Decrescenzo

  • Le monastère du mont Cheon est un lieu saint orné de magnifi ques inscriptions murales, mais aussi le lieu d'événements tragiques. Lorsque le manuscrit inachevé d'un écrivain-voyageur est découvert, nous découvrons en même temps l'ampleur du drame que le monastère a subi sur ordre de l'État. Il reconstituera avec un intérêt grandissant le fi l des événements terribles qui ont conduit à la destruction de la communauté. Le Chant de la Terre est un roman gigogne. Les récits de plusieurs narrateurs se superposent et s'emboîtent pour livrer la clef de l'intrigue, dans une Corée du Sud alors sous la botte des militaires. En remontant aux sources du drame, LEE Seung-U articule le mystère du salut avec les causes profondes qui animent la psychologie humaine (culpabilité, désir) et nous poussent à agir au-delà de notre entendement.

  • Frédéric Messala a déjà publié, sous divers pseudonymes, plusieurs romans dans le genre de la fantasy. À l'occasion d'un voyage en Italie et avec les romans de Robert Harris et Steven Saylor, il se prend de passion pour la Rome antique. C'est en se penchant sur les mythes et légendes de l'illustre cité qu'il découvre l'Enéide, cette épopée qui se voulait l'Iliade romaine, mais qui est loin, dans notre culture contemporaine, d'être traitée à l'égal de l'oeuvre d'Homère. Quand l'une a inspiré quantité de livres et de films, l'autre est presque tombée dans l'oubli. C'est de cette volonté de remettre au goût du jour L'Énéide, en en proposant une adaptation moderne, qu'est née Hesperia, roman épique en deux volumes.

  • Mina

    Apple Kim

    Mina et Sujeong, deux jolies lycéennes, très amies, sont en froid. Minho, frère de Mina, lycéen distant et apathique, se garde bien de prendre parti dans leur querelle. Tous trois mènent une vie aisée dans les quartiers riches de Séoul. Leurs parents ne leur refusent rien mais pourtant le bonheur n'est jamais proche. La relation entre Mina et Sujeong se dégrade jusqu'au moment où le drame va surgir. À travers leurs jeux, parfois dangereux, leurs discussions et leurs amours qui n'aboutissent pas, on découvre le monde difficile des ces jeunes en plein désarroi. Mina, le roman d'Apple Kim, montre pour la première fois une jeunesse obsédée par la réussite à n'importe quel prix, jusqu'à en arriver à la pire des extrémités.

  • Ce recueil de pensées et de courtes histoires nous invite à ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure et sur notre quotidien. Son auteur nous enseigne à être à l'écoute des choses et des autres afi n de nous libérer du stress ambiant de nos sociétés modernes. Spécialiste de la méditation, elle partage avec le lecteur des gestes simples et des conseils à mettre en pratique au quotidien pour retrouver un mode de vie propice au bonheur. Une lecture apaisante pour apprendre à saisir et apprécier la beauté de l'instant présent.

  • Ne vous fiez pas au titre. Ce livre nous permet de comprendre les raisons pour lesquelles toutes les stratégies internationales contre la Corée du Nord ont échoué jusqu'ici. John Everard a bénéficié d'une position privilégiée : diplomate britannique en poste à Pyongyang il a été un observateur placé au coeur du système politique nord-coréen en fréquentant les cercles étroits de la capitale.
    Mais John Everard ne s'est pas laissé emprisonner dans les réseaux du pouvoir. Jour après jour, il a enfourché sa bicyclette et sillonné, autant qu'il le pouvait, les environs de la capitale. Il a fréquenté les marchés populaires et surtout, chose rare, il a rencontré régulièrement des Nord-Coréens. Il a noté, il a échangé, il a photographié pour mieux comprendre ce pays mystérieux, propice à toutes les peurs et à tous les fantasmes.
    Il en résulte un savant maillage d'analyses politiques très documentées et de portraits à hauteur d'homme. Mais, s'il est sans concession à l'égard de l'élite dirigeante nord-coréenne, il ne cache pas sa sympathie pour le peuple.
    Un ouvrage d'analyse politique rempli d'humanité.

