L'atalante

  • Nuit bleue

    Simone Buchholz

    Au bar Blaue Nacht, la procureure Chastity Riley écluse les bières et trouve réconfort auprès de Carla, Rocco, Calabretta et Klatsche. Collègue, amis, amant...
    Elle ne pourrait pas affronter le monde du crime sans eux.
    Mise sur la touche, pour avoir voulu convaincre de corruption son patron, Chastity est désormais chargée de la « protection des victimes ». Sa nouvelle tâche :
    Recueillir le témoignage d'un Autrichien passé à tabac et bien décidé à se taire. C'est sans compter sur la force de persuasion de Chastity - visites impromptues, bières et cigarettes.
    Forte d'un mot mystérieux, « krokodili », et du nom d'un flic de la PJ de Leipzig, elle se lance dans un road trip qui l'emmène jusqu'à Dresde et en Tchéquie, sur la piste d'un trafiquant de crystal-meth, qui semble prêt à se servir du port de Hambourg pour élargir son « aire commerciale ».
    Comme toujours, elle peut compter sur ses alliés dans la police, dont le commissaire à la retraite Faller, qui ne demande pas mieux que notre procureure mette les pieds dans le plat de la bonne société hambourgeoise, où le mafieux, dit L'Albanais, s'est fait une belle place grâce à ses affaires dans l'immobilier.
    Emporté par le rythme des phrases et des dialogues comme dans un match de ping-pong, le roman démarre par une scène burlesque sur une route de campagne, pour finir en apothéose dans le stade de football de Sankt Pauli...

  • La chair et la pierre sont de vieilles compagnes. Depuis des millénaires, la chair modèle la pierre, la pierre abrite la chair. Elle prend la forme de ses désirs, protège ses nuits, célèbre ses dieux, accueille ses morts. Toute l'histoire de l'humanité est liée à la pierre.
    Quand on a 25 ans, un master en communication, une mère à charge et un père aux abonnés absents, on ne fait pas la difficile quand un boulot se présente.
    Myriame a été embauchée pour faire de la veille réseaux dans une entreprise du côté de Bercy et elle découvre une organisation hiérarchique qui la fait grincer des dents : locaux délabrés, logiciel de surveillance installé sur les ordinateurs, supérieurs très supérieurs dans le style british vieille école.
    Mais quand un de ces supérieurs s'intéresse à elle via Internet au point de lui obtenir un CDI et lui trouver un logement, elle accepte, semi-révoltée, semi-séduite...
    Mauvaise idée ? Pas pire que le secret qu'elle porte, lié à la prise en charge d'un traitement anti-cancéreux dont sa mère a eu besoin.
    Myriame est abonnée aux jeux dangereux dans tous les cas, et sa relation avec Duncan Algernon Vane- Tempest, comte d'Angus, décédé il y a un siècle et demi, est à sa mesure. Du moins le croit-elle.

  • Vita nostra est le premier roman d'un cycle thématique inspiré aux auteurs ukrainiens Marina et Sergueï Diatchenko par Les Métamorphoses d'Ovide. Il est consacré au Verbe, celui qui était au commencement de toute chose, celui qui crée, façonne et altère le monde...
    Au sens littéral.
    Il est à noter que les romans du cycle n'ont de liens que la thématique de la métamorphose et un vers du Gaudeamus (Réjouissons-nous) - l'hymne des carabins : Vita nostra brevis est, brevi finietur (Notre vie est brève, elle s'achèvera bientôt). Le premier roman n'a d'autre titre que son sous-titre Vita nostra, le deuxième s'intitule Numérique, ou brevis est ; le troisième Migrant, ou brevi finietur.

