La Part Commune

  • Léon Gozlan, qui fut un proche de Balzac, est l´auteur d´une oeuvre non dénuée d´humour et de finesse d´observation de son temps. Et à ce titre, cette nouvelle ne déçoit pas et plonge le lecteur au plus près de la vie de jeunes oisifs du milieu du XIXe.

  • Quand un monument de la littérature française classique en juge un autre, et qu´à peine un siècle les sépare, cela donne la Vie de Molière. Voltaire s´emploie à développer une biographie dépouillée de tout pathos, de toute anecdote futile, et à mener une critique des comédies de Molière avec impartialité. Un document d´histoire littéraire précieux, tant sur le fond que sur la forme.

  • Récit d´une vie dominée par la fièvre consommatrice début XXe et entrecoupé d´épisodes cocasses où défilent les inventions les plus fantasques et les plus vaines. Un cri d´alarme, auquel le lecteur d´aujourd´hui peut encore tendre l´oreille.

  • Ce livre nous entraîne dans l´univers cocasse de la pègre parisienne sous le règne de Louis XIV. C´est l´envers du Grand Siècle que l´on nous révèle : poètes crottés, brigands, prostituées se haranguent et se querellent dans une atmosphère proprement carnavalesque. Le lecteur se plaira à cette compagnie haute en couleurs !

  • Dans ces trois textes de la fin de sa vie, nourris de son expérience personnelle et de sa réflexion, la philosophe catholique et ouvrière Simone Weil se livre à une véritable profession de foi qui accrédite son idée d'une nécessaire révolution humaniste.
    Fustigeant les errements de ses contemporains qui ont conduit à la guerre et à l'asservissement et à la paupérisation d'un nombre croissant d'hommes, elle dénonce la servilité d'un travail devenu aliénant, qu'illustre parfaitement le film de Chaplin, Les Temps modernes.
    Mais elle s'interroge également sur l'idée même de justice, et ses possibles détournements qui ont conduit à certains abus criminels.
    Comme dans toute son oeuvre, ce qu'elle cherche à placer au centre de toute interrogation, de toute préoccupation et de toute construction d'un avenir partagé et commun, c'est l'homme, dans son essence comme dans son individualité.
    Comme en réponse à la déclaration des droits de l'homme, elle rédige une déclaration des obligations à l'égard de l'humain, qui, aujourd'hui plus que jamais, résonne avec un sentiment d'urgence alarmant, alors que l'humanité se perd dans ses excès délétères dans tous les domaines : écologie, religion, société, politique.

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  • Publiés respectivement en 1917 et 1919, ces deux articles, qui sont à l'origine des commandes, célèbrent deux auteurs américains dont on commémore les centenaires respectifs. S'ils font aujourd'hui figures de classiques, il n'en était pas de même un siècle plus tôt. Et c'est là que la sagacité de Virginia Woolf montre toute son ampleur et sa justesse.
    Critique subtile, pénétrante, percutante, elle sait saisir le sens d'une oeuvre, ses fondations comme ses ramifications. Sa lecture de l'auteur de Walden et de celui de Moby Dick, à une époque où l'appareil critique au sujet de ces deux chefs-d'oeuvre américains était pratiquement inexistant, n'en prend que d'autant plus de valeur. Avec une plume à la fois malicieuse et affûtée, elle montre une fois encore cette culture solide qui faisait l'émerveillement de ses contemporains.
    Sa grande finesse psychologique, son érudition et sa recherche formelle, qui font d'elle l'une des plus grands écrivains de langue anglaise, sont ici au service de deux auteurs, deux oeuvres, dont les préoccupations peuvent, au prime abord, paraître éloignées des siennes, mais qui la rejoignent dans la revendication d'une liberté, d'une libération conquise de haute main.

  • Dans son essai, Sur l'importance du refus du service militaire, Léon Tolstoï invite les citoyens à une forme de sédition au nom de la liberté des peuples et du droit de disposer de soi-même en toute quiétude. Contre l'oppression, contre les oppresseurs, Tolstoï fédère et apporte son soutien. La correspondance ici reproduite entre Tolstoï et les docteurs Skarvan et Makovitzky ainsi que l'article du docteur Skarvan « Le refus du service militaire » relaient l'influence que la contestation initiée par Tolstoï eu sur une partie de la population en Russie, comme en Europe.

