Lemieux

  • Pierre Casimir Lazare, dit Lazare, ancien poilu, est un journaliste de faits divers rétrogradé au service de réécriture des articles à cause de l'animosité que lui voue son chef due à son penchant pour l'alcool.
    Une addiction que lui a laissée la Grande Guerre.
    Mais malgré ce poste tranquille de gratte-papier, le voilà à moitié agonisant dans une ruelle de la Butte Montmartre.
    Dans un dernier délire, Lazare entreprend de comprendre comment, alors que l'ennui le gagnait, la disparition subite de son ancien meilleur ami, Eugène, perdu de vue depuis la guerre, a redonné sens à sa vie... Esprit libre et vif, Lazare est un journaliste comme on n'en fait plus : qui se mélange au peuple, va sur les terrains, remue la fétide et sanglante fange des bas-fonds parisiens, louvoie entre les Amerloques, les mafieux, les Anglais, les contrebandiers de tous poils et quelques femmes voluptueuses.
    Sur les traces d'Eugène, Lazare reprend goût à la vie, une vie décousue, certes, désordonnée, certes, immorale et insolente, certes, mais terriblement ardente.

  • Tous les mois, sous la forme d'un petit livre, la revue Idées rend compte et veut aider le public à y voir plus clair dans l'actualité foisonnante des essais.
    Chaque numéro comprend une enquête de fond sur un essai et son auteur (env. 60 pages) et une sélection critique de 100 essais du moment (env. 30 pages).
    Pour ce numéro de fin d'année, Idées aide le lecteur à remettre ses idées à jour. Quels essais 2017 lui auraient échappés ? La session de rattrapage sera utile, et les livres qui seraient passés inaperçus pourront avoir une seconde chance. Idées a demandé à des dizaines d'intellectuels français et étrangers quelles étaient leurs lectures du moment, et pourquoi. Au final, une centaine d'essais recommandés par leurs soins.
    Idées a également cuisiné un réseau de libraires : quels sont leur coup de coeur pour les essais 2017 même si ceux-ci n'ont pas convaincu le public ?
    Enfin, la rédaction d'Idées décerne ses prix aux trois meilleurs essais de l'année.

  • Revue idées N.1

    Revue Idees

    Notre rubrique Tamis propose la sélection critique de 100 essais.

    Nos coups de coeur font l'objet de reportages et d'enquêtes fouillés. Pour ce N°1, IDÉES consacre sa couverture à Homère (Gallimard) qui voit cet automne, la publication d'une biographie étonnante et excitante. L'occasion de redécouvrir un mythe au plus près, et son biographe, l'helléniste Pierre Judet de la Combe.
    On découvre aussi l'éblouissant travail de traduction de la romancière Marie Cosnay sur Les Métamorphoses d'Ovide (L'Ogre).
    On décortique avec le sociologue Danilo Martuccelli (Folio inédit), la CSM (Condition sociale moderne) et on comprend mieux pourquoi " « être moderne c'est être irrité ».
    Rencontre avec un philosophe québecquois qui se refuse à « penser mou ». Alain Deneault dissèque le « totalitarisme pervers » (Rue de l'Échiquier) qu'il voit à l'oeuvre dans l'un des symboles du capitalisme le plus dominateur, une multinationale.
    Gaël Brustier analyse le grand désordre idéologique de la rentrée, ainsi que de la difficulté à faire de la politique sous Macron (Le Cerf).
    Enfin, nous nous sommes glissés dans les coulisses de la Revue des deux mondes , quelques mois après le Penelope-gate qui a secoué la plus vieille revue de France.
    La seconde partie, Correspondances, donne la parole à des personnalités du monde entier : « Que lisez-vous ? » tandis que dans la rubrique « La vie secrète des libraires » : ces professionnels nous disent ce qu'ils vendent le plus... et ce qu'ils auraient aimé vendre plus.
    Enfin avec L'ABC des idées, nos invité-e-s critiquent, font l'éloge ou s'énervent sur une série de livres du mois.

