Au Diable Vauvert

  • Le vieux Germain vit seul dans une ferme au coeur des Vosges. Sa fille lui impose de passer l'hiver avec Basile, lointain neveu qui vient faire sa saison de conducteur d'engin de damage dans la station voisine.
    Une jeune femme froide et distante qui conduit les engins des neiges mieux que tous ses collègues masculins, habite la ferme voisine, où ses parents élevaient une meute de chiens de traîneaux quarante ans auparavant.
    Mais bientôt, le village est isolé par une terrible tempête de neige qui, de jours en semaines puis en mois, semble ne pas vouloir s'achever. Alors l'ombre des Malamutes ressurgit dans la petite communauté coupée du monde...
    JPDL revient avec un grand roman situé dans un village de montagne au coeur d'une forêt omniprésente qui réunit tous les éléments du succès du Liseur du 6h27 : tendresse et humour, réalisme magique et incroyable inventivité, personnages hauts en couleur et machines broyeuses, jeunesse et relations intergénérationnelles, noirceur et rédemption....
    Dépeignant la nature et des gens d'aujourd'hui dans une maîtrise narrative impeccable, Malamute est un conte moderne plein de mystère et de poésie qui enchante au moins autant que le Liseur du 6h27.

  • « Peu importait le fond pour G"!Ylain. Seul l'acte de lire revêtait de l'importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écoeurement qui l'étouffait à l'approche de l'usine.» Guylain Vignolles est préposé au pilon et mène une existence maussade et solitaire, rythmée par ses allers-retours quotidiens à l'usine. Chaque matin en allant travailler, comme pour se laver des livres broyés, il lit à voix haute dans le RER de 6H27 les quelques feuillets qu'il a sauvé la veille des dents de fer de la Zerstor 500, le mastodonte mécanique dont il est le servant.
    Un jour, Guylain découvre les textes d'une mystérieuse inconnue qui vont changer le cours de sa vie ...
    Dans une couleur évoquant le cinéma de Jean-Pierre Jeunet ou la plume ouvrière de Jean Meckert, Jean-Paul Didierlaurent signe un premier roman qui nous dévoile l'univers d'un écrivain singulier, plein de chaleur et de poésie, où les personnages les plus anodins sont loufoques et extraordinaires d'humanité, et la littérature le remède à la monotonie quotidienne.

  • « Je voudrais voir ma chatte autrement et putain qu'on la respecte un peu ».

    La voix impétueuse et enflammée d'une icône noire américaine féministe.

    Entre narration personnelle et critique culturelle poétique et politique, Morgan Parker confronte société de consommation, médias et féminisme, tissant habilement son histoire personnelle avec la pop culture.

  • « Des illusionnistes, Ambroise, c'est tout ce qu'on est, lui répétait-il sans cesse. Rien d'autre que des illusionnistes qui doivent faire croire que tout se fige dès l'instant où la mort a frappé. Foutaises. La vie n'arrête pas de croître avec la mort, bien au contraire. » Manelle est aide à domicile, elle s'occupe des vivants, Ambroise est thanatopracteur, il rend la mort présentable.
    C'est le vieux Samuel, un vivant presque déjà mort, qui va permettre leur rencontre, au fil de hasards qui n'en sont pas.
    D'une ville de province à une autre, un road trip en corbillard, macabre mais joyeux, se met en place à la recherche d'un improbable retournement qui puisse prendre de revers l'issue fatale annoncée.
    L'intimité des gens âgés, les maisons de retraite, le vieillissement, la maladie incurable, l'effondrement des corps, la mort, la morgue. de ces éléments graves au centre de nos vies, Jean-Paul Didierlaurent tire un conte moderne optimiste et incroyablement régénérant, qui se révèle une ode à la vie et à l'amour, à l'image de son personnage Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants.
    Tout lecteur fermera ce roman heureux, ému et réparé.

  • Red man

    Jean-François Chabas

    Dans le centre rouge de l'Australie, les méfaits de la colonisation ont précipité les natifs dans l'alcool, la violence et la consommation d'une drogue qui ravage corps et cerveau. Marvellous, jeune Aborigène déjà accro à l'ice, est réduit au vol pour survivre. Même le Red Man, guerrier magique et mystérieux de la tradition aborigène, semble incapable de le sauver.
    Mais dans le désert, une rencontre va bouleverser sa vie à jamais.

