L'une Et L'autre

  • Variations sur les Filles d'Israël, de la Bible et d'ailleurs  : Ève; Saraï, Sarah; Rebecca; Rachel et Léa; Tamar; Ruth; Yaël et Deborah; Esther; Judith; Zivia Lubetkin et Soldate d'Israël en onze poèmes calligrammes.

  • La Nuit mexicaine est une sorte de journal où sont consignés au cours de plusieurs voyages que fit l'auteur au Mexique, poèmes, impressions, bribes d'histoires, rencontres, réflexions et constats au sein d'un pays en pleine révolution. Le Che, Antonin Artaud et Malcolm Lowry hantent le paysage.
    Voyage initiatique et trips en tout genre. La Beat generation bat son plein. L. Ferlinghetti, William Burroughs, Allen Ginsberg, Jack Kerouac et bien d'autres, feront d'une sorte de " folie " ambiante un mouvement emblématique d'une nouvelle jeunesse.

  • Que sont Les Pleurs du mâle ?

    Passer de «L'objet du délire» au «Noir au blanc», du «Noir et blanc» à «l'oeuf au plat», de «l'oeuf au plat» à la «Salade», de la «Salade» au «Marcheur», du «Marcheur» au «Conte à dormir debout», du «Conte à dormir debout» à «Trumpette», de «Trumpette» à «Mon caca fume» ...

    Variations poétiques, mâles ou femelles, sur l'ambiguïté existentielle et comportementale de la pensée et de la condition humaine.

    Soulignées de quelques photographies.

  • Théâtralité familiale.
    Trilogie de l'enfer n'est pas à proprement parler une suite mais plutôt un rebondissement de la précédente trilogie, Table des Matières (L'une & l'autre, 2008), qui puisait son inspiration dans la Famille, avec une dominante : la Mère absente, projetant toutefois son ombre sur la vie familiale. Le personnage de la Fille, elle, double de la Mère initiatrice d'un paysage familial tronqué poussait son modèle jusqu'à la légende, là où l'histoire devient l'Histoire.
    Dans Trilogie de l'enfer, la Mère s'impose, s'interpose et ouvre le bal. Puis, au cours des trois textes : En dessous de l'enfer, l'amour; L'enfer, l'alcool ; Au dessus de l'enfer, la guerre, les chronologies s'inversent de manière fantaisiste... La Mère, morte, contemple sa Fille. Fille qui, adulte, en certaines situations se transforme en éléphant en peluche de couleur anthracite, qu'elle perçoit rose dès lors qu'elle l'imagine, Eléphanteau, en représentation de sa virtuelle descendance.
    Comme dans toutes les familles, on retrouve dans ces textes les fantasmes de l'amour, la confusion des sentiments et les ambiguïtés de la domination.

  • Réunis en neuf chants, trois livres en un nous mènent à de nouvelles épopées où, selon son principe habituel mêlant utopiquement l'historique au mythique, Brice Bonfanti tente à imaginer l'issue, toujours insensée quand bien même mise à distance de ses aberrations et de ses contradictions, d'un univers neuf :
    «L'oeuf», éternellement en quête de l'inédit d'un monde nouveau dans lequel chimère, politique, religion, biologie et physique au parfum d'utopie se côtoient; des lieux et des figures tirées de notre Histoire se révèlent au travers de croisements et de situations dans nombre de pays de notre planète.
    Neuf chants où l'auteur s'empare de l'espérance d'un temps retrouvé consacré à la recherche de la création d'un monde, autre.

  • Les années soixante-dix.
    Un enfant naît dans le tumulte joyeux de ces "années folles" où pour l'enfant roi qu'il personnifie la vie est synonyme de liberté, sans qu'il lui soit pour autant permis d'y trouver la stabilité et le bonheur souhaités. dans son adolescence, l'achat, aux puces, d'un manteau qui, au cours du temps, et jusque dans son âge adulte, perpétue le "doudou" dans les plis duquel il se réfugie afin d'y trouver le réconfort et d'y emmitoufler son mal-être, un manteau qui, à son image, s'use et se délite jusqu'à la trame, et en vient un jour à perdre, pendouillant et ne tenant plus qu'à un fil, son dernier boulon...
    Dans ce nouveau roman de jeanne-marie sens les excès des années soixante-dix sont brossés sous un jour implacable. dans les aller-retour de la vie d'un personnage évoquant le malaise d'une certaine génération, l'auteur aborde le sujet intemporel du trébuchement, qui fait résonner une musique d'autant plus touchante qu'elle n'est étrangère à aucun d'entre nous.