  • La guerre de sécession

    Fabrice Lardreau

    • Lemieux
    • 16 Janvier 2018

    Lammartin. Un village oublié du Nord-Est. Un confetti sur la carte de France. Un village jusqu'alors sans histoire qui décide subitement de faire sécession avec le pays.
    Cet acte politique fait de Lammartin le centre du monde. Dans le sillage de Simon Lebrun, journaliste en fin de carrière qui a senti la bonne histoire, la presse française puis internationale se rue sur ce petit bout de terre en fusion. Au côté de l'historien local qui croque ces moments mémorables et des télévisions d'info continue qui captent tout ce qui bouge, notre héros n'en perd pas une miette.
    Pour accueillir les touristes qui affluent du monde entier, le bourg fébrile se métamorphose à toute allure. Parkings, bed & breakfast, magasins de toutes sortes se multiplient. Le commerce le plus vulgaire s'emballe et explose. Les sécessionnistes ont crée un monstre collectif, à la limite du fantastique. Le piège se referme rapidement sur les habitants prisonniers de leur ruche bourdonnante et hypermercantile.
    Victimes de leur succès, voilà qu'ils réclament un retour à leur vie d'avant. Le récit réserve des coups de théâtre jusqu'aux dernières pages du roman qui exposent comment se déclenche une guerre civile bien française.
    Fabrice Lardreau met ici en scène une fable politique, convaincante et hilarante, et ô combien moderne.

  • Pour Idées, les essais sont aussi captivants que les romans. Tous les mois, sous forme d'un petit livre, la revue rend compte avec ses journalistes et ses contributeurs de l'actualité foisonnante des essais.
    Le but est d'aider le public à y voir plus clair dans cette production foisonnante et de mettre ses idées à jour. Idées traite aussi de l'actualité des enquêtes et des biographies :
    - « Le feuilleton des idées » : 60 pages sont consacrées à des enquêtes, portraits et rencontres d'auteurs d'essais du mois qui ont retenu l'attention de la rédaction.
    - « Correspondances » : Sur 30 pages, la sélection critique de 100 essais du moment, mais aussi les lectures personnelles de personnalités et de libraires.

  • Les tiques sont toutes porteuses de nombreuses bactéries. Mais celle en cause pour la maladie de Lyme s'appelle Borrelia burgdorferi, un joli nom pour une bactérie... et une véritable bombe chimique incroyablement dangereuse, qui affecte le système nerveux central et provoque encéphalites et paralysies, et résiste aux antibiotiques.
    S'agit-il d'antibiorésistance, devenue une préoccupation de santé publique ? Ou est-ce simplement du fait de sa nature ? Ou bien encore sa résistante aux antibiotiques est-elle le résultat des biologistes nazis qui, selon certaines sources, auraient « bricolé » ladite bactérie pour la rendre plus résistante ?
    L'enquête suit le parcours de la bactérie : du laboratoire d'infectiologie de Plum Island, au large de New York, à la ville de Lyme (Connecticut) où elle fut suspectée en 1975, puis en Europe, où l'on constate aujourd'hui sa progression galopante. Et un véritable déni français...L'auteure va également à la rencontre des malades et de leur entourage, dont le quotidien est un enfer.
    L'enquête donne à voir les conflits et les polémiques entre chercheurs, mais instruit aussi sur les pistes de recherche novatrices pour un dépistage efficace, mais aussi pour contrecarrer la résistance de Borrelia... et celle des autorités sanitaires françaises !

