Atinoir

  • Le livre de la désobéissance se déroule dans un Japon sanglant, magique et de ce fait, bien réel. Intrigues de palais, assassinats d'une cruauté raffinée, empoisonnements sophistiqués, exploits guerriers et merveilles littéraires servent la trame d'un récit qui désobéit à l'"Histoire" pour mieux en raconter les vérités profondes et n'hésite pas à "parodier" Akutagawa, Mishima et Murakami ou à leur "rendre hommage". Une fiction qui montre que le Japon n'est qu'un autre nom de l'aventure humaine quelqu'en soit le langage, quelque soit le moment de l'Histoire et quelque soit l'endroit dans le monde.

  • Severina

    Rodrigo Rey Rosa

    • Atinoir
    • 9 Février 2019

    Severina n'est rien d'autre que le développement très réussi d'une trame légère, presque anecdotique : les tribulations d'un libraire (un apprenti écrivain que fréquente la mélancolie) et d'Ana Severina, une voleuse de livres, attirante et cultivée, qui lui fait perdre la tête en apparaissant et en disparaissant sans cesse ; une histoire simple mais relatée avec une grande maîtrise et que l'auteur définit comme « un délire amoureux », allant même jusqu'à qualifier « d'histoire invraisemblable » ce court roman qu'appréciera aussi le lecteur attentif et averti pour la riche bibliothèque que l'on trouve au fil des pages et des évènements.

  • Requena Nouv.

    Si García Schnetzer s'était limité à faire dire à son illuminé les réparties que Borges attribua au sien, ce court roman n'aurait été qu'une sorte de vol d'identité littéraire. Mais au contraire, García Schnetzer ne fait rien d'autre que de s'inspirer du style de l'evanescent Macedonio Fernández, et à partir des anecdotes borgésiennes, il a construit une figure plus attachante, plus spirituelle, plus généreuse que l'original historique.
    Ce petit livre de moins de cent pages est un parfait délice, héritier des inventions biographiques de Pío Baroja et de Marcel Schwob. (Alberto MANGUEL).

  • Juan Villoro raconte comment il s'est retrouvé à comparer l'intensité de deux des plus terribles tremblements de terre qu'a connus l'Amérique latine : Mexico 1985 et Santiago du Chili 2010. Convaincu que ces désastres devaient être racontés avec des voix impliquées représentatives, l'auteur a recueilli des témoignages d'où ne sont absents ni le suspens ni l'absurde.

    Avec la narration chorale sur les distinctes tragédies de survie à l'effroi, 8.8 de magnitude. La Peur dans le miroir fait appel à l'essai et au récit, mais aussi au témoignage d'autres écrivains qui, comme Kleist, racontent des tremblements de terres véritables ou fictifs dans le but de découvrir les dimensions d'une réalité mouvante.

  • 'J'ai toujours été intrigué par le fait que quelqu'un puisse perdre le fil de son discours et transformer une conférence en confidence. Jusqu'à quel point maîtrise-t-on les mots que l'on prononce ? Comme un acteur, le conférencier peut oublier son discours ou succomber à la tentation de révéler quelque chose de gênant ou de dévastateur. Conférence sur la pluie s'inscrit dans une longue tradition littéraire de la digression, c'est-à-dire, dans l'art distrait de dire une chose pour en dire une autre. Cet antécédent et d'autres m'ont incité à combiner les hésitations mentales et les prédicats amoureux du protagoniste avec une dissertation sur un sujet cardinal de la littérature : la relation entre la pluie et la poésie.'

  • Un homme de théâtre aigri par l'insuccès donne une conférence sur Shakespeare dans une petite ville. Il est déterminé à déboulonner le trop fameux "barde", à démonter les ressorts de celui qu'il estime n'être rien d'autre qu'un histrion, un plagiaire, un pisse-tirades sans scrupule... Sa jalousie envers le grand dramaturge élisabéthain va se développer en un crescendo à la démesure tout à fait shakespearienne, pleine de bruit et de fureur, qui conduira ce candidat à la folie à s'identifier à l'objet de sa haine. Merde à Shakespeare est un duel baroque et grandiose entre un vivant brisé par l'art et un trépassé glorieux. C'est aussi un hymne au théâtre. Chacun a le droit d'être Shakespeare !

  • Saudade

    Claribel Alegria

    • Atinoir
    • 12 Janvier 2018

    « Colomb dit qu'il a entendu chanter un rossignol dans les Caraïbes. Il n'y a pas de rossignols dans les Caraïbes. Moi, je crois que c'est Claribel Alegría qu'il a entendue. » Ernesto CARDENAL.