  • Dernier représentant d'une entreprise familiale de nains de jardins rachetée par une holding américaine, Xavier Barthoux mène une vie régulière et bien normée entre la tournée hebdomadaire de ses clients, son épouse, son chien et sa résidence secondaire des Cévennes, dont il vient juste d'achever de payer l'emprunt.
    Mais une fissure découverte sous la vigne qui cache le mur de sa maison va lézarder ce bel édifice...
    On retrouve dans ce troisième roman les qualités si particulières qui ont fait l'immense succès du Liseur. Des personnages originaux et hauts en couleurs, l'empathie pour les autres, les situations de la vie réelle, la difficulté d'être heureux, un inégalable sens du merveilleux et, surtout, son art des perspectives ordinaires soudain bouleversées par des hiatus poétiques.
    La fissure commence par l'histoire d'un employé qui craque et envoie tout balader pour poursuivre une obsession, une chimère. Et le lecteur, tour à tour compatissant, fâché, hilare ou impatient, suit avec connivence et passion la progression de celle(s)-ci... Il n'ira que de surprise en surprise jusqu'à la chute finale !

  • Dos au mur

    Nicolas Rey

    On va arrêter d'éviter le sujet principal de ce livre. On va mettre les mains dans le cambouis une fois pour toutes. Le crime commence par une bonne nouvelle. Les éditions de la Férinière me proposent la rédaction d'un recueil de nouvelles. Le seul problème, c'est que je suis un écrivain qui n'arrive plus à écrire. Plus une seule ligne. Rien. Le vide intersidéral. » Nicolas Rey a commis un plagiat. Il est ruiné. Il est malade et les médecins ne sont guère optimistes. Cette fois dos au mur, il décide de tout raconter pour se libérer de ses crimes. Et de ne plus mentir. Car il mentait. Depuis longtemps, à tous et toutes.
    Voilà donc enfin sa grande catharsis, sa confession, voilà son grand roman rédempteur sur le mensonge.
    Enfin, il avoue tout et dit la vérité, toute la vérité. Sur tout : maladie, argent, drogues, inspiration et pannes, plagiat, infidélité, lâcheté masculine, amour et tromperies, travail, amis, famille... On reconnaîtra bien des protagonistes et on s'amusera à découvrir les autres. On rira beaucoup, on sera ému aux larmes.
    Si le roman c'est le mentir-vrai, Nicolas Rey écrit une désopilante fiction du réel, dans laquelle la vérité devient fiction. Mais de sa vie à ses relations avec les éditeurs, c'est aussi l'envers du décor et la condition d'un auteur du vingt- et-unième siècle qu'on lit. Un auteur de haut vol !

  • Deux iconoclastes de la littérature américaine s'amusent à déboulonner le couple.

    Harry est dans une situation délicate : il a dû faire interner sa femme Gloria car elle souffre d'une paranoïa aiguë qui la rend à la fois agressive et perspicace.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Agency

    William Gibson

    Au 22e siècle, à Londres, Wilf Netherton et sa patronne, l'énigmatique Ainsley Lowbeer peuvent étudier et, sous certaines conditions, communiquer avec des « fragments », des univers parallèles du passé. Dans celui qu'ils viennent de découvrir, en 2017, Verity Jane est engagée comme bêta testeuse pour évaluer un assistant numérique basé sur une IA d'un tout nouveau genre : « Eunice ». L'IA quasi humaine présente dans les lunettes, manifeste un visage, un passé fragmentaire et une habile maîtrise de la stratégie de combat. Réalisant que ses nouveaux employeurs énigmatiques ne savent pas encore à quel point Eunice est puissante et précieuse, Verity décide instinctivement qu'il est préférable qu'ils ne le sachent pas.
    Une course-poursuite s'engage alors. Verity, aidée par les londoniens de l'avenir, cherche à soustraire Eunice à l'entreprise qui la lui a confiée.

