Auberon

  • Les désenchantées

    Pierre Loti

    • Auberon
    • 19 Mars 2003

    Avec " Les Désenchantées ", Pierre Loti mêle, en une exquise alchimie, réalité et fiction. Dans le mystérieux chassé-croisé de l'intrigue, Loti, le nostalgique de l'Empire ottoman, prend la défense de la femme turque et plaide pour son émancipation.
    Mais avant tout lisez " Les Désenchantées " comme un vrai roman d'aventure et d'amour... Au début du XXe siècle, un écrivain français déjà célèbre occupe un poste diplomatique à Istambul. Une jeune femme de la haute société turque et deux de ses amies entrent secrètement en contact avec lui. Entre ces admiratrices voilées, prisonnières d'un mode de vie ancestral et l'auteur captivé se met en place un jeu relationnel subtil et violent où émotions et sentiments parfois contradictoires s'expriment dans un décor envoûtant.
    Entrez dans ce monde chimérique avec harems, amours impossibles et mort inéluctable.. Ce mélange d'ingrédients fit, à sa parution en 1906, le succès du livre, l'un des plus connus de son auteur. Le lecteur y retrouvait le charme insidieux des couchers de soleil sur le Bosphore, les promenades en caïque aux Eaux-Douces d'Asie et les incomparables évocations d'Istambul, la ville tant aimée. à cette douce magie orientale, s'ajoutaient les destins tragiques de femmes éprises de modernisme, de liberté d'apprendre, d'agir et d'aimer.
    Tout à la fois ancrée dans son époque et annonciatrice de recherches littéraires contemporaines (personnages en quête d'auteur, roman dans le roman, mélange du " je " et du " elles "), cette oeuvre fascinante est aussi un livre étonnamment moderne qui pose sur les débats actuels un regard aigu et leur apporte une saveur inattendue.
    Avec une préface de Bruno Vercier et d'Alain Quella-Villéger

  • Ramuntcho

    Pierre Loti

    • Auberon
    • 1 Janvier 1990

    " Les romans contemporains n'ont que trop souvent généralisé - en l'affadissant parfois à l'extrême - un concept du Basque rêveur, mélancolique, idéaliste, esclave absolu du devoir et des traditions ancestrales. La meilleure de ces oeuvres, la plus vraie quoi qu'on en ait dit, demeure la première parue : Ramuntcho. Compte tenu du côté romanesque ou pour mieux dire poétique, Loti a fort bien vu plusieurs traits dominants de l'âne basque : alternance de gravité fière et de gaieté naïve, dignité et retenue dans les rapports sociaux, fervent attachement au passé, enfin puissance de la foi religieuse maîtrisant les forces profondes d'un atavisme primitif plein de violences... "

  • Vies de deux chattes

    Pierre Loti

    • Auberon
    • 24 Octobre 2012

    Vies de deux chattes , est l'histoire de deux chattes de Pierre Loti, Moumoutte blanche et Moumoutte chinoise. « Les deux chattes dont je vais conter l'histoire s'associent dans mon souvenir à quelques années relativement heureuses de ma vie. Qu'on me pardonne de les appeler l'une et l'autre « Moumoutte ». D'abord je n'ai jamais eu d'imagination pour donner des noms à mes chattes :
    Moumoutte, toujours ; et leurs petits, invariablement : Mimi. Et puis vraiment il n'existe pas pour moi d'autres noms qui conviennent mieux, qui soient plus chat que ces deux adorables : Mimi et Moumoutte. Je garderai donc aux pauvres petites héroïnes de ce récit les noms qu'elles portaient dans leur vie réelle. Pour l'une : Moumoutte Blanche. Pour l'autre : Moumoutte Grise ou Moumoutte Chinoise. »