    « Claribel Alegria a eu la chance de recevoir en naissant le nom qu'elle mérite. Je la connais très très très bien et je sais qu'elle continuera à claribeller et à rendre le monde joyeux bien au-delà de sa mort qui n'arrivera jamais, parce qu'il y a très très très peu de femmes comme ça et elles ne sont jamais fatiguées de vivre encore et encore. » Eduardo GALEANO

  • Une oeuvre plus que jamais salutaire, envisagée pour la première fois à partir des innombrables références littéraires, cinématographiques et musicales qui font la spécificité de l'écriture de Taibo II et mettent, au-delà des jeux intertextuels, la littérature policière au service d' une conception de l' histoire et d' un projet social militant d' une incroyable originalité.

  • Un homme se réveille dans une vaste chambre vide. Qui est-il ? Il ne s'en souvient pas. Seuls émergent dans son esprit quelques vagues images de meetings politiques... Une inconnue apparaît, se disant chargée de l'accueillir dans le monde futur où il se trouve désormais, après avoir été ressuscité des morts. Canular ou cauchemar ?

    Ce bad trip nous embarque dans une visite guidée de l'avenir sous la forme d'un dialogue philosophico-burlesque que n'auraient renié ni Swift ni Ionesco, où l'intelligence artificielle en prend pour son grade. Contre-utopie terrifique et tordante dont le héros, politicien coincé dans un futur glaçant, est un amnésique inoubliable. Merde à l'intelligence artificielle !

  • Histoires d'Uruguay

    Collectif

    • Atinoir
    • 24 Août 2018

    Ce livre constitue une anthologie de nouvelles écrites par la jeune génération montante d'auteurs uruguayens qui ont vécu, enfants, la dictature militaire. Il permet de découvrir une autre facette de la littérature latino-américaine contemporaine.

  • Histoires argentines

    Francisco Urondo

    • Atinoir
    • 25 Septembre 2020

    Comme Rodolfo Walsh et Haroldo Conti, Fransisco Urondo a écrit jusqu'à la fin, au milieu des travaux, des urgences et des dangers de la vie clandestine. Pour ces piliers de la littérature nationale argentine il n'y eut jamais de contradictions entre la militance pour une patrie juste, libre et souveraine et la condition de l'écriture. Lorsqu'en ce temps de dépassion on se souvient des polémiques des années 1960 certains prétendaient faire la révolution dans leur écriture ; d'autres, abandonner leur écriture au nom de la révolution, on perçoit dans toute sa magnitude ce que Fransisco, Rodolfo, Haroldo nous ont montré : la profonde unité d'une vie et d'une oeuvre qu'un écrivain et ses textes peuvent atteindre.

  • Saint Remède

    Rafael Courtoisie

    • Atinoir
    • 15 Mai 2009

    Pablo Green, plongé dans son inconstance mentale, peut avoir des moments de grande lucidité mais aussi tomber dans une folie paranoïaque. Entre ces deux états, se déroule le récit extravagant, surprenant et parfois désopilant de Saint Remède. Il s'agit de décrire les transformations de ce jeune homme d'abord meurtrier de sa mère atteinte d'un mal incurable et qui devient, plus tard, un assassin en série. Une longue série qui débute avec la voyante et le médecin qui abusèrent de la confiance de Madame Green. Suivront, le voisin du dernier étage qui ne cesse de le torturer avec sa trompette, le concierge de l'immeuble, bel exemple de violence domestique, un médium sans scrupules. Et d'autres personnages vont s'ajouter à la liste.
    /> Pablo Green, un serial-killer au patronyme anglais qui, précisément, note ses pensées les plus épouvantables dans la langue d'un poète de la Beat Generation qu'il vénère.
    Pablo Green, un personnage-auteur, détracteur d'un romancier français contemporain, qui a des entretiens par téléphone avec deux grands écrivains latino-américains dans l'au-delà.
    Tout est possible mais tout est crédible. Tout est abracadabrant et étincelant mais aussi extrêmement sérieux avec le plus cru et le plus obscur de la condition humaine.

  • A la façon du décollage, cette technique pré street art qu'il inventa et qui consiste, en arrachant des fragments d'affiches urbaines, à faire naître des images surréalistes, un Malet en cache un autre.
    Référence oblige, leur inventaire est à la Prévert. Malet mistoufle, prolo précaire aux aubes poisseuses, l'errant des jours sans pain. Lointain frangin d'Orwell dans la dèche à Paris et à Londres.

  • L'écrivain guatémaltèque reconnu par Roberto Bolaño et traduit par Paul Bowles, raconte avec la forme du genre « non-fiction » les faits et les circonstances qui ont amené et entretenu l'extreme violence dans son pays.

