Atlantica

  • Partir ou rester à Tounjaz Miracle ? Comment vit une fillette dans l'espace étroit de liberté que lui laissent les hauts murs d'une maison fermée sur elle-même et l'éducation étouffante de la société qui subit l'assaut de l'intégrisme religieux ? Devenir soi-même, découvrir le monde extérieur et sa propre intimité, résister aux désirs des hommes qui étouffent l'enfant. La narratrice se fraye un chemin solitaire pour devenir femme dans la chaleur éclatante d'un pays où l'enfermement, les odeurs de jasmin et le goût des montécaos se mêlent en une douceur terrifiante. Tounjaz Miracle.le miracle s'accomplira-t-il pour la fillette enfermée dans les hauts murs de la tradition et en quête de son identité et de sa liberté? Ou lui faudra-t-il partir, comme lalla Noubia qui s'est révoltée contre les coutumes injustes de sa tribut, s'arracher aux douceurs et aux goûts doux de l'enfance pour assumer sa féminité et son indépendance ?

  • « Quand on aime, il faut partir » disait Cendrars, et faire du voyage une porte d'entrée sur la vie.
    Avec les Expéditions Odisea, le snowboardeur Mathieu Crepel et le surfeur Damien Castera mettent en pratique les mots du poète et nous entraînent au coeur de la nature sauvage, pour une aventure passionnée au fil de l'eau. En Alaska et en Patagonie, ils ont successivement retracé le parcours d'un flocon de neige qui se dépose au sommet d'une montagne, coule le long des rivières et finit sa course dans les vagues de l'océan. Snowboard, packraft, canoe, surf... peu importe pourvu que la glisse soit célébrée.
    Odisea est une série documentaire produite par When We Were Kids qui est aujourd'hui déclinée en livre. Damien Castera a tenu ses carnets de bord et nous livre ici un récit de voyage humble et précieux, dont les rencontres humaines en font le sel, mis en valeur par les photographies de Greg Rabejac.

  • Des Musardises à Chantecler, du Vol de la Marseillaise à La dernière nuit de Don Juan, l'oeuvre d'Edmond Rostand peuple nos pensées, nos rêves et nos idéaux Romanesques.
    Après l'immense acclamation saluant l'arrivée de Cyrano de Bergerac en 1897, Edmond Rostand confiait pourtant : « Je me sens écrasé par la responsabilité que me crée l'inattendu triomphe de mon cadet gascon, et j'hésite, pris de peur, possédé de scrupules, et je ne suis pas l'homme heureux qu'on croit ». Grandeur et servitude que d'être l'auteur de Cyrano de Bergerac, la pièce de théâtre française la plus jouée au monde !
    Dans Edmond Rostand, les couleurs du panache, Thomas Sertillanges remonte le temps jusqu'aux sources provençales de la famille Rostand, et le redescend jusqu'à la fin de cette lignée exceptionnelle. Il raconte ici, avec force illustrations, les grandes étapes de la vie du poète de l'amour et du panache, de l'héroïsme et de l'échec. À travers sa correspondance, les journaux de l'époque, ce qui a été écrit sur lui, de son vivant et après sa mort, Thomas Sertillanges explore les légendes, dévoile des petits secrets, dresse un portrait sincère et sensible, et révèle sous différents angles le véritable Edmond Rostand, le poète et dramaturge de génie, protégé et porté par Rosemonde Gérard, sa femme, soutenu par Sarah Bernhart et Constant Coquelin, les deux plus célèbres comédiens de l'époque qui firent sonner ses vers aux quatre coins du monde.

  • La « drôle de guerre » envoie des millions de Français sur les routes, mélangés aux soldats en détresse. Un avion surgit, le père du jeune Robert Gabault est abattu. Celui-ci trouve refuge avec sa mère dans une ville du Sud-Ouest où il se lie d'amitié avec Odelin Cartier-Galloise, jeune homme charismatique. Quand ce dernier est arrêté par les Allemands, Robert donne rendez-vous à un ancien camarade de classe passé du côté ennemi. Leur explication tourne mal et s'achève dans une détonation dont l'écho ne retombera jamais.