  • En 2025 aux États-Unis, après l'effondrement du dollar, l'exclusion, la misère et la violence atteignent des proportions inégalées. Les propriétaires sont barricadés et armés contre les pillards, les crève-la-faim, les pyromanes ou les bandes furieuses de drogués. Dans ce monde détruit, quelques groupes tentent de s'organiser pour survivre. C'est au sein de l'une de ces communautés que vit Lauren, quinze ans, noire, fille du premier mariage d'un pasteur noir et d'une junkie, dotée d'une faiblesse génétique, une hyper-empathie qui lui fait ressentir physiquement la douleur ou le plaisir d'autrui.
    Jetée sur les routes dans un exode de cauchemar, la jeune fille trace son chemin à travers le chaos, semant une parole d'espoir pour une nouvelle humanité auprès des déshérités.
    L'histoire se poursuit dans un second volume, La Parabole des talents, disponible au Diable vauvert.

  • Californie 2032. La fille de Lauren, Asha, créatrice de jeux virtuels, découvre le journal dans lequel Lauren a posé les bases de Semence de la Terre, bible humaniste et pacifiste.
    Dans un pays au comble du chaos, les élections portent au pouvoir le révérend Jarret, un chrétien fondamentaliste. L'Amérique renoue avec la grande tradition de l'esclavagisme, dernière étape avant l'ouverture de camps de détentions destinés aux rebelles. C'est le sort réservé à la communauté Semence de la Terre. Lauren entre en résistance et subit le pire sans jamais se résigner, masquant son hyper empathie à ses bourreaux, et luttant pour s'évader, retrouver les siens et réensemencer la vie.

  • Au moment où l'adaptation en série d' American Gods conquiert le monde, le poète du fantastique contemporain nous raconte la vraie légende des dieux scandinaves, au coeur de son inspiration.

    Depuis les contes anglo-saxons de son enfance, l'univers de Neil Gamain est nourri par les mythologies nordiques. Après Beowulf, ce récit était attendu car il y revisite et dévoile la source de son inspiration, tout en nous racontant un univers mythologique en pleine vogue, celui des dieux Vikings.
    De la genèse des légendaires neuf mondes au crépuscule des dieux et à l'ère des hommes, les dieux de la mythologie scandinaves qui l'ont inspiré pour American Gods, prennent vie. Odin, le plus puissant des Dieux, sage, audacieux et rusé ;
    /> Thor, fils d'Odin, incroyablement fort mais tumultueux ;
    Loki, un fils de géants, escroc et manipulateur.
    Gaiman les ressuscite dans leur nature fière et compétitive, leur inclinaison à tromper et à être trompé, leur tendance à laisser la passion gouverner leurs actions, et rend leur souffle à des mythes ancestraux, désormais pleins de vie. Très...
    Humains.

  • À quinze ans dans le Maroc des années 1950, Maya est mariée à un homme qui la violera chaque soir. D'abord inaudible, son murmure Pourvu qu'il soit de bonne humeur deviendra son mantra.
    Comment être libre quand l'idée même de liberté ne peut s'envisager ? Résister dans une guerre où les bruits des armes sont ceux de l'intimité, de clés tournant dans une serrure ou de pas approchant doucement ?
    Quand, malgré le silence familial, la mémoire du viol conjugal se transmet d'une génération de femme à l'autre, c'est la peur qui s'insinue dans les couloirs du temps.

  • Un uppercut illustré par deux grands artistes subversifs‚ maîtres de la satire.
    Manny Hyman est dépressif‚ alcoolique, et par-dessus tout terriblement mauvais acteur. Pourtant, sur un malentendu‚ la chance va lui sourire !

  • Retour à Saint-Croix-les-Vaches, petit village bien de chez nous, perdu entre montagne, causses et forêt, où des agriculteurs n'ont eu d'autre solution que de devenir mafieux. Et où deux parisiennes ambitieuses, portées par la vague d'un renouveau politique, le mouvement En Avant !, se font élire députées dans cette zone blanche, désertée par la République.
    Contre toute attente, le mouvement En Avant !
    Gagne du terrain à Sainte-Croix sans savoir que l'ennemi public numéro 1 du moment s'est réfugié au village, qu'un trafic de « beuh bio » bat son plein, et que le rebouteux a jeté un sort au prof de yoga appelé en renfort pour boboïser les ruraux. Et si, s'ajoute à tout ça une visite officielle du président de la République la veille du Salon de l'agriculture ?
    « Tout cela, cher lecteur, pourrait sembler un condensé d'anecdotes, des destins pittoresques, certes, mais sans portée universelle. Il n'en est rien.
    Alors que Sheila et Jeanne se démènent pour réimplanter un semblant de structure républicaine, que les bandits de toutes sortes se rapprochent des Causses, il commence à devenir évident que Sainte-Croix-les-Vaches n'est peut-être rien d'autre que... le centre du monde ! ».
    Une saga rurale hilarante se poursuit avec Thomas, Justin, Médée, Sheila et Jeanne, comme un théâtre condensant les paradoxes et la folie de l'époque, projetés au milieu des champs et des prés.