    Sacha, une adolescente de 16 ans élevée par une mère célibataire, voit sa vie basculer l'été qui précède sa dernière année d'études secondaires.
    Pendant les vacances qu'elle passe en Crimée, un homme étrange fait irruption dans sa vie et l'oblige à exécuter des tâches absconses, comme nager nue chaque jour à quatre heures du matin.
    Tout écart entraîne une sanction, et l'obéissance est récompensée par des pièces d'or étranges.
    Sacha n'aura pas non plus le choix de ses études supérieures, car l'homme étrange lui enjoint de s'inscrire à l'Institut des technologies spéciales, installé dans la ville de Torpa. Les élèves de deu- xième et troisième année, gravement estropiés pour certains, ont l'air de phénomènes de foire.
    Quant au cours de spécialité, il consiste en la lec- ture de textes incompréhensibles qui se refusent à toute mémorisation. Pourtant, nulle voix ne s'élève contre cet état de fait - et pour cause ! - car, là encore, toute baisse d'assiduité fait l'objet de punitions, non pas à l'encontre de l'étudiant, mais de sa famille et de ses proches.
    Au cours de ses études, Sacha connaîtra plu- sieurs métamorphoses. Les premières vont tou- cher ses perceptions et ses émotions, altérant les premières et supprimant les secondes. Puis vien- dra le tour des changements physiques avec l'ap- parition d'ailes. Enfin, à l'issue de ses études à l'Institut des technologies spéciales - tous comme les autres étudiants qui réussissent leurs examens -, elle sera amenée à renoncer à son existence matérielle, développer une nouvelle essence, de nouvelles possibilités et un nouveau Moi, pour devenir un des Éléments de la Langue qui consti- tue la trame notre monde.
    Car les enseignants eux-mêmes ne sont pas humains (certains d'ailleurs ne l'ont jamais été), mais des Mots, des Règles de Grammaire...

  • À mille lieues du gore gratuit ou du roman de gare, ces personnages riches, à la fois attachants et glaçants, sont conduits à une mécanique d'action implacable par les aléas et par leurs émotions, et font de ce livre un «page-turner» absolu. Il a, du reste, été salué par la presse comme un renouvellement formidable du genre.
    Projet cinématographique en cours : au scénario M.R. Carey et à la direction Colm McCarthy (Sherlock et Dr Who).

    Un don n'est pas toujours une bénédiction.
    Chaque matin, Mélanie attend dans sa cellule pour être emmenée en cours.
    Quand ils viennent la chercher, le sergent Parks pointe son arme sur elle pendant que deux gardes la sanglent au fauteuil roulant. Elle pense qu'ils ne l'aiment pas. Elle dit en plaisantant qu'elle ne les mordra pas. Mais ils ne rient pas.
    Mélanie est vraiment une fillette spéciale.
    On est en Angleterre 20 ans après « la Cassure» :
    L'écroulement de la civil isation humaine - une contami nation biologique a zombifié pratiquement toute la population de la planète. Les rescapés mettant tous leurs espoirs dans la recherche scientifique.
    La petite fille du titre, c'est Mélanie, une surdouée chez qui les facultés mentales ont été décuplées par la contamination. Mélanie, sujet d'expérience, est enfermée avec d'autres enfants de son type dans une base militaire encore préservée où elle a été élevée et formée. On la sort chaque jour de sa cellule sanglée sur un fauteuil roulant pour la pousser, ainsi que d'autres enfants, dans la salle de cours l'où on dispense un simulacre d'enseignement.
    L'aspect horrifique du roman à ce stade est basé sur une inversion: l'horreur, ce sont les humains, pas les zombies.
    Mélanie, quoique dangereuse, n'est un monstre que pour les autres - elle a la psychologie d'une enfant sans défense et est très attachée à l'une de ses maîtresses, Mlle justineau. Le lecteur se prend immédiatement d'affection et d'empathie pour ces deux personnages féminins.
    Deson côté, Mllejustineau esttaraudéepar laculpabilité car elle connaît le sort réservé à ces enfants zombies, qui seront disséqués vivants pour tenter de trouver un remède à l'agent pathogène qui a infecté l'espèce humaine; elle sait qu'elle n'est là que pour jouer les « bons fl ics» et tester leurs affects avant le coup de scalpel.
    Les «méchants flics)) ce sont le professeur Caldwell, une scientifique qui cherche comment empêcher la poursuite de la contamination et le sergent Parks, qui gère l'aspect militaire de la base, et qui, sous des dehors de brute, a un faible pour justineau.
    Cette mise en place scrupuleuse de la psychologie de chaque personnage est la force de ce roman dont la deuxième partie est tout en action: la base est soudain envahie par ceux qui vivent au-dehors.
    Mélanie, soucieuse de protéger justineau des autres et d'elle-même, sauve à plusieurs reprises leur petit groupe de fuyards mais Caldwell, qui a mis la main sur un des labos mobiles suréquipés en matériel de défense et d'analyse mis au point lors des premiers temps de la contamination, compte bien continuer ses expériences sur le sujet qui lui reste: Mélanie. Qui est pourtant la seule chance de survie du groupe, voire de l'humanité ...
    Paru en Grande-Breatgne, Australie et Nouvelle-Zélande en janvier 2014, sortie prévue aux États-Unis en juin 2014.