    Au soir de sa vie, Robert, devenu le Gab, grand reporter de l'Agence France-Presse, revient sur ces événements qui ont fait basculer son destin. La plume tendre et entraînante de Denis Lalanne ne nous donne qu'une envie : croire aux serments d'amitié, à la force de l'engagement, au pardon et à la rédemption.

  • La Maison des Amants d'Edmond Rostand est le premier acte d'une pièce restée inachevée. Un premier acte émouvant, qui promettait une belle oeuvre. Mais la maladie, la guerre puis la mort d'Edmond en 1918 ne laissent qu'un cahier relié à l'écriture calligraphiée, ponctué de pages raturées et d'annotations à la marge de Rosemonde dont les repentirs et les nombreuses pages blanches augurent de ce qui aurait pu être et ne sera jamais.
    Grâce à Arnaga, la demeure-musée d'Edmond Rostand, gardienne du manuscrit, La Maison des Amants sort de l'ombre dans cet état d'inachèvement, cent ans exactement après la disparition du poète.
    Ce début de pièce plante le décor d'un amour absolu entre Joconde et Hermeril insufflant à ce premier acte un air léger, charmant, vif et poétique.
    Présentée en trois parties, l'édition d'Olivier Goetz en propose une retranscription annotée, suivie du fac-similé du manuscrit dans son intégralité permettant de mesurer l'oeuvre en train de se faire, ainsi que d'un commentaire pour mieux l'apprécier.
    Après la découverte du Gant Rouge, il y a quelques années, les spécialistes et les amateurs de Rostand sauront apprécier ce nouvel « inédit ».
    La Maison des Amants ravira également les visiteurs de sa « maison » pyrénéenne et inspirera sans nul doute les amoureux tout court.

  • Par quelle étrange anomalie, Joseph Peyré, prix Goncourt 1935, auteur essentiel de la littérature française a t-il disparu de nos références comme de nos habitudes de lecture ?
    On le retrouve dans ce lieu injustement trop fréquenté : le purgatoire des écrivains. Son oeuvre, récompensée de nombreux prix se mesure pourtant à celles d'un Hemingway, ou d'un Kessel.
    Elle est l'exemple même de l'imagination au pouvoir, cette capacité à voir et à imaginer des lieux, en romancier soucieux néanmoins de sa vérité.
    Toute sa vie, cet écrivain voyageur n'aura eu de cesse de courir le monde à la recherche d'horizons lointains à la fois géographiques et humains. Sa passion pour la haute montagne ou le Sahara assurera sa célébrité et inspirera des vocations.
    En archiviste familial, Pierre Peyré, universitaire et neveu fidèle, nous propose un dialogue de pure fiction avec son oncle, faisant le chemin vers celui qu'il ne découvrira réellement comme auteur majeur qu'après sa mort. Comme un rappel lancé du pays des vivants, il réussit à faire revenir parmi nous celui qui n'a jamais cessé d'être un immense écrivain. Puisse chacun s'en apercevoir.

  • À travers le temps et sur toutes les mers, embarquez sans hésiter à bord de cette anthologie illustrée pour un tour du monde des vagues grâce à une riche sélection de textes, souvent inédits, d'auteurs célèbres ou inconnus. Partagez leur même inspiration universelle et leurs réactions face à la vague à la fois nourricière, ludique et mortelle, catalyseur de l'audace et de la peur, de l'amour et de la haine, de la sérénité et des tourments.

    Extrait :

    « Ils ont un moyen de se déplacer sur l'eau que nous n'avions jamais observé auparavant. Il consiste en une pièce de bois d'environ 2 pieds de large et 6 ou 8 de long, de la forme exacte de l'un de nos coupe-papier, sur laquelle ils se tiennent à cheval, puis s'allongent pour avancer et se dirigent en ramant à l'aide de leurs mains, à tel point qu'ils peuvent fièrement faire le tour en quelques minutes de nos plus rapides chaloupes, en dépit des efforts de nos équipages pour les distancer. Ils sont souvent deux, et parfois plus, à se tenir sur ces planches que, par un prodige d'équilibre, ils parviennent à conduire parfaitement. » The Journal of Captain James Cook on his Voyage of Discovery, J.C.
    Beaglehole, journaux publiés en 1955-67.