  • Chronique de la bourgeoisie en Gironde au début du XXe siècle. Jean Balde, dans ce recueil de souvenirs de son enfance bordelaise, évoque le passé sans nostalgie. «Jubilant dans l'anecdote, posant sur les êtres et sur les choses un oeil insatiable, l'esprit curieux de tout, la mémoire sans cesse en éveil, observant les moeurs sans parti pris et sans aigreur, sachant enlever un court récit, traiter un portrait en touches légères et justes, dérober à la beauté du monde quelques paysages lumineux, Jean Balde fait de La Maison au bord du fl euve un livre heureux. Les portraits émerveillent, conçus le plus souvent comme de minuscules récits, des ébauches de nouvelles, cocasses ou émouvants.
    L'humour n'y manque pas et la sensualité des descriptions fait songer à quelque Colette girondine.»

  • "C'est dans sa prose que Mistral est le plus vrai, le plus sensible des chroniqueurs de la vie paysanne de cette terre élue..." Marie Mauron Récits joyeux, facéties, sornettes, gausseries et gaudrioles, contes ou proses légères, expriment avec justesse et saveur l'âme et le génie de la Provence. Son grand poète, Frédéric Mistral, « pour avant tout apporter joie, soulas et passe-temps à tout le peuple du Midi », publia l'essentiel de ses textes en prose, sous divers pseudonymes, dans le célèbre Armana prouvençau.
    « Impossible de dire, écrit-il dans Mes Origines Mémoires et Récits, le soin, le zèle, l'amour-propre que Roumanille et moi avions mis sans relâche à ce cher petit livre, pendant les quarante premières années (...) et si le peuple provençal, un jour, pouvait disparaître, sa façon d'être et de penser se retrouverait telle quelle dans l'almanach des félibres. » Ces proses d'almanach, destinées à un large public, épris de traditions populaires, sont autant de témoignages de la renaissance littéraire provençale au XIXe siècle. Elles furent publiées en trois volumes, divisés chacun en sept gerbes, bien des années après la mort de Mistral, chez Bernard Grasset. Pierre Devoluy (1862-1932), mistralien fervent, grand animateur du mouvement félibréen, majoral puis capoulié de 1901 à 1909, se chargea d'en assurer l'édition et de les traduire en français.

  • Et la montagne fleurira...

    Luc Willette

    • Auberon
    • 10 Juillet 2001

    Vibrant comme un drapeau au vent de la liberté, ce roman commence un peu avant le coup d'état du 2 décembre 1851. Pendant qu'à Paris, un homme, le Président Louis Napoléon Bonaparte, s'empare du pouvoir pour mieux bâillonner la très jeune république de 1848, des populations se soulèvent dans plusieurs régions de France et notamment en Haute-Provence. Ouvriers et paysans prennent les armes et enflamment les montagnes pour défendre le peuple de la république bafouée.
    Un jeune avocat, Pierre Benezech, est projeté dans cette tourmente provençale. Épris de justice sociale et de justice tout court, le jeune homme revenu de Paris quelques mois auparavant et installé à Forcalquier où vivent ses vieux parents, sera vite au coeur de cette brûlante aventure. Il découvre la classe bourgeoise de province, facilement encline à préférer l'ordre, le peuple dût-il en payer le prix. Il fait aussi la connaissance d'Ailhaud de Volx, le montagnard résolu et visionnaire, prêt à livrer toutes les batailles d'un idéal social.
    Surtout, Pierre Benezech rencontre deux femmes exceptionnelles que tout sépare : Agnès, la révolutionnaire rouge et Anne, la bourgeoise romantique. Toutes les deux le fascinent, l'embrasent et l'entraînent dans une chevauchée de légende.
    Forcalquier, Manosque, Digne et tout le décor de la Haute Provence offrent leur âme à ce roman bâti sur un épisode tragique de notre patrimoine historique.

