Hugues De Chivre

  • C'est son ami de longue date, Bertrand, qui incita l'auteur à prendre son bâton, mais ce n'est que plus tard, que Jean-François suivit le chemin en mémoire de son ami décédé.
    Trois textes s'entremêlent, qui tissent ce récit d'un pèlerinage : le journal du pèlerin, le regard du narrateur et les réflexions toujours amicales d'un guide, d'un ange-gardien qui chemine aux côtés de Jean-François. Peut-être est-ce Bertrand qui interpelle son ami marcheur et nous dit la poésie de l'instant (l'ombre portée du pèlerin sur le chemin, le champ d'arums sauvages), mais nous montre également la laideur des paysages défigurés par l'homme ?
    Dans cet entrelacs de voix, il y a le ressassement de l'écriture comme métaphore de la marche. Mais à l'image du chemin, le texte sait être aussi alerte, joyeux et ne manque ni d'humour ni de jeux de langue. On découvre au fil du récit, le goût de l'auteur pour la musique (il a dans son sac à dos un harmonica dont il joue dans les églises...), la littérature et les arts en général.
    « Partir pour Compostelle et revenir neuf, franchir à pied une distance qui se voie de la lune. » Au retour d'un voyage extraordinaire et banal, l'auteur questionne ce premier pas répété deux millions de fois et qui met l'exploit à la portée de tous.

  • Dans la France des années 50, la campagne reprend son souffle après la tourmente de la guerre.
    À la Libéraile, comme chaque matin, la ferme s'éveille au chant du coq. On se presse, on soigne les bêtes, on les trait, on prépare les garçons à partir à l'école sur leurs bicyclettes. Mais en cette fin de mois de juin, le quotidien du petit Michel prend une autre saveur. Il est à la veille des grandes vacances, temps béni des enfants où tous les rêves sont permis.
    En quête d'aventures et de découvertes, Michel ne se doute pas que ses vacances tant espérées, vont prendre une tournure inattendue.

  • En 1832, époque de la colonisation en Afrique du Nord, la famille Lanternier quitte son village natal dans le Jura pour rejoindre l'Algérie. La France installe les pionniers aux portes de la Mitidja. Quatre ans plus tard, Jeanne, la fille du cardeur de chanvre voit sa vie basculer : enlevée par des pillards, présentée à l'émir Abd el-Kader, l'adolescente est finalement offerte à la cour du Maroc et devient la favorite du sultan.Ce roman historique biographique évoque l'exode de ces pionnier français quittant leur pays pour trouver un avenir meilleur ; il nous conduit vers l'Algérie où Abd el-Kader s'oppose à la colonisation française, puis au Maroc où les paysages sublimes ont un parfum de palais et de harems.Arlette Schneider nous plonge dans le contexte du xixe. L'auteur recrée la vie de Jeanne Lanternier dont le destin hors du commun a soulevé bien des controverses.

  • Rosine Deréan fut une véritable « star » du cinéma français entre 1931 et 1939. Elle tourna pour les plus grands réalisateurs des années 1930 : Julien Duvivier, Maurice Tourneur, Marc Allégret, Jean-Paul Le Channois ou encore Sacha Guitry. Elle partagea l'affiche avec les plus importants acteurs de sa génération tels que Jean-Pierre Aumont, Pierre Blanchar, Michel Simon, Jean Gabin ou Jean Marais; mais également avec ceux de la génération précédente à l'instar de Jules Berry, Raimu ou Harry Baur. Elle fut mariée pendant quinze ans à l'acteur Claude Dauphin, un des « derniers trombones » du cinéma français. Sa carrière d'actrice prit fin avec l'Occupation.
    Résistante, elle fut déportée à Ravensbrück comme Germaine Tillon, Geneviève Anthonioz-De Gaulle, avec qui elle partagea le même block. Cette biographie a pour objet de ressusciter cette actrice et résistante oubliée autant que celui de se plonger dans les débuts du music-hall et du cinéma. Rosine Deréan est une enfant de la balle. Sa mère, Yanne Exiane, chanteuse de music-hall, fait partie des premières actrices du cinéma muet français peu avant la première guerre mondiale.
    Rosine, elle-même, est une des premières actrices du cinéma parlant. Construite à la manière d'une véritable enquête historique, cette biographie est une réflexion sur les différentes naissances de l'industrie cinématographique en France.