  • Qui n'a pas tremblé à l'évocation du Hollandais Volant, ou n'a été sensible au destin tragique de la petite sirène ? Qui n'a pas imaginé embarquer aux côtés de Sinbad le Marin ?
    Ces Contes de l'Océan, terribles & merveilleux, rassemblent plus d'une soixantaine d'histoires, de légendes ou de mythes de toutes les époques : textes des grands auteurs, contes folkloriques ou de tradition orale, vieux récits devenus cultes...
    Contes des origines, contes des tempêtes et des dangers, ou contes réconfortants : le lecteur répondra forcément à l'appel de l'océan.
    Un livre pour les rêveurs.

  • Avalanche

    Lionel Fauré-Corréard

    Sur la Côte basque, Paul, dix-sept ans, porte sur le monde un regard intrigué. Il aspire à comprendre.
    Du moins, à respirer librement.Ses amis sont réels ou imaginaires : des écrivains de la Beat generation, un surfeur Californien,Tolstoï, un frère geek passionné de physique quantique qui ne quitte pas sa chambre, une jeune lectrice de Spinoza à l'aura extraterrestre...
    Ce temps des apprentissages passe néanmoins très lentement ; les soirées, les rencontres, les lectures sont des dérivatifs qui ne suffisent pas.
    Il manque une pulsation. Avalanche retrace une semaine décisive de la vie d'un groupe d'amis entre le lycée, les fêtes et les défaites, les amours douloureuses, et des vagues de quatre mètres à l'horizon, comme une épreuve de la réalité.
    On retrouve les protagonistes de Belharra (Atlantica, 2010, paru en poche en 2013), Hugo,Paul, Xan et Jordi, à la fin de l'adolescence. Le sentiment intime d'être vivant - ce coeur qui bat fort en eux - est leur boussole. La seule qu'ils suivent. Un roman sur l'âge libre, celui des prises de risques... et des désenchantements.

  • Qui se souvient d'Etienne de Silhouette, ministre des Finances de Louis XV ? Qui sait même qu'avant d'être un nom commun usité dans une trentaine de langues dans le monde, « silhouette » a d'abord été un patronyme basque ?
    Etienne de Silhouette, inventeur avant l'heure du concept de « signes extérieurs de richesse » fut autant adulé que décrié pour avoir voulu faire payer les riches et la cour du roi !
    Outrageusement oublié par l'Histoire de France, ce ne fut pas le cas de l'Académie française qui en 1835, fit de son patronyme le nom commun de la langue française depuis lors universel.
    En découvrant à Biarritz, l'ancienne et « noble maison Silhouette » devenue l'hôtel de Silhouette, l'auteur prend conscience de l'importance historique du lieu et se passionne pour l'histoire de la famille Silhouette liée aux riches heures de Biarritz, petit port de pêche à la baleine ; il mène alors une longue enquête et nous livre dans cet ouvrage inédit Monsieur de Silhouette, l'origine basque du nom et de nombreuses et savoureuses anecdotes.

  • C'est au mois d'octobre de l'année 1900 que le célèbre auteur de Cyrano de Bergerac s'installa à Cambo-les-Bains. Parmi les curieux et les admirateurs, se trouvait Paul Faure, si pressé de faire la rencontre d'un écrivain dont il deviendra, au fil des années, un intime - et partant, un témoin privilégié. « Je voulus voir l'homme dont le nom sonnait à toute volée. Puisqu'un hasard me faisait son voisin, il me fallait essayer de l'apercevoir. » Aussi ces souvenirs composent-ils un portrait basque d'Edmond Rostand, où l'on observe sa vie familiale, sa découverte d'une région, le nom souvent illustre de ses visiteurs, ses allers-retours avec la vie parisienne et la gloire, et surtout, son ivresse de bâtir la villa Arnaga.
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    Un texte léger et intelligent, écrit dans un grand style : Paul Faure était un authentique écrivain.

