L'escargot Savant

  • « Rien à faire, la guerre n'aura fait qu'aggraver la crise des vins fins. » 3 août 1914. L'Allemagne déclare la guerre à la France. Jean-Baptiste Roux, vigneron et maire de Santenay, est mobilisé, à 43 ans, au 48e Régiment territorial d'artillerie dans la zone fortifiée au Nord de Dijon. Débute alors une correspondance exceptionnelle avec sa femme. En vigneron méticuleux, il se soucie de sa vigne, et donne des instructions à Rose sur les travaux viti-vinicoles à réaliser. « Vas-tu, ma chérie, te reconnaître dans toutes ces instructions ? » Il suit également à distance l'évolution de sa commune, et donne un regard patriote et critique, préoccupé par ce qu'il imagine de l'après-guerre. Affecté à Épernay en 1916, Jean-Baptiste Roux se retrouve dans les trois plus grandes maisons de vin connues ! Mais avec les différences météorologiques entre la Champagne et la Bourgogne, il s'inquiète alors de ne pouvoir donner de conseil à Rose pour la vigne, dont il comparera les deux vignobles. Ce dernier relate par ailleurs le premier bombardement subi par la ville, cible d'une offensive aérienne. Ses écrits montrent également l'intérêt que porte Jean-Baptiste Roux aux questions géostratégiques alors que le front d'Orient est largement négligé par ses contemporains. Sa lecture tout à fait lucide de la situation à un moment où la guerre bat son plein, son anticipation vis-à-vis de l'après-guerre, sa reconnaissance du travail des femmes sur les terres, font de cette correspondance un véritable témoignage de l'implication à distance d'un vigneron. Des écrits qui font état des pratiques viticoles de l'époque et de l'implication politique d'un homme déjà conscient des conséquences de la guerre. « Je te plains de toute mon âme, ma chère petite femme, de tout l'embarras que mon absence te cause. » « Je ne me fais guère d'illusion. L'Europe sera surtout sauvée par la France. » « Je veux dire que tous les autres alliés seraient incapables de régénérer l'Europe sans nous. Et seuls, ils sont dans l'impossibilité de la sauver. C'est pour cette raison que, vu l'état actuel de nos ennemis, la guerre durera encore plusieurs mois. »

  • À plus de 15 000 kilomètres de la France, il est quelques bouts de rochers qui s'échappent des glaces de l'immense continent antarctique. Cet archipel que l'explorateur Dumont d'Urville appela du prénom de sa femme ne fut découvert qu'en 1840, et depuis les Expéditions Paul Emile Victor en 1952, une trentaine de scientifiques et de techniciens français y passent l'hiver seuls, très seuls. Bloqués entre la banquise de la mer gelée et les barrières de glaces des calottes polaires, souffrant de vents à plus de 300 kilomètres par heure et de froids de moins 50°C., ils n'ont pour seule compagnie que celle de leurs collègues, hommes et femmes, tous condamnés à s'entendre 15 mois durant, le temps d'une "campagne"... En ces lieux qui ne peuvent être atteints que par le brise-glaces des Terres Australes et Antarctiques Françaises, Samuel Blanc, le scientifique spécialiste des manchots et des phoques, nous entrouvre une fenêtre sur ce monde d'icebergs tabulaires géants, de manchots empereurs, d'aurores australes, de crevasses géantes... Il nous raconte cette tranche de vie, d'un homme qui est allé au bout de sa passion, au bord du monde. La rage y est parfois contenue, l'émotion toujours présente, l'émerveillement permanent, et les larmes perlent en de grandes occasions : un récit sincère, non d'un conquérant avide de gloire, mais d'un amoureux de son travail, de la nature, et des valeurs qu'ils vous imposent... Un formidable voyage, loin, dans les glaces du Pôle Sud, une formidable exploration intérieure...