  • Après le lycée, Itaru vit de petits boulots pendant plusieurs années. C'est arrivé à la trentaine qu'il décide de reprendre des études à l'université agroalimentaire. Il l'a décidé : il veut être près de la nature, travailler à la campagne.
    Diplôme en poche, il trouve une place chez un grossiste de produits biologiques. Il y découvre des méthodes pas vraiment « bio ». Ici comme ailleurs, le commerce des fruits et légumes est dicté par le profi t, dirigé par le capitalisme.
    Itaru veut quelque chose d'authentique, donner un sens à son travail. Une nuit, il a la révélation de ce qu'il va faire : boulanger.
    Sauf qu'il ne connaît rien à la fabrication du pain. À plus de trente ans, voilà qu'il entame un nouvel apprentissage, boulanger, avec un point d'honneur à ne travailler que des produits naturels. Dans l'aventure il rencontre sa femme et un compagnon de voyage un peu particulier : Le Capital de Marx, qui lui apprend bien des choses sur le monde tel qu'il va.

  • Six auteurs, six nouvelles. Pour la plupart nés dans les années 70, les auteurs de ce recueil dessinent les nouvelles lignes de force de la littérature coréenne (érotisme, libération des moeurs, affirmation de soi, désirs..), sans se départir des enjeux d'une société jugée encore très conservatrice. Sur un mode à la fois divertissant et poétique, ils témoignent d'une fine connaissance des phénomènes de l'inconscient et des pouvoirs de la littérature. Les aiguilles nous plonge dans le quotidien d'une jeune femme tatoueuse. L'insertion d'aiguille dans l'épiderme de ses clients, et dans l'intimité de son appartement, crée une atmosphère puissamment sensuelle faite de désirs refoulés et de fantasmes inavoués. Dans La tombe de crabes, l'odeur de soja réveille le souvenir érotique d'une femme mangeant nue dans le noir. Tandis que La nouvelle Ta métamorphose continue l'exploration du corps en réfléchissant sur le dépassement des limites de l'être humain. L'homme transformé par la chirurgie esthétique et les biotechnologies s'inscrit dans une réalité qui rattrape déjà la fiction... Avec Dangereuses lectures, un thérapeute qui soigne les troubles psychiques en faisant lire à ses patients des romans dont le contenu évoque le problème qui les met à la torture, tombe amoureux de l'une de ses patientes. Une méditation sur les pouvoirs de la lecture poursuivie avec L'ongle du chef, qui voit sa narratrice, absorbée dans ses livres, se perdre dans le métro. De son côté, La chambre dansante d'Ivan Menchikov transporte le lecteur dans un univers aux frontières incertaines, celui d'un écrivain qui voit les êtres et les choses danser et se déplacer dans son appartement.

  • Maquignons, mendiants, moines, poètes, marchands... Le lecteur part à la découverte de la Corée médiévale. Auteur coréen classique, Park Ji-won n'était guère d'humeur courtisane. Passer les concours mandarinaux comme ses contemporains de nobles familles n'était pas le premier de ses soucis. Volontiers satiriste, l'auteur n'hésite pas, dans une langue guère fleurie où il ne craint pas d'user du registre familier, à dénoncer les travers des élites, ni à mettre en scène les gens dits de peu à qui il prête des vertus dont semblent dépourvus maints représentants des classes dominantes. Ces récits relativement courts en prose, dépourvus de descriptions sinon sommaires, sont écrits dans l'intention de transmettre, à travers quelques anecdotes seulement, l'histoire de la vie d'un individu jugé exemplaire à quelque titre, le texte se terminant généralement par le point de vue de l'auteur. En digne moraliste de son temps, l'auteur sonde le coeur des hommes et décrit les travers d'une société ancienne, peut-être pas si éloignée de la nôtre...

