Editions Sutton

  • "La France est une terre des fées. Chaque recoin de notre vieux pays en porte aujourd hui encore l empreinte faramineuse. Contes, légendes, folklore, coutumes, proverbes ainsi que d innombrables toponymes attestent de l étonnante richesse du patrimoine féerique. Des esprits chagrins ont souvent tenté de nous faire croire que ces Dames mystérieuses n étaient qu imaginaires, fariboles de grand-mère ou hallucinations de fada. De telles allégations seraient sans doute effarantes pour bon nombre de nos aïeux qui jusqu au XIXe siècle vécurent dans le voisinage des êtres féeriques."

  • Fiers d'être Lillois ! Cette exclamation exprime bien l'état d'esprit des habitants d'une ville au passé riche et mouvementé. Flâner dans le centre, c'est faire à chaque instant une découverte architecturale et artistique, c'est prendre le pouls d'une cité accueillante, vivante, c'est faire connaissance avec une culture spécifique franco-flamande. Elargir sa balade aux nouveaux quartiers, c'est passer dans une autre dimension, celle de la « Métropole intense », bourdonnante d'activité, en projection constante dans l'avenir et qui sait reconvertir son patrimoine industriel en lieux de haute technologie et de culture. Le passé, le présent, le futur de Lille résident dans son capital humain, sa situation dans l'Europe du Nord-Ouest et sa capacité à innover. Son développement est loin d'être fini et, plus que jamais, nous sommes « fiers d'être Lillois ! ».

  • Dans le panthéon merveilleux de l'Auvergne, il existe toutes sortes de personnages, bons ou mauvais, beaux ou affreux. Il en est de très célèbres, comme la Vierge noire, Odile de Montluçon, Magdeleine de Saint-Nectaire. Mais on y rencontre aussi des êtres obscurs, des créatures au caractère malicieux, mystérieux, dont le souvenir a presque totalement disparu. Heureusement pour nous, Laurence Catinot-Crost est là pour nous entretenir de merveilles que la plupart des gens d'aujourd'hui ont oubliées. Elle nous rappelle, à travers ses contes, que la vie est aussi faite de magie et de mystère... Parfois drôles, souvent gentiment effrayantes, ces petites histoires dévoilent un peu de l'âme auvergnate.

  • Au XIIe siècle, le Codex calixtinus, manuscrit attribué au pape Calixte, rassemble des textes relatifs à saint Jacques et Charlemagne. Ils racontent l'origine de Compostelle. La légende de Charlemagne mobilise les chevaliers médiévaux pour la Reconquista. A leur suite, des pèlerins ont rêvé de Compostelle et se sont mis en route. Ils ont embelli leurs aventures en les racontant. Des poètes ont imaginé des légendes ou des histoires à la gloire de saint Jacques. Les récits, contes ou légendes réunis dans cet ouvrage illustrent la magie de Compostelle. Si saint Jacques n'est crédité que de 22 miracles officiels rapportés par Calixte, chaque pèlerin a pu expérimenter les « petits miracles du chemin ». Et dans la continuité des récits d'origine, la fin de ce recueil témoigne de la construction de légendes contemporaines, indispensables à l'entretien des rêves. Denise Péricard-Méa est docteur en histoire. Sa thèse Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Âge, publiée aux PUF en 2000, a apporté une nouvelle vision du pèlerinage à Compostelle. En 2002, elle a réuni, dans une association indépendante, la Fondation David Parou Saint-Jacques, des chercheurs de plusieurs disciplines pour poursuivre des recherches jusqu'à l'époque contemporaine. Louis Mollaret, ancien président d'associations d'amis de saint Jacques, anime cette association.