  • Les Hospices de Beaune... Au simple énoncé de ces mots les yeux des épicuriens brillent de mille feux et leurs papilles s'émoustillent ! Mais plus personne ne sait, aujourd'hui, que cette honorable institution fut, à l'aube de la Belle époque, le théâtre d'une rocambolesque affaire. À travers la sulfureuse quête du plaisir d'un drôle d'épicurien mû par d'irrépressibles pulsions, l'auteur nous fait ainsi voyager de la côte viticole aux villages de la Plaine, aux rives de Saône, jusqu'aux confins de l'Auxois et enfin à Beaune. De Joseph Boistot, anti-héros pervers, à Joseph Poidevin, maire de Beaune « bouffeur de curés », tous les personnages principaux ont réellement existé, leurs mésaventures ont, à l'époque, alimenté les conversations des commères de quartier, tout comme celles des salons mondains. « L'homme qui a failli ruiner les Hospices de Beaune » est à la fois un roman biographique passionnant et un formidable « flash back » dans ce délicieux 19e siècle, avec ses intrigues, ses coutumes, ses folies. Un monde aux trompeuses apparences de respectabilité et aux petits secrets croustillants dans lequel le héros parvient à s'immiscer par rouerie et mensonges. Il accède ainsi à l'honorabilité et se voit offrir un poste de confiance au sein de l'administration des hospices qu'il intègre alors pour... la servir, mais surtout pour s'en servir et se servir !

  • 31 août 1943. Eugène Naizot, alias la Motte Giron, est arrêté par la Gestapo à son domicile, sous les yeux de Cécile, sa femme, et Pierre, son fils de 15 ans. Incarcéré, interrogé, torturé, il voit sa condamnation à mort commuée en peine de déportation. L'ingénieur du Service des Eaux de la Ville de Dijon, ancien combattant de 14-18, va découvrir ce qui dépasse l'?entendement dans l'enfer des camps : le climat mortifère permanent, la déshumanisation totale et la barbarie des geôliers. Compiègne, Buchenwald, Flossenburg, puis Hradistko en Tchécoslovaquie vont devenir ses nouvelles destinations jusqu'en avril 1945.
    En effectuant le même parcours soixante-dix ans plus tard, Jean-François Naizot a retracé le cheminement de son grand-père. Il s'est glissé dans sa peau, immergé dans l'univers de cette période, pour nous livrer un récit émouvant d'?une aventure au coeur du système concentrationnaire nazi. Entre fiction et faits réels, ce roman brosse le portrait et les tribulations d'un homme courageux guidé par un sens exemplaire du devoir.

  • Confiné dans sa chambre d'hôpital, Laurent perd patience. Dans l'attente d'une greffe de coeur qui lui semble illusoire, une visite inattendue le replonge dans son passé. Celui d'une rencontre inoubliable, mais aussi de maladresses amoureuses, de la tentation, de l'échec parfois. Dans ce roman intriguant, Pierre Briesne pousse son lecteur dans ses retranchements, jusqu'à, peut-être, prendre parti pour l'un ou l'autre des deux protagonistes. On se prend d'admiration pour Sabine, charmé par son élégance et sa sagesse, celle que l'on idéalise tout au long du récit. Au terme de ses souvenirs, un choix difficile s'impose à Laurent : celui de continuer à se battre... pourquoi ? Mais aussi une question plus générale. Comment éviter le terme inéluctable de la vie, sinon la substituer en acceptant un coeur qui n'est plus le sien ? Et comment accepter cette nouvelle vie, lorsque celle-ci signifie aussi la mort ? Le livre ouvre au débat et pose les questions existentielles de la vie et de la mort, de l'attente, mais aussi de l'espérance. Et vous, quel serait votre choix ?

  • Guerre terminée, Helmut aurait rejoint sa femme et leur petite fille en Allemagne. Ils se seraient installés dans une vie tranquille au sein de sa Forêt Noire. Mais le hasard a voulu que, ce mois de juillet 1944, son auto-mitrailleuse tombe en panne à Vignemont, au coeur du Mâconnais, et que, par chance, il échappe au feu des maquisards. Prisonnier, il réussit à s'enfuir alors qu'il est déclaré mort et enterré. Le destin de ce mort bien vivant l'amène à frapper à la porte de Julie, qui métamorphose Helmut le soldat en Thomas le bûcheron. Les années passent. Cette échappée belle n'est pas sans conséquences, notamment à Vignemont, où Clara, la fille d' Helmut, s'est installée. Mais, sur les traces d'un papa inconnu, où son idée de vengeance l'a amenée, elle découvre bien autre chose.