  • Sexy corpus

    Giraud/Delestre/Darr

    • Lemieux
    • 24 Novembre 2015

    Abécédaire de mots « charnels » d'hier et d' aujourd'hui, ce livre fonctionne comme une enquête au pays du langage sexuel - de notre époque comme de notre tradition.
    Il mêle allègrement la sous-culture médiatique (50 nuances de Grey, une expo sur Sade ou sur le xviiie libertin, des séries télé, des magazines féminins, les conseils sexos de Brigitte Lahaie à la radio.) et le trésor culturel : amour courtois, mythologies antiques, poésie libertine des plus grands, érotisme de la Bible (le Cantique des Cantiques).
    Les citations y sont nombreuses. Verbatim médiatique (sourcé, daté) et littérature, philosophie, poésie. : le jeu consiste à partir de la surface d'un mot pour se plonger dans ses profondeurs culturelles.
    En grappillant les mots à son gré, le lecteur apprendra le vrai sens de nombreuses expressions (poser un lapin ou faire quelque chose sur le champ). Il saura que manger cinq fruits et légumes par jour est très coquin, alors que coïter est très innocent.
    En lisant linéairement, il verra des liens entre la pornocratisation de la société et la panne d'idées politiques, découvrira une interprétation singulière de la dite théorie du genre, constatera que nous n'avons pas vraiment progressé depuis la libération sexuelle. et que nous sommes en danger de perdre certaines notions civilisatrices :
    Beaux et riches mots à réhabiliter à tout prix.

  • Passé(e) sous silence relate la quête des origines de l'auteur, journaliste. À l'âge de 33 ans, Sabine Menet a en effet découvert son adoption cachée. En bonne enquêtrice, elle met tout en oeuvre pour retrouver l'identité de sa mère biologique, alors que tout ou presque l'en empêche en France. Confrontée aux rouages administratifs entourant l'accouchement sous x, elle se rapproche de milieux associatifs, militants et politiques. Son enquête va durer quatre ans.
    Au cours de cette période, elle s'attache à comprendre la psychologique de l'abandon, tant au niveau de la mère que de l'enfant, avec une réflexion plus poussée sur les conséquences qu'une révélation tardive produit chez un adulte. La question de l'identité est centrale. Dans son enquête, l'auteur découvre que les secrets des origines peuvent s'avérer un vrai champ de mines psychique, et retrouve les mêmes résonances auprès des pupilles et des personnes nées par insémination artificielle avec donneur anonyme.
    Elle parvient, par des moyens non légaux, à retrouver l'identité de sa mère. Le récit s'achève sur la rencontre qui en découle, mais aussi sur une leçon de tolérance en ce qui concerne la reconnaissance pour une parenté multiple.

  • La fête carnivore

    Catherine Veglio

    • Lemieux
    • 17 Août 2017

    Ils vivent dans la « zone dédiée à l'élevage bovin », tenus soigneusement à l'écart des métropoles où triomphent la nature policée et la pensée idoine. Ces éleveurs rustiques sont la caste maudite d'un monde surpeuplé et essentiellement citadin. La viande raréfiée est devenue un art comestible pour les seules classes aisées. L'époque est impérialement biotech, les grands majors de l'agrobiotechnologie se disputent le marché des criquets et autres chrysomèles, punaises ou bousiers conditionnés, ou encore de la biologie synthétique low cost.
    Dans la zone d'élevage mise à l'écart, le devenir des éleveurs comme Frédéric est arrimé à leurs plus belles bêtes et surtout à Darius, l'un des tout derniers grands taureaux reproducteurs européens. Darius est leur champion, la promesse de voyages victorieux jusque dans les contrées les plus lointaines où la viande se déguste désormais comme une extravagance un peu coupable mais ô combien élitiste.
    Quand Darius meurt des suites d'une bien étrange maladie, la petite communauté du Grand Bois vacille, rattrapée par ses démons et ses obsessions. Et la vie d'Hélène, reporter d'un média spécialisé dans l'alimentation de masse, change de sens. Avec ses amis carnivores, la jeune citadine se lance à ses risques et périls, dans l'invention d'une grande réserve vouée aux ultimes plaisirs des amateurs de chair...
    Catherine Véglio tisse un conte d'anticipation à la fois sensuel et moqueur, terrifiant et profond sur nos rapports contemporains à l'animal et à la nature.