  • "Putain qu'est-ce qu'on va lui raconter à la zine, déjà qu'elle nous fait chier avec la zique qu'elle dit toujours qu'on joue trop fort la nuit...
    Et voilà que ce con d'chien il a étendu le chien à la zine, qu'est-ce qui t'a pris toi con d'chien d'avoir shooté le caniche à la zine, y t'a foutu les boules ou quoi?"

  • .net

    Dominique Hennegrave

    Souvenirs d'enfance sur les matins d'hiver.

  • À l'observation d'un certain type d'individus alliant signes ostentatoires de richesse et vulgarité inculte absolue, s'élève un oratorio à quatre voix, celles du boucher-charcutier, de la femme du bouchercharcutier, du confesseur de la femme du boucher-charcutier, celle de Diane chasseresse. Chacun des personnages porte métaphoriquement l'organe qui le spécifie : le coeur, le poumon et le cerveau deviennent alors les emblèmes carnés d'une métaphysique de l'espèce humaine, que des intoxications diverses ont dégradée, nécessitant la réinvention d'une nouvelle mythologie.
    Les Fortunes de la viande sont entendues comme une mise à mort de l'espèce et de ses représentations où la disparition de la conscience permet l'apparition de Diane et le resurgissement du monde sauvage.

  • La poésie ne s'explique pas, elle s'immisce en vous, ou non.
    Celle de Kéva Apostolova surprend tout autant de par sa douceur que de par sa radicalité.
    Elle cingle, crie la vie et la mort scandées du temps de sa temporalité, elle dit l'incertitude et le déchirement, elle dit la colère et l'amour. Dans une langue parfois brutale, à la limite de la facétie de l'enfance, l'auteur pose sur elle-même un regard, que reflète le miroir du soi des autres.

  • Néant, un mot qui prend tant de place de par le vide qu'il nous évoque.
    Disparition, apparition, être ou ne pas être, là est toujours la question.
    M.W. l'aborde avec ses mots à elle, des mots forts qui n'ont ni peur du noir ni de la dérision.
    Néant 1 re entrée : Le monde des morts découvert et inventorié par un garçonnet de six ans «C'est qu'une fois revenu à la maison, le parrain mort, une fois retirés le pantalon et le caleçon trempés à coeur, une fois les sacs à pique-nique calés bourrés de glace sous le parrain de plus en plus bleu, parties intimes laissées à l'air comprises, une fois décrochée du mur la peinture de genre avec ses rayons gamma, et sa huche prolixe et le crucifix pendu au même clou, les rideaux tirés et un drap mis sur le parrain, une fois tout ça accompli, maman arrive [...]» Néant 2 e entrée: Le monde des vivants déstructuré aux dernières heures d'une agonie «Et pourtant je le jure, sur ma tête et sur ta tête d'homme- chat, je le jure sur ces têtes d'enfoirés compassés qui me tiennent lieu de descendance, ce fils de pute et cette fille de salaud en train de me com- primer les bras et de me pincer la peau contre les os pour me descendre en bas du perron, et pourtant je jure que je ne ferai pas dans ma culotte, car ma conscience intérieure ne veut que courir une dernière fois au muguet pour l'embrasser follement, le muguet sous l'arbre [...]» Néant 3 e entrée : Le monde des familles passé à la moulinette «[...] dans le spectacle forcé et hautement débilitant de cette joie hypertrophiée des familles où la table, le service de la table cèdent le pas à une espèce d'ac- croupissement tribal, vivres et objets de tous genres se mêlant au fracas d'une affreuse cacophonie de borborygmes si bien qu'ici, on assassine le langage, on instruit des règles de la toute-puissance, on décérèbre le regard, on dissout les liens dans le potage des papouilles et ça bave et ça renifle et ça lèlèche en surenchère [...]»

