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  • La Dame de pique, nouvelle fantastique d'Alexandre Pouchkine (1799-1837), structurée comme un roman, met en scène des personnages du théâtre populaire. La fin, suggérée par une citation en exergue, met le lecteur sur la voie : « La dame de pique signifie une malveillance cachée. » Écrivant comme on abat l'une après l'autre ses cartes maîtresses, Pouchkine rencontre différentes figures du fantastique (le comte de Saint-Germain, une revenante), mais sans s'y attarder.
    Le dialogue, la satire sociale, quelques remarques mêmes sur la littérature russe arrivent à trouver place dans ce condensé romanesque. Tchaïkovski a adapté cette longue nouvelle en opéra et Prosper Mérimée comme André Gide l'ont traduite en français.

  • Il ne faudrait pas résumer le texte d'Oscar Wilde (1854-1900) à l'idée désormais fameuse selon laquelle ce n'est pas l'Art qui imite la Vie, mais c'est la Vie qui imite l'Art... Dans ce dialogue très platonicien, publié en 1889 dans la Revue du XIXe siècle, Wilde règle leur compte au conformisme, à la platitude, mais aussi à la morale victorienne. Dans une préface écrite il y a trente ans, Dominique Fernandez soulignait "l'actualité stupéfiante" du texte. Confirmation : Le Déclin du mensonge, comme Dorian Gray, n'a toujours pas pris une ride. (Philippe Arnaud)

  • Sarrasine

    Honore De Balzac

    Sarrasine est une des nouvelles les plus séduisantes de Balzac. Baigné dans l'atmosphère voluptueuse de l'Hôtel de Lanty, le narrateur conte à la marquise de Rochefide la mystérieuse histoire du sculpteur Sarrasine, tombé amoureux de la chanteuse d'opéra, La Zambinella. A la croisée des arts - sculpture, musique et littérature - Balzac, revisitant le mythe de Pygmalion, s'interroge sur la quête artistique de la beauté idéale, l'amour et l'érotisme, comme sources d'inspiration, ainsi que sur la souffrance inhérente à la création artistique.

    Publiée pour la première fois dans la Revue de Paris en 1830, cette nouvelle sera ensuite intégrée aux Scènes de la vie parisienne de la Comédie Humaine. Peu connue jusqu'à sa redécouverte par Georges Bataille en 1957, qui la classe parmi les textes les plus importants de la littérature, Sarrasine fera couler beaucoup d'encre chez les philosophes du XXe siècle. Roland Barthes et Michel Serres en particulier y ont consacré des essais remarqués.

  • * Publiée pour la première fois en 1847, dans le confidentiel Bulletin de la Société des Gens de Lettres cette nouvelle de Charles Baudelaire mêle expériences personnelles et hommages littéraires, notamment à Balzac. Il en ressort un texte empreint d'ironie qui montre qu'à trop singer la passion on est souvent contraint de la vivre. En mettant en scène Samuel Cramer, un dandy, un écrivain raté, au sein d'une intrigue romanesque, Baudelaire lui oppose un narrateur qui serait en même temps son alter ego, son "frère" et ses propres aspects négatifs.
    Le but ultime est de dénoncer et d'exorciser le faux poète. Pour citer Jérôme Thélot, l'un des grands spécialistes de Baudelaire, "L'ironie baudelairienne cherche à faire le départ entre une ambition injustifiable, celle de Cramer, et une légitime ambition, celle de Baudelaire. Telle est sa tentative de sacrifice : évacuer l'illusion romantique pour asseoir l'authenticité du poète, expulser l'autre pour fonder le moi".

