Douin

  • Trouble je

    Sébastien Theveny

    • Douin
    • 25 Septembre 2016

    « Lorsque Léo apprend la mort tragique de ses deux parents dans un accident de la route, c'est tout un pan de sa vie qui s'en trouve bouleversé. A la perte humaine, cruelle, s'ajoute la découverte, au-travers de documents, d'un passé bien éloigné de l'idéal affiché par cette petite cellule familiale. Une famille à l'histoire trouble où chacun aura eu son prix à payer...
    Léo part à la rencontre des secrets de son véritable passé et d'un avenir auquel il ne s'attendait sûrement pas !».

    Doté d'une écriture intelligente et subtile, presque féminine dans la sensibilité et la compréhension intime du don de la vie, Sébastien Théveny, signe ici son premier roman.

    Mêlant habilement suspense, amour et secrets de famille mais évitant toujours l'écueil du sentimentalisme, du voyeurisme ou de toute vulgarité, Trouble Je est à la fois le roman initiatique d'un héros en quête de ses origines et celui d'une réflexion philosophique sur la question de la procréation médicalement assistée.

    La question de la complexité des sentiments amoureux et de la nécessité absolue de s'abstenir de tout jugement sont présents tout au long de ce récit qui ne tombe pourtant jamais dans les affres d'un discours prude ou moralisateur. Véritable texte à tiroir, sans aucun artifice technique, Trouble Je est admirablement conçu sans céder à la facilité des dénouements sans fin.

  • Jacopozzi est un Italien arrivé en France en 1900. Installateur de guirlandes lumineuses, électricien autodidacte de génie, il invente les illuminations animées sur le principe des boîtes à musique. Ces installations où les lampes s'allument et s'éteignent selon un rythme bien précis, font fureur auprès des boutiquiers, dont les motifs lumineux animés attirent la clientèle. Le succès est foudroyant.
    En 1913 et pendant la guerre, il crée des cinémas clés en main. En 1917, il invente un incroyable faux-Paris pour tromper les aviateurs ennemis, ce qui lui vaudra une Légion d'Honneur secrète.
    Après guerre, il devient le « roi de l'enseigne lumineuse » et chaque Noël sera pour lui et son équipe l'occasion de créé des fééries animées et colorées extraordinaires, majestueuses, immenses, sur les façades de tous les grands magasins.
    En 1925, pour les Arts Décoratifs, il illumine la Tour Eiffel pour Citroën, changeant de motif chaque année.
    En 1928, toujours avec l'argent d'André Citroën, il illumine tous les monuments parisiens pour le 10e anniversaire de l'armistice quand Paris était chaque soir dans le noir. Des illuminations inédites toujours en place aujourd'hui.
    En 1930 il offre à Paris l'illumination de Notre-Dame... et tant d'autres choses encore qu'il fait émerger des nuits noires, jusqu'à sa mort prématurée en 1932.
    C'est son histoire que je vous raconte, épaulée des archives conservées et retrouvées par sa petite-fille, Véronique Tessier Huort.
    Paris ville-lumière, c'est bien à Jacopozzi qu'on le doit. Son nom s'était éteint depuis des lustres, pas même une rue de Paris ne porte son nom ! Alors, oui, il était temps de mettre, à son tour, cet artiste sous les feux des projecteurs...

