Art Press

  • Anglais The beat scene

    Burt Glinn

    Ce volume présente une collection remarquable de photographies inédites de la Beat Generation du célèbre photographe Magnum Burt Glinn. On y découvre des clichés en noir et blanc et, exceptionnellement pour les images de cette époque, plus de 70 en couleur. Les photographies ont été prises entre 1957 et 1960 à New York et San Francisco et présentent presque toutes les personnes impliquées dans la scène beat, y compris Allen Ginsberg, Jack Kerouac, Gregory Corso, Laurent Ferlinghetti, LeRoi Jones, Jay DeFeo et bien d'autres.

  • Catherine Millet est née en 1948, à Bois-Colombes, dans la région parisienne.
    Elle est écrivain et critique d'art, directrice de la rédaction d'artpress, revue à la fondation de laquelle elle a participé en 1972.

    Elle est l'auteur d'ouvrages sur l'art contemporain, parmi lesquels Yves Klein (éd. art press/Flammarion, 1982), L'Art contemporain en France (éd. Flammarion, 1987, nouvelle édition mise à jour, 1994 puis 2005, 2015), L'art contemporain, histoire et géographie (éd. Flammarion 1997, nouvelle édition augmentée, « Champs Flammarion », 2006), Dalí et moi (Gallimard, 2005), Le Corps exposé (Cécile Defaut, 2011).

    En tant que commissaire d'expositions, elle a entre autres réalisé : Baroque 81 (Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, 1981), Douze artistes français dans l'espace (Tokyo, Séoul, 1985). Elle a également été commissaire de la section française de la Biennale de São Paulo en 1989, qui a reçu le Grand Prix du meilleur pavillon, et commissaire du Pavillon français pour la Biennale de Venise 1995.

    En 2001, elle a publié aux éditions du Seuil : La vie sexuelle de Catherine M., ouvrage qui a fait l'objet de plus de quarante traductions, puis en 2003, aux éditions Stock, Riquet à la houppe, Millet à la loupe, et en 2008, Jour de Souffrance, aux éditions Flammarion. Catherine Millet a publié son troisième ouvrage autobiographique, Une enfance de rêve, en avril 2014.
    D'art press à Catherine M., livre d'entretiens avec Richard Leydier paraît en 2011 aux éditions Gallimard.

    En 2012 et 2013 plusieurs événements et publications ont marqué l'anniversaire des 40 ans d'artpress, en particulier un album rétrospectif aux éditions de La Martinière et trois journées de rencontres, conférences et concerts à la Bibliothèque Nationale de France.

    En 2017, Catherine Millet publie Aimer Lawrence aux éditions Flammarion.

  • Ecrivain, psychanalyste, professeur émérite à l'université de Paris 7, Julia Kristeva est une représentante de la pensée française dont l'influence ne cesse de s'étendre en France comme à l'étranger. Son oeuvre, à la croisée de plusieurs disciplines, a d'abord abordé le champ de la linguistique avec des lectures nouvelles de Lautréamont, Mallarmé, Proust. C'est ensuite sur la psychanalyse que se sont portées ses recherches.
    Elle est l'auteur d'ouvrages sur l'abjection, la mélancolie, les nouvelles maladies de l'âme, qu'elle étudie à la lumière des textes littéraires, Dostoïevski et Marguerite Duras notamment, et qui l'aident à analyser le nihilisme de l'ère moderne. C'est sur tous ces grands sujets qu'artpress l'a interrogée au fil des années, mais aussi sur l'art : ne fut-elle pas responsable en 1998 de l'exposition Visions capitales au musée du Louvre ?

  • Attentif aux avant-gardes américaines, artpress a beaucoup publié les auteurs qui les ont accompagnées. Il fallait bien deux volumes pour réunir les interviews de plusieurs générations d'entre eux. Ce volume 1 réunit ceux qui ont contribué à définir le modernisme.
    À commencer par le plus célèbre, Clement Greenberg, dont l'approche formaliste a exercé une énorme influence dans les années 1950 et 1960. Le formalisme a été une école du regard que la génération suivante, celle de Rosalind Krauss et Michael Fried, a mis à profit avant de prendre ses distances. Rosalind Krauss pour s'intéresser notamment à la photographie, tandis que Michael Fried prenait en compte la place du spectateur.
    Quant à William Rubin, longtemps directeur du département de peinture et de sculpture au Museum of Modern Art de New York, il a démontré les liens profonds que les modernes entretenaient avec le primitivisme.

    Par Ann Hindry, Catherine Millet, Saul Ostrow.

  • Attentif aux avant-gardes américaines, artpress a beaucoup publié les auteurs qui les ont accompagnées. Ce volume est consacré à « l'après modernisme ».
    Rosalind Krauss et Michael Fried, tous deux formés à la méthode de Clement Greenberg, ont évolué. La première a dégagé la notion d'index et elle a eu recours au concept de l'informe, forgé par Georges Bataille. Le second a transposé son étude de la place du spectateur dans le champ de la photographie.
    On doit à Arthur Danto l'analyse la plus fouillée de l'oeuvre d'Andy Warhol, et à Leo Steinberg d'avoir abordé des thèmes en rupture avec le « puritanisme » du formalisme. Dave Hickey et sa prise en compte des formes culturelles les plus populaires, Fredric Jameson, l'un des premiers à avoir pensé « la logique culturelle du capitalisme tardif », sont des références incontournables du postmodernisme.