  • Dans Vie de deux chattes (1907), que Pierre Loti (1850-1923), écrivain et grand voyageur, dédie à son fils Samuel "quand il saura lire", nous découvrons l'histoire de Moumoute Blanche et de Moumoute chinoise. Toutes deux vécurent dans la maison familiale, auprès de la mère de l'écrivain et de sa tante Claire. "L'hiver est la saison où les chats deviennent plus particulièrement des hôtes du foyer, des compagnons de tous les instants au coin du feu, partageant avec nous, devant les flammes qui dansent, les vagues mélancolies des crépuscules et les insondables rêves.

    C'est aussi, chacun sait cela, l'époque où ils sont en beauté, en grand luxe de poils, toute fourrure dehors. Moumoutte Chinoise, dès les premiers froids, n'avait déjà plus de trous à sa robe, et Moumoutte Blanche avait arboré une imposante cravate, un boa d'un blanc de neige, qui encadrait son minois comme une fraise à la Médicis. Leur tendresse s'augmentait du plaisir qu'elles éprouvaient à se réchauffer mutuellement ; près des cheminées, sur les coussins, sur les fauteuils, elles dormaient des jours entiers dans les bras l'une de l'autre, roulées en une seule boule où ne se distinguait plus ni tête ni queue." Loti peint ici un tableau attachant du quotidien de ses animaux favoris.

  • Octave Mirbeau, passionné d'automobiles, avait initialement intégré ces trois chapitres relatant la mort de Balzac dans son roman intitulé La 628-E8 (titre reprenant le numéro de la plaque d'immatriculation de sa voiture). Mais il n'avait pas prévu que la fille de Mme Hanska, le grand amour de Balzac, lui intimerait, au dernier moment, de faire débrocher les volumes déjà imprimés afin, pour respecter la mémoire de sa mère, que ces trois chapitres sulfureux ne soient pas publiés. A partir de là, ces textes furent oubliés.

    La Mort de Balzac ne paraîtra qu'en 1918, sous la forme d'un volume autonome, à très peu d'exemplaires, à l'initiative et "aux dépens d'un amateur" puis ne sera réédité que bien plus tard, en 1989.

    Peu connu aujourd'hui, ce récit fit scandale à sa publication. La plume ironique de Mirbeau sert en effet un tableau désastreux de l'agonie du grand homme, seul dans sa chambre, alors que Mme Hanska, dans la pièce voisine, prend du bon temps avec son nouvel amant, le peintre Jean Gigoux. Vérité ou pure invention ? Pourquoi Mirbeau, malgré son admiration pour le célèbre romancier, décrit-il une scène digne d'une comédie de boulevard pour raconter sa mort ?

  • En 1882, dans un texte devenu le premier des classiques sur ce sujet, Ernest Renan (1823-1892) oppose une conception politique, civique et historique de la nation et une conception raciale, ethnique et impérialiste. A l'époque cette contradiction sépare la France et l'Allemagne à propos de l'Alsace-Lorraine, mais Renan voit plus loin que cette querelle.

    Il explique l'apparition des nations modernes par l'histoire des régimes et des formes politiques de l'Europe et fait une importante distinction entre nation et empire. Visionnaire, il anticipe les conflits à venir et les solutions démocratiques qui leur sont préférables.

    Les attentats de janvier et novembre 2015 ont cruellement rappelé à la France quelle était une nation, quelle pouvait être aimée et détestée, attaquée et défendue en raison de son histoire, son régime politique, sa culture et son mode de vie.

    Qu'est-ce qu'une nation ? est plus pertinent que jamais dans un monde global, international, impérial, mais très peu post-national.

