Bartillat

  • écrits de combat

    George Orwell

    Bien connu pour ses romans salués comme des classiques 1984 et La Ferme des animaux, George Orwell est également un essayiste de premier plan où dans ces courts textes d'intervention s'expriment toute son attention et toute son humanité à l'égard des plus faibles et des plus démunis. Le présent volume recueille quelques-unes de ses plus importantes contributions de 1931 à 1948 : «Une pendaison», «Tirer sur un éléphant», «Au fond de la mine», «Pourquoi j'écris». On y trouvera aussi ses essais sur Marrakech et Dickens, un de ses modèles dans la peinture sociale des bas-fonds.
    Orwell fut un écrivain engagé dans son temps, dont la capacité de vision continue encore d'éclairer notre présent et notre avenir. Sa place dans les lettres mondiales est parmi les auteurs les plus lus. Nul doute que ce précieux recueil rassemblant ses essais les plus pertinents contribuera à éclairer sa pensée large et démocratique, interprétée de différentes manières en un temps empreint de profondes interrogations. Plus que jamais la pensée d'Orwell s'inscrit dans le débat contemporain.

  • Faust

    Johann Wolfgang von Goethe

    Méphistophélès Je veux ici m'attacher à ton service, obéir sans fin ni cesse à ton moindre signe ; mais, quand nous nous reverrons là-dessous, tu devras me rendre la pareille. Faust Le dessous ne m'inquiète guère ; mets d'abord en pièces ce monde-ci, et l'autre peut arriver ensuite. Mes plaisirs jaillissent de cette terre, et ce soleil éclaire mes peines ; que je m'affranchisse une fois de ces dernières, arrive après ce que pourra. Je n'en veux point apprendre davantage. Peu m'importe que, dans l'avenir, on aime ou haïsse, et que ces sphères aient aussi un dessus et un dessous. Méphistophélès Dans un tel esprit tu peux te hasarder : engage-toi ; tu verras ces jours-ci tout ce que mon art peut procurer de plaisir ; je te donnerai ce qu'aucun homme n'a pu même encore entrevoir.

  • Eneide

    Virgile

    Oeuvre sacrée à Rome, L'Enéide est l'opus magnum de la culture occidentale avec les textes homériques d'une part, la Bible en son entier de l'autre. Marcel Desportes dans cet effort magistral de translation voyait en Virgile "un Voyant" et sur tous les plans "un devancier", "notre contemporain" permanent. Le genre humain étant le même, ce qui s'offrait à la spéculation de nos ancêtres nous concerne tout aussi pertinemment au troisième millénaire.

  • Elizabeth et son jardin allemand raconte la passion d'une femme pour son jardin. En un an, l'héroïne s'efforce de créer un environnement unique qui lui sert de refuge où elle donne libre cours à sa conception du jardin, monde clos et idéal. Là s'expriment la liberté et l'amour qui lui sont refusés par ailleurs. Épouse anglaise d'un comte prussien, mère de trois petites filles, Elizabeth aspire à une vie plus riche en émotions. Écrit sous la forme d'un journal intime, ce roman restitue le rythme des saisons : l'épanouissement de ce jardin « à soi » se mêle à la vie intime et sociale d'Elizabeth qui affronte son existence avec une pointe d'humour provocateur. Philosophe, la jeune femme se confie et dévoile ainsi ses plus profondes aspirations. Aujourd'hui encore, l'expérience d'Elizabeth von Arnim peut nourrir l'inspiration de tous les amoureux de jardins.
    Paru anonymement à Londres en 1898, ce récit autobiographique, plein d'esprit et de poésie, grand succès lors de sa publication, fut redécouvert dans les années 1980 avec le reste de l'oeuvre d'Elizabeth von Arnim.

  • Le livre de l'eau

    Edouard Limonov

    Autobiographie d'E. Limonov rédigée en prison, à partir de souvenirs géographiques de ses rencontres et de ses engagements à travers la Russie, l'Ukraine, l'Europe, l'Amérique, organisés autour du thème de l'eau grâce aux sections telles que mers, fleuves, lacs, lagunes et étangs, fontaines et saunas.

  • Derniers messages

    Stefan Zweig

    Ce volume rassemble différents textes que Zweig a eu l'occasion de composer au cours de la dernière décennie de son existence. Plusieurs contributions sont à classer dans le genre autobiographique : L'Histoire de Demain, la Pensée européenne dans son développement historique, La Vienne d'hier (sa dernière conférence prononcée à Paris au théâtre Marigny en avril 1940). Son âme de Viennois y éclate avec force. Le contexte dramatique y ressort avec d'autant plus de force que Zweig mettra fin à ses jours au Brésil en 1942 en raison de la situation politique dramatique.