  • Cochon sur gazon

    Kim Kyong Tae

    Dans un monde où la dépression et les maladies de dégénérescence du cerveau gagnent du terrain, à quoi bon tenter de garder la tête froide?? C'est le fil conducteur de ces cinq histoires : les êtres sont libérés de l'injonction de trouver un sens à ce qu'ils font - et à la vie en général. Ainsi, les existences de nos protagonistes ne suivent pas l'ordre le plus attendu. Dans Cochon sur gazon, un vieil homme atteint de démence est convaincu que sa femme n'est pas morte, et imagine l'étrange relation de couple que cette dernière pourrait entretenir avec leur animal domestique - un cochon. Dans La Troisième maison sur la droite, une famille peu ordinaire conserve l'ectoplasme du père tout juste décédé dans une bouteille en verre faisant l'objet d'un fétichisme sexuel de la part du nouvel amant de la jeune veuve. Dans Dormir, un homme dévoré par des nuits d'insomnie ne trouve le repos que dans un sac de couchage...
    Dans ces récits où le grotesque le dispute au bizarre, l'auteur décrit des cas d'extrêmes isolements. Des individus tout recroquevillés, incapables de communiquer avec leurs semblables, « moulinant » dans leur têtes jusqu'a se convaincre eux-mêmes de leurs idées folles.

  • Saisons d'exil

    In-Seong Yi

    Quatre récits se déroulant à Séoul au fil des saisons. Des réflexions sur l'existence, le théâtre, la société et le pittoresque de la vie quotidienne se succèdent dans une étude des rapports avec la nature et avec les émotions amoureuses.

  • Roman singulier, Celle que j'aimais conte l'histoire d'un amour absolu et atypique qui n'aurait jamais pu exister sans le concours d'une recherche d'emploi et d'un job somme toute cocasse. Bercés par la musique de Schubert et des Beatles, les personnages se cherchent, se trouvent, se perdent, se retrouvent sur fond d'une Corée du Sud rattrapée par la consommation de masse.

    Ce roman est aussi un éloge des différences dans un pays où la beauté, notamment féminine, est un moteur de l'ascension sociale. L'auteur traque le caractère absurde de certaines situations et pour ceux que le monde moderne effraie, ce roman au rythme musical est un véritable plaidoyer pour une humanité nouvelle où les liens d'amour et d'amitié protègent des rudesses de la vie.
    Et comme dans toute histoire rien n'est ni noir ni blanc, l'auteur propose un épilogue en deux versions, au choix du lecteur.

  • Génération B

    Kang-Myoung Chang

    Génération B raconte l'histoire d'un groupe de jeunes étudiants âgés d'une vingtaine d'années qui, considérant qu'ils n'ont pas leur place dans la société, élaborent le suicide parfait, mûrement réfléchi. Pour que la chute soit dure, ils agissent dans le temps, s'appliquent à franchir les étapes selon le seul modèle de réussite en Corée : intégrer l'une des meilleures universités puis un grand groupe comme Samsung. C'est lorsque le succès leur tend enfin les bras que la machine peut s'emballer : sur un site baptisé pourquoituvis.com, des vidéos de suicide sont publiées selon un agenda bien précis, faisant bientôt la une de la rubrique faits divers des grands journaux. Le site Internet gagne en audience et le phénomène se propage comme une traînée de poudre. Voilà la revanche de ces jeunes contre la société qui les a broyés...

  • Au Lotus d'or

    Hyeon-Su Lee

    Grand-mère Tabak, 79 ans et toujours bon pied bon oil, tient un établissement de gisaengs, la geisha coréenne, une courtisane en somme. Le Lotus d'or est une maison haut de gamme à l'ancienne où ces messieurs viennent apprécier le raffinement et la beauté de jeunes filles, leur maîtrise des arts de la danse et du chant. Bien entendu, la perspective d'un rapport sexuel n'est jamais totalement absente d'une situation propre à faciliter tous les rapprochements. Au Lotus d'or, entre débordements sentimentaux et crêpages de chignon,  il ne se passe guère de journée sans incidents de gravité variable : il appartient à la « patronne » de savoir faire preuve d'autorité. Nous allons en fréquenter une haute en couleur, Grand-mère Tabak, dont le franc-parler contribue à rendre passionnantes les aventures de cette maison un peu particulière.

  • Un père en short fluo qui n'a cessé de courir depuis que sa fille est née, un père qui perd son enfant dans un jardin public, un père qui ne croit pas au destin d'écrivain de son fils, un père sans domicile fixe, compagnon et cause des insomnies de sa fille, un père qui se dispute avec un lampadaire, voici les portrait au vitriol et pourtant attendris que nous renvoie Kim Aeran depuis sa lointaine Corée.
    Dans un pays où la famille est la première institution du pays, les cinq micro-fictions du présent volume nous donnent à lire dans un style incisif et parfois loufoque, l'impact de la modernité où chaque membre de la famille devient tour à tour parent et enfant.

