Editions Du Commun

  • Achille est un jeune militant UNEF de l'université Rennes 2. Pendant les manifestations contre la loi travail, il rencontre Yann, Louis, Mathis. Ensemble ils créent un squat dans une ancienne école communale où Achille découvre une autre facette du militantisme.

    Cette fiction, qui frôle souvent le récit, raconte sa radicalisation vers les milieux "d'ultragauche". Marc Faysse décrit avec beaucoup de précision la vie en squat, l'engagement politique, l'alcool, la drogue, la fête. Ni éloge de l'action directe, ni critique, il livre ici un récit coloré, romanesque et sincère sur un mouvement souvent fantasmé et diabolisé par les médias.

  • "On devient vite une bête étrange sur le chemin de l'autonomie. Même les proches se mettent à nous faire sentir que nous sommes, au mieux, des illuminés, sinon des exclus. C'est le prix de la disparition, j'imagine. Il faut commencer par s'extraire. Se retirer. Raturer. C'est comme écrire. Il faut commencer par sa propre démolition, son propre refus.
    Depuis quelque temps, je coupe les liens, je largue les amarres. Je pars à la dérive, hors du réel. Et je laisse une petite pancarte sur l'île maintenant déserte de mes illusions sociales : «?Parti pour Croatan?».
    Vouloir changer de manière de parler du monde... changer de façon d'envisager le récit de la vie avant de changer la vie elle-même.
    Michel Vézina « Une caravane dans les bois, une source à proximité, un panneau solaire et quelques batteries, un boucan pour cuire les viandes, les nuits éclairées à la paraffine ou au kérosène, et une chiotte sèche sous les arbres, pour l'aisance. » Ces carnets, forme hybride entre la chronique, le journal intime, l'introspection et le dialogue, nous engagent dans un voyage avec l'auteur, avec simplicité, clairvoyance, humour et dans un style parfaitement maîtrisé."

  • Umbral

    Valérie Faurie

    Umbral (le seuil) propose un voyage poétique dans les pas d'Antonin Artaud chez les Tarahumaras : « Umbral... L'immanence pure, c'était bien le pays des Tarahumaras, ce voyage interminable dans la montagne, ces cailloux, cette poussière, ces fêtes où l'on ne mange pas de l'hostie, mais de la bête sacrifiée, où l'on ne subit pas un discours-traduction, la magie noire du mot qui se veut chair ; mais où l'on danse et l'on boit durant trois jours et trois nuits l'alcool de maïs, le sang jaune de la terre. Ici le paradis, ici l'enfer... »

  • La femme qui raconte habite les hautes collines marseillaises, entre les étangs et la mer. Elle part un matin d'une branche du Rhône et traverse l'Eurasie. Elle part avant que les Grecs n'arrivent ; leurs références et celles des textes d'Orient lui sont étrangères : son monde est celtique. Elle surgit de la mémoire orale, utilise des références vécues et nomme les choses à sa manière. Elle dit « je » et nous propulse dans l'épaisseur d'un temps disparu, entre préhistoire et histoire. Deux mille sept cent soixante cinq années seulement nous séparent d'elle.

  • Mon père est parti par l'Ouest. Cherchant au travers des mouvements provoqués par la morphine à comprendre où il était, il dessina en creux le portrait d'un lieu contemporain : l'hôpital. Mais il parlait aussi, amusé, étonné, depuis une vie inquiète du devenir d'un monde qu'il savait devoir quitter.

  • Alvie a été écrit à la demande de la metteure en scène Rachel Dufour et de la compagnie Les guêpes rouges-théâtre de Clermont-Ferrand, pour Stand Up/rester debout et parler. Il est le fruit d'une expérience d'écriture en immersion qui a duré dix jours, en juin et septembre 2017, pendant les deux premiers temps de résidence de création avec l'actrice et chanteuse Alvie Bitemo : « Alvie commenc¸a le deuxie`me jour d'improvisation par quelques cris a` la guitare basse et par un «Vous devez me prendre pour une folle, non?». Je commenc¸ai moi aussi par cette phrase. Cette phrase d'Alvie. La mienne, il y a longtemps, a` l'adolescence. Prenez-moi pour une folle, je m'en fous. Et le rire qui sauve. Secoue. Cre´e le vide. Ose la perce´e du vrai - silence - dans l'affolement du sens. »

  • Fiction documentée sur la signification du geste de voter, appliquée au cas marseillais lors des élections municipales 2020.

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