  • La seule partie de son oeuvre qui reste presque entièrement inédite en France, c´est sa correspondance. L´établissement de cette correspondance repose sur l´édition américaine publiée en 1906 et épuisée depuis, à laquelle viennent s´ajouter des lettres retrouvées, mentionnées qui étoffent sensiblement l´ouvrage de départ. Elle est le fruit de longues recherches bibliographiques entreprises par Thierry Gillyboeuf, auteur de la seule biographie française de Henry David Thoreau parue chez Fayard en 2012 et qui s´est lancé, en parallèle, dans la traduction de l´intégralité du Journal dont quatre volumes ont d´ores et déjà paru chez Finitude, le cinquième étant prévu pour l´automne 2019. Conçue ainsi, elle propose aux lecteurs français l´édition la plus complète, à ce jour, de la correspondance de Henry David Thoreau. Cette publication allie la rigueur d´une édition qui vise à l´exhaustivité, à un texte littéraire vivant et captivant. Spécialistes et curieux y trouveront le même bonheur.

  • Vive la vie ! est un recueil de 29 nouvelles dont nous avons extrait 8 nouvelles.
    Ce titre est paru pour la première fois en 1892 : Librairie Marpon et Flammarion, 290 p. Collection Les Auteurs gais.
    Ce sont des histoires drôles où se cache un humour glacial plutôt amer sous une apparente gaieté.
    Dans la première nouvelle intitulée : La fin d'une collection, il s'agit du marquis, Bois-Lamothe, homme riche, beau, solide et grand propriétaire foncier.
    Grand coureur de jupons, inlassable trousseur de jupons. Mais le marquis est un grand collectionneur d'haricots. Il trie toutes sortes d'haricots et il les trie selon leur couleur : noir, violet, blanc, rouge, enfin tout ce qu'il trouve comme haricots. Un jour, arrivent chez lui son neveu et sa femme et ils ne trouvent pour les recevoir que la servante du marquis. Les invités attendent le retour du marquis mais il tarde à rentrer alors la nièce du marquis demande à la servante de quoi préparer le déjeuner et se dirige vers la cuisine et demande les ingrédients nécessaires. Elle prépare un très bon repas et voici le marquis qui arrive. Il salue son neveu, sa nièce et après les salutations, ils passent à la table. Le marquis a commencé à manger, et voilà qu'on lui présente un bon plat d'haricots : à la vue de ce plat avec sa collection d'haricots ses yeux sont exorbités et il tombe de sa chaise : il est mort.
    Moralité : Blaguez le collectionneur tant que vous voudrez, mais ne leur faites jamais manger leur collection, même à l'oignon.

  • Traité de sagesse, de simplicité, de bonheur, L´intelligence des fleurs est un hymne à la beauté du monde et de la nature, dont il est peut-être temps de refaire l´apprentissage. Le volume est illustré d´une dizaine d´encres et dessins inédits, spécialement composés pour cette édition, de Cécile A. Holdban.

  • Confidence émue sur les liens de profonde affection qui unissent le chien aux talents éblouissants et son maître.

    Trois nouvelles :
    Mon chien Pégase, traduit par Mikaïl Achkinasi, La Vie littéraire, 27 octobre 1899.
    Le Chien, traduit par P. Mérimée, Nouvelles moscovites, 1869.
    Les Nôtres, épisode des journées de juin, traduit par Michel Delines, La Vie Littéraire, 10 janvier 1899.