  • On a beaucoup médit du XIXe siècle, mais le nôtre n'est guère plus fréquentable. La vie humaine n'y vaut pas grand-chose. Et comme notre époque est celle de l'image, on nous aura montré des cortèges interminables de gens offensés, persécutés, avilis... Cela n'émeut plus, ni même n'étonne la majorité de nos contemporains. Ils se sont accoutumés au malheur des autres, avec une singulière facilité.
    Et pourtant, lorsqu'un corps est écrasé, lorsqu'un visage est mutilé, chacun devrait savoir que c'est son propre corps et son propre visage que l'on outrage. Ceux qui réagissent en face de la barbarie ne sont pas gouvernés par quelque altruisme, mais par un profond égotisme. Car ils trouvent un reflet d'eux-mêmes ou de leurs proches dans les figures des victimes, ils s'y reconnaissent comme dans les images d'un mauvais rêve.
    Qu'il le sache ou non, tout homme ressent cela dans son intimité la plus nocturne. La détresse d'un regard humilié désespère ses pensées les plus secrètes. Mais la majorité silencieuse veut ignorer ce désespoir qui atteint sa croyance dans la vie. Il n'empêche que tous les hommes sont de mauvais dormeurs. Ces " rêveurs définitifs ", comme disait André Breton, sont agités, durant leur sommeil, par les remords que nous inflige l'époque.
    Charlotte Delbo tolérait d'autant moins les horreurs de notre siècle qu'elle avait subi l'atrocité d'Auschwitz. Il lui fallait témoigner, laisser la mémoire de la pire détresse, et de toutes celles que d'autres gens connaissaient dans d'autres lieux.

  • Jonathan Swift (1667-1745) publie en 1737 son Projet de distribution de badges aux mendiants, document sociologique de premier ordre sur l'Angleterre et l'Irlande du XVIIIe siècle. On ne peut plus lire aujourd'hui ce texte, proposant de désigner une catégorie de la population par un insigne distinctif, sans penser à la rouelle du Moyen Âge ou, plus près de nous, à l'étoile jaune. Ce n'est pas la moindre de ses difficultés. En même temps, son caractère ironique est évident. Émile Pons écrivait avec raison : « En soulignant l'impossibilité où l'on était de faire vivre les gens à force d'aumônes, [Swift] cherchait à condamner, non pas les mendiants abusifs, mais ceux dont ils étaient les victimes. » Le ton du Traité sur les bonnes manières et la bonne éducation est évidemment très différent. La rédaction de ce texte se situe vraisemblablement entre 1720 et 1745. Sur un registre faussement pédant et condescendant, le doyen Swift donne des conseils pratiques au lecteur : soyez ponctuel, évitez la flatterie, tenez-vous à l'écart de la cour et des courtisans. Il y défend l'art de la conversation qui suppose, dit-il, de savoir écouter.

  • Figure de proue de l'anarchisme français, Alexandre Marius Jacob (1879-1954) fut honnête cambrioleur, écrivain, journaliste et mécène de la presse libertaire.

    Emprisonné en 1903 pour trois ans avant d'être jugé et envoyé au bagne, il écrivit Souvenirs d'un révolté dans le courant de l'année 1905, durant son procès aux quelques 156 chefs d'accusation. Ce récit retrace la dernière et malheureuse aventure d'Abbeville qui précède son arrestation. On y découvre le banditisme de la Belle Époque avec son franc-parler populaire et, surtout, un idéalisme libertaire en action.

    La première publication a été faite dans le journal Germinal en plusieurs feuilletons en 1905, et c'est dans ce même périodique et la même année que paraîtra Pourquoi j'ai cambriolé, véritable pamphlet anarchiste qui fait suite aux Souvenirs.

    Le vol est pour Marius Jacob une arme politique : "Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend." Ceux qu'on appelle les "travailleurs de la nuit" ne cherchent pas l'enrichissement personnel, mais l'effondrement d'un système inique. Les patrons, les détenteurs de capitaux s'enrichissent du labeur d'hommes, de femmes et d'enfants qui, malgré leur travail pénible, demeurent dans une misère insupportable. Le produit des cambriolages sert avant tout à soutenir la cause anarchiste et à venir en aide aux plus démunis, aux familles des anarchistes emprisonnés ou exécutés. Marius Jacob garde à peine de quoi vivre.