  • Noeud après noeud, jour après jour, toute une vie durant, ses mains répétaient les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, comme son père et le père de son père l'avaient fait avant lui...
    N'est-ce pas étrange qu'un monde entier s'adonne ainsi au tissage de tapis de cheveux ? l'objet en est, dit-on, d'orner le Palais des Étoiles, la demeure de l'Empereur. Mais qu'en est-il de l'Empereur lui-même ? N'entend-on pas qu'il aurait abdiqué ? Qu'il serait mort, abattu par des rebelles ?
    Comment cela serait-il possible ? Le soleil brillerait-il sans lui ? Les étoiles brilleraient-elles encore au firmament ?
    L'Empereur, les rebelles, des milliards de tapis de cheveux ; il est long le chemin qui mène à la vérité, de la cité de Yahannochia au Palais des Étoiles, et jusqu'au Palais des Larmes sur un monde oublié...

  • Après L'Espace d'un an et Libration, Archives de l'exode est le troisième volume de la série du « Voyageur » . Des romans qui se lisent indépendamment.

    Les derniers humains ont fui la Terre voici des générations, et un jour la Flotte d'exode a atteint son but : trouver un nouveau foyer pour l'humanité. Mais, au fil des siècles, la flotte est elle-même devenue une patrie, et certains ont décidé d'y rester. Une culture, des traditions, dont d'ailleurs les plus jeunes aspirent parfois à se libérer ; ils rêvent de planètes comme leurs aïeux rêvaient d'espace.
    Les habitants y recyclent tout, des moteurs aux cadavres de leurs proches. Après un accident à bord, certains commencent à craindre que la Flotte ne soit pas éternelle.
    Une ethnologue à tentacules, un homme qui rêve d'intégrer la Flotte, un adolescent qui rêve de la quit- ter, une archiviste vieillissante qui a connu l'époque où les Humains étaient des parias, une soignante solitaire qui prend soin des morts, et Tessa, soeur d'Ashby, le capitaine humaniste de L'Espace d'un an : autant de voix qui, humaines ou non, nous racontent le senti- ment d'appartenance à un groupe, le besoin central de trouver une place, dans la galaxie ou dans les coeurs.
    Des gens ordinaires ; des vies ordinaires : uniques et précieuses.
    Becky Chambers nous propose un roman cha- leureux et plein d'une sagesse tendre ; la souffrance existe, la peur et la violence, mais le texte palpite tou- jours d'une confiance délibérée.
    À quoi sert un vaisseau quand on peut s'installer sur une planète et s'intégrer à la culture du melting-pot galactique ? Pourquoi rester ? À quoi sert une identité, une culture ? Qui est-on lorsqu'on va ailleurs ?
    ISBN 979103600218 - 384 p. - 21,90 € Illustration : Clémence Haller / EN COURS Traduction : Marie Surgers

  • Cette série fait suite à « Lazare en Guerre », en se concentrant sur le second du légendaire capitaine Harris : la lieutenante Jenkins. La série renoue avec l'ambiance souvent oppressante des romans précédents lors de scènes tendues à bord de bionefs krells et développe largement tout ce qui concerne cette espèce extraterrestre fascinante.