  • L'homme s'est forgé avec la nature un vocabulaire considérable que le grand naturaliste Buffon, né à Monbar en 1707, a très tôt ordonné et nommé en mariant objets, faune et flore qui aujourd'hui fleurissent notre langue française.
    Paysages, poissons, plantes, insectes et bêtes ont ainsi colonisé notre quotidien : souris, puces, blaireaux, cerfs-volants, spatules, martinets, grues...

  • Pour tous les hommes l'existence est une aventure. Mais certains plus que d'autres dépassent leurs limites et repoussent plus loin les frontières de la connaissance et de la découverte. Par choix ou par nécessité ces hommes et ces femmes d'exception ont contribué à écrire l'histoire de l'Humanité.
    Nés ou de passage en Bourgogne, partis des doux bocages, des riches vignobles ou des noires forêts du Morvan, ils furent marins, croisés au Moyen Âge, hommes de lettres, scientifiques, voyageurs, aventuriers, explorateurs, sportifs ou industriels. Tous ont pris la vie à bras-le-corps et ils ont osé, pour se réaliser.
    Des moins connus comme Jeanne Barret qui pour embarquer se fit passer en 1767 pour un homme, de Jean Bion, missionnaire sur les galères, ou Jean de Léry qui vécut chez les anthropophages, vous découvrirez le parcours extraordinaire de Thurot ou d'Anne-Marie Javouhey, l'exceptionnelle destinée d'Ursula Salima Machamba 1re, reine de Mohéli qui par son mariage avec un gendarme bourguignon contribua à verser son île dans le giron français en 1910.
    Lucienne Delille nous offre une superbe galerie de portraits avec aussi Charles de Foucauld, Théodore Monod qui avaient choisi la Bourgogne pour se ressourcer, mais aussi des contemporains comme Patrice Franceschi, Maurice Thiney, Christian Kempf, Régis Belleville, Claudie Haigneré, et bien d'autres encore, tous des aventuriers généreux et valeureux qui sont allés au bout de leur passion, de leur rêve, jusqu'au point que nul autre n'avait pu atteindre.
    Et il y en a encore bien d'autres, qui ont flirté avec la banquise, les déserts, les hautes mers, l'inconnu des horizons lointains...
    À feuilleter cet album, on sort grandi. Chaque personnage surprend par son courage et son dépassement de soi et des quotidiens acquis. Ce livre n'est pas une chronologie de la vie de quelques héros choisis, mais une succession de récits qui nous ouvrent toute grande une fenêtre sur le monde, sur les autres, la nature... Il se dégage ainsi au fil des pages des réponses à ce désir de savoir, de découvrir, d'aimer... de se réaliser, loin, fort...
    Vite, comme eux, et grâce à ce livre, partez pour l'aventure.

  • Ces pages ont d'abord papillonné entre les fûts tortueux des hêtres et les troncs droits des sapins, les épines des houx et des prunelles... C'est pourquoi elles fleurent bon le sous-bois, le loup et le sanglier, elles sont encore moites de neiges et de rosées. Par un rude hiver, elles se sont accrochées dans les chaos rocheux, puis ont virevolté vers les maigres potagers et vergers de ces pauvres chaumières de granit, pour être contées au coin de l'âtre où le foyer danse parmi la grande famille, attentive. Elles sont aussi colportées de vieilles tables de châtaigner jusqu'en cours de récréations de l'école du village où, en criant, les gosses s'amusaient à se faire peur... Par monts et par vaux, forêts et tourbières, ce sont ondines et sorcières, fées et mendiantes, lutins et seigneurs, qui grouillent entre les lignes de Sandra Amani. Tour à tour, Dieu et le Diable orchestrent le ballet des croyances et des mystères qui forgent ces légendes.