  • Dans cette nouvelle qui fait apparaître, pour la première fois, l'un des personnages récurrents de La Comédie humaine, Honoré de Balzac met en scène le maître d'Horace Blanchon, le chirurgien Desplein, que l'on retrouvera dans Les Illusions perdues, professant un athéisme intransigeant et zélateur fanatique de la science et du positivisme. Or, par le plus grand des hasards, Blanchon surprend son maître en train d'écouter une messe dans Saint-Sulpice. Intrigué, il le suit, l'espionne et l'oblige à s'expliquer sur ce qui lui apparaît comme une contradiction notoire avec son incroyance. Mais sans rien renier de son athéisme, il lui explique qu'il est tenu par un serment, ou plus exactement la fidélité de l'amitié à l'égard d'un porteur d'eau auvergnat qui le tira de la misère quand il était encore un carabin impécunieux. Dans l'univers souvent mesquin et noir de Balzac, cette nouvelle fait figure d'exception.

  • Cet ouvrage se veut un guide assez pratique, aussi net et précis que possible, sur les choses de l'amour.
    Un guide assez pratique dans la mesure où il dénonce les méfaits du coitus interruptus, et « ne s'embarrasse pas d'excès casuistique » (selon le bibliographe Jules Gay).
    L'ouvrage, qui développe quelques détails trop libres sur l'onanisme ou le coitus interruptus, laissent entrevoir de vives voluptés que l'autorité ecclésiastique n'a pas manqué de condamner. La plupart des exemplaires ont été détruits.
    Il est réédité en 1880 à Rouen chez Lemonnyer, en 1881 chez Gay & Doucé à Bruxelles avec un frontispice gravé par Félicien Rops et en 1883 chez Auguste Brancart à Bruxelles.

  • Deux textes présentés par Vincent Gogibu.
    Un Roman en neuf lettres : Pierre Ivanitch a emprunté trois cent cinquante roubles-argent à Ivan Piètrovitch sans signer de reconnaissance de dette.
    Il est convenu entre les deux hommes que Pierre doit jouer cette somme aux cartes contre Eugène Nikolaïtch, un jeune homme de petite noblesse qui vient de dépouiller sa grand-mère.

    Une Représentation au bagne : Dostoïevsky, ayant été mêlé à une conspiration en 1948, passa quatre années dans un bagne en Sibérie. Une fois remis en liberté, il a publié des mémoires intitulées Souvenirs de la Maison des Morts dont Une Représentation au bagne est un extrait.
    C'est une représentation théâtrale jouée par des forçats, véritable parenthèse enchantée qui nous initie à la vie du bagne en Sibérie et, en même temps, nous fait pénétrer dans l'âme du criminel russe.

  • La seule partie de son oeuvre qui reste presque entièrement inédite en France, c'est sa correspondance. Seuls deux échantillons ont été publiés, sa correspondance croisée avec Ralph Waldo Emerson, et les lettres qu'il a adressées à un instituteur, H.G.O. Blake. Mais ces deux volumes n'ont pas permis de se faire une idée complète de la correspondance générale de Thoreau, qui compte environ huit cents lettres.
    La Correspondance générale de Thoreau paraîtra en trois volumes. Le second, présenté ici, couvre7 ans, de 1847 à 1854. Ces lettres nous montrent un Thoreau inattendu, souvent drôle, caustique même, très affectueux avec ceux qui lui sont chers, sans concession avec les éditeurs, parfois cassant avec les institutions et les officiels, souvent généreux, attentif, curieux, exalté. Si l'on retrouve le ton iconoclaste des textes qui ont fait sa célébrité, on ne peut manquer d'être surpris par ses épanchements ou ses froideurs. Cette correspondance dessine le portrait d'un homme complexe, comme tout homme, singulier, attachant et déroutant. Thoreau est inscrit dans son temps. Il est partout et insaisissable. Lui qui affirmait être un piètre épistolier se révèle au contraire un correspondant passionnant, recherché de ses amis, et de ses amies. Car on est aussi frappé par la présence, parmi ses correspondants, d'un grand nombre de femmes, où l'on découvre un Thoreau fraternellement tendre avec ses soeurs, amoureux éconduit ou éconduisant, cultivant l'amitié amoureuse avec quelques élues.
    En publiant cette Correspondance générale, les Éditions La Part Commune apportent la contribution la plus importante à la connaissance et la compréhension de Thoreau en France, depuis le lancement de la traduction (à ce jour inachevée) de son Journal. Cette publication allie la rigueur d'une édition qui vise à l'exhaustivité, à un texte littéraire vivant et captivant. Spécialistes et curieux y trouveront le même bonheur de lecture.