    Le Secret de la création artistique dévoile le fond de la pensée artistique de Zweig. C'est aussi ce thème qu'il explore à travers des essais sur Tolstoï, Nietzsche ou Byron.
    Ce volume rassemble le meilleur de la pensée de Zweig.

  • Les cadets

    Ernst Von Salomon

    Pour un petit garçon batailleur et peu disposé à l'étude, quoi de plus exaltant que l'idée d'entrer au Corps des Cadets ? L'examen d'admission est un obstacle seulement en apparence. Dans cette école destinée à former les futurs cadres de l'armée prussienne, le latin compte moins que la résistance physique, le cran et la vertu d'obéissance. Le héros de ce récit a onze ans quand, « ballot civil », il franchit les grilles de l'Institut des Cadets de Karlsruhe un jour de novembre de 1913. Rêvant à la gloire de leurs aînés qui tombent au combat, les cadets poursuivent sans trêve leur entraînement jusqu'à la dissolution de leur corps exigée par les vainqueurs après l'armistice de 1918. Ernst von Salomon livre son témoignage, brut et bouleversant. Un document vibrant et authentique sur le militarisme allemand dans la droite ligne des Réprouvés.

  • Entre février et avril 1900, Péguy publie trois longs textes dans les Cahiers de la Quinzaine, revue qu'il dirige : « De la grippe », « Encore de la grippe », « Toujours de la grippe ». Cette sérieuse attaque qui le frappe, en même temps qu'une importante partie de la population, lui inspire une série de dialogues entre un « provincial » épris de vérité et un « docteur moraliste révolutionnaire », qui comprend toutes les subtilités du socialisme contemporain. Cet échange de haute tenue aborde en réalité de nombreux sujets. De la grippe » est la mise en scène du dialogue entre ces deux personnages, à l'occasion de la maladie du premier qui l'oblige à rester au lit, le rendant encore plus dépendant du second pour son éducation socialiste. La grippe est ainsi présentée comme une maladie banale touchant les hommes ordinaires - une « grippette » selon le mot récemment utilisé par les médecins - dont les éducateurs seraient prémunis par la moralité de leur conduite. Péguy s'interroge : où a-t-il bien pu attrapper le virus ? À l'imprimerie, au siège des Cahiers, dans le village voisin ?
    C'est l'occasion pour lui de relire Pascal, les Pensées bien sûr, mais aussi Prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies, ainsi que les Dialogues de Renan.
    Dans ces dialogues, il est question de la société, de la religion, de la guérison, des différents traitements, de l'avenir du socialisme. La grippe est alors l'occasion de méditer sur les plus grandes questions qui se posent à l'humanité.

  • Au Maroc

    Pierre Loti

    Dixième livre de Pierre Loti, Au Maroc est son premier récit de voyage. Il ne s'agit pas d'un reportage d'actualité, encore moins d'un guide sur le Maroc de 1889, avec ses caractéristiques et ses enjeux. Au contraire, est présentée ici une vision personnelle et esthétique d'un Maroc historique avec son passé séculaire. La modernisation du pays n'est pas dans ses préoccupations. Loti s'attache à décrire un Maroc le plus traditionnel possible, comme s'il avait épousé les coutumes de ce peuple à Fez. Livre chargé de couleurs et empreint d'exotisme, Au Maroc est aussi un voyage dans le temps à la fois collectif et personnel. À l'instar de nombreux livres de Loti, cette oeuvre a d'abord été publiée en feuilleton dans la presse, puis reprise en volume.

  • Deux mille îles grecques... Il fallait le talent de Lawrence Durrell pour les évoquer en un volume charmant. En effet, Durrell a passé là de longues années de sa vie. Il y apuisé l'inspiration d'ouvrages devenus célèbres : Citrons acides, L'Ile de Prospero. à l'occasion de ce livre, il a revisité nombre de ces îles, dans le dessein de les étudier et de les décrire de façon plus approfondie et plus vaste. Dans un style remarquable, Durrell a mêlé ensemble dans un même élan, une seule coulée, une égale harmonie, la description et l'évocation des sites, l'histoire, les mythes, l'architecture, l'archéologie et les souvenirs d'un voyageur exceptionnel. Exceptionel, car Lawrence Durrell ne peut faire oublier qu'il est l'auteur de l'une des oeuvres majeures du XXe siècle : Le Quatuor d'Alexandrie. Et l'on devine alors que cet ouvrage possède une admirable beauté littéraire. Les îles grecques demeurent un des hauts lieux de la planète. Durrell nous le rappelle avec une langue admirable.