  • Jeudi 21 avril 1814 : Napoléon est sur le chemin de l'exil après l'abdication de Fontainebleau. En fin de soirée, il arrive à Nevers en compagnie des commissaires étrangers chargés de le conduire hors de France. Il doit rejoindre l'île d'Elbe, où il est banni. Durant son trajet, dont les récits étaient jusqu'alors lacunaires, il rencontre diverses mésaventures, notamment en Provence, où il se heurte à une grande hostilité. Deux ex-officiers de l'Empire, originaires de Bourgogne, s'invitent à ce voyage et donnent à l'Empereur le goût de la revanche. Ils viennent de mettre au point un fusil révolutionnaire, qui pourrait renverser le cours de l'histoire. Napoléon, subjugué, leur confie des fonds pour fabriquer l'arme secrètement et à grande échelle. Afin de mener cette mission, ils s'installent dans le Nivernais. Mais rien ne sera aisé pour les deux Bourguignons, qui doivent contrecarrer les pièges des royalistes conduits par un commissaire véreux et sa clique de repris de justice, des mouchards, des fourbes et des extrémistes royalistes, les chevaliers de la foi. Après avoir déjoué un attentat contre l'Empereur sur l'île d'Elbe, tous deux l'accompagnent dans l'inoubliable vol de l'Aigle « de clocher en clocher ». Ce voyage se révèle riche en anecdotes truculentes, notamment lors de son passage en Bourgogne. L'aventure trouvera sa consécration à Waterloo... Ce roman s'inspire de récits historiques authentiques tombés en désuétude, auxquels il ajoute sa part de fiction, pour la plus grande délectation du lecteur.

  • Il fut un temps où les notables se retrouvaient entre eux autour de la table, abreuvés par le vin de Bourgogne et les histoires de chacun. C'est à partir de ces agapes où le narrateur était bien souvent présent que l'on découvre les anecdotes extravagantes autour de ces derniers, rapportées par l'auteur. Entre le chant irritant d'un coq à la destinée tracée dans les effluves d'un Gevrey-Chambertin, un fermier qui surprend prêtre, notaire et médecin dans une situation plutôt inconfortable et équivoque, Paul Sanlaville dévoile les récits croustillants de ces notables qui forçaient l'admiration de tous. Récit hilarant de tendresse et d'humour, dans la lignée des ouvrages précédents de l'auteur, Paul Sanlaville décrit une nouvelle fois la vie en Bourgogne à une époque où les notables, austères personnages, intriguaient beaucoup. Après Fils de héros, J'étais médecin à la campagne, Itinéraires d'un potache sous l'occupation, Un Village bourguignon dans l'entre-deux guerres, et Quand la vie s'écoulait naguère en Bourgogne, on retrouve dans cet énième récit l'humour et la plume propres à M. Sanlaville, dans une élégance et une finesse dont on se délecte page à page.

  • La Bourgogne, terre de vignobles, de gastronomie... Mais aussi d'amour ! Avec ce livre, Sandra Amani nous fait découvrir de magnifiques histoires, romantiques, érotiques, rocambolesques, réalistes, légendaires, mélancoliques, tragiques... Laissez-vous séduire par les aventures de Gavea, gente dame d'Annéot dont le seigneur ne parvient pas à combler les désirs insatiables ; celles de Salima, reine des Comores, qui par amour renonce à son trône et suit son époux en Côte-d'Or ; celles du chevalier d'Eon, né à Tonnerre, dont l'ambiguïté trouble la cour de Louis XV ; celles de l'abbesse du Puiyts d'Orbe qui délaisse l'amour de Dieu pour des amours plus charnelles...Des soupirs, des baisers volés, des désirs ardents, des tentations dangereuses... Autant de récits qui déclinent les nombreuses nuances du sentiment amoureux. Du Moyen Age au XXe siècle, Sandra Amani fait la part belle aux amoureux dont les passions enflamment une Bourgogne que beaucoup pensaient plus sage.

