La Lauze

  • Jean-Marie Matisson fait partie des quatre premiers plaignants de l'Affaire Papon. Ceux qui ont déclenché la procédure judiciaire. Il fut le premier avec son père Maurice, sa Grand-mère Jacqueline et sa cousine Esther Fogiel à se constituer partie civile pour crime contre l'Humanité contre les responsables de la préfecture régionale et de l'Etat français dont Papon fut le seul à être jugé et condamné à 10 ans de réclusion criminelle au terme d'une procédure qui dura près de vingt ans.
    Ce livre retrace l'histoire de l'affaire Papon et de ses principaux acteurs, il en rétablit la vérité.
    Le livre donne les pièces indispensables du procès, l'acte d'accusation, la sentence, des extraits des plaidoiries et des audiences du procès et des focus sur les points importants de l'accusation : falsifications de nationalité, prétendus sauvetages, pseudo résistance, ordres d'arrestation. Il le fait à travers le regard de la première famille à s'être constituée partie civile dans le procès. Il se veut être un hommage aux premiers hommes et aux premières femmes qui ont fait que le procès Papon ait pu avoir lieu.
    Pour l'auteur et sa famille, l'idée est simple : « il fallait que la justice de la République, condamne Papon dans son rôle dans la déportation des Juifs de Bordeaux et à travers ce serviteur zélé, condamne l'État français dans son rôle dans la déportation des Juifs de France. » Gérard Boulanger : « Le crime contre l'Humanité est constitué dès que le premier homme a été tué parce qu'il est né !
    C'est un procès pour la conscience universelle, parce que la question fondamentale qui vous est soumise ici est celle de la nécessaire désobéissance institutionnelle à l'ordre inique. Voilà le problème qui est posé par le procès Papon »

  • Un Périgourdin en Guyane! Et non le moindre : Ecrivain, poète, journaliste, aviateur, explorateur, géologue, botaniste, justicier, il a inventé la loterie nationale, armé quarante navires, été élu député, défendu les droits des femmes, émancipé un peuple.
    Il est devenu la fierté de milliers de fils d'esclaves, a contribué à sauver Dreyfus, pratiqué la réinsertion sociale de bagnards, pourfendu les corrompus, possédé terres et châteaux, fait trembler la Troisième République, été emprisonné, livré aux rats, banni, calomnié, ruiné, pourtant toujours idolâtré, sanctifié, espéré de tous les exploités depuis la Guyane jusqu'aux comptoirs de La Réunion, et finalement assassiné, empoisonné...
    Michel Dupuy nous entraîne sur les pas gigantesques de ce héros inclassable, " au regard insistant, souriant, palpitant et pur d'un enfant ". La vie de Jean Galmot a été portée à l'écran par Alain Maline " Jean Galmot, aventurier " avec Christophe Malavoix dans le rôle-titre.

  • Au coeur d'un soir glacé, la naissance de Strambus réchauffe les roulottes d'une famille de Tziganes allemands, qui survit péniblement grâce à des numéros de cirque transmis de génération en génération.
    En réalité, le nouveau-né se prénomme Adolf, prénom favori de ces années 1930, embrasées par un orateur véhément qui promet à la nation le bien-être de tous dans une société florissante. Ce " Führer " adulé ne tardera pas à mettre l'Europe à feu et à sang et à entraîner son pays vers une dévastation inéluctable. En filigrane de la saga de Strambus et de ses proches, tendre chronique piquetée de scènes hautes en couleur, se dessine le destin de minorités broyées par un implacable système.
    " Il y a quelque chose entre la terre et le ciel, mais on ne saura jamais quoi ", ressasse le grand-père de Strambus. Seule importe alors la subsistance quotidienne, chez ces artistes attachants, facétieux et fatalistes. Dans la tourmente des barbaries nazies, pour glisser à travers les mailles du filet de l'histoire, mieux vaut savoir se faire discret et " laisser pleurer les chiens "...