  • 30 septembre 1840... la famille Eyssette, ruinée, quitte sa maison de Nîmes pour Lyon. Avec cet exil, la vie ensoleillée bascule dans la pauvreté et dans cette obscure peine qui navre les âmes enfantines. A l'école, Daniel paraît si chétif qu'on en oublie son patronyme : il devient le petit Chose pour le reste de sa vie. Le père, embourbé dans la misère, est réduit à disperser sa famille. C'est ainsi que le petit Chose est nommé maître d'études au collège de Sarlande, dans les Cévennes... De l'histoire de ce jeune homme si peu doué pour le bonheur, jaillissent des épisodes bouleversants : le suicide manqué de Daniel, le dévouement sans borne de Jacques, le frère aîné... et ce moment terrible où le petit Chose se résigne à renoncer aux rêves de jeunesse, pour devenir ce que tant de personnes désespéraient qu'il devienne jamais : un adulte responsable. Dans " Le Petit Chose ", nous fascine le double regard du narrateur, à la fois témoin détaché des errances de son piètre héros et sujet lui-même de son propre récit. Qui mieux qu'Alphonse Daudet, l'émouvant créateur des " Lettres de mon Moulin ", a su dépeindre, le sombre tourbillon des jeunes destinées ?

  • -30 000. La longue lignée des Néandertaliens est en passe de s'éteindre, tandis qu'un homme nouveau, l'homme de Cro-Magnon, considéré comme notre ancêtre direct, se répand en Europe. Une bande de Néandertaliens tente de survivre en s'enfonçant vers le nord. Après plusieurs années d'errance, les rescapés de ce clan décident de retourner vers leurs anciens territoires. Un des chasseurs affronte un ours blanc et réussit à le tuer avant de mourir. Grâce à la chair et à la fourrure de cet animal, Ao, son fils, dernier survivant du clan, parvient à revenir vers le sud. Au cours de son voyage initiatique, Ao rencontre Akinaâ, jeune mère Cro-Magnon en fuite. Rapprochées par une même volonté de survivre, ces deux,solitudes tentent de s'apprivoiser. Ao finira-t-il par surmonter les réticences des hommes nouveaux et à se faire une place parmi eux ?

  • Richard de Clairbois, son frère, et leur écuyer Aristide, en ont convenu avec amertume : ils ont perdu deux ans de leur vie à la recherche de Jeanne la Pucelle que l on disait réapparue dans les armées sous le nom de la Dame des Armoises, miraculeusement sauvée du bûcher de Rouen.De retour à la Ferté-Clairbois ils acceptent de mener une vie de paysans oublieux des servitudes militaires. Or, des rumeurs inquiétantes leur parviennent : les Anglais, jamais assagis, reconquièrent les cités redevenues françaises.Avec cet ouvrage, Pierre Naudin parvient au terme d une fresque dont se sont délectés des milliers de lecteurs. Nul romancier n a revivifié aussi bien que lui le Moyen Age, ses batailles, ses passions, ses travaux et ses rêves, ses joies et ses peines.

  • 1205 : Rome, appelée la Louve par les cathares, ne peut plus tolérer la prolifération de la libre pensée, qui vide ses églises, et l'indolence des seigneurs du Midi à poursuivre les hérétiques. Sans cesse rappelé à l'ordre par le pape Innocent III, Philippe Auguste a, de son côté, de plus en plus de mal à retenir ses troupes : nombreux sont ses vassaux d'Île-de-France et d'ailleurs qui, sous le prétexte de combattre l'hérésie cathare, rêvent d'aller piller les riches cités du Midi et de se tailler une belle seigneurie au soleil, avec la bénédiction du seigneur pape et le pardon anticipé de leurs crimes. Raimon-Roger Trencavel, le jeune vicomte d'Albi, Carcassonne et Béziers, prend peu à peu conscience de l'immense danger que représente la nouvelle Église, dans laquelle il a été élevé. Mais il se préoccupe avant tout de sa descendance, et épouse sur un coup de tête la jeune et jolie Agnès de Montpellier. Il tente de passer une alliance avec son oncle Raimon VI, comte de Toulouse. Mais ce dernier tombe amoureux de la jeune vicomtesse qu'il tente de séduire par tous les moyens. Raimon-Roger doit renoncer à la protection de son oncle, qui ne rêve que de mettre la main sur ses vicomtés, en même temps que sur son épouse. Seul, assailli tour à tour par les défenseurs et les ennemis de la nouvelle foi, Raimon-Roger tente d'éviter les pièges que lui tend l'Église romaine. Jusqu'à l'envoi par le seigneur pape d'un légat de choc, Pierre de Castelnau, qui, par sa brutalité va s'attirer la violente hostilité de tout le pays de langue d'oc. Et provoquer l'irréparable... Dans ce deuxième tome du cycle de Raimon-Roger Trencavel, Bernard Mahoux, historien et romancier originaire de la Montagne Noire, réussit avec son habituelle inspiration à nous maintenir toujours en haleine dans l'attente de l'issue tragique de cette grande saga qu'est « La Malédiction des Trencavel ».