  • «À travers un des poèmes qui le composent, intitulé «Gris lumière», cet ouvrage fait écho au temps gris clair aimé de Cézanne, où se révèle pleinement, ce gris qui, dit-il, «seul règne dans la nature» et qui, selon Baudelaire déjà, «résume en lui toutes les couleurs».
    «Journal», le texte sur lequel s'ouvre L'image invisible, reflète le dessein qui sous-tend l'ensemble : donner corps au rêve d'un livre qui par son propre mouvement s'élaborerait indéfiniment, de jour en jour, sans qu'un terme lui soit prescrit, comme il en va de la vie même.
    Ces pages peuvent être lues sans ordre déterminé, comme autant de textes indépendants, en même temps que leur ensemble pourra être ressenti par le lecteur comme un cycle, métaphore en acte et fragment de ce livre sans fin dont chaque page réfracte les autres et les change en s'ajoutant à elles - ainsi qu'il en va de la mémoire qui ne cesse de se remanier. » [J.-P. B.]

  • Faire l'amour est un art difficile : tout comme on peut comparer - à l'avantage de l'une et au désavantage de l'autre - la peinture à l'huile à la peinture à l'eau, on peut aussi constater que le bâton de vanille est bien meilleur que la sucette à l'eau.
    Hélas, la réalité n'est pas toujours à la mesure de l'espérance, et au lieu de s'en prendre plein le cul, dans un bienheureux débordement, on s'en prend plutôt plein la gueule.

  • " [...] il y a des corps plus ou moins élaborés.
    Certains ont encore des vêtements, bien que soudés aux corps écrasés, à tel point que l'on ne peut les dissocier de la chair momifiée. On trouve des bijoux fossilisés aux doigts. Parfois ce n'est qu'une mosaïque de minuscules fragments de vertèbres et de bassins que l'on doit assembler comme la plus ténue composition."

  • Puis, en esquissant une révérence vaguement obséquieuse, et avec un sourire en coin : - Je me présente.
    Je suis Mentor, pour vous servir. Votre guide en ces lieux, le temps d'une visite que j'espère instructive en diable... Cet avorton me laissait perplexe.

  • Les infinitifs

    Sens/Jeanne-Mar

    L'auteure s'interroge sur ce qui peut se produire quand la date de péremption des aliments est dépassée.

  • Réunis en neuf chants, les Chants d'utopie réfèrent à de courtes épopées reliant étroitement l'historique au mythique. Ils y évoquent l'émancipation universelle au travers de nombre de pensées qui ont traversé les âges. Certaines de ces épopées se situent dans un monde préhistorique d'animaux hominidés pas si éloigné de nous dans l'histoire du temps, d'autres se placent dans l'air et le tracé des humains, ou encore imaginent le passage de l'un vers l'autre.
    Des lieux pour chacun d'eux : France, Grèce, Allemagne, Italie, Argentine, Turquie, Russie, Espagne, Israël, États-Unis d'Amérique, Égypte, Brésil, Hollande, Pologne...
    Des personnages tirés de notre histoire : Dante Alighieri, Johann Gutenberg, Antônio Conselheiro, Sergueï Essenine, Voltairine de Cleyre, Elif Shafak...
    Une trame insolite, des qui fils se nouent, qui se dénouent. Le décor est campé.
    Dans un imbroglio spectaculaire, les champs de l'espérance, du paradis, et du meilleur, s'y associent à celui de la catastrophe, du cataclysme, et du pire, enrobant le tout et son contraire.
    Les germes de l'utopie s'honorent du moindre élan hors des ténèbres, et l'auteur - y mêlant étroitement philosophie, politique, religion, biologie et physique - s'en empare dans l'idée chimérique de la création d'un monde, autre.
    Et nous voici livrés à un bel envol « utopisé », où les attentes, les rêves, les espérances et les élans de chacun vers le mieux de l'humain sont, autant qu'il se peut, poussés à l'extrême.
    La langue est forte et scandée, elle use d'archaïsmes et de néologismes qui génèrent, et régénèrent, le dépaysement.
    Ce premier volume rassemble 9 Chants et inaugure une série de 9 autres à venir.
    Née en 2001, l'écriture des Chants d'utopie ne cessera probablement qu'à la mort de l'auteur.