    La lieutenante Jenkins et ses Chacals - des opérateurs de simulants, qui s'incarnent dans des versions améliorées d'eux-mêmes pour des missions impossibles - ont été trahis par l'un des leurs à la fin de Paria. Ils sont capturés par le commandant Kwan, un fou paranoïaque qui veut restaurer la grandeur du défunt Directoire asiatique.
    Soumis à la torture sur une planète prison, leur avenir paraît bien compromis... jusqu'à l'intervention du légendaire Lazare, qui reprend du service car la situation est plus grave encore qu'il n'y paraît :
    - des Krells, infectés par un mystérieux virus, attaquent les mondes humains, et les aliens encore sains ne veulent plus entendre parler de coopération ;
    - les terroristes de la Spirale noire ont infiltré le Haut Commandement allié.
    Tous partent à la recherche d'une scientifique qui prétend détenir des informations sur le virus qui rend fous les Krells. Mais leur route va de nouveau croiser celle du Maréchal, le leader de la Spirale dont les capacités hors norme évoquent une étrange affinité avec les Bribes, ces intelligences mécaniques dont Lazare paraissait avoir débarrassé la Galaxie (Le Revenant). Et Kwan est à leurs trousses car il convoite une mystérieuse arme extraterrestre susceptible de contrer le virus. Leur rivalité mettra une planète entière à feu et à sang.

  • " Je le requiers de vous tous, hommes et dames de bonne maison qui lirez ce livre d'Arthur et de ses chevaliers, du commencement à la fin, priez pour moi. Ce livre fut terminé la neuvième année du règne du roi Édouard IV, par messire Thomas Malory, chevalier. " Achevé donc en 1469-1470, réagencé et publié par l'imprimeur Caxton en 1485, Le morte d'Arthur n'a pas cessé d'être réédité en Angleterre ; il est la référence arthurienne de toute la culture anglo-saxonne. De siècle en siècle, il a inspiré les grands poètes, plus tard les cinéastes. Il figurait aussi parmi les quatre livres que Lawrence d'Arabie emportait dans ses sacoches de selle quand il partait pour de lointains voyages. Tel est, conclut Caxton, " ce noble et joyeux livre, intitulé La mort d'Arthur, nonobstant qu'il traite de la naissance, de la vie et des faits et gestes du dit roi Arthur, de ses nobles chevaliers de la Table Ronde, de leurs merveilleuses quêtes et aventures, de l'accès qu'ils eurent aux secrets du Saint-Graal, et finalement de la mort douloureuse de tous et de la façon dont ils quittèrent ce monde ".

  • Spartacus

    Howard Fast

    Printemps 71 avant Jésus-Christ.
    La voie Appienne de Rome à Capoue est jalonnée de suppliciés sur leurs croix. Ce sont les derniers vaincus de la grande révolte des esclaves conduite par Spartacus, qui a fait trembler la puissante République sur ses fondations. Voici le roman de Spartacus. Esclave, fils et petit-fils d'esclaves, racheté puis entraîné comme gladiateur pour distraire dans le sang l'aristocratie romaine éprise des combats de l'arène, il fut le meneur de la dernière et plus grande rébellion servile que Rome ait connue.
    L'Histoire n'enregistre guère le visage et la parole des vaincus quand ce ne sont ni des généraux ni des chefs d'Etat. Pourtant, son nom est resté le symbole de tous les combats pour la liberté. En 1960, Stanley Kubrick en a fait le film que nous connaissons, avec Kirk Douglas dans le rôle-titre.

  • Sylvie Denis plante le décor d'un univers où le schéma classique de la fantasy est inversé :
    Ceux qui ont des pouvoirs sont ceux qui sont soumis et terrorisés.

    Dans une société proche de celle de la France à la veille de la Révolution, le sort des magiciens n'intéresse que quelques intellectuels contesta- taires. Les enfants dotés de pouvoirs magiques sont enlevés à leurs familles afin d'être éduqués à la Haute-École et contrôlés par la noblesse.
    Au moment où le règne d'Urbain IV s'achève, Mérot l'Ancien, le directeur de la Haute-École, meurt et les complots se multiplient : marchands rêvant de pouvoir politique, soldats amers, pay- sans appauvris, magiciens asservis. Hérus Tork, qui intrigue pour succéder à Mérot, achève sa patrouille annuelle à la recherche des magi- ciens cachés. Lors de sa dernière halte il cap- ture Raoul des Crapauds, le fils d'un boulanger, mais ne repère pas Ian qui décide de partir vers la capitale à la recherche des magiciens clandes- tins...
    Intrigues de cour, magiciens d'une puissance inouïe, personnages engagés pour un monde meilleur, Haute-École est un livre d'action et d'émotions intenses.