  • À la demande de Catherine, son éditrice et sa maîtresse, Etienne Barnier, historien, retourne en Sicile pour un colloque, après trente ans d'absence. En arpentant les rues de Palerme, il se souvient des évènements marquants de sa jeunesse : les vacances scolaires en Sicile, dans la famille Pappalardo, son amitié avec Pippo, le fils, sa grande histoire d'amour avec Sandra, la fille. Il se remémore sa découverte progressive des accointances du père et du fils avec la mafia locale et l'obligation dans laquelle il s'est trouvé de les venger lorsqu'ils ont été assassinés par le clan Tottoglio. Contraint de fuir, il ne remettra plus les pieds dans l'île et ne reverra plus sa fiancée. À la mort de Catherine, tuée lors d'un attentat qui le visait, il se détermine une fois de plus à accomplir la vendetta.

  • Le jeune chevalier de la Langue d'Oc, Tristan de Castelreng, figure dans la suite du roi Jean le Bon lorsque celui-ci, avec l'agrément des Anglais qui l'ont arrêté à Poitiers, va prendre possession du Duché de Bourgogne (décembre 1361). Capturé par une noble dame dont il a repoussé les avances, Tristan s'évade grâce à l'aide d'un ancien truand : Tiercelet de Chambly. Leur fuite les entraîne vers Lyon. Dans une auberge, Tristan sauve d'un viol collectif une jouvencelle, Oriabel, dont il s'éprend. Un malandrin, Naudon de Bagerant, les tient désormais sous sa coupe. Il les emmène à Brignais où se sont assemblés la plupart des routiers du royaume. Les prisonniers et prisonnières y subissent d'effroyables sévices.
    Alors que Tiercelet cherche vainement une astuce pour quitter cet enfer, l'armée française se présente devant Brignais (6 avril 1362). Elle y sera taillée en pièces. Tristan qui, l'épée à la main, défendait sa vie parmi les routiers, sera considéré comme traître à la Couronne. Emmené à Lyon, il se verra condamné au bûcher. Dans la charrette qui le conduit au supplice, il désespère de tout. Mais la Providence veille...

  • "L'oeuvre poétique de Mistral est un monument... Ce qui, grâce à lui, ne périra point de son pays est incommensurable" (Léon Daudet).
    Au terme de sa vie, Mistral, pour faire revivre la Provence de sa jeunesse, illustrer ses beautés et léguer au monde à venir son image immortelle, confia dans ce complément en prose à ses chefs-d'oeuvre poétiques, ses souvenirs les plus chers et les plus intimes.
    Les dessins de la figure lumineuse de sa mère et des traits austères de son père, le maître du "Mas du Juge", de tous ceux qui ont entouré son enfance, les récits des épisodes de la vie familiale, l'évocation des antiques maisons aux décors immuables, arrêtent la fuite du temps et ressuscitent pour le bonheur du lecteur, les douces heures enfuies et l'essence même des beaux jours évanouis.