    Il faut relever qu'en 1905 naissait, sous la plume de Maurice Leblanc, le personnage d'Arsène Lupin. Les similitudes avec Marius Jacob sont si évidentes que le rapprochement fut vite fait mais l'écrivain niera s'en être inspiré.

  • L'existence de ce témoignage du célèbre Gian Lorenzo Bernini (1598-1680), sculpteur, architecte et peintre italien sur son séjour à Paris, n'était connue qu'à travers une correspondance que le cardinal Flavio Chigi, neveu du pape Alexandre VII, avait échangée avec sa nièce. On le pensait à jamais disparu.
    A la suite du tremblement de terre de mai 2012 qui secoua la province de Ferrare, la bibliothèque Ariostea fut endommagée et tous les livres et manuscrits qui s'y trouvaient mis en sécurité, ce qui impliqua un nouvel inventaire. C'est alors que ce texte fut redécouvert.
    Dans ce mémoire, inédit à ce jour, traduit de l'italien par le piémontais Filippo Prini, Bernin fait état de ses rencontres et de son appréciation, souvent négative, des Grands de l'époque. Il reproche entre autres à ses hôtes d'être aussi rigoureux que leurs monuments et de manquer de fantaisie. Mais il est vrai que le style baroque ne sera adopté que timidement et bien plus tard par les architectes français.

  • Jean-Marie Lhôte est historien des jeux. Il fut directeur de la Maison de la culture d'Amiens et chargé de mission au Musée des Arts Décoratifs de Paris.

    Il s'intéresse ici à l'artisanat et à la création à travers la mythologie gréco-romaine et en particulier les mythes de Vulcain, forgeron, orfèvre et potier, et de Dédale qui mit ses talents d'architecte au service du roi de Crête en construisant le célèbre labyrinthe.

  • Quelques Fantômes de jadis de Laurent Tailhade (1858-1919), publié pour la première fois en 1913, est un recueil de biographies d'artistes et d'écrivains célèbres parmi lesquelles nous avons choisi celles de Verlaine, de Charles Cros et d'Alfred Jarry. Ils sont les contemporains de Tailhade, ses amis qu'il admire et dont il n'hésite pas néanmoins à décrire les travers avec la verve qui le caractérise. Ainsi de Paul Verlaine : "Le visage, d'une laideur magnifique et surprenante, d'une laideur à la Socrate, populacière et divine, avec son beau crâne pareil à la coupole d'un temple, son front dévasté par le génie et la souffrance, avec, aussi, le clignotement goguenard des yeux obliques, démentait ce que l'homme pouvait avoir de rustique et de falot[...] ce mendiant près de qui veille maintenant l'Ange propice de la Gloire, ce vagabond devenu dieu, ce rôdeur, ce pauvre, cet exilé de toutes les fêtes, c'était Paul Verlaine, le plus grand poète du XIXe siècle".

    Ces biographies révèlent aussi l'atmosphère d'une époque où les poètes et romanciers du Club des Hydropathes se retrouvaient autour d'un verre d'absinthe au Procope, au Chat noir, au Soleil d'Or ou au Mercure de France.

  • L'Art de LIRE

    Emile Faguet

    L'Art de lire est un classique du début du XXe siècle. Nous avons choisi d'en présenter l'essentiel, notamment le chapitre II, dans lequel l'auteur expose la manière de lire ce qu'il appelle les «livres d'idées», c'est-à-dire les essais. Ces derniers ne peuvent être lus comme des romans, qu'il appelle «livres de sentiments». «La lecture d'un auteur qui est philosophe est une discussion continuelle avec lui», écrit-il.

