Calleva

  • Nous sommes aux premières années de l'ascension de Charles Martel, grand-père de Charlemagne, au temps des rois francs chevelus et de la christianisation de l'Europe. C'est une époque de saints et de nobles brigands, de foi et de sauvagerie, d'où émergera bientôt un empire et une nouvelle civilisation.
    À l'ombre du monastère que vient de fonder Sainte Odile, la découverte d'un corps, rendu par les eaux boueuses du Rhin, va lancer sur les routes un jeune homme blessé, une jeune fille audacieuse et un vieux moine attentif.
    Ce roman policier nous emmène avec délicatesse et un art maîtrisé du suspens dans une époque excessive, en dureté comme en amour.

  • Le pays des cendres

    Pierre Marchant

    • Calleva
    • 24 Novembre 2007

    1682 : la République de Strasbourg vient de déposer les armes aux pieds du Roi Soleil.
    Elle lui livre l'Alsace : une région dévastée par les guerres et les disettes depuis plus d'un siècle, ce «pays des cendres» arraché au Saint-Empire Romain Germanique. Dans la petite seigneurie de Barr, Gaston-Louis Bertaut, chevalier de France et officier du roi, assiste à la découverte du corps sans vie d'un forestier. A qui profite le meurtre de cet homme ? Qui est Franz Müller, ce négociant brutal qui ne quitte plus Margarete, l'ancienne compagne du mort ? Que vient faire ce jeune pasteur arrivé de la lointaine Mulhouse ? Le chevalier Bertaut aurait eu raison de s'en aller à temps.
    Mais, pris au piège par la beauté de Margarete, il ne peut désormais plus échapper à l'issue mortelle vers laquelle l'entraîne cette histoire. où il perdra presque tout. Un policier historique à suspense, que vous ne quitterez plus avant la dernière page.

  • En l'absence du roi, ses grands conseillers décident de désamorcer la crise politique en confiant l'enquête à un personnage non officiel, un solitaire dévoué à la reine? : Josseran, surnommé le « ?Grammairien? ». Ce jeune universitaire en rupture de ban a beaucoup voyagé. Érudit en grimoires et en langues orientales, il connaît des gens utiles et il a d'étranges talents. Il est l'homme de la situation.

    Sauf que Josseran, au lieu de libelles, découvre des cadavres.

    Assassinés par qui? ?

    Sur ces brumeux bords de Seine, les suspects ne manquent pas? : une ténébreuse femme-enfant, des marchands trop prospères, des chevaliers au sang bouillant ou ce mystérieux troubadour du Châtelet, qui répond à tout par une chanson. Or, le temps presse? : les menaces contre le royaume s'accumulent.

  • Ils sont deux cousins, Boniface et François, deux Alsaciens, nés en même temps que la Révolution ; deux voisins, deux " pays " de Diebolsheim, deux soldats...
    Et deux destins. Incorporés en 1809, le premier dans l'infanterie, le second dans les chasseurs à cheval, ils participeront, sous les ordres de Napoléon, à la bataille de Wagram. Après Wagram, la paix avec le Tsar ne peut plus durer. Une nouvelle guerre éclate. Boniface et François entrent en Russie avec la Grande Armée. Mais ce qui ressemble d'abord à une promenade militaire glisse doucement vers la tragédie, alors que l'automne s'avance et qu'on ne trouve devant soi que la terre brûlée.
    Après la victoire de la Moskwa et son pénible séjour à Moscou, Napoléon décide enfin la retraite. Commence alors une des plus vastes tragédies de l'histoire. A cause du froid, de la faim, rarement un groupe humain aura été poussé dans de telles limites. Des 70000 hommes partis, 5% à peine reviendront ! L'ouvrage de Bertrand Jost est le fruit de deux ans de recherches. Travail de référence, il se lit comme un roman, grâce au fil rouge représenté par les deux cousins.
    En toute objectivité, il traite aussi bien des grandes manoeuvres que du quotidien de la troupe. Ce volume historique très documenté s'inscrit dans une vaste fresque appelée à couvrir 150 ans d'histoire. Elle traitera, sur cinq volumes, de sept générations de conscrits d'une famille alsacienne ; sept générations dans une région en guerre.

  • Il était une femme

    Gloria Cigman

    • Calleva
    • 12 Octobre 2009

    « Alison, » dit son père, « sera élevée comme un garçon. » Mais cette fille non désirée a un caractère bien trempé ; elle devient une femme pleine de passion, qui défie toute autorité masculine et connaîtra de nombreux mariages.

    Alison est un pur produit du XIVe siècle, une époque tourmentée par des guerres interminables, la peste noire et une impitoyable chasse aux hérétiques.

    Et pourtant, il y a quelque chose d'intemporel dans l'histoire de cette femme. Sa vie est assombrie par le conflit qui la déchire, entre son appétit insatiable et son besoin inassouvi de sérénité spirituelle.

    Marquée par de lourds secrets, elle connaît le chagrin, l'angoisse et la perte des siens. Et pourtant, la joie débordante d'Alison est semblable à une flamme : elle ne faiblit jamais bien longtemps.

    L'auteur a rencontré Alison parmi les pèlerins imaginés il y a plus de 600 ans par Geoffrey Chaucer dans ses Contes de Canterbury. Elle reste une des femmes les plus populaires de la littérature anglaise.