  • Un livre qui, par des chemins de traverse, sort de caves sombres, des ceps tortueux qui hérissent les falaises de calcaire nu, d'une vieille chapelle perdue dans les bois ou d'une grande ville cernée de murailles et de rangées de vignes colorées par les feux de l'automne...
    Tour à tour ainsi, elle nous berce et nous ensorcelle, en faisant pirouetter les mots en une danse joyeuse digne de nos grands vins. Ainsi, et par son talent, la vigne n'est plus que dur labeur et soins constants, elle devient aussi plus qu'un breuvage délicieux qui unit la région et fait fraterniser bien des causes, elle devient culture et savoir.
    Dans une farandole de textes que l'on boit, savoure et avale, l'auteur nous fait vivre tour à tour les frissons que provoque le fantôme de Saint-Romain, la folle sensualité de la Dame de Fixin, la légende des moines de La Charité-sur-Loire, la vraie origine du nom de « Corton Charlemagne », le passage nauséabond du diable à Cluny, et tant d'autres histoires...
    Le vignoble est notre paysage, notre tradition, notre région. Avec ce livre, il est aussi une fête des mots et de l'esprit.
    Le vignoble, comme jamais personne ne vous l'a conté...
    Un livre à déguster goulûment et sans modération ! Dans une farandole de textes que l'on boit, savoure et avale, l'auteur nous fait vivre tour à tour les frissons que provoque le fantôme de Saint-Romain, la folle sensualité de la Dame de Fixin, la Légende des moines de La Charité-sur-Loire, la vraie origine du nom de « Corton Charlemagne », le passage nauséabond du diable à Cluny, et tant d'autres histoires...
    Le vignoble est notre paysage, notre tradition, notre région. Avec ce livre, il est aussi une fête des mots et de l'esprit.
    Le vignoble, comme jamais personne ne vous l'a conté...
    Un livre à déguster goulûment et sans modération !

  • Blaise Guillemin est un paysan du Morvan. Toute la journée, il travaille pour faire vivre la ferme familiale. Bêcher, labourer, s'occuper du bétail, de la volaille, récolter...
    Mais, la nuit, c'est autre chose. La nuit, il est libre. Il devient braconnier.

  • Empreints des illustrations couleurs de Julien Grycan, des textes remplis de chaleur et de poésie dans lesquels légendes et mystères sont plus qu'un décor, mais personnages à part entière, adaptés en bande dessinée.
    Ces légendes sont nées dans les pierriers, sous-bois sombres et lacs profonds et marais qui couvrent les forêts du Morvan. Anciens récits colportés dans les chaumières ou histoires récentes et troublantes, tout est né un soir de gros orage, quand les loups sortent du bois, quand fantômes, sorcières, fées et lutins s'emparent de la nuit.
    Vous tremblerez... Vous rêverez... Mais à coup sûr, vous aimerez, et vous dévorerez le "Poron Murger", "La fée de l'Argentalet", l'horrible wiwre, les châteaux hantés, et bien d'autres histoires... Au coeur de ces montagnes, il s'en dit, il s'en passe, des choses...
    Sandra Amani a publié "Légendes du Morvan", puis "Histoires mystérieuses des châteaux en Bourgogne" et "Légendes du vignoble" aux éditions de l'Escargot Savant, plaçant l'auteur parmi les grandes références bourguignonnes.

  • La vie dans le Morvan autrefois, par l'aventure de Toinette au patois bien enraciné, qui se voit aller en tant qu'aide auprès d'un notaire de la bourgade. Un livre qui fleure bon la forêt, la campagne, et... Leurs histoires de clocher ! Des caractères bien marqués mise en scène par un style agréable...

    Dans ce paisible village blotti entre les forêts du Morvan, on ne pouvait naître plus pauvre, à l'époque... Alors ses parents en ont fait une brave fille, de la Toinette...

