Confluences

  • Utilisant le genre littéraire de la correspondance, Bernard Manciet, dans ces Lettres, prenant prétexte de l'arrivée d'un nouveau gendre, venant du nord, dans la famille, nous fait une extraordinaire description du pays landais, à travers sa gastronomie, sa cuisine, entre pins et sables, épices et aromates : « Mon cher fils, Vous vous êtes hasardé à prendre ma fille pour épouse, vous êtes l'enfant du Septentrion, et vous apprêtez maintenant à venir dîner sous notre vieux toit un peu comme chez Philémon et Baucis.
    Prenez votre courage à deux mains. Vous aurez appris toute l'aridité, la misère et le dénuement des Landes de Gascogne. Publiés une première fois en ouverture du Cuisiner landais, ces textes méconnus et éblouissants sont aujourd'hui publiés en un petit volume.

  • Joseph Epstein participe très tôt, au Parti communiste de Pologne, à la lutte contre Józef Pilsudski. Etudiant à Varsovie, il doit s'exiler en France en 1931 pour terminer ses études. A Bordeaux à partir de 1932, il va s'engager pendant le guerre d'Espagne aux côtés des républicains dans les brigades internationales Blessé, il va participer à l'action de « France Navigation », laquelle est chargée du transport de l'aide à l'Espagne républicaine. De retour en Espagne, il participe à la bataille de l'Èbre et il est cité à l'ordre de l'Armée. À son retour en France en 1939, il est emprisonné au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques. Libéré en juillet 1939, il s'engage à Bordeaux dans la Légion étrangère.
    /> Fait prisonnier pendant la campagne de 1940, il est envoyé dans un stalag d'où il s'évade en décembre 1940 et rejoint la lutte clandestine en France auprès des Francs-tireurs et partisans (FTP), dont il sera un des principaux acteurs juqu'en 1943.
    Dénoncé par un traître, il est arrêté le 16 novembre 1943. Torturé pendant plusieurs mois, il est fusillé au Mont-Valérien avec 28 autres résistants, le 11 avril 1944.
    Sous la forme d'une lettre à son fils, Georges Duffau, Pascal Convert, nous entraîne dans ce destin magnifique et tragique.

  • Ce volume comprend toute la littérature orale à forme fixe, mais non chantée (proverbes et dictons, plus de 2000, devinettes, formulettes, textes imitatifs des cris d'animaux, prières traditionnelles), accompagnée d'une traduction française et d'abondants commentaires. Ce volume des Oeuvres complètes a été établi par Jacques Boisgontier, qui fut ingénieur au CNRS et spécialiste de dialectologie romane, et par Lothaire Mabru, docteur en anthropologie sociale et ethnologie.
    Les Oeuvres complètes de Félix Arnaudin ont été coordonnées par le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, en collaboration avec les éditions confluences. Réalisées entre 1994 et 2007, elles comprennent 9 volumes.

  • Estuaire est le fruit d'une remontée de l'estuaire de la Gironde, du Verdon à Bordeaux, effectuée par le poète et écrivain Bernard Manciet, à l'occasion de la Cutty Sark en 1990, à bord d'un des plus grands voiliers du monde, le Sedov, donné à la Russie par les Allemands en 1950 à titre de dommage de guerre.
    Ce long poème est un hymne à la Gironde et à son histoire.
    Publié ici en bilingue, français et gascon.

  • Urt, été 1978.
    Dans la maison de famille sur les bords de l'adour, près de bayonne, roland barthes passe quelques semaines très particulières, pour la première fois sans sa mère, décédée à la fin de l'année précédente. il est célèbre et très sollicité. grande figure de l'intelligentsia française, celui qui a été associé à lacan, lévi-strauss ou foucault, vient de publier fragments d'un discours amoureux. à la tentation d'une vie plus retirée à paris, vouée au travail intellectuel, vient s'opposer un autre désir : réunir sa vie ici à urt, une campagne à l'écart, au seul profit d'une oeuvre à venir, le roman dont il rêve.
    Les jours passent, le soleil, la maison, les roses, le silence, la musique, le café, le travail, l'ennui, la quiétude insexuelle, les excursions à bayonne. a travers l'évocation de cette succession d'instants minuscules, jean esponde, comme dans son rimbaud et son segalen, approche ici, avec une justesse miraculeuse, l'intimité du grand écrivain dans un moment de crise.

  • "Il veut surtout que je lui dise ce que je pense de son travail. Il me pousse contre le mur, il me parle, il m'envahit. Il sait que j'ai beaucoup écrit sur l'art et que je fais encore actuellement une revue soignée. Encore cinq minutes et je devrai céder. Mariette qui a vu le manège s'approche pour me sauver". "Ah ! Jean-Yves, c'était génial...". "Justement je disais à notre Auteur favori qu'il faut absolument qu'il vienne à ma...".
    "En ce moment, il n'écoute pas. Il n'a rien dû comprendre de ce que tu lui as raconté". "Mais pourquoi...". "Il est tout occupé à écrire un truc génial, tu sais ! C'est sur Cindy Sherman. Ça s'appelle United C Sherman Company. Le regard soudain absent, Jean-Yves m'abandonne pour une autre proie...".