  • Le « parler gascon », c'est la langue que j'ai entendue chez mes grands-parents, nés à la fin du XIXe siècle. Une langue qui s'emploie toujours, à quelques variantes près, de Périgueux à Bayonne, d'Auch à Blaye, de La Teste à Mont-de-Marsan, de Dax à Montauban, de Cahors à Bergerac, de Bordeaux à Toulouse. C'est celle qu'en trois décennies d'enseignement dans un collège rural du Sud-Ouest, j'ai entendue et j'entends encore, déjà modifiée, déjà plus tout à fait la même, dans la bouche de mes élèves. Je vous la livre « en l'état », comme disent les brocanteurs. Dépêchons-nous de la savourer. De même que l'accent, cette langue finira par disparaître à son tour.

    Tripote et Mascagne : façon plaisante de désigner deux ouvriers maladroits. Si l'on parle de votre garagiste et de son commis sous les noms de « Tripote et Mascagne », il est peut-être prudent que vous songiez à changer de mécanicien. Se dit aussi, parfois, de deux êtres plus ou moins déshérités, pas bons à grand-chose. Ex. : Tiens, voilà Tripote et Mascagne !

  • Ce roman qui retrace les prémices de l'histoire des papes d'Avignon commence en 1314, quand le guerrier Giacobbo d'Altamura, attaché à la famille piémontaise des Caetani, tourne le dos au passé pour s'unir avec les clans rivaux des Orsini et Colonna. Leurs intrigues n'empêcheront pas l'élection d'un cardinal français, le Gascon Jacques Duèse. Distingué par le nouveau pape, qui prend le nom de Jean XXII, Altamura deviendra peu à peu le plus fi dèle de ses vassaux, déjouant les complots italiens visant à réinstaller le chef de la chrétienté à Rome. La reconstitution fi dèle des évènements, la précision des décors, des vêtements, des coutumes et des fêtes plongent le lecteur au coeur des confl its d'un Moyen Âge troublé...
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  • La juive noire

    Henri Coupon

    • Auberon
    • 24 Février 2011

    Hiver 42. Madeleine, une jeune juive de Varsovie est arrêtée et déportée. L'officier SS Weister, peintre dans le civil, intègre Madeleine au groupe de prostituées du camp et l'oblige à poser pour lui. Des rapports troubles s'installent entre eux. Au moment de la débâcle, il tue les camarades de Madeleine et la laisse pour morte. Elle survit à ses blessures. Après guerre, « La Juive Noire », portrait de Madeleine où l'artiste unit la condition des Juifs à celle des Noirs américains, est achetée par les Russes et devient un emblème communiste. Il est reproduit sur des cartes postales utilisées comme manifestes par les Américains protestataires. Madeleine accède à la célébrité. Elle entame une enquête qui va la mener de Pologne en Israël, puis à Vienne sur les traces de son tortionnaire.

  • Le livre : Début 1436, une rumeur extraordinaire atteint la Ferté-Clairbois : Jeanne la Pucelle est vivante. Une substitution a permis à l'intrépide guerrière d'éviter le bûcher et de se réadapter à la vie militaire. Elle a pour compagnons Xantrailles et La Hire. Ils commandent à des hommes qui ne sont autres que des malandrins avides de sang.
    Quelle fut la véritable destinée de Jeanne la Pucelle ? Brûlée à Rouen le 31 mai 1431, ou délivrée et réapparue sous le patronyme de Jeanne des Armoises ? En se plaçant à l'extérieur d'une polémique intarissable, Pierre Naudin s'est mis " dans la peau " de trois hommes d'époque peu renseignés sur une réapparition confuse et qui veulent savoir sans disposer des moindres éléments en faveur ou défaveur d'une des plus mystérieuses énigmes de notre histoire.

