La Grange Bateliere

  • Tout le monde connait (ou devrait connaître) le chef d'oeuvre de Thomas De Quincey que sont "Les Confessions d'un mangeur d'opium Anglais" (1822), dont Baudelaire traduisit de larges extraits dans "Les Paradis artificiels". Mais très peu de gens savent que De Quincey s'inspira, pour les écrire, d'un petit texte tout aussi poignant du génial et méconnu Charles Lamb, qu'il aimait comme un frère d'addiction, et qui lui tint compagnie à Londres pendant les mois de solitude qu'il consacra à l'écriture du livre.
    A ce jour, "Les Confessions d'un ivrogne" (1810) étaient toujours inédites en français. Traduction et présentation de Sébastien Marot.

  • De Léo Malet à François Guérif, ce recueil épistolaire original (1972-1989) raconte la rencontre entre un écrivain et un lecteur qui, après quelques années, deviendra son éditeur. Tout au long de ces lettres et de ces dédicaces, Léo Malet ressemble étrangement à Nestor Burma : ironique, caractériel, tendre et filou, avec un goût prononcé pour l'érotisme. Il se dévoile un auteur attristé par un succès qui n'est plus, mais soutenu et aidé par un admirateur enthousiaste et zélé. Deux êtres qui s'apprivoisent et nous accédons à la naissance d'une amitié.
    Les dédicaces manuscrites amicales se mêlent à des dédicaces pour "collectionneurs avertis" : découpages néo-surréalistes érotiques et jeux de mots filous.

  • "Dans les derniers jours de sa vie et jusqu'à sa dernière heure, ne pouvant plus s'occuper dans son laboratoire, le marquis de Germandre prenait plaisir à proposer de puériles énigmes à ses médecins et à ses valets. Il n'était plus, le vieux sphinx, mais il avait emporté avec lui la plus terrible de ses énigmes, celle de sa succession. Il conviait tous ses parents à la cérémonie de ses funérailles dans le caveau de famille et à la réunion immédiate dans la grand'salle des audiences, où l'on devait donner lecture de son testament et savoir enfin qui hériterait d'un million en immeubles et de sommes considérables placées chez divers banquiers ou enfouies dans des cachettes mystérieuses".
    Chronique familiale, mystérieuse et espiègle de George Sand (1804-1876). Paru en 1861, ce roman conte les péripéties que provoquent les dernières volontés du marquis de Germandre, au coeur de la campagne bourbonnaise. Postface de Christophe Mercier : "Un roman rêvé"

  • Les sagoens

    J. Verney

    Sur les pas de César Aira, J. Verney part à la découverte de Buenos Aires. Ce voyage initiatique - tant il est imprégné du fantasme de l'auteur argentin - est l'occasion d'écrire les premières lignes d'un journal mystérieux et sensuel. Les extraits de ces carnets, prémisses à la création littéraire, se confondent peu à peu avec l'oeuvre romanesque. Aux carnets, succède l'ébauche de ce Grand Roman que l'auteur poursuit.
    Les Sagoens est une volte-face épique, déroutant et érotique entre l'Europe et l'Amérique du Sud, de la tiédeur contemporaine à la folle épopée de la fin du xixe siècle.

  • Black

    Alexandre Dumas

    Histoire d'amitiés et d'amours, d'aventures graves et comiques, mélodramatiques et rocambolesques... La rencontre du chevalier de la Graverie et du chien Black nous transporte, au début du XIXe siècle, de la province française jusqu'à Taïti. Postface inédite de Christophe Mercier : "Dumas, Gotlib et Monsieur Pickwick" "Nous avons résolu, dans un moment d'humour qui nous a sans doute été inspiré par le brouillard que nous avons respiré dernièrement en Angleterre, de faire un roman complètement neuf, c'est-à-dire de le faire à l'envers des autres romans.
    Voilà pourquoi au lieu de commencer par le commencement, comme on le fait jusqu'à présent, nous le commencerons par la fin, certain que l'exemple sera imité, et que, d'ici quelque temps, on ne commencera plus les romans que par la fin". A. Dumas

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