  • Contre-histoire sauvage de Bordeaux met en scène les déambulations violentes de « deux sauvages », sur fond d'histoire négrière, à travers les rues et les quartiers de Bordeaux. Un récit singulier dans un univers postmoderne.

  • Une part importante de la mémoire bordelaise ; le monde des Terre-Neuvas et des gens de mer comme si vous y étiez.

  • L'île verte

    Pierre Benoit

    Le narrateur, venu se réfugier pour écrire sur l'Île Verte, la plus grande île de l'estuaire de la Gironde, y découvre une villa en ruine. Celle-ci a abrité le singulier et tragique destin d'Etienne Ruiz, notable bordelais et balzacien issu d'une lignée de taxidermistes ayant fait fortune dans le Port de la Lune.
    Invité dans une « tonne » de chasse sur l'île, Etienne découvre dans leur milieu naturel ces oiseaux sauvages qu'il ne connaît que par les livres et son atelier de naturalisation. Fasciné, envoûté, il va quitter le bel immeuble de la rue Saint-Rémi pour s'installer au milieu des vases, des roseaux et des tempêtes de l'ÎleVerte et se livrer aux « héros véritables de ce livre [qui] ne sont ni Étienne, ni Andrée Ruiz, ni le riche Bernard, ni la pauvre Isabelle morte, mais les oiseaux... ». Dans ce projet insensé, il va entraîner sa famille et son employé, perdre la raison, engloutir sa fortune et préparer le drame final.
    Un roman magnifique et magique qui est tout à la fois une étonnante évocation du Bordeaux du XIXe siècle, une plongée dans le monde sauvage et méconnu des îles de l'estuaire et le récit d'une initiation presque mystique. Comme l'écrit Alain Ferrari dans sa préface :
    « Comment définir L'Île Verte, sinon comme une quête d'un au-delà du visible poursuivie sur un sol où tout (presque tout) est exact ? »

  • Jos De Gruyter, né en Belgique, est Néerlandais. Harald Thys, né en Belgique, est Belge. Leur oeuvre, par le biais de la vidéo, du dessin, de la sculpture ou de la photographie, développe un imaginaire tout à fait singulier : des histoires de travail, de loisirs et de famille, jouées par des acteurs non professionnels, le plus souvent dans des intérieurs assez banals, où se développent de subtils rapports de force.
    La boue de Branst, en 2008, a été tournée dans un atelier de modelage reconstitué, dont Emmanuelle Pireyre pour situer ses personnages qui divaguent autour d'un piano, d'une invasion de criquets ou d'un accouchement.

  • Les palmiers sauvages

    Eric Marty

    Laurent Kropf est né en 1982 à Lausanne. Il vit et travaille entre Lausanne et Bordeaux. Dimanche consiste en 10 reproductions de photographies de groupes. Une surimpression sérigraphique d'une forme géométrique blanche vient masquer le groupe, ne laissant apparaître que la figure patriarcale, le "vieux père". Ce sont ces idées du père et de l'autorité, de l'opposition entre le visible et le caché qui ont poussé Eric Marty, spécialiste de Roland Barthes et romancier, a écrire ces Palmiers sauvages, récit poignant de la mort et de l'enterrement, près de Genève, du père d'un ami du narrateur.

  • Les hors la loi

    Fabio Viscogliosi

    La vie est une fête quotidienne. Chaque instant n'a rien à envier au pré-cédent, et l'on devrait toujours se réjouir de l'ordinaire - ordinaire qui estpeut-être l'expérience la plus intense de ce que l'on nomme, avec un peud'emphase, le réel. Quoi de plus beau que ce presque rien, et donc ce tout,à portée de main ? Et quoi de plus merveilleux qu'un jour de semaine ?Ainsi, à la toute fin du mois d'août, un vendredi, j'étais chez moi, unetasse de thé à la main ; je balançais d'un pied sur l'autre tandis que résonnaitdans mon salon ce titre de Burt Bacharach, The Look of love, morceau quia le don de mettre mon coeur en fête, quoi qu'il advienne, agissant sur monorganisme comme une lampée de cognac ou un bon coup de pied auxfesses. Oui, ce vendredi d'août, je serais volontiers resté là, avec ce bon vieuxBurt Bacharach, pour l'éternité et rien d'autre. Mais je n'avais guère le temps, ce jour-là, car je devais me rendre enBourgogne afin de participer à un petit festival qui, m'avait-on dit, se dé-roule chaque année dans les jardins du château de Painblanc, au creux dela vallée de l'Ouche. Il s'agissait tout simplement pour moi de lire en pu-blic quelques pages extraites de mon dernier livre. Cette performance -appelons-la ainsi, par commodité - ne devait pas excéder une vingtainede minutes. Elle s'inscrivait dans un parcours où les gens auraient le loisirde déambuler en pleine nature et d'apprécier littérature, poésie, dansecontemporaine et installations sonores, le tout sous le patronage des éliteslocales.