  • Le personnage du Troll de pierre est apparu dans mes histoires il y a à peu près dix ans, en même temps que le monde qui l'entoure. C'est un univers de fantasy, peuplé des habituels nains, elfes, licornes et cheva- liers, avec quelques nécromanciens et princes charmants pour faire bon poids. Mais, à la différence des dé- cors de fantasy classiques, c'est un univers qui a découvert le progrès et qui s'est lancé avec enthousiasme dans une course effrénée vers la modernité. On y trouve donc des organisations industrielles transverses et des réunions d'avancement, des départements des ressources humaines (où officient les pires nécromants du secteur) et des quotas de production. Sans oublier les jeux vidéo et l'équivalent local d'Internet. Et un stagiaire. Bref, un croisement improbable entre Le Seigneur des Anneaux et la bande dessinée Dilbert.

    « Nous sommes censés accompagner Sheldon et Brisène dans leur voyage de noces à l'autre bout du monde et jeter un coup d'oeil à la situation d'une des mines locales, qui s'ouvre à flanc de volcan. Les rapports qui lui parviennent ne sont pas conformes au planning.
    - Tu t'attends à quoi ?
    - Une menace inconnue, terrifiante, du genre que les humains ne sont pas taillés pour affronter.
    Une apocalypse à l'échelle du monde, qui risque d'éradiquer toute vie intelligente sur Terre. Et ça pourrait même nous affecter, par ricochet... » Pour venir à bout de leur quête, le troll et ses complices vont devoir affronter les typhons des mers du Sud, une armée de zombies et de consultants, et résister aux pièges des épouvantables souvenirs pour touristes. Mais ils disposent d'une arme secrète :
    Leur mission est dotée d'un budget.

  • Un nouveau virus extrêmement contagieux s'est abattu sur la Terre. Quatre cents millions de morts. Si la plupart des malades, cependant, n'y ont réagi que par des symptômes grippaux dont ils se sont vite remis, un pour cent des victimes ont subi ce qu'il est convenu d'appeler le « syndrome d'Haden » : parfaitement conscients, ils ont perdu tout contrôle de leur organisme ; sans contact avec le monde, prisonniers de leur chair, ils sont devenus des « enfermés ».
    Vingt-cinq ans plus tard, dans une société reformatée par cette crise décisive, ces enfermés, les « hadens », disposent désormais d'implants cérébraux qui leur permettent de communiquer. Ils peuvent aussi emprunter des androïdes qui accueillent leur conscience, les « cispés », voire se faire temporairement héberger par certains rescapés de la maladie qu'on nomme « intégrateurs »...

    Haden de son état, Chris Shane est aussi depuis peu agent du FBI. À sa première enquête, sous la houlette de sa coéquipière Leslie Vann, c'est justement sur un intégrateur que se portent les soupçons. S'il était piloté par un haden, retrouver le coupable ne sera pas coton.
    Et c'est peu dire : derrière une banale affaire de meurtre se profilent des enjeux colossaux, tant financiers que politiques.

  • Les mémoires de lady Trent racontent la vie et les recherches d'Isabelle Trent, naturaliste mondialement connue qui a consacré sa vie à l'étude des dragons, depuis sa jeunesse dans le Scirland, pays qui ressemble beaucoup à l'Angleterre du XIX e siècle, jusqu'à ses voyages dans le monde entier.
    Un livre pour les amateurs d'époque victorienne et de fantasy, qui n'est pas sans rappeler le travail baigné de naturalisme et d'imaginaire de Pierre Dubois dans La Grande Encyclopédie des fées.
    Dans ce quatrième tome de ses mémoires, la célèbre et scandaleuse lady Trent nous emmène en Akhie, contrée désertique avec laquelle son propre pays souhaite s'allier.

    À la suite des découvertes faites par Isabelle dans le volume précédent, le Scirland a décidé de lancer un programme d'élevage de dragons afin de contrer les actions du Yélang. Isabelle Trent et Tom Wilker se rendent donc en Akhie pour le superviser.
    Mais en dépit du peu de goût de lady Trent pour la politique, celle-ci la rattrape, sous la forme d'enlèvements par des tribus du désert et de sabotages qui mettent sa vie et celle de Tom Wilker en danger.
    Le couple n'en continue pas moins à mener ses recherches sur les dragons locaux, s'aventu- rant jusque dans le terrible désert du Jefi.
    C'est là qu'accompagnée de Suhail, l'archéo- logue akhien, elle fera les découvertes majeures qui vont bouleverser son monde.
    Au passage, préjugés et archaïsmes auront été écorchés par son humour à froid et son obstina- tion hors du commun.