  • Les contes et lgendes du Nord-Pas-de-Calais constituent un patrimoine culturel que les gens du Nord ont tiss partir de leur environnement naturel, de leur histoire, de leurs rjouissances ou de leurs terreurs. Ils l'ont tout naturellement transmis chaque gnration au cours des longues veilles hivernales. Nous entrons ici dans un monde trange et merveilleux, o nous suivons de majestueux gants qui se balancent, tournent et glissent sur les pavs en une marche rituelle. Nous clbrons les exploits de Gayant Douai, Lydric Lille, Martin et Martine Cambrai, Jean le Bcheron Steenvoorde, Jean le Corsaire Calais. Il faudra nous mfier de la sorcire Marie Grauette tapie dans les marais de Saint-Omer, mais aussi de la jument blanche, des pierres leves, des dragons, et surtout de la Mort qui rde autour du poirier de Misre... Heureusement, nous rirons des facties de Culotte verte, de la Guerliche et du P'tit Crinchon !

  • "Après une carrière internationale particulièrement bien remplie, Samir M. Zoghby s'est penché sur l'égypte de sa jeunesse, pour en livrer un témoignage aussi original que puissant. Avec un style alliant les traditions graphiques les plus anciennes de la vallée du Nil à une inspiration très personnelle, il a raconté « son » Egypte en une série de planches dessinées qui, toutes, présentent un aspect différent de la vie quotidienne. L'animation des marchés, les religieux, les militaires, les coutumes et le folklore, la vie privée et la vie publique, l'ambiance de l'époque, les relations entre les communautés, rien n'échappe à son observation. Afin de rendre ses dessins accessibles au plus grand nombre, il les a accompagnés de textes explicatifs qui mènent le lecteur à la découverte d'un pays et d'un peuple attachants, loin des lieux communs. Au-delà de ses propres souvenirs, Samir M. Zoghby nous donne à voir et à comprendre la substance d'un pays dont les dernières décennies, puis le « printemps arabe » ont profondément modifié le visage."

  • Nice et sa baie tiennent de Naples pour sa sensualité, d'Acapulco pour ses rues animées, de Los Cristianos pour son décor de montagne ou encore du golfe de Girolata pour ses roches abruptes plongeant dans la mer. Nice, c'est tout cela et encore mille autre choses ! Le photographe Chanel Koehl nous convie à un voyage initiatique au coeur de la capitale azuréenne. Au fil des pages, le rêve l'emporte souvent sur la démonstration. Ses magnifiques photographies nous révèlent l'âme de la ville, ses jalons, ses secrets. Le texte, quant à lui, entremêle de façon inattendue Histoire et évocations littéraires ou poétiques. Un livre d'exception sur ce qui fait la singularité niçoise.

  • De nombreux ouvrages traitent de la seconde guerre mondiale dans la Loire et certains territoires ont fait l'objet de publications très documentées. Rive-de-Gier n'est pas du nombre. Pourtant, cette ville ouvrière, aux prises avec la faim et la misère, bousculée par d'incessants flux et reflux d'hommes, tiraillée entre Saint-Etienne et Lyon, fut très impliquée dans la Résistance. A partir d'une documentation abondante, provenant des archives municipales de Rive-de-Gier ou d'archives privées, l'auteure dresse un tableau d'ensemble de la ville de 1939 à 1945. Les faits, établis au regard de plusieurs sources, sont rapportés avec un souci constant d'objectivité et de respect des personnes. Le récit s'ouvre en septembre 1938, par une manifestation ouvrière contre Daladier, et se clôt au printemps 1945, au retour des déportés et des prisonniers. Michelle Destour nous dépeint Rive-de-Gier et ses habitants mis à mal par l'état de guerre, le régime de Vichy et l'occupation allemande. Puis elle nous décrit la Résistance, les résistants et la répression dont ils sont l'objet et, enfin, les combats de la Libération. Une part importante est faite à l'évocation des femmes et des hommes. Car l'Histoire se nourrit de leur vie quotidienne comme de leur épopée.