  • Pour la première fois en langue française, cette édition se propose de réunir les trois grands textes de Goethe où s'enracine le mythe de Faust : l'Urfaust (1775), le Faust I (1808), le Faust II (1832). Accompagnée d'un important apparat critique, elle rend ces textes accessibles au lecteur d'aujourd'hui et lui ouvre des perspectives d'interprétation contemporaines.
    L'Urfaust, texte méconnu, constitue une préfiguration de la première partie de la tragédie à venir. Cette pièce caractéristique du XVIIIe siècle allemand a gardé sa fraîcheur et sa force : c'est une oeuvre autonome.
    Dans le Faust I, le célèbre savant aspire à la connaissance totale du monde. Faust signe un pacte avec Méphistophélès et, en échange de son âme, retrouve une nouvelle jeunesse. Le héros séduit l'innocente Marguerite, qu'il abandonnera peu après avec son enfant. Meurtrière de l'enfant, Marguerite est condamnée à mort, mais son repentir la sauvera. Faust et elle incarnent le tragique de la condition humaine.
    Riche en symboles poétiques, la seconde partie de la tragédie montre un Faust assoiffé de pouvoir et de possessions, servant à sa manière l'empereur, qui revisite l'Antiquité classique pour retrouver Hélène, la plus belle des femmes, et qui meurt après avoir perpétré d'abominables crimes, sauvé tout de même de la damnation à laquelle son pacte avec Méphistophélès le condamnait. Faust II fait l'inventaire de notre tradition culturelle, juge les temps modernes avec une lucidité toujours actuelle et synthétise l'humanisme et l'art goethéens.

  • Le récit de ce voyage commence où nous avions laissé Dumas à la frontière russe en novembre 1858, à Kislar précisément. Dumas longe la Caspienne, puis des montagnes du Caucase se rend en Géorgie, jusqu'à la capitale, Tiflis. À l'époque, il s'agit de terres très méconnues, réputées dangereuses où rôdent brigands et rebelles.
    Une longue introduction rappelle l'histoire du Caucase depuis ses origines mythologiques. Ensuite Dumas raconte les affrontements entre les soldats des autorités russes et les bandits tatars et tchétchènes. La comparaison avec les récents événements en Tchétchénie frappe aux yeux.
    Ces quatre mois de voyage sont l'occasion pour Dumas de rencontrer les seigneurs locaux, des diplomates français, le baron Finot par exemple, consul de France à Tiflis.
    En février il est temps pour Dumas de rentrer. Lhiver fut rigoureux, les conditions difficiles. Dumas achève son voyage sur les bords de la mer Noire. De là il s'embarque pour Constantinople avant de rentrer à Paris.
    Cette relation de voyage, écrite sur place, confère un ton beaucoup plus vivant au récit en comparaison du Voyage en Russie. Elle se situe également au premier rang de ses écrits. D'ailleurs les expériences de ce voyage inspireront d'autres histoires à Dumas : Sultanetta et La Boule de neige.

  • A l'extrémité de la pointe du Raz, l'île de Sein est un rocher plat, sans arbres, désespérément sauvage. Là, sous l'Ancien Régime, vivent quelques familles de pêcheurs, âpres, durs, pilleurs d'épaves, superstitieux et violents.
    Dans ce lieu maudit, où l'évêque de Quimper ne se donne plus la peine d'envoyer un aumônier du culte tant les candidats sont rares, Thomas Gourvennec, simple pêcheur et sacristain de son état, décide de prendre en charge les âmes à la dérive. Il se heurtera à ces hommes et à ces femmes pris en étau par les rochers... Qu'à cela ne tienne, ils rendront la monnaie de sa pièce à l'existence : certaines nuits, des hommes se retrouvent en bas des falaises, des fermes brûlent, les épaves sont pillées. Au village, on suivra les processions des enterrements sous le soleil glacé, et on verra défiler au gré de la plume d'Henri Queffélec les histoires de femmes, d'enfants en sabots, d'amour, de jalousies, de religion et les récits de grandes tempêtes au goût d'apocalypse.
    Le sacristain, Thomas Gourvennec, arbitrera cette lutte entre Dieu et les hommes, entre le religieux et le crime, et tentera, afin que l'île ne sombre pas dans la folie d'enchaîner les hommes les uns aux autres à travers des habitudes chrétiennes communes.
    Ce livre a paru pour la première fois en 1944.