  • Le complot de Bidache

    Jean Weber

    • Lemieux
    • 17 Juin 2016

    Juillet 1659. Le cardinal Mazarin, Premier ministre du jeune Louis XIV et homme fort du royaume, est en route pour Saint-Jeande- Luz, en vue de la négociation délicate du traité des Pyrénées devant mettre fin à trente ans de conflit entre l'Espagne et la France.
    Il fait étape en principauté de Bidache (Pyrénées atlantiques), à l'invitation d'Antoine III, duc et maréchal de Gramont. Le traité prévoyait le mariage de Louis XIV avec sa cousine l'infante Marie Thérèse, dont le Maréchal était allé en ambassade demander la main à Madrid quelques mois auparavant.
    Aux obstacles (vrais) à la négociation, dont les amours interdites de Louis avec Marie Mancini, nièce de Mazarin, l'auteur ajoute le piment d'un complot ourdi par les puissants intégristes catholiques de l'époque, ralliés au séditieux prince de Condé, visant à ôter la vie à un Mazarin déjà mourant et accablé.
    Dans cette fresque éblouissante, le romancier a étroitement mêlé réel et fiction lors d'un court épisode historique (à peine 72 heures) inscrit dans un espace original aux marches des deux grands royaumes rivaux : la petite souveraineté de Bidache, entre Béarn, Gascogne et pays basque. Scènes d'action et de réflexion se succèdent non sans une évocation poétique des logiques amoureuses du Grand Siècle.
    De rebondissements en coups de théâtre, Le Complot de Bidache rend l'histoire, petite ou grande, plus palpitante.

  • L'emprise

    Achraf Ben Brahim

    • Lemieux
    • 8 Novembre 2016

    Applis, webradios et télés, musique, agences de presse et édition, réseaux sociaux... L'emprise de Daech s'explique en partie par une propagande massive diffusée sur tous les réseaux. Le proto-État terroriste mise beaucoup sur une médiathèque tentaculaire de sons et d'images pour séduire et recruter dans le monde entier.
    C'est à une exploration inédite, riche de surprises et d'effroi que s'est livré l'auteur : celle du continent culturel du groupe État islamique.
    Cette immersion sur le web (et le deepweb), Achraf Ben Brahim ne l'a pas faite par hasard : il a vu ses anciens copains de foot mais aussi ses condisciples d'université partir en Syrie pour y mourir. Depuis, il a cherché à comprendre leurs motivations et les ressorts de cet esthétique qui persuade à distance. Nihilisme macabre ou idéal plus grand que soi ? Appel de la mort ou d'une promotion sociale dans un califat lointain ? Haine des kouffars (mécréants) ou de soi ?
    Achraf Ben Brahim, en immersion dans ce bouillon de culture Daech, a communiqué avec des djihadistes, découvert l'ampleur et l'organisation d'une entreprise d'écrits, de sons et d'images, et dressé le tableau d'une jeunesse française sous emprise. Une fois refermé ce document, le lecteur sera convaincu que nous sommes vraiment dans une guerre mondiale des influences, et face à un véritable défi, le plus difficile à relever, pour les démocraties.

  • À la une de ce deuxième numéro, un entretien avec Edgar Morin pour un Manifeste des jours meilleurs, le portrait de référence du sociologue David Le Breton, les mots-clés, les concepts décortiqués et les livres recommandés du moment.

  • Poésie, circulez, il n'y a rien à voir ! Vraiment ? Une journaliste a « investigué » très sérieusement sur le monde francophone de la poésie. Son livre d'enquête et de rencontres permet au grand public de se frotter à la biodiversité d'une trentaine de poètes, de tous styles.
    D'André Chedid aux jeunes générations, chacun des créateurs se dévoile à travers un portrait documenté, un entretien intimiste sur la vie et le monde, l'essentiel de sa bibliographie, et des échantillons plein de saveurs : trois à quatre poèmes, les plus souvent inédits.
    Françoise Siri brosse ainsi le tableau impressionniste, mais réellement vivant et enthousiasmant, de la poésie du xxie siècle qui, loin d'être anéantie par les nouveaux usages et industries culturels, se développe avec le nouveau monde.