  • Dans Chanson d'ailleurs, une immigrée chinoise meurt quelques temps après son débarquement illégal sur le sol coréen. Dans L'axe du jour, une mère, préposée au nettoyage des toilettes des femmes dans l'aéroport d'Incheon, narre son quotidien dans l'anonymat et la foule de l'aérogare. La nouvelle Cuticules nous fait vivre l'entrée dans la vie active d'une jeune trentenaire. Il faut paraître à son avantage pour avoir du succès : un beau corps, un beau sac...
    La consommation rappelle que l'on participe à l'activité productrice de la société. Hôtel Neak-Ta est placé sous le signe du voyage de deux jeunes femmes qui laissent derrière elles ruptures amoureuses et tracas du quotidien. Plébiscitée pour l'originalité de ces récits " doux-amer ", KIM Ae-ran nous livre 4 nouvelles de facture plus sombre. Ses personnages ne sont plus préservés d'une trop forte douleur par l'important travail d'imagination auquel il était assigné dans les oeuvres précédentes de KIM.
    Ici, l'évocation de l' " ailleurs " vient en définitive renforcer l'impression de grisaille de nos vies quotidiennes.

  • PYUN Hye-young, écrivain à l'imagination débridée, insolente, nous transporte dans un monde aux frontières incertaines, où le chimérique laisse planer le doute sur l'émergence d'événements troublants. Ville coupée du reste du monde à cause d'une épidémie de SRAS, enfants reclus dans une lugubre demeure à proximité d'une eau croupissante., l'auteur use du huis clos pour susciter en ses personnages une extrême tension jusqu'à ce que le lecteur soit lui-même bouleversé par des sensations dérangeantes. Empruntant volontiers au genre de l'horreur, PYUN Hye-young dissèque le corps humain pour qu'affleurent nos peurs et nos désirs les plus enfouis. Nous voilà prévenus : ces contes macabres sont une expérience visuelle. Pour en apprécier le spectacle, il faut descendre dans le trou, avec le risque - ou le plaisir ? - de céder à un horrible attrait.

  • Voici un roman singulier : la narratrice-auteure rencontre le personnage principal d'Un impossible conte de fée, une fillette de douze ans, maltraitée, qui court à sa perte et s'interroge : l'enfance est-elle toujours un conte de fée ?

    Dans ce roman, l'auteure se confronte à ses personnages, abolissant la distance et la place de chacun, intervertissant les rôles et les émotions, au point que l'on peut se demander : qui écrit l'histoire en réalité ? Han Yu-joo, joue avec les mots et découpe au scalpel les émotions de ses jeunes personnages, étrangement matures pour leur âge, obligeant le lecteur adulte à se situer tout au long d'un livre qu'il est en train de lire d'une traite.

  • Le petit rêve

    Tan Da

    Le roman Le Petit Rêve, daté de 1916, a été publié la première fois en 1917. Il sera suivi d'un deuxième Petit Rêve publié en 1932. L'édition utilisée ici est celle de 1941 qui regroupe les deux parties du Petit Rêve. Le premier Petit Rêve est un voyage imaginaire autour du monde. Ces pérégrinations poétiques relèvent clairement d'une « utopie », un pays où le progrès technique est entièrement au service de toute la population qui ne connaît ni la propriété privée ni la monnaie. Le deuxième Petit Rêve, plus proche des légendes merveilleuses contant les histoires d'immortels, fait constamment un va-et-vient entre le monde d'en haut et le monde d'en bas, le rêve et la réalité, l'ordre céleste et l'ordre humain. Ayant espéré obtenir des conseils des grands sages de tous les temps, depuis Confucius jusqu'à Jean-Jacques Rousseau en passant par l'illustre lettré vietnamien Nguyen Trai, l'auteur-rêveur se rend compte que c'est lui seul qui a le pouvoir de transformer le rêve en réalité, de bâtir un monde meilleur.

