Auteurs Du Monde

  • L'ouvrage par Harry ROSELMACK :
    « Qui est au dos de ce bouquin ? Qui est à l'endroit et qui est l'envers ? Michel Douard ou moi ? La bonne réponse, c'est que ce livre n'a pas de « dos ». Pas plus qu'il n'a de haut ou de bas. Il n'est que « couvertures », que « points d'entrée ». Lisez-le dans le sens que vous voulez, prenez les histoires dans l'ordre que vous le souhaitez, au rythme qui sera le vôtre. Que vous soyez un(e) jeune Noir(e) en banlieue, un(e) petit(e) retraité(e) en province, artiste dans le Marais ou cadre à La Défense, il y a forcément quelques- unes de ces nouvelles qui vous toucheront.
    Le point commun entre nous auteurs et vous lecteurs, notre moteur :
    C'est la volonté de partager, et de saisir la complexité du partage. Vous comprendrez avec Édith que le partage ne s'impose pas ; vous verrez avec Kim qu'il n'est jamais facile de partager son moi profond ; avec André qu'il n'y a pas d'âge pour partager des leçons de vie et d'Amour ; Sarah, Jérémy et leur bande de copains de 15 ans découvriront que les retrouvailles sont rarement aussi belles (et le partage rarement aussi évident) que dans les chansons...
    Ces réflexions et expériences constituent la sève d'un partage polymorphe qui me remplit d'espoir. L'ambition de ce recueil est de vous changer les idées mais attention ! Il risque aussi de vous ouvrir à d'autres idées, à d'autres visions ! En fait, il pourrait bien enrichir votre pensée. Et ça, c'est ce que j'essaie de faire depuis que j'ai la chance d'exercer un métier qui s'adresse à des gens. Alors, merci d'être partant pour ce partage. Et bonne lecture ! ».

    L'ouvrage par Michel DOUARD :
    « «Nouvelles d'après vingt heures» : un intitulé évident pour l'ami journaliste avec qui je partage ces pages.
    En ce qui me concerne, je justifie ce titre de recueil par le fait que j'ai écrit après vingt heures ces treize courtes ou très courtes histoires. Des histoires, je l'avoue, que je n'ai pas totalement inventées.
    J'ai la chance d'avoir des amis et une famille hors norme, sources permanentes d'amusement et d'inspiration, qu'il m'a suffi d'écouter. J'en profite pour les remercier ici, et pour leur rappeler qu'il est inutile de me réclamer une partie de mes droits d'auteur.
    Des histoires qui, si elles sont parfois noires, finissent toujours par pencher vers la comédie. Des histoires qui m'ont permis de me glisser dans la peau d'un homme ou d'une femme, d'un enfant ou d'une personne âgée, vivant aujourd'hui, dans le passé ou dans l'avenir.
    Des histoires à lire après le Journal de vingt heures et ses mauvaises nouvelles, et qui n'ont pour but que de vous divertir et vous changer les idées... »

  • Le New York de 1936, Henry Ford, Chicago, le désert d'Arizona avec ses Indiens, San Francisco et ses agents d'influence prosoviétique, Hollywood décortiqué par le menu, un passage illégal de la frontière mexicaine, une audience de Franklin Roosevelt : voilà ce que l'on trouve, et bien des choses encore, dans ce livre écrit par deux humoristes russes mandatés à leur corps défendant par le régime stalinien.

  • Le roman-reportage L'Amérique sans étages, paru en URSS en 1937, est l'exemple unique d'un livre apparemment objectif, avec quelques opinions de ses coauteurs, paru à une époque d'oppression maximale dans tous les domaines :
    Politique (procès dits de Moscou), littéraire (emprisonnement ou exécution d'écrivains) et, en général, humain (millions de victimes).
    Entre l'assassinat de Kirov le 1er décembre 1934 et le retour à Moscou de nos écrivains, en février 1936, l'atmosphère s'était considérablement durcie : ils ne furent ni fêtés ni même accueillis à la gare.