  • 1er octobre 1955 à Tours... Didier, onze ans, s'apprête à connaître une nouvelle aventure : il entre en classe de sixième au prestigieux Lycée Descartes. Il tient son journal pour nous faire découvrir ses profs, ses copains, sa famille. Il en profite pour faire part de son existence de tous les jours. se lance dans des réflexions sur la religion, et livre ses passions : la lecture de bandes dessinées, le cinéma et une vie familiale qui compte énormément pour lui. Un vrai cocon, avec une mère très aimante, deux frères et une soeur en lien étroit avec lui, et aussi un beau-père qui réussit parfois à l'agacer. Il raconte également cette ville de Tours qui, dans les années cinquante, se ressent encore de la récente Occupation. Des commerces sur le boulevard Béranger, une foire en pleine ville, une Bibliothèque réfugiée dans la Mairie, la construction de nouveaux immeubles... Tours a décidément un autre visage que celui qu'on lui connaît en 2018... Beaucoup d'amour, de l'humour et de la tendresse dans ce récit d'une jeunesse heureuse entre imaginaire et réel, toute proche de celle qu'a vécue l'auteur de ce livre...

  • Le loup est l'animal sauvage qui hante le plus nos imaginaires. La Fosse aux loups, le Saut du loup, Chanteloup, sont des noms de lieux qui rappellent sa présence angoissante dans cette région pauvre, couverte de bois et de landes, appelée Gâtine de Montrésor, berceau de la famille de l'auteure.
    Les villages de Montrésor, Orbigny, et les lieux qui sont cités dans ce texte existent vraiment. Ils ont été les témoins, tout comme d'autres villages, d'aventures terribles qui ont laissé des traces dans les mémoires.
    Chanteloup ou La complainte du dernier loup est le quatrième ouvrage écrit par Lydie Navard pour la collection. Contes et légendes de la Gâtine de Montrésor chez l'éditeur Hugues de Chivré. Daniel Raduta, l'illustrateur de ce conte poétique s'adressant à un public adolescent ou adulte, signe ici son deuxième ouvrage pour cette collection.

  • « Des cris, des jurons et des injonctions fusent lorsque enfin des gens d'armes ouvrent la lourde porte libérant une carriole, entourée de geôliers réquisitionnés pour l'événement. Le bruit de l'ouverture de cette monumentale porte s'entend très loin dans le quartier. Après le caquetage de ces derniers moments, une onde de silence parcourt la foule qui semble retenir son souffle, jusqu'à ce que les personnes des premiers rangs I'entrevoient, lui, le héros malgré lui du jour, debout bien que ratatiné dans un coin de ladite carriole.
    Il s'appelle Loys Secrétain. Il a 28 ans. La justice a réclamé que l'exécution soit expéditive, son déroulement exemplaire et appliquée immédiatement après le jugement.
    Il a été jugé il y a trois jours seulement. » Tours, février 1488, période charnière entre le Moyen-Âge et la Renaissance.
    La venelle du Coeur Navré, la ruelle la plus étroite de Tours, est un passage couvert dépendant du fief de l'abbaye de Saint-Julien. L'endroit est sinistre, sombre, lugubre.
    Les condamnés l'empruntent avant de rejoindre la place Foire-le-Roi où se dresse le pilori.
    Là, se déroulent les exécutions capitales.

  • Alger, le Texas, New York... Un roman historique qui relie les pionniers alsaciens partis vers l'Algérie et ceux partis vers Texas.

  • Profondément généreux, mais machiavélique et cynique, Etienne François de Choiseul a connu la plus étonnante et la plus éblouissante des trajectoires de son temps. Après une carrière militaire brillante et remarquée, il va à la conquête du pouvoir en se rendant indispensable au roi Louis XV, avec la bienveillante protection de la marquise de Pompadour. Son oeuvre est considérable, il répare les malheurs du royaume frappé par la guerre de Sept Ans. Il insuffle un esprit nouveau à la tête de l'État, se montre favorable au pacte de Famille avec les Bourbons d'Espagne, développe l'alliance avec l'Autriche, relève l'Armée et réorganise la Marine. Artisan du mariage de Marie Antoinette avec le futur roi Louis XVI, il ramène la Lorraine et la Corse au sein de la France. Etienne François de Choiseul sonne le réveil de l'énergie française. Les intrigues de la cour et le fait d'avoir voulu imposer au roi sa politique dans les affaires intérieures et extérieures entraînent sa disgrâce et sa chute. Travailleur acharné, caustique et cinglant, il est l'une des figures les plus brillantes de son époque.