  • Antoine (Orélie) de Tounens né en 1825, est le fi ls d'une famille de paysans du Périgord. Après de sérieuses études de droit, le jeune homme s'installe en rachetant une étude d'avoué en déshérence en 1851. Sept ans plus tard, il se trouve à la tête d'une des affaires les plus dynamiques et prospère de la ville de Périgueux. Devenu franc-maçon, il a pour amis des notables et des hommes politiques de premier plan. C'est précisément à ce moment-là qu'il va vendre son étude subitement et disparaître sans laisser de traces.
    Au même moment, mais de l'autre côté de la planète, tout au sud de la Cordillère des Andes en Amérique du sud, le vieux sorcier Magnil, chef du peuple Mapuche, (un peuple amérindien libre et indépendant depuis la nuit des temps), est profondément troublé par un rêve étrange. Dans son rêve, Magnil a été visité par un esprit qui lui a annoncé qu'un roi, un blanc, allait venir pour défendre les Mapuches et protéger leurs terres des agressions chiliennes et argentines. Emmitoufl é dans son poncho tout en haut de la montagne sacrée d'Adenkul en Araucanie, le vieux sorcier Magnil rêve et attend.
    Trois ans plus tard, une incroyable nouvelle défraie la chronique des journaux Américains et Européens. Un français, un blanc, vient d'être proclamé « roi » de toutes les communautés des féroces guerriers Mapuches d'Araucanie, de la Cordillère des Andes et de Patagonie, et le roi se nomme Orélie Antoine de Tounens ! Lentement, mais sûrement, un impitoyable « western » va se mettre en place.

  • Rue des silences

    Georges Gautron

    " Rien de malheureux ne pouvait plus lui arriver puisque le malheur était dorénavant derrière lui.
    Seule une culpabilité lancinante troublait parfois ce bel agencement, car il n'oubliait pas l'irrationalité qu'il y avait à être là, parfois il parlait même d'immoralité, l'injustice de ce bonheur volé aux autres prisonniers. " Purifier sa mémoire, brûler les numéros imprégnés dans sa chair... À son retour de déportation, Fernand doit se résigner, c'est son âme entière qui restera tatouée d'une injuste culpabilité : le hasard d'être toujours en vie, alors que d'autres résistants ne reviendront jamais.
    Pour adoucir ce constat amer, encore alourdi par sa participation absurde à la guerre d'Algérie, il pensait se reposer sur le confort retrouvé d'une vie familiale sereine, dans sa ville de Clermont-Ferrand. Hélas, à la mort de cette mère qui cimentait les dernières illusions de fraternité, le miroir des apparences se fendille, et le fiel des rancoeurs anciennes se déverse sans pudeur. Etouffé par la chape de ses souvenirs, Fernand guette l'improbable éclaircie qui évitera le naufrage de son couple et de son équilibre social.
    Tout au long de cette poignante saga qui conduit son lecteur de la Libération au seuil des années 80, Georges Gautron aborde un thème que peu d'auteurs ont eu le courage de traiter jusqu'ici, celui du chaos de conscience dans lequel se sont retrouvés des hommes ordinaires, qui furent un jour sommés de choisir entre héroïsme et passivité. C'est cette déchirure de l'après, cette tragédie des séquelles au quotidien empesée de douloureux silences, que l'auteur scrute avec finesse dans un roman attachant, dont on peine, à l'image de Fernand, à sortir indemne.

  • Le rêveur de Margeride

    Pierre Le Coz

    • La lauze
    • 2 Septembre 2007

    Une femme, béatrix, et son enfant, martin, vivent seuls au coeur d'un des paysages les plus rudes, les plus désolés de france : le plateau de la margeride en auvergne.
    Un homme, françois, qui les a connus, raconte leur histoire au narrateur : comment béatrix, après la découverte de l'autisme de son fils, a choisi de venir habiter ce désert, loin de son pays d'origine, loin surtout de son passé dramatique. c'est l'histoire de leur amour puis de leur séparation qu'il évoque pour nous, mais aussi le " cas " de martin qui jamais ne parla - martin, enfermé dans un songe trop vaste pour lui, " ange en exil sur la terre ", est lui le vrai " rêveur de margeride ", le centre muet du dispositif de monts, de forêts, de landes et de nuages qui composent le décor de ce roman.

  • Avec La Galope, puis Encres Violettes et l'Alambic de la pleine lune, Pierre Gonthier nous a brillamment persuadé que parvenir au bout de soi-même est un joli chemin à condition de garder son enfance à portée de mémoire. Avec l'Enfant qui parle à la rivière, il va plus loin. De matin de givre en nuit de lune, de pêches miraculeuses en
    rêves de grand large, entre Petit Prince et Grand Meaulnes, ce roman initiatique nous entraîne aux rives de Dordogne, enchantées de présences anciennes, de légendes et de rencontres.
    Un récit d'eau et de vent qui ne se referme plus lorsqu'il s'achève avec l'automne et que vient à l'enfant la tendre nostalgie des premières amours.