  • Les orages

    Santiago Craig

    • Atinoir
    • 9 Octobre 2020

    L'auteur argentin Santiago Craig raconte huit histoires de personnages que le cours du temps obsède, de souvenirs qui ont pris la forme de mythes avant de devenir des fantasmes. Le désespoir quotidien de ces mondes les rapproche parfois du fantastique et de l'absurde. Et pourtant, leurs habitants ne sont jamais que des êtres humains qui naviguent dans le chaos de la vie, qui se trouvent et se perdent dans une maison trop grande, qui se reconnaissent grâce à l'odeur qui s'est imprégnée dans leurs cheveux.
    C'est parfois l'odeur de la fatigue et du savon blanc de la pauvreté toujours digne. C'est aussi parfois l'odeur dun repas, d'un corps q'uils ont aimé, de la famille qu'ils ont su fonder sous l'orage.
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  • Pichis

    Martin Lasalt

    • Atinoir
    • 9 Novembre 2018

    Premier livre traduit en français du romancier uruguayen Martín Lasalt, présent dans l'anthologie Histoiries d'Uruguay avec le premier chapitre du présent roman. Pichis, c'est l'histoire de deux jeunes marginaux dont l'activité principale est de fouiller dans les poubelles de Montevideo et de survivre. Une fable faite de dureté, d'amour et de beauté qui parle de réalités humaines et sociales dans le langage de l'absurde, avec les mots d'un monde et de la poésie.

  • " Il me semble que la poésie, sans recourir à la facilité d'un devoir être social, sans nous faire tomber à nouveau dans l'étroitesse programmatique des manifestes politiques ou esthétiques, a combattu depuis toujours et dans ses meilleurs moments le bavardage universel du grégaire, les miroirs vides devant lesquels beaucoup se lavent le masque avant de se laver la face. Il s'agit peut-être, comme l'écrivit Yoko Ono dans un de ses poèmes d'inspiration libertaire, de "danser en pleine obscurité"." Extrait de la préface d'Annick Stevens.

  • Cinquième receuil d'histoires venues des six pays d'Amérique centrale proposé par L'atinoir à la suite des rencontres "Centroamérica cuenta". On retrouvera dans les nouvelles de ces auteures et auteurs "un ensemble de voix qui présente un panorama de ce qu'est aujourd'hui l'Amérique centrale dans sa diversité complexe, traversée par différents phénomènes sociaux". Après Ernesto Cardenal et Sergio Ramirez (Prix Cervantes 2017), le receuil propose cette année un recit du grand écrivain du Honduras, Roberto Castillo.

  • L'écrivain mexicain Juan Villoro nous guide dans un voyage autour d'une table, celle de l'écrivain de fictions. La lutte ardue et difficile contre la page blanche, reflète incertitudes et doutes que tout écrivain doit livrer au cours du processus créatif. "Qu'est-ce qui nous fait passer la majeure partie de notre vie devant une table en plein chaos ?", se demande Villoro. Dans cet essai lucide, nous découvrons que les livres ne veulent pas être écrits et que tout le monde ne possède pas les conditions psychologiques et existentielles pour se battre contre la résistance qui amène les écrivains à s'éloigner des autres et à créer un monde parallèle.

  • Dans les contes d'Eduardo Monteverde ici réunis, on trouvera la démarche et les convictions d'un auteur, médecin et journaliste, qui a fait le choix de la littérature pour dénoncer les lâchetés, le cynisme et la férocité qui gouvernent notre temps. Eduardo Monteverde (Mexico 1949) a déjà été publié chez L'atinoir avec le roman Almagro dans ses brumes (2007) qui sera prochainement réédité.

  • Dans les sept contes de ce recueil, le lecteur retrouvera Henrik et d'autres personnages qui résistent, comme ils le peuvent, à la pègre, à la nuit, ou à eux-mêmes.
    Le jeune et talentueux Rodrigo Fuentes a choisi de les situer aux confins d'un Guatemala rural et isolé : une île, une montagne, une plantation de cannes à sucre, qui sont autant de décors mis au service de l'oralité, du silence et de la résistance. Car les personnages de ce recueil sont confrontés à la violence, à la séduction et à la cruauté des propriétaires.
    Et leur courage les mène parfois, le temps d'une bataille, à vaincre cette amoralité hostile à laquelle ils sont soustraits.

  • «Algunos quieren convertirme en un héroe, y en la criminalidad no hay héroes. No hay más que hombres que se han marginado y que no aceptan las leyes porque están hechas para los ricos y para los poderosos». «Certains veulent faire de moi un héros, alors qu'il n'y a pas de héros dans la criminalité. Il n'y a que des hommes qui sont marginaux, qui n'acceptent pas les lois, parce que les lois sont faites pour les riches et les forts».

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