  • La modernité n'est pas entrée à la maison, en dehors de quelques ampoules électriques. Pas de radio. Une seule pièce chauffée, la cuisine ; dans les chambres, le gel de l'hiver transforme en éphémères motifs de givre la buée couvrant les vitres. Les aliments fragiles sont conservés dans un simple garde-manger grillagé pour les protéger des insectes et des souris. Mais, bien que placés dans la cave, ils deviennent rances ou se couvrent de moisissures au bout de trois jours. » André Ligné présente ainsi le cadre de vie d'un petit Sarthois en 1944. Mélange de réalité et de fiction, le récit s'attache à rappeler, par petites touches, l'évolution de ce gamin de l'âge de 8 à 16 ans, et à recréer l'atmosphère de cette époque. Les derniers mois de la guerre, la discipline familiale, l'école primaire et le cours complémentaire, les perspectives d'avenir constituent la trame de ce récit. Il en ressort une enfance à l'opposé de celles ordinairement décrites, faites de bonheur et d'insouciance.

  • L´auteur nous raconte ici les grandes vacances de sa famille alsacienne qui, le reste de l´année, résidait à Toulon. Tous les ans, le temps d´un été, lui et son frère se réapproprient la terre de leurs parents et de leurs grands-parents : de juillet à septembre, les enfants participent aux travaux de la ferme, comme la moisson, la distillation du schnaps et l´abattage du cochon. Ils assistent à la messe du dimanche et participent à la joyeuse fête locale, la kilbe, avant de découvrir le canal du Rhône au Rhin. Une belle promenade, touchante, dans les années 1950, au coeur d´un village alsacien typique. Jean-Charles Meyer, qui n´a rien oublié de ses racines, se définit lui-même comme un « Alsacien de culture provençale ». Un mélange haut en couleur qui nous replonge dans les chauds étés de notre propre enfance.

  • En ce début de juin 1914, Ludwig et ses deux amis se rendent à la grande fête patronale de leur village. Mais de sombres présages s'accumulent. Ludwig vit en Alsace, alors allemande, et la guerre éclate. Soldat allemand, Ludwig part combattre en Russie jusqu'en 1917 pour se retrouver, en 1918, sur le front de la Somme. Après ces années passées dans l'enfer des tranchées, il revient en Alsace, restituée à la France par le traité de Versailles. La nouvelle administration s'installe et impose l'usage de la langue française que la génération de Ludwig ne comprend pas. Privé de parole et incapable d'oubli, il entreprend alors l'apprentissage de sa « nouvelle langue » et consigne son odyssée, allemande, sur des cahiers qu'il appelle ses « Cahiers français ». « Und da sollen wir alles wieder gründlich lernen, als hätten wir nichts erlebt » (Ainsi devons-nous tout réapprendre, comme si nous n'avions rien vécu), écrit Ludwig dès sa démobilisation. Dans ce roman « à deux voix », Roland Goeller évoque un volet peu connu de la Grande Guerre et le traumatisme de cette « langue confisquée », mise sous le boisseau de l'Histoire.

  • La guerre de Vendée a marqué durablement l'histoire du canton de Poiré-sur-Vie à la fin du XVIIIe siècle. Nous connaissons le martyr des Lucs-sur-Boulogne, ou bien Belleville-sur-Vie devenant " capitale " de la Vendée militaire, ou encore la capture de Charrette près de Saint-Denis-la-Chevasse. Au cours du XIXe siècle, ce coin de Vendée a progressivement relevé les ruines de toutes les églises détruites pendant cette guerre.
    De nombreux édifices sont rouverts au culte au début du XXe siècle et les photographes ne manquent pas d'immortaliser les fêtes religieuses rassemblant d'incroyables foules de fidèles devant les nouvelles églises. Mais l'histoire récente du canton ne se résume pas à ces seuls évènements. Une nouvelle fois, l'auteur a ouvert les albums de famille et c'est dans une cour de ferme, devant un commerce ou sur un marché que nous retrouvons nos aïeux dans leur vie quotidienne, photographiés dans les rues d'Aizenay, de Poiré-sur-Vie ou au coeur des villages de Belleville-sur-Vie, La Génétouze, etc.

