Editions Libre

  • De sève et de sang

    Julia Hill

    Le 18 décembre 1999, les pieds de Julia « Butterfly » Hill touchèrent la terre ferme après plus de deux ans passés dans un séquoia millénaire californien nommé Luna. Ce qui ne devait être qu´un tree-sitting de quelques semaines à 55 mètres de hauteur, se transforma en une lutte acharnée de 2 ans. Julia et d´autres militants écologistes se sont battu bec et ongle pour empêcher l´entreprise Pacific Lumber de couper à blanc une forêt de séquoias. Sur une plateforme qui donnerait le vertige aux plus aguerris des grimpeurs, Julia dut subir les tempêtes d´El Niño, le harcèlement d´hélicoptères, un siège de dix jours par les agents de sécurité de la compagnie mais aussi l´immense douleur de voir la forêt dévastée par les tronçonneuses. Cette histoire inspirante, racontée par Julia, nous plonge dans son univers où son courage, sa solitude et sa douleur ont nourri sa ténacité face à la tentative de destruction de l´une des dernières forêts anciennes de séquoias du monde.

  • Si vous deviez écrire une lettre à votre futur bébé, que lui diriez-vous ?

    Dans ce texte issu de son seule-en-scène Billion Dollar Baby, Audrey Vernon s'engage là où peu d'autres comédiens osent s'aventurer : dresser un tableau du désastre écologique et social en cours et mettre en relief les absurdités et les méfaits du système technocapitaliste.

    S'adressant tour à tour au lecteur, à son mari milliardaire et à son enfant à naître, elle aborde avec bienveillance les problèmes de notre temps : la sixième extinction de masse, le changement climatique, etc. Audrey réalise ainsi un véritable tour de force : dénoncer avec humour la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons tout en offrant des pistes réflexives pour y faire face.

    À cet effet, le texte du spectacle est suivi d'une sélection de citations et d'extraits d'ouvrages qui viennent étayer son propos et nous invitent à interroger le concept de civilisation, la notion d'État, les effets et implications de la technologie.

  • «.Professeur cherche élève souhaitant vraiment sauver le monde..» Un homme d'une trentaine d'années, cherchant un sens à sa vie, répond à cette petite annonce et découvre que le professeur est un gorille nommé Ishmael... S'engage alors entre eux un dialogue socratique surprenant, drôle et profond, sur de grandes questions tout à la fois philosophiques, historiques et morales. De la naissance de la planète à nos jours, Ishmael analyse et critique, non sans laisser son élève intervenir, ce qui nous offre de savoureux dialogues. Que ce soit sur la philosophie, la religion, l'écologie, le sens de l'Histoire ou la fragilité de la couche d'ozone, l'auteur nous amène à réfléchir. Ishmael fait désormais référence dans les universités américaines.

  • Comme le livre Ishmael, auquel il succède, Mon Ishmael s'articule autour d'un dialogue socratique entre Ishmael, un gorille, et Julie, une collégienne de 12 ans qui supporte le fardeau d'une mère alcoolique. Julie répond à l'annonce d'Ishmael dans un journal local. Il recherche un élève souhaitant « sauver le monde ». Et elle désire apprendre. Commence alors une discussion étonnante sur des questions profondes concernant jusqu'aux fondements de la vie en société. À en croire Rousseau, « la plupart de nos maux sont notre propre ouvrage ». Et tel est bien l'objet de ce dialogue entre Julie, douze ans, curieuse, impertinente, et Ishmael, qui s'évertue à pousser la jeune fille à accoucher de ses propres idées d'une manière bien originale. Lui apprend à réfléchir. À battre en brèche nos préjugés culturels.
    Une situation à la Lewis Caroll, en somme - bien qu'ici, l'absurde trouve plutôt ses racines dans les fondements mêmes de notre société...

  • Nous ne sommes pas faits pour vivre comme nous.
    Allez donc dire au lion que si on le tient en cage, C'est pour qu'il n'aille pas se perdre en brousse...
    Les veaux se vendent au poids, Les hommes se vendent au mois Le train-train quotidien va bientôt dérailler, Qui veut rester dedans n'a qu'à bien s'accrocher ... et autres réflexions dignes d'intérêt sur l'esclavage imposé à soi et aux autres par la civilisation du profit.

  • Ce livre de coloriage est une introduction ludique au capitalisme. A travers une série de vignettes mettant en scène des personnages récurrents (un capitaliste sans scrupule, un lapin résistant...) et d'autres, ponctuels, dans lesquels chacun d'entre nous pourra se reconnaître, Stephanie McMillan décrit, dans un style accessible à tous, cette force qui nous domine et qui est en train de détruire la planète. Les dialogues entre les personnages, drôles et toujours pertinents, exposent avec simplicité l'absurdité et le caractère destructeur du système consumériste devenu planétaire, mais mettent également l'accent sur ses points de vulnérabilité ; car avant de pouvoir combattre efficacement notre ennemi, nous devons l'identifier clairement, comprendre sa structure et déterminer précisément qui le contrôle.

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