  • La seule partie de son oeuvre qui reste presque entièrement inédite en France, c'est sa correspondance. Seuls deux échantillons ont été publiés, sa correspondance croisée avec Ralph Waldo Emerson, et les lettres qu'il a adressées à un instituteur, H.G.O. Blake. Mais ces deux volumes n'ont pas permis de se faire une idée complète de la correspondance générale de Thoreau, qui compte environ huit cents lettres.
    La Correspondance générale de Thoreau paraîtra en deux volumes. Le premier, présenté ici, couvre vingt ans, de 1834 (Thoreau a dix-sept ans) à 1853 (il en a trente-six). Ces lettres nous montrent un Thoreau inattendu, souvent drôle, caustique même, très affectueux avec ceux qui lui sont chers, sans concession avec les éditeurs, parfois cassant avec les institutions et les officiels, souvent généreux, attentif, curieux, exalté. Si l'on retrouve le ton iconoclaste des textes qui ont fait sa célébrité, on ne peut manquer d'être surpris par ses épanchements ou ses froideurs. Cette correspondance dessine le portrait d'un homme complexe, comme tout homme, singulier, attachant et déroutant. Thoreau est inscrit dans son temps. Il est partout et insaisissable. Lui qui affirmait être un piètre épistolier se révèle au contraire un correspondant passionnant, recherché de ses amis, et de ses amies. Car on est aussi frappé par la présence, parmi ses correspondants, d'un grand nombre de femmes, où l'on découvre un Thoreau fraternellement tendre avec ses soeurs, amoureux éconduit ou éconduisant, cultivant l'amitié amoureuse avec quelques élues.
    En publiant le premier tome de cette Correspondance générale, les Éditions La Part Commune apportent la contribution la plus importante à la connaissance et la compréhension de Thoreau en France, depuis le lancement de la traduction (à ce jour inachevée) de son Journal. Cette publication allie la rigueur d'une édition qui vise à l'exhaustivité, à un texte littéraire vivant et captivant. Spécialistes et curieux y trouveront le même bonheur de lecture.

  • Libertinage, flagellation, ambiance trouble des instincts libérés car trop longtemps contenus, reviennent insidieusement dans l'oeuvre de Hugues Rebell, comme dans la nouvelle Gringalette, alors que Le professeur à la mode raille avec ironie l'Université.

  • Cet ouvrage rassemble les 68 lettres que sont échangées sur 30 ans Honoré de Balzac et sa soeur cadette Laure. Si la correspondance générale de Balzac existe, en revanche, c'est la première fois qu'est publiée en l'état cette correspondance croisée. Noyées dans la somme épistolaire balzacienne, ces lettres passent presque inaperçues, alors que rétablies dans leur dialogue privilégié, elles composent un portrait attachant de l'auteur de La Comédie humaine. En publiant cette correspondance croisée inédite, La Part Commune poursuit donc le travail qu'elle a entrepris depuis des années, autour des grandes correspondances du XIXe siècle.

  • De la fable boulevardière au drame sentimental, en passant par l'interrogation existentielle, ces six récits donnent à goûter une verve aussi riche que savoureuse.
    Le Buste de Prévost est une satire politique sur la vanité des changements de régime : dans un village du sud-ouest des années 1890, la nouvelle municipalité décide de troquer (enfin !) le buste de Napoléon III contre celui de Marianne et, après bien des péripéties, ils finissent par grimer le buste de l'empereur pour en faire une Marianne...
    Dévouement révise l'héritage marivaudien en rafraîchissant le portrait de la servante dégourdie, complice de sa maîtresse dans les affaires de coeur.
    Dans Vingt-huit jours et Le choix d'un amant, Marcel Prévost déploie tous ses talents de conteur et montre comment il sait tirer parti du dispositif épistolaire comme du récit à ellipse, de l'art du sous-entendu et de celui du portrait, des ressorts du vaudeville même - talents multiples et agréables qui lui valent peut-être les épithètes « rococo » et « dix-huitième » décernées par son biographe Jules Bertaut.

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