  • Garde-corps

    Virginie Martin

    • Lemieux
    • 19 Août 2016

    Gabrielle Clair, violée par un élève plus âgé de son collège de Carnavet, dans le Vaucluse, voit son nom gravé dans les toilettes : « gabrielle clair la pute ». Cette violence subie, à laquelle les adultes ne portent aucune attention, la hante en permanence. Se forgeant un masque de fer pour transcender ce qu'il lui est arrivé, elle n'aura désormais qu'un seul but : qu'un jour soit écrit son épitaphe « Gabrielle Clair, ministre de la République ».
    Nourrie par cet unique dessein, elle passe sous les fourches caudines du pouvoir et affronte, tout au long de son ascension, la condescendance et le machisme ordinaire, des partis politiques aux allées des palais de la République. Car c'est trop souvent vue comme une femme, comme un corps, qu'elle doit progresser dans ces milieux...
    Tenace, Gabrielle accède à un haut poste quand son chemin croise celui de son violeur, chauffeur de sa voiture de fonction. Elle chancelle, subissant au quotidien cette proximité dans l'habitacle de la voiture. Qui domine ? Qui est dominé ? Cette fois, la ministre en pleine lumière ne sera pas une victime... Ici comme en politique, tout n'est que rapport de force ; tous les coups sont permis et la morale n'est pas toujours au rendez-vous.

  • Jeune française d'origine algérienne, Assiya Hamza est par ailleurs croyante. À sa façon : elle prie, ne mange pas de porc, mais elle aime les terrasses, la mixité et l'alcool et ne porte pas le voile. Journaliste, elle est allée à la rencontre de convertis à l'islam.

  • Revue idées N.2

    Revue Idees

    Quels sont les 100 essais, biographies et enquêtes que la rédaction a retenus ce mois de janvier ? Réponse dans notre rubrique Tamis.

    Nos coups de coeur pour le numéro 2 s'appellent Fabien Truong (Loyautés radicales, La Découverte), Tristan Vigliano (L'islam e(s) t ma culture, Presses universitaires de Lyon), Gérald Andrieu (Le peuple de la frontière, Le Cerf), Patrice van Eersel (L'Aventure d'Actuel telle que je l'ai vécue, Albin Michel), Marina Bellot & Baptiste Echegaray (L'Inclassable, Fayard) et Frédéric Joignot (L'art de la ruse, Tohu-Bohu).

    « Que lisez-vous ? » Les surprises de lecture de Caroline Bourgine, Robert Redeker, Julien Damon, Gérard Chaliand, Didier Long, Olivier Long, Laurence Decréau, Paul Quilès et Gérôme Truc.
    « Que vendez-vous ? » Dans la rubrique La vie secrète des librairies, L'Escapade, Les petits papiers, La Machine à lire, Rimbaud, Folies d'encre, Alterlivres et Au vent des mots nous disent les essais qu'elles vendent le plus et... ceux qu'elles aimeraient vendre plus.
    Enfin L'ABC des idées du mois se penche sur le terme Échafaud, le verbe Moriner et l'association Ricoeur & Macron.

  • Soixante-dix ans après la découverte de la Shoah, où en est-on de la question du pardon ? Et une société peut-elle tout pardonner ? Une journaliste a enquêté auprès des derniers survivants.

  • Annick Deshays, autiste mutique, souffrant du syndrome de Rett qui paralyse ses membres, peut parler avec ses frères grâce à un ordinateur adapté. C'est ainsi qu'elle engage des conversations philosophiques, éblouissantes, iconoclastes et parfois drôles sur l'époque, la condition humaine ou sa liberté d'agir.

  • Attentat du 11 septembre, ordre mondial toujours régi en secret par des puissances occultes et racisme XXL, retour des Illuminati, fin du monde durable et pensée apocalyptique... Ce livre analyse le retour en force des théories du complot dans un monde devenu spectaculaire grâce à Internet. Explorant la généalogie des théories les plus variées - et les plus folles, l'auteur nous montre comment les réseaux contemporains s'en font volontiers l'écho, la caisse de résonance, le catalyseur et le certificat le plus formel. Le buzz est désormais la super-commère d'un monde en crise. La pensée apocalyptique et la crise civilisationnelle deviennent le spectacle, l'histoire, le roman que se raconte une collectivité .
    C'est la face cachée, obscure et sombre, de nos sociétés : pourquoi, à l'heure du tout-info et de la transparence démocratique, éprouvent-elles, (éprouve-t-on), ce besoin irrépressible de se raconter des histoires et de mettre le monde en spectacle, même le plus violent et le plus sordide ?