  • Nous sommes précisément en 1186 de l'ère chrétienne... Les terres franques - Jérusalem, Tripoli et Antioche - vivent leurs derniers jours, sous les coups de Saladin qui règne au Caire et sur la Syrie musulmane.
    Turcs et Kurdes se disputent les terres de Syrie, d'Irak et du Kurdistan.
    Mais si musulmans et chrétiens s'affrontent pour quelques lieux saints, il existe une autre bataille pour défendre un pouvoir qui n'est pas tout à fait de ce monde mais qui en est le socle et le garant de son équilibre. Ce « Pôle du monde », comme on le surnomme, disparaît et renaît, au fil des temps, en divers visages, diverses époques, divers lieux. Les musulmans en font un prophète qu'ils nomment Khidr, le « Verdoyant » ; il est Elias pour les juifs et les chrétiens et parfois aussi saint Georges pour ces derniers. Mais tout cela n'est que spéculation car son visage n'est connu que des Sept Cavaliers, ses meilleurs fidèles, recrutés parmi les Quarante Saints du monde, qui vaquent çà et là, entre visible et invisible. Comme leur vision porte à la fois en amont et en aval du temps, et qu'ils voient tout aussi bien l'envers que l'endroit des événements, leur comportement semble fort erratique au commun des mortels.
    L'histoire de la Rose de Djam, ou comment la coupe qui détenait tous les secrets de l'univers fut perdue et retrouvée, est un volet de cette longue histoire des Quarante, lequel commença dans un château syrien tenu par des seigneurs normands, où vivait la plus improbable des créatures terrestres que le Pôle du monde pouvait charger de cette mission : Sibylle de Terra Nuova.

  • Le pharaon

    ,

    La collection Classiques de l'imaginaire puise dans le fonds le plus littéraire et emblématique de nos publications depuis 1988. Déjà paru : Le roman du roi Arthur, Gilgamesh et Lavinia.

    Ramsès est le nom de onze pharaons des 19 e et 20 e dynasties égyptiennes, le « Grand » et mari de Néfertiti étant le deuxième à porter ce nom.
    Ramsès XIII, lui, n'a jamais existé. Par contre le récit de la lutte qu'il livre à un clergé avide de richesses et de pouvoir symbolise les conflits répétés qui, dans l'Égypte antique, opposèrent les souverains aux gardiens des temples.

    En ce XI e siècle avant notre ère, le quatrième fils du pharaon Ramsès XII reçoit en héritage la promesse du trône de Haute et Basse Égypte.
    Humbles et puissants se réjouissent : ce jeune homme de vingt-deux ans se révèle être « robuste comme le boeuf Apis, courageux comme un lion et sage comme les prêtres eux-mêmes ».
    Au cours de manoeuvres qui devaient le promouvoir au rang de commandant du fameux corps d'armée de Memphis, le jeune et fougueux chef de guerre s'éprend de la belle Sarah, une juive dont il fait sa favorite. L'accueil de cette nouvelle présage déjà les nombreux heurts qu'il aura avec le collège des prêtres et en particulier avec le puissant archiprêtre Herhor, ministre de la Guerre, qui ne demande au pharaon que de prier et de s'accommoder de frasques surnaturelles.
    Durant un séjour dans la province d'Aa que son nouveau titre de monarque lui dictait de visiter, Ramsès prend contact avec son peuple, un peuple miséreux, rudoyé et accablé par l'injustice régnante. C'est une Égypte en déclin qu'il découvre, menacée sur ses frontières, et dont les richesses sont canalisées au profit du Temple.
    Comment en effet déjouer les complots de ceux qui ont le don d'ubiquité ?
    Malgré l'aide de ses fidèles amis : Tutmosis, son cousin ; Patrocle, le chef des armées ; Hiram, le banquier phénicien et Pentuer, son guide spirituel, celui qui va désormais faire figure de réformateur sera bien souvent déchiré entre sa volonté et les affaires de l'État.