  • « Tu sais bien qu'à la fin on ne gagne jamais, le casino ne nous donne pas l'argent, il nous le prête jusqu'à ce que nous le lui rendions, et nous le lui rendons systématiquement, les gains d'aujourd'hui seront engloutis demain, c'est mathématique. » C'est l'histoire de Paul, peintre vieillissant asséché par la passion du jeu, de Blaise, son ami qui élève seul ses enfants et de leur vieille amitié renouée autour de la roulette, c'est l'histoire d'Éloïse, une femme oisive qui meurt d'ennui sauf dans les casinos, de Charlène qui quitte chaque jour son travail à midi pour miser quelques euros sur ses numéros fétiches, ce sont leurs histoires fortes ou bancales qui s'entrechoquent autour de la roulette électronique, et croisent d'autres histoires, celle de Grégoire le SDF, de Martine et Jacques, de Christophe et Véronique, de Syran et Acelya, tous ceux que la fascination de la bille blanche agglutine autour de la roulette. Ce sont des histoires qui se chevauchent, se confondent, s'émiettent, c'est l'histoire de la souffrance humaine qu'on croit un temps dissipée par le vertige du jeu, un défi jeté à la face du destin et une manière, pour peu qu'on y prête attention, de mieux s'explorer...
    Toute une vie aux dés, et chaque chapitre comme une phrase unique, un souffle, une urgence, l'adrénaline de vivre.

  • Une anthologie de textes inédits et illustrés sur l'alcool par le plus grand boit-sans-soif de la littérature américaine.
    Splendeurs et misères d'une âme imbibée d'alcool.
    Dans ce recueil de prose et de poésie couvrant l'ensemble de sa carrière, Charles Bukowski se sert de la bouteille comme d'une longue vue pour observer au plus près le spleen et l'idéal des déchus de l'Amérique.
    Sans jamais se départir de son sourire en coin, celui qui s'autoproclamait « le vieux dégueulasse » raconte comment l'alcool lui servait à la fois de muse, de combustible et de gaz hilarant.

  • Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts Nouv.

    Une magnifique fresque qui mêle les destins de personnages aux sexualités et origines différentes, dans les Pyrénées Orientales des années 40. Guerre d'Espagne, misère humaine, exode massif de la retirada, camp de rétention de Rivesaltes, un crime politique dans la complicité des humanitaires... Gil Graff nous restitue les heures noires du pays catalan du nord, avec maestria. Tous ces invisibles ordinaires et magnifiques tissent une histoire dans l'Histoire, celle de la guerre d'Espagne, de la retirada, des grandes inondations de 1940, des camps de tragique mémoire, jusqu'aux élections de 2002.

  • Renton le malin, Sick Boy l'ambitieux, Begbie le fou furieux, Spud l'égaré : quatre jeunes qui ont grandi dans les quartiers pauvres d'Edimbourg et que l'amitié a soudés comme des chewing-gums à un trottoir.
    Ciment et poison de cette relation : la came, l'héroïne, cinquième personnage de ce roman, qui fédère autant qu'elle désintègre. Quand un bon coup se profile, le dernier, celui qui pourrait mettre tout le monde à l'abri de cette vie chienne, on se serre les coudes. Et on réfléchit au moyen de poignarder les autres quand ils auront le dos tourné. Chronique d'une époque, d'une ville, d'une société, Trainspotting est bien plus qu'un énième roman générationnel.
    Il est le pendant écossais de Retour à Brooklyn de Selby, d'une intensité identique, l'humour en plus. Car Welsh, en écrivain social, sait que le drame n'est rien s'il n'est relevé par le rire.