  • Connaissez-vous l'origine du nom de votre ville ou de votre village ? Saviez-vous que Hommes est le lieu des ormes, Athée le lieu des huttes, des cabanes, que Chambon désigne un méandre de la Creuse ? Que Rochecorbon fut au Moyen Âge un château des Corbon, premiers seigneurs connus ? Que Saint-Paterne-Racan est un hommage littéraire ? Que Luynes s'est appelé Maillé et que Reignac a porté le nom de Bray, puis Le Fau ? Que Vouvray a souhaité changer son nom en Vouvray-les-Vins et qu'Épeigné-les-Bois s'est fait connaître sous le nom d'« Épeigné-les-Bains » ? Que les habitants de La Ville-aux-Dames sont les Gynépolitains et ceux de Villiers-au-Bouin les Villiarébusauboyens ?
    Depuis l'Antiquité, les populations n'ont cessé de nommer les lieux qui leur étaient familiers, frappés comme nous le sommes aujourd'hui par des éléments géographiques, des réalisations humaines ou des éléments culturels remarquables (nature du sol, végétation, présence de l'eau, des animaux, construction, lieux de cultes, personnages, etc.). Comme les noms de familles, les noms de lieux (ou toponymes) sont tous porteurs d'une signification première. Transmis de générations en générations, ils ont traversé les siècles tout en évoluant dans leur forme. On puise dans cet ouvrage de nombreux renseignements qui apportent de nouveaux éclairages sur les noms des communes de l'Indre-et-Loire : noms anciens et récents, noms disparus, noms d'habitants, changement de noms, interprétations diverses, faits historiques, légendes, traditions locales, anecdotes. Chacun pourra effectuer ses propres recherches dans ce dictionnaire, découvrir l'origine de son village au gré de sa curiosité et de ses déplacements.

  • Retracer. Essayer de remonter le fil du temps. Faire revivre l'abbé de Villeloin et comprendre qui était Michel de Marolles, cet acharné de travail, cet érudit, l'homme d'église et l'archétype même du courtisan opportuniste. Retrouver la trajectoire de cet homme, retrouver les amitiés, les connaissances, les réseaux interpersonnels qui permettent de saisir l'homme de lettres et le personnage énigmatique. Michel de Marolles est né en Touraine, à Genillé, en 1600, a vécu toute son enfance dans le château de Marolles. Il devient très jeune abbé de Baugerais. Mais c'est à Paris qu'il se construit en tant qu'homme de lettres et de salon.

    Dans cette biographie romancée, c'est Ange-Raymond de Massac qui raconte la vie de ce camarade rencontré en 1611 sur les bancs du collège de Clermont à Paris. Ange est issu d'une famille d'avocats et de diplomates. Il suit Michel de Marolles jusqu'au baccalauréat. Leurs vies se séparent ensuite mais Ange regarde, amusé, les ronds-de-jambes, les efforts calculés et toutes les plus délicates intentions mises en oeuvre par Marolles pour se faire accepter dans les salons en vue et auprès des princes les plus importants.

  • C'est ainsi que j'ai découvert la dure réalité de la vie campagnarde au tout début des années 1960 à 1970 où la transition de l'ancien monde agricole et du modernisme était flagrante.
    Ces souvenirs reviennent au fur et à mesure de l'écriture comme si je tirais sur un fil de laine d'un pull qui se détricote petit à petit, d'un souvenir en amenant un autre. Des tiroirs de la mémoire s'ouvrent, me projetant des flashs comme s'ils étaient d'hier. Toutes ces anecdotes sont réelles, quelques fois enjolivées, mais ne sont pas narrées en ordre chronologique, car elles ont marqué mon enfance, par l'accumulation des séjours sur plusieurs années, en sud lochois, selon leur teneur amusante et parfois surprenante.

  • Mademoiselle Cloque Nouv.

    Dans les années 1880, les Tourangeaux se déchirent sur l'opportunité de reconstruire une grande basilique à la gloire de saint Martin ou d'édifier une église modeste à l'emplacement de son tombeau récemment redécouvert.
    Mademoiselle Cloque, âgée de 70 ans au début du roman et toujours célibataire, « basilicienne » fervente, vit entre sa servante Mariette et le vieux marquis d'Aubrebie, un voisin et ami avec qui les disputes sont pourtant continuelles. Elle vit dans le souvenir de sa rencontre avec le vicomte de Châteaubriand, mais surtout elle consacre toute son énergie au projet de reconstruction d'une grande basilique. Elle n'hésite pas, pour cela, à sacrifier le bonheur de sa nièce Geneviève, orpheline dont elle est la tutrice et qui aurait dû épouser le riche fils d'un notable local, malheureusement gagné à la cause des partisans d'une église modeste, ce qui rend aux yeux de mademoiselle Cloque le mariage inconcevable.
    Un temps directrice de l'ouvroir de Saint-Martin, elle perd ce titre pour une maladresse. Alors que ses amis abandonnent le parti basilicien les uns après les autres, à l'exception d'une poignée d'irréductibles comme monsieur Houblon, mademoiselle Cloque, loin de l'affairisme de son temps, refuse toute compromission et persévère dans son idéal. Elle perd son combat, car seul un « chalet républicain » est finalement construit. Geneviève épouse un notaire d'une petite commune aux limites du département et mademoiselle Cloque meurt à 73 ans, minée par le chagrin et l'amertume.