  • Un balcon sur la lune

    Han-Ah Chung

    Eun-mi enchaîne les tentatives infructueuses pour trouver un emploi dans le milieu du journalisme. La jeune femme devra supporter un peu plus longtemps les réflexions de ses parents qui la pressent de stabiliser sa situation en pensant à son avenir. Plusieurs lettres reçues par sa grand-mère, cependant, viennent un jour égayer ce quotidien morose : sa tante, qui a coupé tout contact avec la famille il y a quinze ans, est devenue astronaute de la NASA. Quand sa grand-mère lui propose de rejoindre sa tante aux États-Unis, Eun-mi n'hésite pas : elle quitte le domicile parental, l'adresse de sa tante dans la main.
    Mais lorsque les retrouvailles ont lieu, une autre histoire se fait jour, à mille lieues de la description d'une sortie dans l'espace et la promesse d'un univers en apesanteur, loin des soucis.
    Au fil du récit, Eun-mi et sa tante vont apprendre à se connaître. Et l'affection et la confiance qui se tissent entre les deux femmes vont peu à peu agir en forces libératrices. À l'image d'un astre inconnu rayonnant soudain dans le ciel nocturne, une nouvelle carte se dessine : une intériorité et un itinéraire individuels.

    Traduction de Véronique Cavallasca et Mihwi Park.

  • Le fleuve rapide de l'adolescence dépose des alluvions sur lesquelles croissent les îles de la maturité et sa cohorte de désirs enfouis, de surprises infligées par la vie, seul ou à deux, entre amours enfuis, vapeurs d'alcool et fumée de cigarettes.
    Les sept récits de cette autofiction retracent les étapes d'une vie qu'un écrivain, mais surtout une écriture, s'acharne à faire accéder à la conscience. Parvenu à maturité, le narrateur découvre l'impérieuse nécessité d'écrire en même temps que le déchirant plaisir qu'on y éprouve. Le narrateur peut alors s'exposer à la face du monde en contestant la légitimité des règles qu'on lui impose.
    Dans le sixième récit, le surprenant dialogue avec un monteur de cinéma, mettra en scène, non pas la conception de l'amour pur après laquelle chacun court mais celle de l'adultère pur. Dans ce roman où l'humour outrancier se combine aux explorations amoureuses, nous assistons à une série de métamorphoses exaltées, jusqu'au délire. Le résultat : une fête de l'écriture, une exploration sans concessions de l'âme, une invitation permanente à trouver sa place en tant que lecteur, à rire, à espérer, à désirer. Une incitation à ne jamais mourir.

  • Après Les boîtes de ma femme, paru en 2009, Eun Hee-kyung, considérée comme chef de file des écritures féminines nous livre ici trois Micro-fictions au parfum doux-amer dans lesquelles l'auteure développe toute sa connaissance des rapports humains. Du voyou repenti au businessman au seuil de la mort, de la petite fille modèle à la femme affranchie qui rate tout à force de tout réussir, Qui a tendu un piège dans la pinède par une journée fleurie de printemps ? nous fait découvrir des hommes, des femmes et des enfants confrontés à la jalousie, à l'incompréhension, aux difficiles rapports familiaux dans une société masculine harassée de travail.

  • Quatre micro-fictions qui nous racontent la vie de la jeune génération en Corée. Des portraits attendris de parents immatures et d'enfants trop tôt grandis, dans une famille qui vole en éclats. La solitude nouvelle des jeunes générations dans un pays en pleine mutation. Un style incisif et un humour corrosif. L'auteure phare de la nouvelle génération en Corée.

  • Pierrot en mal de lune

    Young-Moon Jung

    Voici le portrait en six tableaux d'un « Pierrot » à l'âge d'être grand-père, toujours aussi lunaire à moins que ce ne soit lunatique.

    Vrai Coréen mais, au final, bien de chez nous : un peu brouillé avec son frère et ses fils qu'il aime bien, à la fois péremptoire dans ce qu'il dit et hésitant sur ce qu'il pense, insupportable par moments quoique la plupart du temps attachant, vieillard rigide en même temps que gamin malheureux. Sauvé, finalement, par un éclair d'humour dans le regard.

    C'est le grand mérite de JUNG Young-moon d'avoir su, en véritable écrivain, trouver les mots et le ton justes pour nous donner accès à ce personnage dans toutes ses dimensions, tantôt agaçantes, tantôt amusantes, toujours passionnantes.

  • Trois récits, chacun décrivant un itinéraire d'homme et de femme, prisonniers du regard des autres. Une peinture de caractères dans la Corée contemporaine. Un style limpide au service de la narration.

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