  • C'est en 1910 que Stefan Zweig publie ces pages consacrées au célèbre poète belge, auteur des Villes tentaculaires et des Campagnes hallucinées. Tout le passionne dans son oeuvre : son intense expression de l'âme flamande, la puissance avec laquelle elle traduit les forces du monde moderne, industrie, urbanisation, masses ouvrières. "Toutes les manifestations de l'activité moderne se reflètent dans l'oeuvre de Verhaeren et s'y transmuent en poésie", écrit-il.
    Par-dessus tout, Verhaeren lui apparaît comme une des grandes voix qui incarnent l'Europe. Dans le Monde d'hier, Zweig évoque Verhaeren en des pages bouleversantes. Le livre qu'il lui a consacré ne l'est pas moins. Verhaeren est un "contemporain capital". Il fallait tout le talent de Zweig pour le restituer pleinement. Un des livres décisifs de Zweig, essentiel à la compréhension de son oeuvre.

  • Les réprouvés

    Ernst Von Salomon

    les réprouvés, récit autobiographique paru en 1930, se situe dans la période troublée des lendemains de la première guerre mondiale.
    issu d'une famille huguenote, ernst von salomon s'engage dès 1918 à la sortie de l'école militaire dans les corps francs qui combattent en haute-silésie et dans les pays baltes pour écraser la révolution rouge. en 1922, il est condamné à cinq ans de réclusion pour sa participation à l'assassinat du ministre des affaires étrangères walther rathenau. il sera libéré en 1927. dans " les réprouvés ", il décrit ces mouvements en perpétuelle rébellion contre le gouvernement issu de la défaite, confrontés au vide et au nihilisme lors des premières années de la république de weimar.
    il signe là le témoignage saisissant d'une génération perdue dans le chaos de l'histoire.

  • À la différence de Mani, qui évoquait le Magne, massif montagneux du Péloponnèse, Roumeli ne renvoie pas à un lieu géographique d'aujourd'hui. Il s'agit d'un nom donné autrefois au Nord de la Grèce - du Bosphore à l'Adriatique et de Macédoine au golfe de Corinthe. À l'instar de Mani, Patrick Leigh Fermor a été séduit par le nom de cette région et l'a immortalisée.
    Il s'agit d'un voyage qui nous mène parmi les Saracatsanes, bergers des montagnes, les monastères des Métérores, cette région montagneuse de Thessalie, et différents villages méconnus, et même à Missolonghi à la recherche des pantoufles de Byron. On est ici au coeur du conflit de l'héritage grec : un lien etroit avec les splendeurs du monde ancien et les vestiges des mondes byzantin et ottoman.
    Patrick Leigh Fermor voit même des traces encore plus archaïques qu'il note dans ses observations de premier ordre. Au même titre que Mani, ce livre est considéré comme un chef d'oeuvre de la littérature de voyage. Il est un des plus précieux guides de la Grèce contemporaine. Ses jugements n'ont rien perdu de leur pertinence.

  • De son vivant, François Mauriac n'avait pas repris en volume tous ses écrits journalistiques. Restaient inédits de nombreux blocs-notes, ainsi que des chroniques dignes de prolonger les Mémoires intérieurs et diverses collaborations. Les voilà réunis dans cet ensemble qui couvre la période au cours de laquelle Mauriac se consacre presque exclusivement au journalisme. Ce recueil le révèle constamment souverain dans son art, sautant avec brio de la politique à la littérature, sa curiosité toujours en éveil, mais sur fond d'inquiétude spirituelle.
    Dès son retour de Stockholm, les événements du Maroc incitent Mauriac à « jeter le prix Nobel dans la bataille » de la décolonisation. Avec la même ardeur qu'il a soutenu Mendès France, il milite en faveur du Front républicain, dont l'échec en Algérie le déçoit. Puis il salue le retour du général de Gaulle, qu'il défend même dans la presse internationale. Il n'oublie pas pour autant ses thèmes de prédilection, comme son enfance girondine, la célébration des grands écrivains et l'avenir de la foi.
    Dans sa très grande variété, D'un bloc-notes à l'autre reflète le talent journalistique de Mauriac qui s'épanouit tant dans la chronique ou l'éditorial que dans la conférence ou l'interview. Ce recueil confirme surtout, et avec éclat, qu'aucun écrivain dans son siècle n'a autant que Mauriac élevé le journalisme - la polémique comprise - à la hauteur d'un genre littéraire.