  • René Caillié (1799-1838), « le découvreur de Tombouctou », explorateur aux pieds nus, marcha autant dans ses rêves qu'avec ses pieds tuméfiés, dans le sable du doute autant qu'en celui de l'Afrique inconnue.
    La « longue marche » de ce fils de bagnard prend fin en septembre 1828, à Tanger : 4 500 kilomètres d'un voyage extraordinaire, commencé 508 jours plus tôt, à Boké sur la côte guinéenne. Après 207 journées de marche, puis la remontée du Niger à partir de Djenné, son arrivée à Tombouctou, dont il est le premier Blanc à revenir, marque le sommet d'une aventure africaine commencée en 1816.
    L'explorateur exploré ! Un homme attachant, courageux, d'une pensée humaniste moderne, qui aborde aussi bien la condition féminine que l'esclavage, et l'un des fondateurs de l'africanisme.

  • Hiver 1204 : À dix-neuf ans, Raimon-Roger Trencavel, vicomte d'Albi, Carcassonne et Béziers, fils unique de Roger Trencavel et de la comtesse Adélaïs, doit asseoir son autorité sur ses vassaux, et brider l'Église cathare, qui a proliféré en quelques années en Languedoc, afin d'éloigner la menace d'une croisade commandée explicitement au roi de France, Philippe Auguste, et aux chevaliers franciliens, par le pape Innocent III...
    Le séduisant Raimon-Roger ne semble pas mesurer l'ampleur du péril. Il suit toutefois les conseils du chancelier Bernat de Canet et se décide à rencontrer à Paris son cousin le roi. Son séjour à la cour, avec ses tentations et ses intrigues, lui ouvrira-t-il les yeux sur les dangers qui le menacent ? La malédiction, proférée à l'encontre de Roger Trencavel et de sa descendance par la sorcière de Béziers, le poursuit-elle oe
    Pendant ce temps, au château de Gruissan, Aton, le demi-frère de Raimon-Roger, et Leïla, deux jeunes gens unis, sinon mariés, s'aiment du plus profond amour. Leïla est brutalement enlevée par son frère, l'émir Gabal, qui la destine à devenir une des épouses du cheikh Abou Yahya. Aton prend aussitôt la mer vers l'Espagne pour tenter de la délivrer.

  • Après avoir assemblé, avec l'agrément d'un roi sans relief, une armée dévouée à sa personne, Jeanne Darc a vaincu les Bourguignons et les Anglais acharnés à la possession du royaume de France. Orléans, Jargeau, Meung, Beaugency, Patay ont été vidés de leurs occupants étrangers.
    Le grand souci de la Pucelle est désormais le sacre du suzerain, à Reims, et sire Charles ne cesse d'atermoyer, irritant ainsi les zélateurs de la Vierge de Domremy et particulièrement trois d'entre eux : Richard de Clairbois, Raoul, son frère, et un archer industrieux : Aristide. Tandis que celui-ci gardait les chevaux, ses compagnons bataillaient auprès de la Pucelle.
    Le couronnement de Reims confirme l'apathie d'un roi si peu anxieux du sort de son pays qu'il en dissout l'armée (21 septembre 1429), privant ainsi Jeanne, ses officiers et leurs subalternes d'une continuité de victoires.
    Une petite compagnie de combattants demeure auprès de la Pucelle. Les trois amis en font partie. Leur égérie ne recouvrera son commandement qu'en mars 1430. Or, l'engouement des guerriers, leur courage, leur abnégation et leur confiance ne sont plus aussi admirables que naguère. Pour augmenter la garnison de Compiègne convoitée par le duc de Bourgogne, Jeanne s'y rend et ne médite que peu de temps sur la façon de desserrer l'étreinte des forces anglo-bourguignonnes très supérieures à celles dont elle dispose.
    - Aux armes ! Le mardi 23 mai, dans la soirée, elle ordonne une attaque désavouée par ses amis qui pourtant l'accompagnent. Un repli est promptement nécessaire. La panique devient telle que Guillaume de Flavy manoeuvre en hâte le pont-levis de la cité dont il est comptable. Le tablier se lève. Jeanne s'en approche. Il se lève encore pour laisser passer des fuyards. Il se lève définitivement alors que la Pucelle s'y précipitait.
    Elle gît à terre, auprès de son cheval, entourée d'une meute de soudards bourguignons qui se rient de sa malaventure.
    Comme à l'accoutumée, Pierre Naudin s'est employé à décrire le plus simplement possible et en deçà des tribulations de trois inséparables, la fin d'une tragédie dont Jeanne fut l'héroïne. Lire ces lignes, c'est revivre bellement une des plus grandes gestes de l'Histoire de France, mais aussi assister à ce qu'était l'existence de trois "compains" engagés dans le sillage de celle qu'on nomme encore respectueusement la Pucelle.