  • Albert Robida, né à Compiègne le 14 mai 1848 et mort à Neuilly-sur-Seine le 11 octobre 1926, était un dessinateur, lithographe, aquafortiste, caricaturiste et romancier.
    Pendant près d'un demi-siècle, de La Tour enchantée (1880) aux Mésaventures de Jean-Paul Choppart (1926), Albert Robida a consacré à l'enfance et à la jeunesse une part importante de ses talents de dessinateur et d'écrivain : soixante et onze titres écrits et/ou illustrés, soit près d'un tiers de sa production, sans compter les magazines auxquels il a donné couvertures et dessins. L'ensemble offre une grande diversité d'inspirations : le fantastique et l'anticipation, le roman historique, les histoires amusantes ou rocambolesques, thèmes de prédilection de Robida, dominent dans les vingt-deux ouvrages dont il est l'auteur ; dans les livres qu'il a seulement illustrés, on trouve des contes et légendes, des classiques de la littérature picaresque et des romans d'aventures.
    L'éditeur Henri Laurens, avec sa collection des « Chefs-d'oeuvre à l'usage de la jeunesse » s'appuie sur des textes confirmés de la littérature universelle pour promouvoir l'oeuvre des meilleurs illustrateurs de son temps. Les Voyages de Gulliver illustrés par Robida figurent parmi les premiers titres de cette collection, et accordent en effet toute la vedette à l'artiste dont les multiples vignettes et les luxueuses gravures en couleurs irriguent généreusement le texte. L'illustrateur y privilégie les facettes comique et fantastique du roman, suivant en cela ses propres inclinations, mais aussi les voeux de l'éditeur qui souhaite offrir aux enfants un livre « de pur amusement », excluant la puissante et amère satire de Swift.

  • Illustré de 86 dessins de Renefer dont 10 eaux-fortes originales réalisées sur métal dans les tranchées et 76 bois gravés par Eugène Dété.
    Prix Goncourt 1916, Le feu, journal d'une escouade d'Henri Barbusse raconte au jour le jour, la dure vie des soldats et leur mort obscure. Toutes les horreurs vues du fond des tranchées sont évoquées avec une puissance remarquable. Que de sombres tableaux d'hommes perdant leur forme humaine sous une épaisse couche de boue, de pourriture et de sang. Dans ces souffrances et cette noirceur permanente, il subsiste malgré tout de singuliers épisodes de vies, de fraternité et de tendresse.
    Alors que la grande bataille de Verdun était à peine commencée, Henri Barbusse nous livre un témoignage emprunt de vérité qui ne peut laisser indifférent, même cent ans après. Quelques jours seulement avant l'armistice du 11 novembre 1918, paraissait chez Gaston Boutitie une première version illustrée du Feu. L'artiste, Renefer, mobilisé en 1914 à l'age de 35 ans était chargé d'établir la topographie des champs de bataille. Durant tout le conflit, crayons et carnets de croquis à la main, il décrit la vie et la mort des soldats. Il s'attache tout particulièrement à croquer les paysages et les situations sous un trait agile et sobre en détails.
    C'est donc en pleine guerre que l'éditeur lui commande 86 dessins qui doivent illustrer le tout nouveau prix Goncourt de cette fin d'année 1916. Renefer réussira non seulement à sortir vivant des tranchées mais, en plus, il livrera à son éditeur 10 plaques de cuivre vernies gravées à la pointe métallique qui seront mordues par l'acide (procédé dit des «eaux-fortes»).
    On ne pouvait choisir meilleure association ! Les deux hommes ont vécu dans leur chair les supplices de la guerre et ont côtoyés les mêmes frères en première ligne. Jamais une telle force n'avait soudé texte et illustrations.

    Introduction de Gabrielle Thierry, présidente de l'association Renefer fondée en 2004 avec le soutien de la famille et des amis de Renefer et de Cécile Coutin, docteur en histoire de l'art et conservateur en chef honoraire du patrimoine.

  • La vie, la mort...
    Procréation médicalement assistée.
    Expérience de mort imminente...
    Comment va réagir Zoël en retrouvant à vingt ans son père biologique ? Victor va-t-il accepter ce bouleversement ?
    Frédérik le sceptique, se laissera-t-il convaincre par la belle Stella qu'une autre vie peut exister ?
    Pour les uns, des questions intemporelles qui suscitent réflexion. Pour les autres, des enjeux de confort dans une société à bout de souffle.
    Les personnages de ce recueil illustrent combien certaines réponses apportées peuvent être insuffisantes face à des questionnements actuels bien légitimes. «On risque autant à croire trop qu'à croire trop peu.» aurait dit Denis Diderot.
    Joaquin Scalbert porte sur ses contemporains, dans la veine de ses précédents livres, un regard souvent tendre, rarement indulgent, toujours lucide.