  • « Rosario frissonna. Tout cela ne lui disait rien qui vaille. L'inquiétude, la crainte se lisaient sur ses traits crispés. Un canot à moteur aborda la crique. Deux carabiniers, le fusil accroché à l'épaule, sautèrent à terre. Une jeune fille, qu'ils traitaient avec beaucoup d'égards, les accompagnait. Malgré ses précautions lorsqu'elle prit pied sur la plage, les volants de sa longue jupe blanche se chargèrent d'eau de mer. Le groupe remonta la grève déserte à vive allure pour s'engouffrer dans la cour de la villa San Ramon. Tout se passa très vite. Deux gros sacs de toile furent posés près de la vieille chaise qui, tel un cerbère, gardait la porte. L'échange fut bref, chacun sachant déjà ce qu'il devait savoir. Les paroles, en de telles circonstances, se mesurent, par crainte de paraître indiscret. Les carabiniers saluèrent en claquant des talons et repartirent au pas de course. La porte cloutée de la villa se referma. » Quel mystère entoure cette toute jeune femme débarquée sur la Côte vermeille dans le plus grand secret ? Jusqu'où le vent de l'Histoire conduira-t-il la destinée d'une enfant ? La haine et la folie des hommes poursuivront-elles leur dessein d'un continent à l'autre, d'une génération à l'autre ?

  • La Loire fut longtemps un important bassin minier. Son paysage garde encore les traces de ce passé. Certains puits de mine ou terrils, toujours visibles, témoignent de cette histoire industrielle. Les hommes n'ont pas oublié non plus. Certains se souviennent, d'autres transmettent les histoires qu'ils ont entendues étant enfants. Des textes demeurent également. De précieux écrits de visiteurs, journalistes ou écrivains rendent compte de leur vision des mines, des hommes qui les animaient. Si dans leur précédent ouvrage, Mémoire de mineurs, Jérôme Sagnard et Joseph Berthet avaient fait parler les mineurs, ce nouveau volume est une anthologie illustrée. Textes, chansons, poèmes, articles de journaux, du XVIIe au XXe siècle, nous renseignent sur la vie dans les bassins miniers du département. Les cartes postales anciennes qui les accompagnent renforcent le réalisme ou la puissance évocatrice des extraits. Ainsi, au fil des pages, nous découvrons l'histoire de cette terre de mineurs,de cette terre de laber. Mémoire de mineurs dans le bassin stéphanois, paru en 2004 dans la même collection, a connu un franc succès. Jérôme Sagnard et Joseph Berthet ont complété ce recueil de témoignages par des extraits de textes recensés lors de leurs recherches. Ils rendent à nouveau un bel hommage aux hommes et aux femmes de leur région.

  • Nous sommes en 1908 à Monségur, en Gironde. La nuit, un homme grimé sème la terreur, multipliant les tentatives d'assassinat, les incendies, les vols. Puis les dangereux chevaliers du crime apparaissent, signant leurs forfaits, défiant la police et la justice en annonçant constamment de nouveaux crimes plus terribles que les précédents. L'effroi de la population est tel qu'on appelle alors la 7e brigade de police mobile, c'est-à-dire les fameuses Brigades du Tigre, pour élucider l'affaire. A partir de la consultation des archives et du dépouillement de la presse régionale et nationale, Benoît Pénicaud est parvenu à reconstituer cette intrigue jusqu'à son dénouement, complètement inattendu, qui eut lieu seulement quinze ans plus tard. Revivez cette enquête passionnante en suivant, pas à pas, les investigations menées par les Brigades du Tigre.