    Maître Ducorbeau, lui, avait une belle ferme et « y'savait compter » disait-on. Il la prit comme servante, elle avait 15 ans et elle était mignonne. Elle fut ainsi envoyée chez maître Poinceau, l'instituteur, et de plus en plus elle s'occupa des affaires de cette grande exploitation agricole.

    C'est ainsi qu'à 18 ans, Toinette était fort belle, instruite, prompte aux affaires... et courageuse.
    Lentement ainsi, le monde s'organisa autour d'elle, la Toinette.
    Alors il y eut des disputes, des moments de réconfort, un mariage, et même un enfant...

    Dans le verbe coloré des villageois, Odette Vadot nous livre l'histoire d'une vie particulière; dans ce récit d'entre cheminée qui crépite, cour de ferme et église du village, il n'y a pas de héros, mais des gens simples, qui nous ressemblent tant. Et au fil des pages ce livre devient le nôtre. Si les jours s'allongent avec le soleil du printemps, ouvrez ce livre dans un coin de la cour ou du jardin... Si les frimas annoncent les longues veillées alors installez-vous bien dans le fauteuil, peut-être au coin du feu... Et lisez...
    Ce livre vous envoûtera...

  • Les contes de Dame Nature sont nés entre les falaises calcaires proches de Beaune et de Nolay, entre les lourdes croupes des montagnes du Massif Central et les déserts brûlants du Maghreb.
    D'amour et d'aventure, l'itinéraire de Lucienne Delille nous emmène loin, papillonnant et butinant dans l'imaginaire des abeilles ou dans les paroles tendres glissées à nos animaux de compagnie.
    De ces contes se dégagent une philosophie, une sagesse : celle du respect de la nature, celle aussi du respect de l'autre, celle enfin du respect de soi. Dans une prose limpide comme l'eau fraîche des petites cascades qui chantent dans les sous-bois bourguignons, cet ouvrage nous fait aimer la vie, autrui. Par la magie des mots, l'auteur nous ressource, en nous emmenant loin, dans son monde à elle.
    Un grand bol d'air pur, un grand coup de coeur !

  • Elles sont nées un soir de gros orage, Du clin d'oeil malin d'un loup caché, Des brumes qui sur la montagne enveloppent les sapins vert sombre, Des follets qui dansent sur la tourbière...
    Certaines remontent au Moyen Age, ou qui sait...
    Aux premiers mots échangés dans quelque grotte secrète ou sur pierre qui vire....
    D'autres sont colportées d'hier, au bistrot du coin. Elles concernent le dernier accident sur la RN6, ou la terrible guerre 39-45 et sa résistance héroïque...
    Mais toutes, Sandra Amani les a glanées...
    Sandra s'est même déroulé son propre rêve ; errance d'un soir d'été...
    Toutes, l'auteur les a cherchées Dans les maisons de granit où vacille le foyer, Dans les châtaigneraies ou boutent les sangliers...
    Mais aussi de sa sensibilité, au gré d'une berge d'étang ou d'un sentier qui fleure bon les champignons et le chevreuil, et dont toutes les pores du sol et des arbres transpirent le mystère, la légende. Tant..., tant qu'elles vous saoulent, vous enveloppent, vous emportent et ... vous feront dévorer ce livre et l'offrir à vos amis pour qu'ensemble nous l'aimions un peu plus encore, Notre Morvan !

  • Elles sont nées un soir de gros orage, Du clin d'oeil malin d'un loup caché, Des brumes qui sur la montagne enveloppent les sapins vert sombre, Des follets qui dansent sur la tourbière...

    Certaines remontent au Moyen Âge, ou qui sait...
    Aux premiers mots échangés dans quelque grotte secrète ou sur pierre qui vire...
    D'autres sont colportées d'hier, au bistrot du coin. Elles concernent le dernier accident sur la RN6, ou la terrible guerre 39-45 et sa résistance héroïque.