  • En nous racontant par le détail les comportements sentimentaux et familiaux des "Messieurs d'en haut", qu'elle a longtemps côtoyés, Christine DeviersJoncour nous entraîne dans des coulisses peu reluisantes. Un envers du décor où la femme n'est plus rien. Comme cela arrive souvent dans d'autres milieux aussi. Une peinture au vitriol des coulisses du pouvoir. Un récit émaillé d'anecdotes toutes véridiques. « Le livre de Christine Deviers-Joncour, que certains pourraient prendre pour de badines confessions, des histoires d'alcôves plus ou moins nettes, est un fort témoignage sur notre temps. Sa politique dévoyée à laquelle nous ne croyons plus, sa justice muselée, son amoralisme qui, donnant le goût de l'excès, fait perdre le goût de la mesure. De la juste mesure. Car sans juste cadence tout glisse en décadence. » A. Walter « Que cela plaise ou non, Christine Deviers-Joncour est l'une des femmes clés de notre époque qu'elle incarne. » (JeanPierre Thiollet, dans Les dessous d'une Présidence, 2002).

  • Robes de soi

    Hoda Aouad-Sharkey

    « Il me manque quelque chose, il me manque quelqu'un. Qu'ai-je donc perdu en cours de route qui fait que je ne me reconnais plus ?
    À la recherche de ma part manquante, j'erre çà et là. Je reviens toujours à ma valise. Celle que je n'ai jamais eu la force d'ouvrir. Celle où sont enfermés mes habits d'avant. Celle que je déplace de lieu en lieu sans oser m'en débarrasser, mais sans essayer de me l'approprier non plus.
    Aujourd'hui, je prends mon courage à deux mains pour en explorer le contenu, déplier pièce par pièce mes affaires chargées d'histoire... » À travers des habits exhumés d'une valise, l'auteure évoque avec un mélange de tendresse, d'humour et de gravité sa traversée - et celle de sa famille - de la guerre civile libanaise (1975-1990).

  • C'est le récit de différentes expériences autant sociologiques qu'affectives. Succès et échecs mêlés, traités de manière dérisoire, iconoclaste et drolatique, mais sans concession, vécus par une personne de confession juive issue de l'émigration des années 60, qui essaye de manière compulsive d'accéder au standard de la réussite socioéconomique française, sans jamais y parvenir de façon sereine.

    Les moments forts de la vie d'un émigrant, c'est tous les jours pendant une trentaine d'années. C'est la durée qui lui est nécessaire pour comprendre à quel camp il appartient vraiment. Il est dans ce contexte très difficile d'isoler des temps forts, et pour cause, ils le sont pratiquement tous en ce que le repos semble le fuir en permanence, l'ambition de la réussite lui étant imposée par le système.

    Lorsque l'on fait partie d'une minorité, a fortiori juive, de qui, par définition, on exige souvent plus, tout est pratiquement démultiplié. L'ambition, les difficultés, l'empathie, la sympathie, etc.

    Et s'il fallait vraiment en faire un résumé, on peut alors considérer quatre périodes : le départ du Maroc pour Strasbourg suivi par l'engagement à Air France et la découverte du monde qui préfigure ce que sera l'entreprise qu'il va constituer, ayant pour objectif d'importer des meubles du monde entier avant de retourner vivre au Maroc, lequel pays lui aura en définitive et sur le tard donné sa vraie chance.

  • Il s'appelle Joseph, il a 26 ans. Elle s'appelle Jill. Elle est sur le point d'arrêter sa vie. C'est le dur lot des anges qui sont contraints de mettre leur vie sur pause pour se réincarner en humain et redescendre sur Terre. Sept fois. Joseph a rempli son devoir, il peut à présent vivre pleinement sa vie d'ange. Jill doit encore se réincarner une fois. Tout bascule pour eux lorsqu'elle reçoit la « convocation ». La seule erreur qu'ils ont commis : s'aimer avant d'avoir accompli leur devoir. Car chaque réincarnation s'accompagne inévitablement d'une amnésie totale. Elle part sans trouver la force de lui dire adieu. Mais pourra-t-il la retrouver ? Et surtout, se souviendrat-elle... ? Un roman entre ciel et terre à la recherche de l'amour ultime.