  • Le numéro 1 marque en fanfare, sur 180 pages, son ambition :
    - Plus de 100 livres d'idées et de sciences humaines lus et recommandés par les intellectuels.
    - À quoi va t-on penser en 2015 avec l'abécédaire des mots-clés, des disputes à venir ou des concepts émergents.
    - Les influenceurs : portraits de référence d'universitaires, chercheurs, incubateurs d'idées qui ont marqué ces derniers mois.
    Sous la codirection d'Emmanuel Lemieux et Jean-Marie Durand, une dizaine de journalistes tente de dresser le panorama mouvant des idées (et de ceux qui les font ou les diffusent) qui façonnent l'époque et le monde de demain.
    La revue met en scène l'actualité éditoriale des idées et des sciences humaines, une vie intellectuelle novatrice à travers un séquençage de rubriques :
    - l'abécédaire (mots-clés, débats, polémiques du moment) ;
    - un long portrait-entretien global et de référence d'un producteur d'idées ;
    - les influenceurs : ceux qui font, incarnent, diffusent les idées ;
    - la fabrique : les lieux où se fabriquent les idées de demain;
    - fantômes : ceux qui ont disparu mais dont les idées bougent encore et même resurgissent.

  • Un texte inédit du chanteur François Béranger (1937-2003), sous la forme d'un conte politique pour les grands. Sous l'ironie et les jeux de mots de ce récit illustré, le compagnon de route du dessinateur Gébé campe la vision d'un monde pollué par les crassiers et la haine.
    Tant qu'il y aura des Zhommes...

  • Tout est puissance, tout est faux : qui pourrait succéder à l'actuel président de la Grande Russie, avant qu'on ne le trahisse ? Au faîte de sa puissance, l'autocrate qui adore communiquer sur ses dispositions sportives, se replie souvent dans son dojo. Il y médite sur le pouvoir que l'on conquiert et qui se perd, il consulte, il se fait communiquer des noms de remplaçants ou réfléchit sur une dynastie à créer.
    Même sa pratique du judo est un trompe-l'oeil : en fait, c'est un champion de sambo, un sport de combat où tous les coups sont permis.
    Inventé par les bolcheviks, ce sport de voyou fut interdit par Staline, méfiant de la popularité, qui massacra ses inventeurs. Seuls les espions du KGB - dont l'actuel président - eurent le droit de se transmettre les rudiments de ce sport implacable.
    Dans ces heures cruciales du déclin, quelles ressources trouvera le président de la Grande Russie du xxie siècle dans le sambo pour sortir de scène ?
    Dans un texte remarquable, basé sur des faits véridiques, Macha Fogel campe la comédie grandiose du pouvoir.

  • L'octogénaire Jules Bénuchot est un ancien chauffeur de taxi qui vit à Paris, rue de la Grange-aux-Belles près du canal Saint-Martin. C'est un vieux monsieur taciturne, qui n'a pas eu une vie facile. Sa famille et ses êtres aimés ont tous disparu dans les grands malheurs et les petits incidents du siècle dernier. Il vit seul avec son chat Schrödinger, même s'il n'est pas certain qu'il soit toujours en vie.
    Surtout, Jules Bénuchot est passionné, si ce n'est possédé par la physique quantique, cette science de l'infiniment petit, fascinante, exaspérante, incompréhensible au commun des mortels. Il est persuadé que pour appréhender les convulsions de la capitale, qu'il connaît sur le bout des doigts, il n'existe pas de meilleurs alliés que le hasard et l'incertitude.
    Avec l'aide de Léa, une jeune artiste des rues télépathe, Bénuchot, s'inspirant des grandes lois quantiques - ubiquité, probabilités, statistique- nous entraine dans un grand road-movie parisien, poétique, désopilant et métaphysique. Tel des physiciens quantiques modifiant l'état d'une particule, le duo change par petites touches le destin de ceux qu'ils croisent, vivants et morts, ainsi que leurs propres vies. Un très beau roman sur l'apprentissage de la liberté.

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