  • De Raymond Roussel (1877-1933), écrivain, dramaturge et poète français, le grand public ne connaît que vaguement la légende : sa richesse immense (mais il meurt ruiné) ; ses manies étranges (tous les repas quotidiens pris en un seul, ses chemises portées une seule fois) ; ses caprices (la première roulotte automobile de grand luxe) ; ses dépenses énormes pour faire imprimer ou pour faire jouer ses pièces ; sa dernière passion : les échecs ; sa mort mystérieuse.
    Pour André Breton, Raymond Roussel est « Le plus grand magnétiseur des temps modernes » ; pour Proust : « Un prodigieux outillage poétique » ; pour Aragon : « Une statue parfaite du génie » tandis que Paul Eluard écrivait : « Il nous montre tout ce qui n'a pas été ; cette réalité seule nous importe ». Nouvelles Impressions d'Afrique de Raymond Roussel est fondamental pour l'écriture : possibilité de lectures multiples et livre précurseur des réalités virtuelles que nous connaissons aujourd'hui.

  • Durant la Première Guerre mondiale, à partir de positions révolutionnaires et antimilitaristes, Rosa Luxemburg, allemande d'origine polonaise, fonde le groupe Spartakus avec Karl Liebknecht, Franz Mehring et Clara Zetkin.
    Détenue en février 1915 pour avoir appelé les prolétaires français et allemands à ne pas participer à ce qui promettait d'être une grande boucherie, réincarcérée en juillet 1916, elle suit de sa prison la progression de la Révolution russe de 1917. Son activité intellectuelle ne se limite pas au militantisme politique proprement dit. Elle échange une correspondance nourrie, particulièrement avec la seconde épouse de Karl Liebknecht, Sophie.
    A travers ces lettres, traduites dans ce volume pour la première fois dans leur intégralité, elle exprime son amour de la vie, des êtres humains, de la nature et du monde animal, en dehors de toute idéologie pourrait-on croire. Mais n'est-ce pas cet amour et ce respect de la vie qui font d'elle une véritable révolutionnaire ?

  • Dans La Noire Idole, Laurent Tailhade évoque le problème de la morphinomanie qu'il a connue pour atténuer la douleur de ses blessures suite à l'attentat qui ne le visait pas mais dont il a été victime en 1894. Conscient de la puissance de la morphine, il fait des remarques sur l'inutilité de la législation pour lutter contre ce fléau. De plus, il démontre que la drogue ne peut suppléer, comme certains le prétendent, le manque d'imagination de chacun et n'est d'aucune aide concernant ceux qui n'ont guère de talent artistique.
    Dans Les Kalendes et les Ides, il dénonce l'antisémitisme, le retour au christianisme, l'expansion coloniale, le protectorat des missions auxquels il assiste en cette fin de XIXe siècle.

  • La mort du père Dugué publié dans Lettres de ma chaumière, A. Laurent, Paris, 1886, a été repris dans Contes de la chaumière, Paris, Flammarion, 1894. Ces contes rapportent des histoires situées en Normandie dans les années 1880. Les protagonistes en sont des paysans. Octave Mirbeau, qui manie avec autant de brio le patois normand que la langue française y présente le quotidien vécu au jour le jour d'un monde placé sous le signe de la misère, avec l'obsession de l'argent et de la mort.

    à force d'avoir été pingre et odieux avec sa famille, le Père Dugué meurt dans le dénuement.

  • Honoré de Balzac avait pour projet d'identifier les "espèces sociales" de son temps comme Buffon l'avait fait des espèces zoologiques. La Femme comme il faut l'illustre bien : "Vous voyez venir à vous une femme. Le premier coup d'oeil jeté sur elle est comme la préface d'un beau livre, il vous fait pressentir un monde de choses élégantes et fines. Comme le botaniste à travers monts et vaux de son herborisation, parmi les vulgarités parisiennes vous rencontrez enfin une fleur rare." Dans ce texte comme dans La Femme de province, Balzac cherche à "écrire l'histoire oubliée par tant d'historiens, celle des moeurs" et veut "faire concurrence à l'État civil." Il avait appris de sa lecture de Walter Scott que la fiction pouvait prétendre à une "valeur philosophique".

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