  • « Un livre d'aventure fantastique teinté de mythes nordiques et délicatement illustré. Un monde de mystères, de magie et de beauté, une histoire captivante, émouvante à lire à ses enfants qui s'attacheront dès les premières pages au personnage de Lorgwyn. Mais l'auteure a réservé une surprise de taille pour les plus grands, l'ouvrage comporte plusieurs niveaux de lecture ; dans les profondeurs du texte se trouve un conte initiatique, une quête qui révèle le meilleur de l'être humain, une aventure où le jeune Lorgwyn passera progressivement toutes les étapes de son initiation ; un chemin de purification de l'âme et de l'esprit sinuant vers les profondeurs de l'être où est enfoui le Graal intérieur, l'ultime connaissance de soi. Le lecteur est plongé dans un rêve éveillé où il émergera qu'à la dernière page. L'histoire de Lorgwyn n'a pas été planifiée par l'auteure, les premières lignes sont apparues sans pensée ni réflexion comme si sa main avait été guidée par une force inconnue. Elle s'endormait souvent avec Lorgwyn et se réveillait avec la suite de l'histoire, comme si toute l'aventure du jeune alchimiste s'était déroulée dans un rêve dont on feuillette les pages. Lorgwyn n'est certainement pas venu par hasard, car à cette époque, l'auteure était à bout de force, au bord du gouffre et n'avait plus d'énergie pour se battre. Le Chevalier Lorgwyn est venu lui tendre la main en lui apportant la lumière initiatique nécessaire à sa renaissance. Il est toujours auprès d'elle à ce jour. » [Jean-Gilles SUBERVIE] « C'est un texte d'une grande qualité littéraire. Une écriture limpide, simple mais élégante qui transporte le lecteur dans des univers oniriques. La présence du merveilleux, avec la découverte de nouveaux mondes et la rencontre avec d'autres êtres est bien rendue. » [Jean-Paul ARIF]

  • Tu reviendras

    Dominique Khalifa

    « Vous avez 32 ans, Martin.
    Vous habitez l'année 1955.
    Réveillez-vous enfin. N'attendez pas. Ne refaites pas la même erreur.
    C'est votre deuxième chance »...
    Tentant de terminer son manuscrit, un jeune écrivain fait des rencontres étranges. Celle d'un vieil homme qui se retourne sur son passé. Celle encore d'une femme mystérieuse déclarant qu'ils sont de vieilles connaissances...
    Un texte construit dans une transfiguration poétique, sur le mode du décalage et de l'oscillation. Quel est l'auteur véritable ? Quelle est la frontière entre le réel et l'illusion ? À quel point du paradoxe résident les vérités ?...
    D ans c ette h istoire d 'amour t ragique e t c ette q uête d 'identité, d ans c ette v ariation s ur l e s ilence e t s ur l'oubli, tout s'imbrique. Tout se fond, comme dans une ligne de cercles formant un grand cylindre, qui, dans une folle accélération, traverse l'énigme et le mystère de l'existence...
    Un hymne à la vie, envers et contre tout.
    Un hymne à l'infinitude.

  • De Meknès à Champigny-sur-Marne, du kibboutz Shomrat, près de Saint-Jean d'Acre, à Paris et Montréal, de Lisbonne, Cascais ou Estoril au Portugal à Milan, Pavie, Vigevano ou Voghera en Italie, d'Abidjan, Yamoussoukro ou Bouaké en Côte d'Ivoire, en passant par le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Centrafrique, le Tchad, le Niger, d'Amérique latine (Venezuela, Équateur) aux îles Caraïbes, Haïti, Paris, Moscou ou la Floride - mon point d'ancrage définitif depuis 1999 -, que de péripéties tumultueuses dans ce parcours de vie intense et varié. Sans diplôme aucun et avec pour seule arme mon sens aigu du commerce, il m'a fallu affronter les obstacles en faisant preuve d'abnégation et sans jamais me départir des seules qualités qui m'animaient : mon courage à toutes épreuves et mon opiniâtreté inébranlable, hérités sans doute de ma mère, afin de porter tous mes projets à réalisation. Après avoir échappé à une mort certaine lors d'un naufrage en octobre 1973 en Haïti, j'ai toujours privilégié la vie et l'esprit d'entreprise, en mesurant avec pragmatisme tous les risques encourus. Je l'ai fait avec curiosité et passion, malgré les nombreuses difficultés ou les coups bas. Je me suis battu comme un lion, afin de jouir en premier lieu d'une vie confortable, mais aussi pour me sortir de situations complexes ou prouver mon innocence dans des affaires où j'ai été incriminé à tort. Mon épouse Karen, sans laquelle je n'aurais sans doute jamais construit autant de belles choses, a été pour moi un soutien indéfectible, bravant avec courage à mes côtés cette route jonchée d'obstacles divers et « insurmontables ». Nous n'avons sans doute pas choisi le parcours le plus simple, ce qui rend d'autant plus appréciable notre réussite. S'épanouir dans son métier, apprendre chaque jour, vivre pleinement sa vie, avoir des valeurs et une morale, se souvenir de ses racines, ont été le fil conducteur de ma riche vie, avec l'appui indispensable de l'essentiel : la famille. « Le combat ou la mort ? » a été mon leitmotiv durant toutes ces années de souffrances mais aussi de joies partagées.