  • « Le temps est venu pour moi, Bithiah, de te raconter. Que souhaites-tu me relater, Bubbee ? L'histoire d'un homme, ma petite puce, d'un Juste qui s'appelait Oskar Schindler. » Ainsi débute le long récit d'Azrièla, juive polonaise rescapée de la barbarie nazie. Sauvée par Émilie et Oskar Schindler, elle revient à Cracovie avec Bithiah, sa petite-fille, pour lui décrire ce qu'elle a vécu durant la seconde guerre mondiale mais aussi pour lui raconter la vie de ses sauveurs. Oskar Schindler, membre du parti nazi, résida cinq ans à Cracovie. Pendant cette période, il tenta, dans une usine remise sur pied, de sauver plus de 1200 juifs, hommes, femmes, enfants, au péril de sa vie et de celle de son épouse Émilie, qui joua également un rôle déterminant. Si Azriéla revient longuement sur ces heures tragiques et sa vie dans le ghetto juif de Cracovie, elle décrit aussi l'enfance d'Émilie et d'Oskar, leur rencontre, leur vie en Argentine après-guerre, leur séparation... Au fil des pages, ce roman historique fidèle aux lieux et aux événements retrace la destinée d'un couple hors norme. Longtemps resté dans l'anonymat, Oskar Schindler est désormais connu dans le monde entier grâce au film de Spielberg, La Liste de Schindler. Un roman a inspiré le scénario mais, jusqu'à maintenant, aucun auteur français n'était revenu sur l'ensemble de la vie de Schindler. Jean-Marc Harel-Ramond comble donc un vide avec ce récit sensible et plein d'humanité qui mêle fiction et grande histoire. Un séjour à Cracovie lui a permis de décrire cette ville, qui sert de cadre au livre, avec beaucoup de justesse.

  • A cheval sur les actuels départements de l'Oise et du Val-d'Oise, le maquis de Ronquerolles n'aura vécu que treize jours entre le 6 et le 19 juin 1944. Il se faisait pourtant aussi discret que possible ! Mais à 180 km à vol d'oiseau de Sword Beach (Ouistreham), il était encore trop près du tunnel où Göring dissimulait son train blindé. 800 soldats allemands mirent fin à ce maquis francilien de 84 hommes, dirigé par le futur fondateur du journal France-Soir, quelques jours après le Débarquement. L'auteur met en scène des personnages réels ou fictifs pour faire revivre des faits historiques qui, eux, sont tous authentiques. Le récit du parcours de ces hommes et de ces femmes l'amène à évoquer le camp de concentration alsacien du Struthof et le massacre d'Oradour-sur-Glane. Il multiplie les points de vue sur les circonstances qui ont conduit au démantèlement de ce maquis. Il rend également un vibrant hommage aux poètes de la Résistance dont les vers ont galvanisé les combattants de l'Armée des ombres. « Romain Rolland affirme que « l'Histoire est la plus partiale des sciences », mais, dans la Résistance, il y eut des hommes et des femmes qui firent tellement honneur à la France que, faire preuve de partialité à leur endroit, c'est surtout se montrer équitable pour mieux lutter contre l'amnésie. » Philippe Cerchiari.

  • La Petite France ne ressemble plus aujourd'hui à ce cloaque nauséabond que mentionnent les chroniques du Moyen Age ni, plus récemment, à ce quartier populaire dont nombreuses sont les familles qui ont été relogées en périphérie.
    Il est aujourd'hui le quartier touristique de la ville le plus photographié, mais on n'y entend plus le bruit de ses fabriques ni celui de ses artisans. On n'y sent plus le chocolat, la charcuterie et le café. Ce fut le prix à payer pour gagner en coquetterie et attirer une nouvelle population. La Grand'Rue aussi s'est faite coquette. Le promeneur a du mal à imaginer que c'était l'axe principal de Strasbourg où se concentraient tous les commerces et où les bistrots fleurissaient avec leur faune haute en couleur. On avait honte de dire qu'on y habitait. « C'était un quartier mal famé, un coupe-gorge. » Le temps ayant passé, les habitants de la Petite France et de la Grand'Rue portent cependant un regard nostalgique sur ce quartier qui était tout simplement plus humain.