  • Découvrez Le Violoncelle blessé, le livre de Georges Gautron

  • Le chat et la plume

    Collec

    " après la mort de notre chat, nous nous étions bien promis de pas en avoir d'autre...
    Il ne lui manquait que la parole... on s'y attache trop à ces bêtes... " cette litanie, l'avons-nous assez entendue ? " et puis cette autre : " un beau jour, nous avons fini par craquer... ". c'est ce qui est arrivé à michel peyramaure, l'auteur de ce petit livre, illustré par josé correa. son teckel disparu, la maison lui avait paru bien vide. il a tenu un an avant de se décider, non pour un autre chien mais pour un chat : un chartreux.
    Histoire de changer. comme c'était " l'année des v ", il l'a appelé verlaine... c'est toute une aventure qui commençait...

  • Le chat dans le texte

    Correa J

    • La lauze
    • 20 Octobre 2003

    On a tant dit sur le chat.
    Mais le mystère persiste. qui est ce félin ? que pense-t-il ? chat de luxe ou chat de gouttière, "prince" toujours. et jusqu'au bout des moustaches. regard fascinant, chacun de ses gestes est l'élégance suprême. il semble traverser la littérature à pattes feutrées. il ne demande rien, l'animal ! léonor fini pense que "le chat est à nos côtés le souvenir chaud, poilu, moustachu et ronronnant d'un paradis perdu.
    " dans ces pages, baudelaire, colette, vian, eluard, hugo, desnos, prévert, brautigan et d'autres nous content ce rebelle imprévisible. et correa semble, avoir trempé ses crayons et pinceaux dans les yeux d'un chat.


  • au hasard de chemins fidèles aux rendez-vous de la mémoire, pierre gonthier parle d'alambics embrumés, d'alcools parfumés comme des soirs de juin.
    de la guerre à l'écart de la gloire. des bistrots du petit matin. on y boit comme on vit, comme on
    rêve. a fond tellement perdu que l'on peut en
    mourir. mais le placard au sent bon mûrit un bocal de cerises. on danse autour du barricou à la noce à l'henriette et l'eau-de-vie réjouit l'hiver de monsieur l'inspecteur de l'ecole publique. des récits inscrits avec bonheur dans l'univers de la nouvelle. chez l'auteur de la galope et d'encres violettes, ils vont au gré des désordres du vent et de la vie des hommes.


  • Augieras le maitre des fougere

    Correa

    • La lauze
    • 9 Février 2007


    1968.
    " une rencontre " : françois augiéras, josé correa. dans une serre atelier en périgord vert. augiéras déjà connu mais dans une solitude tenace, écrit son " voyage au mont athos ". correa, 18 ans, enfant de la rue passionné de peinture et de poésie, rêve " d'ailleurs ". deux mains tendues, l'une vers l'autre pour une initiation au-delà de la peinture.
    une aventure unique dans la trajectoire de françois augiéras.
    le " maître des fougères " avait assuré un autre monde possible à josé correa.

  • Ne passons pas à côté de la vie, elle est souvent si jolie ! Écrits au fil des jours, au jour le jour, composés au fil de promenades, de lectures et de méditations, voici un florilège de petites proses ciselées comme des miniatures. Michel Testut a une manière singulière de poser sur le monde son regard d'écrivain. Ce styliste lyrique avec sa petite musique qui fait danser la vie, avec le regard d'un homme de son temps et une philosophie souriante, nous parle malicieusement de nos rapports au présent, au passé, à la nostalgie, à la modernité, au bonheur, à l'argent, à la nature, à l'amour... Tout simplement une célébration de la vie dans tous ses états.

  • Mes quatre déesses

    José Correa

    • La lauze
    • 4 Février 2015

    Pendant une quarantaine d'années, Jean CHALON a vécu en compagnie de ses Quatre Déesses avec, par ordre d'entrée en scène dans sa vie, Lola FLORES, COLETTE, Natalie BARNEY, George SAND.
    Les chansons de Lola, les livres de COLETTE, les aphorismes de Natalie et les lettres de George ont illuminé son existence. "Les biographies qu'il a consacrées à ses quatre idoles sont autant de reflets de cette illumination qu'il ne tient qu'à vous de partager et qu'il explique dans cet album superbement illustré par José CORREA.

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