  • Constant était à la retraite, sans ressources. Âgé de 65 ans, il avait vu se succéder tous les chefs d'État, avides de son argent ; l'argent de sa terre. Malgré la retraite, sa vie n'était pas un long fleuve tranquille surtout avec les nombreux rapides du Congo... Il vivait à Bacongo, abandonné par les pouvoirs publics, déserté par la police, qui de temps à autre, venait exercer son racket. Bien sûr, dans les autres quartiers c'était peut-être pareil là-bas aussi... En ce matin de mai, il se réveilla après une nuit très agitée. Sans eau, harassé par la faim, il s'adossa au pied d'un arbre, à l'ombre, pour aspirer à un peu de repos avant de repartir. Subitement, il remarqua une agitation inhabituelle dans les rues. Qu'y avait-il donc de changé ? Les gens étaient dehors comme tous les jours, mais il lui semblait qu'ils riaient tous, avec un livret vert à la main. Enfin, il en découvrit un sur un étal. Il s'intitulait : Bonne gouvernance pour le Congo-Sangha. Il sourit et son visage s'illumina. Dans son rêve, Constant voyait l'émergence d'une société civile et d'une classe moyenne qui s'adonnaient à l'enthousiasme, qui allait devenir le cadre de vie de la Nation toute entière. Une force novatrice était née, entraînant tout le Congo-Sangha vers des lendemains meilleurs. L'histoire était en marche - comme dit le proverbe arabe : « La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol. » -, pour qu'enfin la devise du gouvernement soit de fait : Unité, Travail, Progrès !

  • Né d'un père rescapé des camps et d'une mère dont la plus grande partie de la famille a disparu lors de la Shoah, Joël grandit sous le poids des non-dits d'une génération qui préfère taire l'indicible.
    Son adolescence et sa vie d'adulte sont marquées par une quête de sens qui s'exprime d'abord par divers expédients propres à son temps et à sa génération... Jusqu'au jour où une rencontre décisive vient bouleverser le cours de sa vie, donnant à sa quête, qui ne s'est jamais tarie, une orientation et une force qui le portent encore aujourd'hui, quarante ans plus tard.

    Ce récit autobiographique, enlevé et bouleversant, nous invite à aller à la rencontre de nousmêmes, pour porter sur notre propre personne et sur les autres un regard d'amour et d'espérance.
    Une parole intimiste, pour le moins inhabituelle et parfois dérangeante mais qui, en fin de compte, nous relève.

  • Au carrefour de la tectonique des cultures, Bernard est en quête vitale de repères. Bernard devait prendre ses vacances dans une petite ville balnéaire qui porte le nom d'Ashkélone et qui fut, il y a des milliers d'années, le théâtre d'un drame biblique, celui de la trahison de Samson par Dalila. Ce monde fou par sa turbulence plongée dans l'engrenage politico-médiatique semble de plus en plus étranger et inconnu à Bernard, et les valeurs auxquelles il se raccrochait, s'évanouissent sous les coups de butoir de l'extrémisme, de la désinformation et de la difficulté incompréhensible du monde libre à lutter contre les fossoyeurs de la liberté.
    Entre fiction et réalité et jusqu'au dénouement final, le lecteur est tenu en haleine par ce roman écrit au rythme d'un carnet de bord bien étoffé et qui nous invite à une réflexion sincère et profonde sur la complexité de la vie, l'ambiguïté de l'amour et l'absurdité de la guerre.