  • Ce projet est issu de longues discussions autour d'une passion commune pour le vin. Virginie Kay et le comédien Eric Sanson nourrissaient depuis des années l'idée de monter une pièce de théâtre autour du vin à Bordeaux. Ils cherchaient un texte poétique et onirique en prose. Ils ont alors beaucoup lu Le Vin - extrait des Paradis artificiels de Baudelaire.
    Amoureux aussi de la vigne, ils souhaitaient qu'elle ait une place précise dans la pièce. Éric Sanson s'est souvenu de textes de Henri Duboscq - le patron du château Haut- Marbuzet dans l'appellation Saint-Estèphe - sur la naissance de la vigne, sa culture, les vendanges.
    Ils cherchèrent alors un équilibre subtil, des ponts, des liens, introduisant ainsi les histoires de Baudelaire, par chaque saison liée à la vigne de Henri Duboscq, donnant ainsi naissance à une pièce de théâtre rêvée, Profondes joies du vin, dont ce petit et beau livre est la transcription.

  • Né et mort à Labouheyre (1844-1921) au coeur de la Grande-Lande, il consacra sa vie à sauver de l'oubli les traits d'un pays en voie de transformation rapide et d'une civilisation traditionnelle en train de disparaître.
    Folkloriste, ethnologue, linguiste, historien, photographe, écrivain, il fut tout cela à la fois, arpentant durant cinquante ans tous les chemins de la lande. Rigueur scientifique et lyrisme littéraire se mêlent dans cette oeuvre multiple et touffue, monument unique à la mémoire de l'ancienne Grande-Lande.


  • né et mort à labouheyre (1844-1921) au coeur de la grande-lande, il consacra sa vie à sauver de l'oubli les traits d'un pays en voie de transformation rapide et d'une civilisation traditionnelle en train de disparaître.
    folkloriste, ethnologue, linguiste, historien, photographe, écrivain, il fut tout cela à la fois, arpentant durant cinquante ans tous les chemins de la lande. rigueur scientifique et lyrisme littéraire se mêlent dans cette oeuvre multiple et touffue, monument unique à la mémoire de l'ancienne grande-lande. afin de faire des oeuvres complètes de félix arnaudin un instrument scientifique accessible au plus grand nombre, le comité de rédaction a décidé de compléter la collection par la publication d'un volume supplémentaire intitulé : félix.
    l'ouvrage comprend tout d'abord l'inventaire exhaustif de ce qu'il est convenu d'appeler le fonds arnaudin, puisqu'il est désormais conservé intégralement dans des fonds patrimoniaux publics. ce fonds arnaudin est constitué d'une part des manuscrits de l'auteur, conservés aux archives départementales des landes, mais aussi de la plupart des livres de sa bibliothèque, conservés à la bibliothèque municipale de bordeaux, et enfin de tous ses clichés, conservés au musée d'aquitaine de bordeaux.
    le tome félix comprend également trois index. l'index des matières consiste essentiellement en une reprise de tous les mots du dictionnaire de la grande-lande, mais dans le sens français-gascon. dans l'index des personnes figurent, dans l'ordre alphabétique, les noms des personnes qu'il a photographiées. enfin, un index des noms de lieux a été établi à partir du dépouillement systématique des huit volumes de la collection, ainsi que des répertoires des clichés, ce qui permettra de connaître la nature du patrimoine qu'arnaudin a glané, par commune.
    enfin, des cartes, réalisées et commentées par jean-pierre lescarret, aident à mieux situer l'aire d'action du grand ethnologue landais.

  • Crise

    Bernard Duché

    "Un jour j'ai décidé de louer un appartement en ville.
    J'étais marié, vivais à la campagne mais je savais que tôt ou tard j'allais quitter ma femme." A la fois journal et récit autobiographique concentré sur trois années, Crise est comme la face cachée de L'ange gardien, premier roman de Bernard Duché. II révèle les étapes par lesquelles va passer le narrateur : coup de foudre; désillusion ; dépression ; séparation, qui vont le conduire aux limites de la raison.
    En parallèle à ce traumatisme amoureux, le narrateur vit aussi la mort du père, la maladie d'Alzheimer de la mère, l'effondrement du couple, et l'expérience de la littérature comme ultime refuge. Sans jamais tomber dans le pathos, Bernard Duché déroule son récit avec un humour corrosif qui ne se dément pas.

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