Editions Rabelais

  • Mille livres ont été écrits sur Picasso, mais jamais sur les femmes qui l'ont inspiré. Or, dans sa vie comme dans son oeuvre, elles occupent une place déterminante.
    Ses trois principales sources d'inspiration sont la femme, le sexe et la guerre. Elles sont toutes là, dans ses tableaux, tristes ou triomphantes, torturées ou sereines mais toujours vivantes. «Au fond, il n'y a que l'amour», disait-il.
    Mais un amour dévorant qui en a laissé plus d'une pantelante.
    «Les femmes de Picasso sont des esclaves», armera le peintre Gaston Chaissac.
    Frédéric Ferney en a identifié sept, sept muses, qui correspondent chacune à un moment de son oeuvre:
    La période bleue avec Germaine, la période rose et le cubisme avec Fernande, le temps des collages avec Éva, le surréalisme avec Olga, Guernica avec Dora. Il nous raconte leur destin, parfois heureux, mais souvent tragique.

  • De nombreuses biographies et plusieurs essais ont été consacrés à Paul Gauguin. Mais à l'artiste seul. Rien ou presque sur les femmes qui ont guidé son existence et sa peinture, en France ou sous les Tropiques. Elles ont pourtant été la source de son inspiration, elles ont enflammé ses tableaux et compté autant que son art. Même celle qu'il épousa, la terrible et froide danoise Mette Sophie Gad dont il se sépara mais à laquelle il continua d'écrire pendant des années. Gauguin aimait la vie, les femmes et le sexe. C'est grâce à celles qui ont vécu à ses côtés qu'il fut le génie qu'on connaît. Peindre et faire l'amour étaient une seule et même chose pour Gaugin. Comme pour Picasso qui ne voyait entre l'art et l'érotisme « pas de différence », comme il le confia un jour à l'historien d'art Jean Leymarie.

  • La carrière de Napoléon doit beaucoup aux femmes. Et d'abord à Joséphine, qui, grâce à ses relations, permettra au petit corse inconnu de devenir maître de la France.
    Mais il y eut aussi Marie Waleswska, jetée dans le lit de l'Empereur par les patriotes polonais, et Marie-Louise, qui aurait pu sauver le régime après l'abdication.
    Beaucoup lui seront fidèles, et certaines d'entre elles l'accompagneront même jusque dans l'exil.
    Car l'époque napoléonienne est aussi une épopée amoureuse.

  • Elevé par une mère qui l'idolâtrait, passant son enfance dans un univers féminin, c'est peu dire que Louis XIV aimait les femmes: il ne pouvait s'en passer. Mais si l'homme tombait facilement sous leur charme, le roi se méfiait de leur influence: «Si vous voyer qu'une femme me gouverne, ordonna-t-il un jour à ses ministers, dites-le-moi et je m'en débarrasserai. Et quoique fort courtois, il les a toutes fait souffrir: c'était son bon plaisir d'abord. Mais elles ont su, malgré lui, marquer son règne de leur empreinte. Marie Mancini l'a affiné. Versailles ne serait ce qu'il est sans Louise de Lavallière ni Athénaïs de Montespan. Cette dernière l'a, en outre, poussé dans sa politique de conquète et de prestige, tout en favorisant la carrière de Molière, Racine, La Fontaine...
    Quant à Madame de Maintenon, qu'il épousa en secret, elle assistait à tous les conseils des ministres...

  • Les fleurs du Mal sont une ode aux femmes, toutes les femmes, des plus idéales aux plus charnelles, des plus pures aux plus toxiques. L'ode d'un homme, d'un poète, d'un créateur. Quatre femmes ont marqué son existence et sa poésie : Jeanne Duval, le diable noir; Marie Daubrun, la madone en or; Apollonie Sabatier, la déesse, et au début et à la fin de tout, sa mère, Caroline Aupick.
    De là à dire que Baudelaire n'a vécu que par et pour les femmes, qu'il en a retiré toute sa sève créatrice, tous les bonheurs et surtout tous les malheurs... Et si Baudelaire, en fait, n'aimait pas les femmes?
    Incapable de les considérer comme les égales des hommes, des individus à part entière? Sa poésie est la marque de ce mépris, de cette haine, de ce dégoût... Baudelaire et l'amour? Oui, tant l'artiste a fait corps et âme avec les sujets de sa poésie. Mais l'amour de quoi, de qui?

  • Privé de tendresse maternelle, Balzac a toujours rêvé d'une femme protectrice et confidente, grande dame fortunée, ange, démon ou courtisane. Celles qui ont embelli son existence jouent un rôle essentiel dans ses romans dont le titre est souvent un nom féminin.

    Un tiers des histoires de la Comédie humaine leur est dédié. Laure de Berny, vingt-deux ans de plus que lui, son premier amour, lui inspire le Lys dans la vallée, Laure d'Abrantès, la veuve du maréchal Junot, la Femme de trente ans, et la Marquise de Castries, qui s'est refusée à lui, la Duchesse de Langeais.
    Après avoir tant rêvé de se marier, il ne jouira de son bonheur avec Mme Hanska que quelques mois avant sa mort.
    /> Balzac connaît les secrets des femmes, leurs souffrances, met en scène leurs amours coupables, les peint mal mariées, humiliées, adultères.Tout en étant leur plus grand défenseur.

  • Quelles sont les femmes qui ont inspiré à Victor Hugo les plus beaux poèmes de la littérature française ?
    Sa fille Léopoldine, noyée accidentellement, sa maîtresse Juliette Drouet, qu'il abreuvera pendant cinquante ans de lettres d'amour, la romancière Léonie d'Aunet, qui fera de la prison à cause de lui, la comédienne Alice Ozy, à qui il fera une cour assidue...
    Et tant d'autres...
    On les retrouve aussi dans ses romans et son théâtre. Il aimait tellement les femmes qu'il sera, avant la lettre, l'un des premiers féministes, prônant déjà l'égalité entre les sexes.
    C'est ce que nous raconte Christine Clerc dans un récit vivant qui restitue une époque en redonnant à ces inspiratrices de l'ombre la place qui leur revient.
    />

  • Grine LAHRÈCHE est un jeune et brillant avocat d'affaires de 38 ans, de père algérien et de mère gasconne.
    Vivant entre deux cultures et deux religions - l'islam et le christianisme - il livre sa vision de la France, son exaspération devant la classe politique, les difficultés auxquelles il a dû faire face, sa foi dans la République et sa confiance dans l'avenir.
    Un livre qui va à l'encontre des idées reçues sur les Français d'origine musulmane et transmet un message d'espoir.

empty