    De l'exotisme, de l'histoire antique, du romanesque, des péripéties, du suspense, de la passion ! Et le plaisir du roman-fleuve.

  • Serge Valletti, né en 1951 à Marseille, écrit du théâtre et en joue dès la fin des années 60. Il écrit des comédies qui lui permettent d'exercer la satire sociale et de moeurs propre au genre. JI ya une faconde Valletti, mais surtout un principe d'écriture par association qui lui permet de passer du fait le plus infime de la vie d'un individu à une cause ou un grand fait de l'histoire.
    Depuis 2010, les Nuits de Fourvières à Lyon programment Toutaristophane chaque mois de juin. Cette année aura lieu une lecture tirée des différentes pièces formant Toutarstophane, avec entre autres grands acteurs, Ariane Ascaride et Hervé Pierre. Vendredi 20 juin 2014, à l'Esplanade de L'Odéon, Lyon.

  • Six solos

    Serge Valletti

    Six solos, comme si j'avais tracé un long sillon à la fois sur le papier, sur les planches des théâtres et sur ma figure.
    Ça s'appelle des rides et elles sont de rire. J'ai écrit ces solos pour les jouer, à moins que j'en ai joué certains pour en écrire d'autres. J'ai toujours pensé que c'était un théâtre de combat ! Mais un combat de quoi ? Un combat pour à tout prix rester sur scène avec ces armes que sont les mots. Un combat pour vivre du théâtre. Un combat pour figer mes pensées intimes devant tout le monde. Un combat pour continuer.
    Est-ce que tout le monde est comme moi ?

  • Ce récit (autobiographique), les libraires marseillais ont été les premiers à le plesbisciter. Les lecteurs de partout ont approuvé.
    Alors que Serge Valletti s'était juré que jamais il n'accepterait de le passer à la scène, des adaptations théâtrales ont fleuri, des centaines de représentaitons ont eu lieu depuis la premère lecture à Chaillot en 2001.

  • Le jour se lève, léopold !
    Quelque part sur la côte méditerranéenne, au long d'une nuit de noces désopilante, puis au petit matin, sur la jetée.

    Dans cette fable du bord de mer, l'homme n'est peut-être qu'une épave échouée sur le sable. sa langue n'est qu'une coquille vide. le poète valletti ramasse ces coquillages ; son jeu à lui est de les peindre. et, naïvement, il trace, avec un petit pinceau à un poil, l'image d'un phare naïf dans la nuit, un phare pour tenter de dissiper les dangers obscurs qui nous guettent tous. (jacques nichet) souvenirs assassins un homme tente sur scène de se raconter.
    Il a mis son plus beau costume et réglé ses plus beaux éclairages en vue - peut-être - d'effectuer le triple saut de la mort tant attendu par le public.
    Mais l'homme est " habité " par des personnages qui l'empêchent de monologuer. " ce n'est pas un homme, c'est un immeuble ! ".

  • Hier soir, pris d'une subite envie d'uriner, je décide de hisser la superstition au niveau de la performance esthétique.
    A savoir, si j'arrive à pisser sans souiller la lunette bleu ciel de mes toilettes, je me décroche une critique dans Le Courrier de Paimboeuf du Lendemain. Mon jet, plutôt poussif en temps habituel, fuse, droit et volontaire, au centre de la cuvette. Et le miracle nimbe soudain ma modeste salle de bains d'une aura mystique : j'ai réussi. Ce matin, j'achète Le Courrier comme je le fais depuis dix ans et, là, amère déception.
    Pas une ligne. Rien, Le néant.
    Je tiens à signifier avec force à la rédaction en chef de cet hebdomadaire: je suis déçu.
    Voire blessé. Car briser le rêve et les croyances d'un enfant de cinquante ans, c'est mal. Faites passer.