  • Par des destins croisés, des rencontres insolites, des courriers inquiétants, la vie va, pimentée d'humour amer, de cruauté et de sottise quelquefois. Ces instantanés du quotidien qu'on croit ordinaire mettent en scène, comme au théâtre, des personnages aussi différents que l'amateur d'art moderne, le détenu sur le point de sortir, ou l'adolescent qui paie cher sa propre bêtise...

  • « Ukumbusho », en Swahili, signifie « Mémoire ».
    Au pied des volcans, bien loin de tout axe routier, un campement Batwa se prépare à la veillée. Ce soir, comme tous les soirs depuis fort longtemps, toute la communauté s'est réunie pour écouter l'Ancien, celui qui transmet, celui qui sait.
    Celui qui explique, aux plus petits serrés contre les plus grands, que l'« Ukumbusho » ne doit pas s'éteindre, que la mémoire doit être alimentée, entretenue comme une flamme pour éclairer le futur.
    L'Ancien, cette fois-ci encore, a sans doute un peu trop bu de « matango », mais il raconte toujours aussi bien cette histoire où il est question d'enfant, de gorilles, et de l'aube qui renouvelle la vie : « C'était il y a longtemps, très longtemps.. À l'époque où les premiers hommes à la peau blanche sont arrivés. À l'époque où femmes, hommes et enfants avaient peur d'être emportés loin de leur terre .. À l'époque où l'on s'exerçait à écouter les bruits de la forêt et les cris d'animaux ».

  • Elle a sept ans, le même âge que Ludivine, la fille de ses maîtres. Si on lui demandait quel être au monde lui était le plus cher, elle répondrait à coup sûr Ludivine. Il faut la voir cette presque soeur, comme elle sait susciter l'attention et l'affection de son entourage. La petite princesse feint de ne pas entendre les hommages, ça fait vulgaire, mais elle aurait rendu un crapaud amoureux rien que pour tester son pouvoir de séduction. Comment, quand on n'est fille que de la cuisinière, grandir sans drame à l'ombre de cette presque-soeur là ? Ne faut-il pas, un jour, pour gagner sa propre place, commettre l'irréparable ?

  • Témoins silencieux du passage des générations, qui sait quels secrets pourraient révéler les meubles de famille, s'ils étaient doués de parole ? Ceux de la famille Picquart, par exemple, ont assisté à l'ascension d'Auguste, bonapartiste convaincu, féru d'architecture et collaborateur du préfet Haussmann, qui a redessiné le visage de Paris.
    Ils ont vu sa fille, Julie, devenir peintre, proche de Claude Monet. Son petit-fils, Frédéric, devenir un journaliste talentueux, qui couvrira l'affaire Dreyfus, et rencontrer Marcel Proust. Et ses arrière-petits-enfants partir pour l'horreur des tranchées... Oui, à travers le Second Empire, la Commune et la troisième République, les meubles de la famille Picquart ont assisté au destin extraordinaire des hommes, et conservé par-devers eux nombre de secrets...
    L'un d'entre eux, un confident, un siège double fait pour la conversation, prend enfin la parole. Il nous livre ses mémoires, lui à qui l'on n'a jamais rien caché...

  • Vincent, jeune garçon d'origine modeste vivant à Sarcelles, est en première année de faculté en 1968. À son copain Yves, mort jeune loin de la France, il entreprend de raconter par écrit « son » Soixante-huit à lui. Avec tous les détails.

    Du baccalauréat aux événements du mois de mai, Vincent va traverser cette formidable éclosion de désirs et de revendications. L'expérience se révélera tout à la fois enrichissante et traumatisante. Elle l'amènera à s'éveiller à la conscience. et à l'amour.

    Un roman d'initiation, un tableau humain et sensible des « événements », loin de tout cliché

  • Ces six récits du siècle des Lumières mêlent tour à tour le faste et l'ombre ; on y découvre les histoires singulières de Jacques Myrtille, le maître bottier, de Gianni Gianni l'ouvrier verrier, de Joannesse le relieur, de Margot et de Marietta, du mage Ponticos et de bien d'autres rencontres.

    D'un conte à l'autre, les destins se révèlent, les personnages se croisent, et tous, à leur manière, témoignent de la grandeur et de la misère de la bonne et grande ville de Lyon. Dans une langue riche et colorée, ces récits brossent un tableau érudit et truculent d'une époque qui, comme l'Étrange animal du Grand hôpital, nage entre deux eaux.

  • Des quelques brindilles de mémoire que l'auteur a glanées sur les chemins de l'agenda 1901 de sa mère, alors jeune couturière de 18 ans dans le Pays d'Auge, émerge le portrait une jeune femme entreprenante et étonnamment moderne. De date en date, on redécouvre auprès d'elle, cent ans avant notre époque, un témoignage surprenant de ce qu'on n'appelait pas encore la condition féminine.

    La maison, les voisins, les chevaux, les bêtes, les fermes et les villes, la route quotidienne avec son apprentie, les vergers porteurs de promesses, le chant des poètes et des romanciers, tout se mêle et fleurit comme une résurgence hors de cet agenda.

    Dans cet exercice à la fois délicat et jubilatoire, Michel Lemercier mêle tout le savoir-faire de l'universitaire et toute la sensibilité de l'écrivain. Ce livre, illustré des gravures de l'Agenda et des almanachs de l'époque, est un voyage subtil, une rencontre qu'on conserve longtemps par devers-soi.

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