est un couple. Le chapitre deux : c'est une fille.
    Le chapitre trois. Une famille. Chapitre 4, c'est un jour de pluie.
    C'est le chapitre 5, page 41. Le chapitre six c'est une fille, une folle.

    En 6 chapitres, aisément permutables et interchangeables, frôlant souvent le fantastique et les racines de l'inconscient, Tu ouvres les yeux, tu vois le titre est un hommage aux racines de l'imainaire, rappelant les chansons de geste ou les fabliaux, les récits de rêve et d'initiatio, les minutes de procès ou les vies de saints.

  • L'or : un mot brillant parmi les mots des récits des grands voyageurs, qui sépare l'ancien et le nouveau monde, la connaissance de l'innocence, l'histoire de son âge d'or. L'or permet aussi parler d'argent, de dette, de misère. Comme les voyageurs, nous ne savions pas ce que nous allions trouver.

    Avec des auteurs contemporains familiers de ces pages mais aussi des textes inédits, commentés par leur traducteur, de Varlam Chalamov, Karl Marx, Georg Trakl, ...

    « Les enfants sont-ils naturellement cupides ? Certains sont voleurs, accumulateurs. Certains polissent les pièces de monnaie jusqu'à leur donner l'éclat de l'or. ».
    Jakuta Alikavacowicz La Mer gelée est un collectif liant Paris, Berlin et Montréal, autour d'auteurs tels Noémi Lefebvre, Alban Lefranc, Christophe Manon et Arno Calleja, après avoir publié par le passé Elfriede Jelinek comme Christian Prigent.

  • Ces chants sont ceux des habitants du village de Spoon River (Illinois), enterrés sur la colline au-dessus d'une rivière, constellation de fantômes ferraillant de leur passé, de leurs commerces, de leurs ambitions et de leurs amours...

  • Le 17 octobre 1961, Daniel Spoerri fait l'inventaire des objets composant sa table de travail dans sa chambre d'hôtel de la rue Mouffetard. Réveil matin, grain de sel, miette de pain, brûlure de cigarette, paquet de préservatifs déchiré... Il décrit chaque objet comme s'il s'agissait d'un catalogue de musée.
    Au départ manifeste visant à se moquer du marché de l'art, ce petit texte suscite la folie des amis de l'auteur, qui se piquent de l'enrichir : Topor l'illustre, puis un ami anglais le traduit en ajoutant des notes, auxquelles Spoerri répond par d'autres notes. Puis un ami allemand traduit le tout en ajoutant des notes, auxquelles Spoerri répond par d'autres notes, et les Anglais recommencent...
    Miscellanées pétries d'humour, autobiographie intellectuelle d'une génération, tentative littéraire à la Perec, épopée de l'objet trouvé au hasard, le texte offre en prime un name-dropping de l'avant-garde des années 60 émaillé d'anecdotes personnelles et générationnelles...

  • La mer gelée

    Collectif

    Fondée en 2000 sur Internet puis développée sur papier à compter de 2004 (13 numéros en tout), La Mer gelée renaît aujourd'hui avec un comité de rédaction élargi : Alban Lefranc, Noémie Lefèvre (tous deux romanciers publiés chez Verticale), Antoine Bréa, Aurélie Morin, François Athané, Christian Philips.
    Revue de création poétique bilingue franco-allemande, La Mer gelée se veut le passeur vers l'autre langue de voix poétiques singulières (Elfriede Jelinek, Christian Prigent, Serge Pey, Jean-Pierre Faye ont paru dans les tout premiers numéros de la revue ; au sommaire de la nouvelle série figurent Emmanuel Adely, Nicole Caligaris, Arno Calleja, Christophe Manon, Mathieu Riboulet et, de nouveau, Elfriede Jelinek...) La revue propose proses, poèmes, essais, servis par une conception graphique toute d'épurement de noir et blanc. La maquette a été confiée à l'agence Wu.Baldinger, qui a réalisé l'Atlas Mnémosyne d'Aby Warburg.

  • Fondateur de l'Oulipo, théoricien des échecs, créateur des premières émissions scientifiques à la radio, ingénieur chimiste, conseiller des musées de France, auteur d'un des textes les plus courts et les plus frappants écrits sur la Deuxième Guerre mondiale - La Peinture à Dora -, éphémère compagnon de route du PC, résistant de la première heure arrêté et déporté par la Gestapo, François le Lionnais (1901-1984) fut tout cela. À titre d'exemple, l'un de ses jeux était de décrire, yeux fermés, devant témoins, des tableaux du Louvre qu'il détaillait avec un luxe de précisions extraordinaire.
    Devenu membre de l'Oulipo en 2000, Olivier Salon n'a pas pu rencontrer François Le Lionnais, mort en 1984. Mais il a pu explorer les archives (des heures d'entretien de Le Lionnais lui-même, des archives Le Corbusier à celles de Marcel Pagnol, des travaux sur le camp de Dora aux revues dadaïstes d'avant-guerre...) Un peu à la manière de Hans Magnus Enzensberger dans Le Bref Été de l'Anarchie - la vie et la mort de Buenaventura Dur ruti, Olivier Salon a bâti de cette matière la biographie originale d'une per sonnalité transdisciplinaire, aussi essentielle pour les lettres que pour les sciences.

  • Accident de personne

    Guillaume Vissac

    • Othello
    • 6 Décembre 2018

    Celle qui préfère les solutions radicales, Celui qui procrastine, Celui qui quitte le train en marche, Celui qui se branle, Celle qui se loupe...
    Guillaume Vissac a pris pendant plus d'un an des notes sur les «accidents de personne» auxquels il a assisté dans les transports en commun, pour en tirer des écrits lapidaires de moins de 140 signes qu'il publiait sur Twitter, plusieurs fois par jour, à l'heure de pointe.
    Petit à petit, au fil des incidents, il voit se dessiner des personnages et des narrations, qu'il fait dialoguer dans des notes de bas de page.

  • Général Instin, c'est d'abord un visage. Un portrait photographique sur verre, dans un tombeau du cimetière Montparnasse, effacé par les ans sous des taches formant silhouettes et paysages.
    Général Instin, c'est l'absence d'un visage. Ses ramifications sur d'autres modes. La dérive, la chose militaire, l'effacement de la mémoire, l'ombre d'un ancêtre universel, la recréation collective d'une identité.
    Depuis 1997, artistes et non-artistes s'emparent du portrait dilué d'Adolphe Hinstin (1831-1905), découvert un matin de balade par l'écrivain Patrick Chatelier, et devenu le point de départ et le moteur d'un projet accessible à tout et à tous - tous les support, tous les arts.
    Ainsi va la prolifération du GI sous forme de performances, écrits, vidéos, objets, postures, bruits, questions, échos, découragements, monuments, bagarres, virtualités, terreurs, révoltes, farces, fuites, machines, dont la présente anthologie se veut l'archive et le témoin.

  • Un roman d'aventures en creux, mais d'aventures langagières, logiques, métaphysiques.
    Les 2 personnages ce ce drame, bientôt au nombre de 10, sont des acteurs sans qualité ni dimension, disser tant de la liber té, de la vérité, et du langage... Sur la scène d'un théâtre imaginair, ils savet ni d'où ils viennent ni où ils vont, ni les endroits qu'ils traversent, ni comment ils sont vêtus. Le langage est roi !
    La Liber té totale est un récit composé de dialogues, un vrai-faux roman à deux personnages, ressemblant tantôt à du Sarraute, tantôt à du Socrate.

  • Josefine - illustrations, noir et blanc Nouv.

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