    La présente édition, comme celles du Bloc-notes, de La Paix des cimes et d' «On n'est jamais sûr de rien avec la télévision », est assurée par Jean Touzot, éminent spécialiste de l'oeuvre de François Mauriac.

  • Après le succès d'Elizabeth et son jardin allemand, L'Été solitaire, paru en 1899, est la poursuite du journal d'Elizabeth von Arnim et la chronique d'un été à la campagne. Trois ans après son installation à Nassenheide, la jeune comtesse a été rejointe par son mari, "l'Homme de colère", qui s'est pris de passion pour l'agriculture. Le charme de ce roman vient du décalage entre le ton si anglais de la romancière et l'univers de l'Allemagne du Nord qu'elle décrit, si différent dans ses mentalités.
    À nouveau on retrouvera le ton si libre et pertinent qui a fait les succès des livres précédents d'Elizabeth von Arnim.

  • Il s'agit d'un roman totalement inédit de Pierre Louÿs qui s'inscrit dans la veine du célèbre Trois filles de leur mère. D'où les analogies de titres. Il met en scène un vieil amiral entouré de ses deux filles. Le roman est raconté du point de vue de Julien, leur professeur de morale. Les scènes érotiques se succèdent et montrent que ledit professeur, quoique expérimenté, se révèle moins averti que les jeunes filles qu'il prétendait initier, sans parler de leur mère et de la gouvernante, plus acharnées les unes que les autres au plaisir. Le narrateur se retrouve alors désarçonné. Le ton élégant du récit, joint à des dialogues d'une verdeur époustouflante, confère à l'ensemble une inimitable drôlerie. Les oeuvres érotiques de Pierre Louÿs ont rencontré un grand succès dans la collection Bouquins.
    L'édition est assurée par Jean-Paul Goujon, éminent spécialiste de cet auteur.

  • Célébration du chat

    Collectif

    De tous les animaux, le chat est sans doute celui qui a le plus inspiré les poètes. Bien sûr, on retrouvera dans la table des auteurs aussi fameux que La Fontaine, Baudelaire, Mallarmé. Le choix s'ouvre aussi à une sélection de poèmes moins connus d'auteurs venus d'autres horizons et d'autres horizons, notamment des poètes étrangers anglo-saxons, germaniques ou asiatiques. Ce recueil ouvre la voie à une méditation régulière avec nos amis les félins.
    Le livre sera présentée par une préface d'Anne Davis, l'auteur de Drôles de chats.

  • Dans les années 1950, Patrick Leigh Fermor et sa femme Joan se lancent à l'assaut des rochers escarpés du Magne (Mani en grec). Partis des faubourgs de Sparte, ils escaladent ce promontoire hérissé de maisons-tours qui s'avance à l'extrême sud du Pélopponèse, jusqu'au cap Matapan où la mythologie situe l'une des entrées de l'Hadès.
    « En Grèce, tout est passionnant. Chaque rocher, chaque ruisseau évoquent presque toujours une bataille, un mythe, un miracle, une anecdote paysanne ou une superstition. Par conséquent, il me parut préférable, en écrivant, d'attaquer le pays en certains points choisis et de le saisir à coeur. Voilà pourquoi ces incursions privées en Grèce ont été dirigées vers les régions les mopins ouvertes aux voyageurs, car c'est là que se trouvait ce que je cherchais. Ce livre est en un sens le contraire d'un guide de voyage. »

  • Ce roman à caractère autobiographique a paru pour la première fois en 1929. Wolfe s'est dépeint lui-même « énorme nuage noir, chargé d'électricité, fécond, impérieux, doué d'une violence d'ouragan, que rien ne pourrait retenir longtemps. » Le roman est à cette image, comme un flot stylistique que rien n'arrête. Le héros, Eugene Gant, habite la petite ville d'Altamont. Son père, qui boit et et court les filles, ne désire que goûter à toutes les expériences ; sa mère au contraire travaille sans répit, affamée de posséder toujours plus. Le petit Eugène découvre le bonheur dans cette ville du Sud avec sa lumière particulière, son éternité et son flot d'existences banales - bonheur dont il ne prendra conscience qu'une fois parti étudier à l'Université. La ville et la vie lui apparaîtront plus tard comme un paradis perdu, un paradis gardé par l'Ange. Le récit se fait alors chant de l'exil et de la solitude. Le roman est porté par le souffle d'un lyrisme exceptionnel. Ce premier livre a fait de Wolfe d'emblée un des plus grands auteurs américains du XXe siècle.
    Son influence a été décisive sur Jack Kerouac et Philip Roth.
    Le titre est inspiré d'un vers du grand poète anglais John Milton.

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