  • La Belle Rouge

    Poppy Z. Brite

    La Belle Rouge nous propulse deux ans après le lancement du restaurant Alcool qui bat son plein. Les deux chefs Rickey et G-man ont une clientèle fidèle et préparent les plats à base spiritueuse qui ont fait leur réputation. Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'une mauvaise critique laisse entendre que le célèbre chef Lenny Duveteaux, leur « discret » bienfaiteur, a des projets bien à lui. Se trouvant alors dans l'obligation de mettre fin à leur collaboration financière, Rickey et G-Man doivent absolument renflouer les caisses.

  • Borne

    Jeff Vandermeer

    Dans une ville en ruine, détruite par la sécheresse et les conflits où les humains survivent comme des charognards, Rachel trouve Borne pendant une mission de récupération et le ramène à la maison. Borne est une masse verte vivante, plante ou animal inconnu, mais dégage un étrange charisme. Mère refoulée, Rachel garde Borne et s'attache à la créature comme à un enfant. Doué d'empathie, Borne montre à Rachel la beauté dans la désolation qui l'entoure.
    Et alors que la créature grandit et commence à menacer l'équilibre du pouvoir dans la ville, elle modifier profondément les perceptions et émotions de ceux qu'elle côtoie.
    Roman d'action riche en personnages, tableau saisissant d'un futur redoutable mais très crédible, roman sur la parentalité et l'amour, Borne parvient surtout à être une dystopie positive, guidée par l'espoir que la chose insuffle aux humains.

  • L'art compte se compose de trois parties, trois discours que Gaiman a adressés à différents publics.
    « Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l'imagination » est le titre de la conférence donnée par l'auteur le 14 octobre 2013 au Barbican Centre de Londres sur invitation de la Reading Agency, association caritative qui promeut la lecture dans les bibliothèques, les écoles et les prisons britanniques.
    « Monter un siège » peut se lire comme un poème, ou un texte court, presque une fable qui délivre sa morale à la fin : il faut commencer par essayer pour espérer un résultat ; il faut continuer à essayer pour obtenir un résultat.
    « Faites de l'art », enfin, reprend le discours prononcé par Gaiman face aux élèves de l'Université des Arts de Philadelphie le 17 mai 2012, où il expose son parcours peu orthodoxe et inspirant.

  • Sainte-Croix-les-vaches, un village du fin fond des Cévennes écarté des axes routiers et des réseaux, ancien temple de l'élevage bovin aujourd'hui habité par une poignée de paysans bourrus, se meurt. Et si le Maire de la commune a préservé jusque-là son « Royaume » en exploitant clandestinement de la « beuh bio », le territoire est menacé par le projet de construction d'un axe routier européen qui le couperait en deux.
    L'arrivée d'une députée et de son assistante, pétroleuses pleine d'ambition et d'énergie portées par l'ascension présidentielle, qui veulent faire du village le symbole d'une République se ressourçant dans le bio et l'authentique sur les terres du loup, va bouleverser l'équilibre du Royaume.
    On rit beaucoup dans cette satire sociale en forme de thriller rural, qui présente en parallèle une vision de la nature et de la ruralité et une satire du monde moderne et de ses néo bourgeois... Un roman de terroir déjanté, mélange d'Astérix et de Fantasia chez les Ploucs.

  • Seul survivant d'un accident d'avion recueilli par des mercenaires, Charles vit durant quinze ans dans la jungle d'Afrique centrale. Retrouvé grâce à Google, il découvre en Belgique la civilisation urbaine polluée en même temps que sa famille, une tante obsédée par son corps et la consommation, un oncle maire suffisant et véreux, un cousin ado perdu dans les tréfonds d'internet et une cousine boudeuse et disgracieuse.
    Scolarisé avec eux, il observe avec curiosité et détachement ses camarades de classe et l'équipe pédagogique défraîchie qui rivalise d'attention pour l'aider à s'intégrer à la société civilisée, ses usages et sa morale.
    Cependant il a laissé Septembre, celle qu'il aime, en Afrique et rien ne peut la lui faire oublier...

    Pour la rentrée littéraire, Gunzig revisite et donne un grand coup de jeune au motif du retour du bon sauvage à la civilisation, mais le monde a beaucoup changé depuis Tarzan.
    Un roman magnifique, à la fois classique et sardonique, sombre et drôle, léger et grave.

empty