    L'esprit de « Charlie » plane au-dessus de la trame et une guerre « instrumentalisée » de toutes parts se dévoile de façon crescendo tandis que l'histoire d'amour d'un couple s'étiole inexorablement. L'auteur nous entraîne dans l'univers des blessures d'âme existentielles que la vie inflige à un homme ou une femme.

    Alternant rire et gravité, ce roman, très rythmé et basé sur des faits réels et méconnus du grand public, ne laisse aucun répit au lecteur, femme ou homme, qu'il appelle à ne jamais être indifférent à une menace qui pointe à l'horizon parce que tellement lointaine de l'insouciance quotidienne.

  • Novilu Nouv.

  • Chaque enfant a dans son imaginaire un héros : D'Artagnan, Surcouf ou le capitaine Nemo. Mon héros était Jacques Boiss y.
    Aventurier lunaire, personnalité au grand coeur, il était animé de la passion de découvrir les fonds sous-marins et d'inventer de nouvelles techniques au service des autres plongeurs et amoureux des mers.
    Sa gentillesse naturelle, sa simplicité, son courage ralliaient à lui tous les gens qu'il rencontrait. Rappeler la vie de Jacques, c'est encore mettre au jour la Principauté de Monaco dans l'insouciance de l'après-guerre, son sens de la famille, et, sa convivialité si particulière : nourrie de galéjades, d'humour et... de glamour international.

  • Requiem pour un père Nouv.

    Paris. La vie tranquille du jeune Gabriel est soudainement interrompue, lorsqu'un soir il se porte au secours d'une femme perdue dans la foule, effondrée de chagrin et qui le confond avec son fils supplicié à mort voici quelques jours. La ressemblance est effectivement bouleversante. Elle s'agrippe au « miracle » du retour de son enfant sain et sauf. Le jeune homme, confronté à son incontournable responsabilité d'être l'unique chance de rémission de cette mère, consent à intégrer provisoirement la vie familiale du disparu. Mais lorsqu'il s'avise de s'en retirer, il est trop tard... La profonde compassion pour la famille endeuillée a opéré en lui une stupéfiante métamorphose : l'âme du défunt s'est emparée de son esprit et de son corps. Il se joint au père, à jamais inconsolable, et tous deux conçoivent le plan du rapt audacieux des tortionnaires afin de leur faire payer le prix de leur barbarie. C'est alors une descente aux enfers qu'ils entreprendront en un devoir sacré de légitime vengeance. D'autant plus qu'un bras de fer infernal s'engage entre les justiciers hors la loi et le Chef de la police criminelle. Comment le paisible étudiant en lettres pourra-t-il concilier en lui ces parts d'ange et de démon, sans mettre en péril son équilibre mental et sa vie, et risquer de passer à côté d'un amour rédempteur ? Comment un père meurtri s'autorisera-t-il à enfin vivre son deuil ?

  • Dans la vie de Sacha Guitry, les femmes ont bel et bien tenu le rôle principal, avec le théâtre... Misogyne, un homme qui aimait tant les femmes, les mettait sur un piédestal jusqu'à les étouffer hélas ? Les choses ne sont pas si simples. Déjà parce que l'on mélange souvent ses pensées personnelles et celles de ses personnages. Sacha confia aux femmes non seulement une place prépondérante dans son oeuvre, mais aussi un statut extrêmement en avance et audacieux pour son temps : ses femmes de théâtre et de cinéma sont libres, indépendantes, travaillent, fument, boivent, sortent, ont des amants, des envies, des projets, sont influentes, et ne s'encombrent pas trop de morale.
    À une époque où la femme est réduite à l'univers de son foyer, de ses enfants, et où elle n'existe socialement qu'à travers son mari, Guitry anticipe une image moderne et libérée de la femme, qui ne verra en fait pas le jour avant 1968, et encore... Avec plusieurs décennies d'avance, il met en place dans son monde virevoltant et faussement léger, une femme émancipée, vive, pleine d'esprit, de répondant et éprise d'aventure(s). Guitry place ainsi, sans avoir l'air d'y toucher, l'homme et la femme sur un pied d'égalité.
    Vous retrouverez dans cet ouvrage la vie et tout le talent de Sacha Guitry, ses bons mots et ses légendaires traits d'esprit, à travers des centaines de citations et anecdotes.