  • L'édition originale du Voyage parut, en 1748, à La Haye (probablement Paris), sous le titre suivant : Le Voyage de Saint-Cloud. Par Mer et par Terre. À La Haye. Aux dépens de la compagnie. m.dccxlviii. In-12 de 66 pages. Cette édition est aujourd'hui d'une rareté insigne.
    Il serait difficile de mieux peindre que ne l'a fait l'auteur du Voyage à Saint-Cloud l'étonnement ridicule d'un jeune homme sans expérience, à sa première sortie de la maison paternelle. C'est le rat de La Fontaine. Néel paraît avoir eu deux vues dans ce petit écrit : la première de faire sentir la pédantesque exactitude de ces livres de Voyages où rien n'est omis, excepté l'utile et l'agréable ; la seconde, de bafouer l'ignorance des bourgeois parisiens (du xviiie siècle), qui sont saisis d'une admiration stupide au spectacle des choses les plus communes, lorsqu'ils sont hors de leurs foyers. Le texte que nous avons reproduit, avec une scrupuleuse exactitude, est celui de la quatrième édition, que Néel publia, l'année même de sa mort, avec des augmentations considérables.

  • De tout ce qu'a écrit Perrault, rien n'a plus contribué à le rendre célèbre qu'un tout petit livre auquel, probablement, il n'attachait lui-même que peu d'importance. L'idée lui vint de recueillir les contes que les enfants aiment tant à entendre de la bouche de leurs mères, de leurs nourrices, quand ils ont été sages. Il les publia en janvier 1697, sous le nom de son fils Perrault d'Armancourt.

  • L'autre rive de l'Achéron

    Bernard Baritaud

    • Douin
    • 13 Septembre 2018

    L'autre rive de l'Achéron est l'histoire d'une famille sur trois générations pendant la seconde moitié du XXème siècle. Les vies et destins s'entremêlent : Au début des années 80, la mère gravement malade à l'hopital de Girac, près d'Angoulême, suit la désopilante chronique du personnel d'une petite ambassade dans un pays d'Afrique, peu après les Indépendances, ou son ls a été muté, pendant que le petit-ls , étudiant à Paris en 1986, tient son journal. Plus tard, les personnages ont vieilli, leurs destins se croisent, à Venise où en Amérique du Sud.
    Les auteurs cités en exergue donnent le ton, ou plutôt les tons : Malcolm Lowry, Jules Renard, Chardonne, Paul Auster.
    L'autre rive de l'Achéron est surtout, sans doute, le roman des vies, vécues ou imaginaires, de son auteur.

  • C'est son cousin, l'historien Alain Mazère, qui a suggéré à l'auteur de rassembler ses souvenirs charentais.
    À quelques textes déjà publiés dans diérentes revues, Bernard Baritaud a joint des inédits, plus récemment écrits.
    Né en 1938, c'est la Charente de son enfance et de son adolescence qu'il évoque: Angoulême, l'école Saint- Paul, le circuit des Remparts, les frairies villageoises, les vacances dans la commune de Feuillade. Il n'y avait pas encore d'adduction d'eau, le téléphone était rare, on était mal chaués. Mais il y avait une douceur de vivre, liée à la liberté retrouvée et à une solidarité rurale, que Bernard Baritaud sait évoquer avec des mots justes, et qui ne sont pas sans inspirer de la nostalgie pour un monde qui n'est plus.

  • Un accident de chasse survient lors d'une réunion entre amis. Le récit de la soirée qui l'a précédé met en scène des femmes et des hommes dans des situations bien souvent au détriment de ces derniers :
    « Une gêne silencieuse s'empara des bellâtres et des vantards.
    Chacun observa son voisin et parut consulter le fond de son verre.

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