  • Le chevalier de l'air

    Daniel Kircher

    • Auberon
    • 6 Novembre 2012

    Août 1914. Belges et habitants du Nord fuient devant l'invasion allemande. À Roubaix, la comtesse Yvonne de Brétigny refuse de céder à la panique et reste dans la ville. Sa fille Ève, qui est infirmière, est réquisitionnée par l'armée allemande, puis recrutée comme informatrice par les services de renseignement britanniques. Dès lors va s'ouvrir, pour cette jeune fille de bonne famille, une existence des plus aventureuses. Mais après plusieurs années d'espionnage, Ève est démasquée et arrêtée.
    En prison à Cologne, la jeune fille rencontre un As de l'aviation française, gravement mutilé. Joseph Weller, originaire d'Alsace-Lorraine, a, lui, été condamné pour trahison à l'empire allemand. Mis il n'y a qu'une seule peine pour les traitres : la condamnation à mort.
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  • Les mauvaises routes

    Pierre Naudin

    • Auberon
    • 15 Novembre 2007

    Nous sommes en 1933. La France s'enlise dans une terrible crise économique. Dans son sixième étage de la maison Boulenger, vaste cité ouvrière de Choisy-le-Roi, Jacques Fage, son service militaire accompli, rêve de gloire. Coursier d'une importante librairie, membre actif du Cyclo Club de la commune, Jacques sait qu'il n'existe qu'un seul moyen pour lui d'échapper à sa condition, de vivre heureux (c'est-à-dire de posséder beaucoup d'argent) : devenir coureur cycliste professionnel. Adrien Fage, ajusteur dans une fonderie, souhaite ardemment le succès de son fils, mais la belle amitié qui les unissait avant le départ de Jacques pour le régiment s'infecte dès le soir où Jacques lui annonce sa rencontre avec Claire et Gilbert Montier, les enfants du champion dont il avait, autrefois, fait son idole. La jalousie d'Adrien Fage, le désir de Jacques d'échapper à l'ascendant de son père rendent la vie familiale si difficile que le garçon part vivre avec ses amis, à Vincennes. Dès lors, ayant épousé Claire, Jacques suit son destin de coureur et de mari. Les événements de cette époque troublée, où le sport cycliste est à son apogée, le transforment. Sa cupidité et son égoïsme font des progrès. Il renie ses parents, ses amis, son club, se détourne de sa femme et, lorsqu'il aura enfin réalisé son rêve, lorsqu'il sera devenu un champion aimé des foules, il se retrouvera seul, ou presque... Tableau réaliste et sombre de la France des années 30 et premier roman de Pierre Naudin, paru en 1959 chez Gallimard, il fut unanimement salué par la critique à sa sortie. Jean Blanzat dans le « Figaro Littéraire » le comparait à Eugène Dabit, pour « le ton, la nature du regard ». L'intérêt des « Mauvaises Routes » demeure incontestable, il pourra même paraître au lecteur d'aujourd'hui, par bien des ressemblances avec notre époque, d'une brûlante actualité.

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