  • M.
    Armand dit Garrincha Comment monsieur Armand, joueur obscur du junior Olympique de Marseille, sauva la vie du plus grand footballeur brésilien, Manoel Francisco dos Santos, dit Garrincha, en refusant de l'affronter au Stade Vélodrome en Juin 1955, et comment par la même occasion il sauva toute l'équipe du Botafogo. Comment aussi il provoqua la mort de trente-quatre médecins automobilophiles lors du terrible accident des Vingt-quatre heures du Mans le 11 juin 1955 à 18 h 28.
    Sixième solo Où vont les personnages quand les acteurs sortent de scène ? Yorick, le bouffon qui berçait Hamlet quand il était petit, n'a pas digéré sa propre mort, il ne s'est jamais résolu à ne plus faire rire personne. Depuis, déguisé en marié, il hante les enterrements pour y rencontrer des hommes morts de rire. Il était donc logique qu'il se retrouve un beau jour au Mexique, transformé en sac à palabres, le cerveau fiévreux attaqué par des vers de mescal et poursuivi dans les rues par des squelettes de mimes.

  • Cinq duos

    Serge Valletti

    Une femme et un homme.
    Dans tous les sens. En long, en large et en travers. Cinq morceaux de théâtre. Cinq manières de se rencontrer, de s'affronter, d'inventer, de rire, de pleurer et de se quitter.

  • Tout commence le jour où les Nouveaux Maîtres du Monde (entendez un Russe, un Américain et un Anglais) rendent visite à Arthur Keelt, célèbre spécialiste du langage qui vit presque en ermite dans les montagnes de Styrie. Les Nouveaux Maîtres du Monde ont certes libéré l'Autriche du diable, mais Keelt se méfie quand ses visiteurs lui annoncent que des extraterrestres ont laissé un étrange message dans le désert de Mojave. Seul un grand linguiste comme lui saura en déchiffrer la teneur exacte. En l'occurrence, le message dit ceci : « Vous êtes décidément trop nuls, néfastes et dangereux. On repart prendre du matériel et on revient vous péter la gueule. » Arrive une cage métallique, dont la nature est inconnue sur Terre. Et dans cette cage est enfermé un merle. Dès lors Arthur n'a d'autre choix que de chercher à comprendre ce que les extraterrestres ont vraiment voulu dire. Espionné par un beau légionnaire amateur de Karl Kraus, visité régulièrement par Greta la postière et Stûrz le paysan, Arthur discute avec le merle et échafaude tranquillement ses théories.

  • Aristophane, il y a 25 siècles, gravait pour la première fois les mots d'un théâtre comique et politique au bord de la Méditerranée.
    Serge Valletti, insatisfait des traductions à l'écoute desquelles il n'est plus possible de rire en entendant les textes, entreprend dès 2007 de réécrire/ réinterpréter les pièces d'Aristophane. Parce qu'il lui est apparu une formidable adéquation de ces textes avec sa propre conception de la comédie :
    Une comédie sociale et une comédie de la ville.
    Parce que d'Athènes à Marseille, il n'y a qu'un pas.
    Le « projet Toutaristophane », lancé en 2009, a donc deux objectifs : la littérature et le spectacle vivant. Il devait comprendre 11 pièces puisque seules 11 pièces d'Aristophane nous sont parvenues, mais Serge Valletti en a écrit une douzième .
    « Depuis cinq ans je travaille, je vis, j'habite dans ces textes qui nous parviennent de si loin. Pour étoffer le sixième tome je me suis plongé dans les 589 fragments attribués à Aristophane et inédits en français pour écrire On entend les flûtes au loin.
    Et aujourd'hui je savoure ce moment de sérénité.
    J'ai accompli ce que je voulais, je suis repassé jour après jour par chaque mot, chaque réplique, chaque ligne de cet immense créateur en essayant toujours d'en rendre toute l'efficacité comique.
    Ce qui est très touchant, c'est qu'ayant commencé par la fin, sa dernière pièce Ploutos écrite en -388, je termine avec sa première pièce Les Acharniens écrite en - 425 à l'âge de 21 ans, et que cette pièce, que j'ai appelée Sacré Bonhomme, a une fin terriblement tragique. La mort de Matamore est d'une actualité brûlante car la morale de cette scène finale pourrait être : Est-il acceptable de se moquer de nos valeureux militaires qui meurent au combat pour que nous puissions nous empiffrer en paix ?
    On le voit, Aristophane aura toujours été en train de «funambuler« avec acidité sur l'arête problématique de nos comportements humains. »

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