  • Le 7 juillet

    Fransco Chapu Apaolaza

    Un récit intelligent, virtuose, sur les célèbres encierros de Pampelune : Le 7 juillet vu par un coureur différent des autres. Journaliste et surtout écrivain, Chapu Apaolaza joint l'observation à la mémoire. Rien ne lui échappe. Dans ce livre plein de vacarme et d'odeurs, on passe de l'adrénaline... à une étrange quiétude.
    Il y a des types résolument sourds qui, lorsqu'ils courent, ressentent l'électricité du taureau dans leur dos, des chirurgiens qui tremblent, des blessés qui tâtent le sol à la recherche de leurs lunettes et des conseillers qui laissent tomber Arthur Miller pour descendre rejoindre les rues pleines et les toros.
    Le 7 juillet parle de la peur, de la mort, du hasard et de l'anxiété, mais aussi de la joie et de l'euphorie, et de l'intensité de la lumière du matin après le passage du troupeau. Un texte en faveur de la vie réelle et tachée.

  • L'Argentina

    Marc Bélit

    On l'appelait « A licia l'Argentina » lorsqu'elle est réapparue au grand hôtel du Palais à Biarritz à la fin du siècle dernier, tentant de mettre fin à ses jours. On disait qu'elle avait été une grande actrice dans son pays, révélée toute jeune par Louis Jouvet lors de sa légendaire tournée en Amérique latine, mais aussi chanteuse de tangos.
    Mais pourquoi a-t-elle quitté Buenos Aires alors qu'elle y menait grand train et avait épousé un célèbre joueur de polo ? Pourquoi Paris dans le milieu théâtral Argentin des années soixante-dix puis Biarritz ? Quel est le mystère de cette femme qui a choisi le théâtre pour rester en vie alors même que la dictature des colonels fait basculer son destin ?
    C'est ce combat pour l'art qui la distingue.
    A Biarritz, elle accepte de rencontrer un jeune cinéaste français, pour une dernière interview filmée...
    Un lien se tisse qui le conduira des années plus tard à se lancer sur les traces du passé d'Alicia pour mieux redécouvrir celle qu'on appelait dans les films réalistes de l'Argentine péroniste : « Alicia la Estrela del Sur ». Car sans raison apparente, elle fait de lui l'héritier de son journal intime et d'un appartement, sous condition d'un étrange marché.
    Marc Bélit nous entraîne dans cette quête et ce double voyage, à la fois biographie imaginaire d'une artiste méconnue et plongée dans l'atmosphère des romans de Sabato ou de Borgès où le réel vacille et l'imaginaire se superpose, faisant de la vie rêvée, une vie plus vivante encore que la vie réelle.

  • « Très tôt le matin, au coeur de la nuit, tard le soir, quand l'idée me vient, j'écris une quarantaine de lignes, parfois un peu plus, sur ce qui, dans les vingt-quatre heures qui viennent de se dérouler, a marqué mon esprit ou mon coeur, en tentant de ne jamais céder à la routine à laquelle ce type d'exercice peut conduire. » C'est une chose étrange, à la fin, que de retrouver dans un «journal personnel» les fragments poétiques du quotidien. L'existence recommence tous les matins et quoiqu'elle paraisse à ses acteurs de la plus grande banalité, de la plus effroyable redondance, un diariste, lui, écrit une autre existence : inaperçue, sous-estimée, inconnue. Un exercice d'observation et de pure écriture auquel Yves Ugalde s'est soumis chaque jour. Des scènes de rue, un concert, la fermeture d'un magasin, un mariage, le café du matin, la politique, la disparition d'un ami, un vieux couple étrange sur les bords de la Nive : à Bayonne comme partout ailleurs, la vie hésite.
    Yves Ugalde perpétue la grande tradition du journal en occupant une position de témoin privilégié : élu, adjoint à la culture, il est au coeur de sa ville et au carrefour des changements. Son texte est lucide, songeur parfois, méchant jamais.