  • Ayant depuis toujours expliqué ce qui était explicable, les mots, autre qu'à nous conforter dans les choses de l'ordre, n'ont pas réussi à nous faire changer l'ordre des choses. Amer constat de l'auteur qui, dans ce recueil, a sans vergogne pris un malin plaisir à mélanger formules de langages et diverses expressions entendues, manière de fabriquer un salmigondis amphigourique à tonalité poétique, comique, voire même burlesque, menant à une pensée anarchique des plus sulfureuses.

  • Innombrables sans doute, ceux d'entre nous qui ont le sentiment d'être mal nés, mal venus au monde, en porte-à-faux. Que leur reste-t-il à faire, si ce n'est tenter de se redresser, de se réparer, en se mettant au monde eux-mêmes une seconde fois ?
    Si l'auteur de Dédale aux cloisons d'air et de temps a, pour sa part, cherché son chemin et cette seconde naissance dans la littérature et la peinture, sans doute son ascendance (une mère comédienne, un père écrivain et cinéaste) y est-elle pour quelque chose ; mais la célébrité pesante de ses parents n'est ici qu'un détail pittoresque, qui n'ôte rien au caractère assez général, faut-il dire : à la banalité de son cas. Aussi bien, est-ce plus à travers ce qu'il partage avec ses lecteurs éventuels que par les particularités de son histoire qu'il espère les rencontrer et les intéresser : « On n'écrit pas pour les autres, dit Reverdy ; on écrit aux autres. » Tel est donc le sens de ces miscellanées, qui, dans un disparate assumé, rassemblent sur fond d'autobiographie récits, rêves, humeurs, réflexions et plaisanteries.

  • Poursuivant le jeu entamé dans ses précédents ouvrages publiés en nos éditions, Toulouse-la-Rose nous démontre encore qu'il a plus d'un tour dans son sac en sortant cette fois de dessous son chapeau ses Estompes jargonnaises, derniers poèmes pour la déroute avec ses mots à lui qui ne sont pas ceux de la componction poétisante mais bien ceux de la liberté et de l'humour qui lui sont propres pour pointer les travers d'un "drôle" de monde que nous avons, sinon à engendrer, du moins à enjamber...
    En quarante-huit poèmes de truculence, pour employer ce mot aujourd'hui un peu obsolète, qui pourtant exprime si bien l'esprit de l'auteur !

  • Et vu mon état psychique - à vrai dire assez destroy - c'était pour moi bien difficile d'écrire une nouvelle sur l'identité nationale et l'apologie de la valeur travail, comme le ministre Brice Hortefeux me l'avait ordonné lors du sommet sur l'immigration sponsorisé par BNP/ORANGE/LCL à Vichy, et pour tout dire je faisais un blocage - en fait je ne voulais plus pratiquer ce genre de petit boulot, de surcroît j'étais à bout de nerfs -tandis qu'alentours de l'hôtel du Parc où étaient réunis les ministres de l'Intérieur de l'Union, s'élevaient les clameurs et les explosions de la soi-disant Grande Crise, tandis que partout en Europe et dans le monde les générations cent, deux-cent, six-cent, huit-cent, mille euros avaient en réalité chopé les méga-boules, sans oublier les bannis des DAB, proprios de pave en déroute, sans-retraite, amis des belettes, fonctionnaires en slip, tricksters totaux, déclassés en chute libre, nerds persécutés, rebuts du kapital, illuminés de la sécu, tatoués jusqu'aux cils, geeks de Keno, désoeuvrés de la Dalle, petits moineaux des dance-floors, forçats de l'Intérim, claqués de la concurrence, clodos bac+6, anti-pub, exclus du bio, malades centraux, lycéens en loque, bagnards de Renault, dépressifs de start-up, phoques de l'Arctique, nègres des cartes postales, nonagénaires à découvert, réfugiés de toutes sortes qui s'étaient mis à bouillonner sévère me disais-je en remontant avec mon caddie au long des rayons de l'hypermarché Carrefour de La Défense tout en pensant : yes, exigeons un revenu qui permette à chacun de refuser d'entrer dans les narrations national-travaillistes de Brice Sarkozy, des déments de Davos, des CA de la Banque de Chine et de Citigroup, et donc détendons nous un peu - ce qui de plus permettra d'éviter de niquer complètement la stratosphère et d'encaisser une séance super speed de radiation démente." [...]

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