  • "Aujourd'hui, le traditionnel hochet et les autres jouets dits couineurs accompagne toujours bébé dans son berceau, tandis que les nounours et autres peluches bercent son sommeil. Mais il y a plus de 100 ans, les jeux et les jouets de nos aïeux était un peu différents: billes, chevaux de bois, cyclorameurs, soldats de plomb... Tous ces objets ont fait rêver des générations de bambins émerveillés et, pour beaucoup d'entre eux, ils continuent à peupler le quotidien de nos enfants... Des enfants que nous fûmes tous et que nous restons dans un coin du coeur."

  • En un clic, on peut prendre connaissance de la Brière, ou bien la traverser rapidement en voiture. et passer à côté de la magie qui agit en ces lieux. Depuis plus de quarante années, Gérard Guillet s'enracine doucement dans ces îles. Laissez-le vous emporter dans des aventures toujours renouvelées. Les grands mythes, les archétypes de l'humanité ont laissé des traces dans les esprits et dans les paysages. L'auteur mêle sa propre création, sa fantaisie, aux savoirs transmis et recueillis depuis si longtemps. Ce livre est une invitation à la découverte, à la randonnée en Brière. Vous retrouverez les lieux des combats, des rêves et des espoirs anciens. Voyez les dolmens, les tumuli où se cachent les puissances invisibles?! Admirez les ruines de châteaux, de moulins sur les rives et sur les îles. Du milieu de ce dédale de canaux de coulines et de piardes, vous reviendrez enchantés et plus riches. Est-ce cela, finalement, le trésor des krapados ?

  • Le 17 juillet 1911, Benjamin, fils de marinier, se trouve immobilisé à Véretz suite à un accident survenu sur le chaland de son père. Recueilli par la famille Fabre le temps de sa convalescence, il tient un journal dans lequel il décrit sa vie en Touraine. Ce récit est imaginaire mais il s'inspire de faits réels. Nous voilà plongés dans le quotidien de cette commune rurale au début du XXe siècle. Au fil des jours, Benjamin découvre les us et coutumes de ses hôtes et de leurs voisins, les figures véretzoises, les paysages...
    Car s'il connaît bien le Cher pour y avoir déjà navigué avec son père, vignes et champignonnières lui sont inconnues. Comme Benjamin, nous apprenons les gestes du maréchal-ferrant ou ceux du sabotier, nous découvrons la ferveur villageoise lors de la fête du 15 août et nous assistons à des veillées familiales aujourd'hui disparues. Sans nostalgie, ce récit, écrit à quatre mains, nous rappelle que nous aussi, chaque jour, nous devenons un moment d'histoire.

  • Après avoir présenté les souvenirs de la naissance touristique et « littéraire » du bassin et de la ville d'Arcachon en 1857, l'historien Jacques Clémens rassemble et commente dans ce second opus de nouveaux souvenirs littéraires du XIXe siècle sur la forêt autour de La Teste et d'Arcachon. La forêt autant que le bassin ou l'Océan ont été, dès les temps les plus anciens, un espace naturel fondamental dans la vie des habitants du pays de Buch, les Bougès, mais aussi pour les estrangeys amoureux de ce lieu de plaisance exceptionnel.
    Le premier souvenir de la forêt évoque un espace de chasse et de cueillette qui est devenu, dès le XVIIIe siècle, un moyen de « conquête des sols », par rapport
    à un adversaire naturel, l'invasion des sables marins et la « stérilité » des landes qui constituaient une véritable « frontière » de civilisation. Un autre souvenir retrace les semis des pins maritimes, fixant les dunes et valorisant durablement le pays. Mais la forêt de La Teste, aux portes d'Arcachon, c'est avant tout le souvenir d'une communauté première d'habitants, celle du captalat de Buch, une véritable institution de proximité qui gérait la forêt et ses usages.
    Les textes rassemblés ici par Jacques Clémens nous démontrent que, derrière le territoire de la forêt d'Arcachon d'aujourd'hui, se cachent une histoire et une aventure humaine exemplaires à plus d'un titre, qui dépassent largement les limites géographiques du Bassin.

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