  • Quand un homme meurt, disent les upanishads sa parole se résorbe dans le sens intérieur.
    Cette saveur inconnue d'un post mortem de la parole humaine, les sept fils du. derviche nous la restitue dans la tradition retrouvée d'un grand récit visionnaire. " l'instant d'avant, pourtant, j'ai atteint le désespoir, le point du souffle, cet orifice vide de la serrure par oú l'oeil ouvre la porte au-delà. hagard, je m'abandonne à la mort, jetant un dernier coup d'oeil en arrière : la vie me quitte.
    Suis-je seulement né, moi qui voudrais mourir ? " l'action commence à toulouse pour se poursuivre à istanbul et en mie mineure. mais, en apparence seulement, car l'évocation progressive de la " caverne aux sept dormants " n'est peut-être pas qu'une lointaine légende du passé. le voyage a d'abord lieu dans le mouvement même du récit, dans cette façon si singulièrement simple, quasi imperceptible et musicale d'emporter son lecteur dans le tourbillon vide en lui faisant danser le nom du souffle de sa vie.

  • « Ça sera dans tous les journaux de ton pays :
    «Un citoyen du Michigan trouve la mort aux arènes.» Tu parles d'une publicité ! Et pour toi, l'Amerloque : quelle chance ! N'importe qui serait fier de se suicider comme ça. » Sol Feldman, dit « E l Sol », est un jeune Américain de confession juive qui rêve de triomphes dans les arènes mexicaines.
    Il n'est cependant pas le plus doué et l'apprentissage s'avère un long chemin de désillusions - où s'égarent ceux qui ne seront pas des « élus »...
    Il croit néanmoins tenir la chance de sa vie lorsqu'on lui propose de remplacer un torero blessé.
    Mais plutôt que d'une opportunité, il s'agit d'un piège grossier : comme les Mexicains seraient heureux de voir un Yankee arrogant périr d'un coup de corne ! Leur pays n'en serait que vengé des humiliations !
    En attendant le face-à-face avec les « toros », El Sol croisera la route de personnages loufoques, un journaliste corrompu, un cafard épris de philosophie, une prostituée boursicoteuse...
    Fable critique ou pastiche magistral (Hemingway...), Les Godillots de la Vierge, roman culte, était devenu introuvable. Earl Shorris y joue avec les codes des genres littéraires et nous parle de notre rapport à la vie, à la peur et à la politique, toutes choses absurdes dont notre espèce aime à s'encombrer.

  • Bataillons noirs

    Joseph Peyre

    Bataillons noirs nous plonge dans l'ambiance coloniale du Soudan français de 1895, cette zone du Sahel où l'armée française paye, aujourd'hui encore, de la vie de ses soldats sa lutte contre le terrorisme.
    On y découvre une colonne légère de militaires français et indigènes piégée par l'ennemi - Modi Touré, fils de Samory et ses sofas, musulmans esclavagistes qui sèment la terreur parmi les paysans, les tribus nomades et les tirailleurs - dans le village ravagé de Diamé. Les villageois ont trouvé refuge dans la montagne, conduits par la femme du chef.
    Celle-ci tremble pour ses fils : Serpent gris envoyé demander de l'aide aux Français, Serpent Noir, engagé comme tirailleur, Serpent Blanc sacrifié et Serpent Jaune traître par amour. Chacun jouera sa partition en attendant les secours.
    Nulle idéalisation de l'armée dans ce roman d'aventures paru sous forme de feuilleton en 1941. Les officiers souffrent : manque de reconnaissance, d'expérience pour certains, privations, fièvre... Isolés, ils combattent autant l'ennemi invisible que leurs propres fantômes. Les soldats indigènes, à leurs côtés, sont un soutien véritable.
    En éclaireur, Bataillons noirs fait écho à Frère d'âme de David Diop. Joseph Peyré y devance le devoir de reconnaissance revendiqué ces dernières années et insiste, bien avant l'heure, sur le travail de mémoire et de gratitude réciproque, entre la France et l'ancien Soudan.

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