  • La piraterie a toujours exalté l'imaginaire, mais il existe peu d'éléments relatifs aux flibustiers juifs ayant écumé mers et océans.
    Yves-Victor Kamami et Sylvia Cornet d'Alwalhad nous entraînent dans une plongée romanesque dans cette galaxie mystérieuse que fut, au XVIIe siècle, l'archipel des Caraïbes, avec ses pirates, ses corsaires, ses galions chargés d'or, d'épices ou d'esclaves, et ses batailles navales acharnées sur fond de conquêtes territoriales... quand Français, Anglais, Hollandais disputaient aux Espagnols et aux Portugais les richesses du Nouveau Monde.
    Si l'histoire est romancée, et alterne avec un récit contemporain, le personnage, lui, a bien existé au XVIIe siècle. Avec lui nous découvrons un aspect méconnu, et richement documenté, de l'Histoire : la résistance des minorités juives des Caraïbes aux Espagnols et Portugais, et à l'Inquisition qui pourchassait et brûlait les « hérétiques ».
    De nos jours : Martin, un architecte juif spécialiste des Chevaliers du Temple de Jérusalem, découvre, dans la bâtisse ancienne qu'il vient d'acquérir, un parchemin - l'histoire, par lui-même, du célèbre pirate Diego el Mulato - et une carte, qui l'entraînent au fin fond de la Jamaïque, à la recherche d'un trésor qu'aurait caché Christophe Colomb...
    Au XVIIe siècle : orphelin dès l'âge de 11 ans - son père avait été brûlé vif sous ses yeux par l'Inquisition, sa mère, Afro-antillaise, vendue comme esclave -, Diego el Mulato de los Reyes, embarque comme moussaillon sur un premier navire, s'entraîne à la navigation et au maniement des armes avec d'autres grands flibustiers de l'époque, et devient l'un des plus extraordinaires corsaires des rois.
    Grâce à ce héros de légende et à d'autres de la même dimension, la minorité juive du Nouveau Monde, pourchassée par l'Inquisition - tout comme le furent les Huguenots, les Indiens ou les esclaves neg'marrons -, réussit à s'opposer à l'oppresseur, et à assurer ainsi sa survie.
    D'autres pirates juifs ont joué un rôle décisif dans l'établissement et la protection de leurs coreligionnaires dans les îles caribéennes et en Amérique du Sud, comme Moïse Cohen Henriques, ou le célèbre rabbin-pirate Samuel Pallache, corsaire pour le Maroc, qui attaquait allègrement les navires de Philippe II d'Espagne... Un récit historique au parfum d'aventure, à consommer sans modération !

  • Dans un style « truffé » d'humour et de poésie, malgré le ciel « schizoïde » d'Ashkélone, petite ville balnéaire, l'auteur nous transporte et nous fait vivre, au travers du héros Bernard, une aventure parsemée de rires avec des moments intenses où l'émotion est à son comble. À chaque ligne, il revisite les thèmes principaux de la vie d'un homme avec ses blessures profondes qui remontent à la surface. L'esprit de « Je suis Charlie » et celui de la guerre se dévoilent sous la plume de l'auteur qui met en lumière l'histoire d'amour d'un couple qui se ternit petit à petit. Le lecteur est tenu en haleine jusqu'au dénouement final. Entre fiction et réalité, ce roman, écrit au rythme d'un carnet de bord bien étoffé, nous invite à une réflexion sincère et profonde sur la complexité de la vie et sur l'ambiguïté de l'amour. Le héros nous entraîne avec lui dans le tumulte d'une absurdité camusienne. Ce monde fou, plongé dans l'engrenage politico-médiatique, lui semble de plus en plus étranger et inconnu, et les valeurs auxquelles il se raccroche, s'évanouissent sous les coups de boutoir de l'extrémisme et de la désinformation. Les références historiques et métahistoriques, linguistiques, cinématographiques et humoristiques viennent accentuer la tension palpable chez ce personnage nostalgique fortement attaché à ses racines multiculturelles.

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