  • Vivre en première ligne des évènements et en direct sur les acteurs. Voilà un impératif dans le journalisme. Mais je ne savais pas que je passerai ma vie dans la presse, la télévision et les médias quand ce réflexe de l'information m'est venu d'une enfance de guerre. Nous vivions en direct avec mes parents et des millions de Français l'effondrement de la France en 40 dans la panique de l'exode. Pour s'en sortir dans les embouteillages et mitraillages, on ne trouvait plus que bobards et fausses nouvelles. J'étais donc chargé d'aller en première ligne du chaos demander en direct aux acteurs, villageois, commerçants ou paysans la bonne information. J'ai fait de ce réflexe de guerre et de crise, un entraînement permanent. Tout un système de recherche pour s'y connaître et aider le public à s'y reconnaître dans une actualité qui fait l'Histoire et relie chacun à son histoire personnelle. J'aurai ainsi pu vivre et faire vivre avec les Français toute notre histoire de de Gaulle à Macron et de Chirac à Chirac, mon contemporain.
    Révérée ou décriée, la télévision aura bien aidé les Français à se faire leur propre jugement en première ligne des évènements et en direct sur le monde.

  • En ce printemps de l'An VIII de la République, le Consulat vient de succéder au Directoire, régime discrédité, et un certain désordre règne encore dans le pays qui sort à peine du terrible drame de la Vendée en rébellion. Dans un souci d'apaisement, le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, vient d'accorder l'amnistie à tous ceux qui ont combattu contre les armées de la République, comptant ainsi les aider à se réinsérer dans la société de l'époque. Or, lorsqu'on a connu pendant des mois dans la clandestinité l'exaltation des coups de main, des embuscades, l'ivresse de la victoire ou au contraire la rancoeur de la défaite, il n'est pas toujours évident de reprendre le cours d'une vie ordinaire, le goût de l'aventure hantant encore les esprits échauffés...

  • Stuttgart : Le jeune Allemand Jonas Friedelbel se voit confier la mission par le Prophète de son Église de retrouver les véritables origines de la mère de Léonard de Vinci. Est-ce pour pratiquer le baptême des morts pour elle et son fils ?
    Salt Lake City : En plein sanctuaire mormon, un homme est décapité. Le policier Tommers se lance à la recherche de l'assassin en Europe.
    Amboise : Alessandro Sardelli et Sarah Schweitzer se rendent une nouvelle fois au Clos Lucé, dernière demeure du Maestro. Mais le généalogiste entraîne brutalement sa compagne en Italie.
    Qui est le vrai Léonard de Vinci ? Le simple fils illégitime de Piero da Vinci et d'une servante ? Et si ses biographes n'avaient pas voulu croire ou voir l'évidence ? Et s'il fallait seulement s'intéresser à l'homme pour comprendre les oeuvres et non l'inverse ?
    Les révélations finales près de Milan s'appuient sur la vie et les oeuvres les plus connues du plus grand artiste de la Renaissance.
    Véritable tourbillon se lisant d'une traite, le roman transporte le lecteur entre Moyen Age, Renaissance et aujourd'hui, bouleversant toutes les théories formulées depuis cinq cent ans sur Léonard de Vinci.
    Abel Arias est historien et passionné par la Renaissance.

  • Daniel Forest est fils de vigneron, lui-même fils de vigneron. Une famille qui a cultivé la vigne pendant presque deux siècles. Au fil des pages, il nous fait découvrir le vin de lune sur fond de viticulture des années trente. Mais le vin de lune n'est pas qu'un breuvage exceptionnel. C'est d'abord la transmission d'un savoir au sein d'une famille. C'est aussi une belle complicité intergénérationelle sur fond de tendresse.
    Petit Pierre vient d'avoir dix ans. Son papy Jean estime qu'il est assez grand pour fabriquer son vin de lune.

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