    Mais toutes, Sandra Amani les a glanées...
    Sandra s'est même déroulé son propre rêve ; errance d'un soir d'été...
    Toutes, l'auteur les a cherchées Dans les maisons de granit où vacille le foyer, Dans les châtaigneraies ou boutent les sangliers...
    Mais aussi de sa sensibilité, au gré d'une berge d'étang ou d'un sentier qui fleure bon les champignons et le chevreuil, et dont toutes les pores du sol et des arbres transpirent le mystère, la légende. Tant..., tant qu'elles vous saoulent, vous enveloppent, vous emportent et... vous feront dévorer ce livre et l'offrir à vos amis pour qu'ensemble nous l'aimions un peu plus encore, Notre Morvan !

  • Il est né sur une péniche, déjà trop étroite pour lui. Et un matin tôt, à l'âge de sept ans et deux jours, sa grand-mère vint le réveiller et le sauver, car le bateau avait une voie d'eau et était en train de couler.
    Alors commence l'extraordinaire aventure de ce gars des années 68 qui partit, sans le sou, seul. Dans ce grand continent noir des dictateurs post coloniaux, des brigands, des grands fauves, il écrira les premières pages du fabuleux roman de sa vie.dans un verbe vivant, riche et coloré comme cette Afrique qu'il découvre.
    Sur les fleuves, dans les marchés, il va vivre avec les tribus, traverser déserts et savanes, côtoyer crocodiles et éléphants, malaria et misère, un peu perdu, en croisant le chemin d'autres baroudeurs.
    De retour, il va encore bourlinguer, traverser les mers en voilier et escalader les montagnes, écrivant sa vie aux parfums d'aventures. Puis viendra le temps de la famille, de retour dans l'Auxois. Mais ce monde est trop étroit pour étancher sa soif de vivre, et les projets s'enchaînent. Il se consacre aux chevaux, achète une péniche qu'il transforme en gîte et pilote le bateau électrique qui traverse le tunnel fluvial du Canal de Bourgogne. Et ce gaillard-là n'a pas dit son dernier mot !
    Ce livre vous emmènera de Dakar, Abidjan à Mopti ou vers Tombouctou à pied, en pirogue, à cheval, en vieille Peugeot 404, en croisant des chemins secrets que seule cette vieille époque pouvait encore offrir.

  • 1930, sur les bords de Saône, en Bourgogne...
    Théo avait perdu sa femme il y a plusieurs années déjà, mais il avait toujours Loulou, son fidèle cabot.
    Son ami Brind'Osier, lui, avait la Mélie, qui lui a donné deux lopiots. Tous deux étaient amis, des vrais.
    Ils partageaient leurs parties de pêche dans les brumes et les rosées du fleuve millénaire et des prairies alentour, taquinant perches et goujons chaque dimanche que le jardin ou les affouages ne les mobilisaient pas.
    Puis Brin d'Osier disparut, et Théo se retrouva bien seul... Seul ?
    De belles histoires de nos grands-parents, d'une vie ordinaire de l'entre deux-guerres...
    Odette Vadot a été récompensée en 2003 par le prix National des Écrivains Ruraux, et l'auteur nous livre ici l'un de ses petits trésors d'écriture.

  • Paul Sanlaville se replonge dans sa Bourgogne du Sud ¬natale pour nous ¬offrir ces quelques nouvelles. Sylvain, jeune garçon qui court après la clé des champs, Georges, qui protège sa soeur envers et contre tous, Patrice, devenu par la force des choses l'ami des oiseaux... L'?auteur nous conte également la vie d'?Abel, le sonneur de cloches passionné, et celle de Léon, bouleversée par sa ressemblance avec Napoléon. Vous ferez aussi connaissance avec Daniel, ¬Maurice, Robert et les autres, une bande de -joyeux jeunes gens au sortir de la Seconde Guerre mondiale, et enfin avec ¬Joséphine, touchante et généreuse servante dont la rudesse de l'existence n'a pas entamé la capacité d'aimer. Les lecteurs retrouveront avec plaisir la campagne de la Bresse bourguignonne dans la première moitié du XXe siècle, guidés par un auteur qui en connaît tous les recoins et qui nous livre ses meilleurs souvenirs.

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