    Par Jean-Joseph Goux, Eleanor Heartney, Jacques Henric, Ann Hindry, Magali Nachtergael.

  • Aux côtés d'Aragon, Bataille, Klossowski, Céline, Genet, Louis Calaferte est un des écrivains français majeurs du 20e siècle. En 1953, il fit une entrée fracassante dans le monde des Lettres avec la publication d'un premier récit qui sidéra la critique et connut un énorme succès en librairie, Requiem des innocents, publié chez Julliard ; puis en 1963, aux éditions Tchou, un énorme roman récit jugé scandaleux, et qui fut à ce titre interdit pour pornographie, Septentrion.
    Calaferte faisait ainsi son entrée dans la catégorie des grands auteurs maudits. Ces résistances des moralistes de toutes obédiences ne l'empêchèrent pas, souvent dans l'adversité, la révolte, la solitude, de poursuivre jusqu'à sa mort, en 1994, une oeuvre romanesque, théâtrale, poétique, abondante et puissante, toujours porteuse d'une insoumission de fond aux bassesses et aux lâchetés de son temps.

  • Marcelin Pleynet est une des grandes figures de la poésie contemporaine, héritier de Rimbaud et de Lautréamont auxquels il a consacré des études. Depuis son premier recueil, paru en 1962, Provisoires Amants des nègres, il n'a eu de cesse d'englober dans la définition de son écriture non seulement la subjectivité et la métaphysique, mais aussi la biographie et l'histoire. Écriture ouverte aussi sur les images, puisque ses écrits sur l'art ont influencé toute une génération de peintres, notamment ceux du groupe Support-Surface qu'il soutint en critique engagé. Il a également beaucoup contribué à rétablir le dialogue entre l'art américain et l'art européen en le dégageant des rivalités nationalistes.
    Secrétaire de rédaction de Tel Quel, revue phare des avant-gardes dans les années 1960 et 1970, il est aujourd'hui celui de l'Infini (Gallimard). Longtemps en charge de la chaire d'esthétique à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il a aussi accompagné artpress dès le premier numéro qui ouvrait sur sa relecture critique, toujours actuelle, du mythe Marcel Duchamp.

  • Qu'est-ce que le politique ? interroge Jacques Rancière au fil de ses ouvrages. A la fin des années 1970, il anime le collectif et la revue les Révoltes logiques, qui envisagent les représentations du social. Plus tard, ce sont les liens entre politique, esthétique, cinéma et littérature qui sont explorés. Le premier entretien donné à artpress a lieu en 2000. Jacques Rancière vient de publier le Partage du sensible.
    Esthétique et politique, ouvrage qui se situe au-delà des débats d'alors sur la crise de l'art, la fin des idéologies, et qui étudie les nouvelles formes de visibilité de l'art. A cet égard est emblématique le travail de Dominique Gonzalez-Foerster, avec qui il dialogue dans le 2e entretien, car non réductible à un système globalisant et figé. Avec W J T Mitchell, la discussion porte sur une critique philosophique de la théorie des images.

  • Romancier et pamphlétaire, souvent cité par des écrivains, tel Michel Houellebecq, Philippe Muray, décédé en 2006, a été pendant de longues années l'un des principaux collaborateurs d'artpress. La revue l'avait interviewé à l'occasion de la sortie de ses livres, notamment son prophétique 19e siècle à travers les âges. Il fut également un excellent lecteur de Céline, Michelet, Renan, des philosophes grecs et des Pères de l'Eglise, mais aussi de Jonathan Swift, proposant une interprétation inédite des Voyages de Gulliver.
    Son acuité, son humour sont toujours aussi pertinents pour dénoncer les archaïsmes et les conformismes de notre société. Ce recueil paraît alors que vient de sortir en librairie le tome 1 de son Journal, resté inédit, et qui pourrait bien être son grand oeuvre.

  • René Girard est l'inventeur de la théorie mimétique. Son premier livre, Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), met au jour les ressorts du «désir triangulaire» à travers une approche des grandes oeuvres littéraires. Ses intuitions lui permettent d'élaborer une anthropologie comparée des formes du religieux archaïque. La question du mécanisme victimaire fait ainsi l'objet de la Violence et le Sacré (1972).
    Il entreprend ensuite de récapituler les grands acquis de sa recherche dans Des choses cachées depuis la fondation du monde, en 1978, date du premier entretien dans artpress, où il évoque l'importance pour lui des textes bibliques. Ces entretiens montrent que sa pensée, plus que jamais actuelle, est une clé décisive pour interpréter les phénomènes de violence contemporaine.

  • Né en 1965, Nicolas Bourriaud est le critique français de sa génération qui bénéficie de la réputation internationale la plus large. Le concept qu'il a forgé d'"esthétique relationnelle", pour désigner des pratiques artistiques ambitionnant de reconquérir le lien social, a été repris dans le monde entier. Il lui a aussi permis de fédérer un certain nombre d'artistes parmi les plus représentatifs de notre époque, tels que Pierre Huyghe, Philippe Parreno, Rirkrit Tiravanija, Thomas Hirschhorn.
    Co-fondateur du Palais de Tokyo à Paris, devenu le lieu d'exposition le plus emblématique de la création contemporaine, Nicolas Bourriaud est l'un des rares à avoir tenté, dans son livre intitulé Radicant, une analyse des conséquences de la globalisation. Il a été conservateur de la Tate Britain (Londres) et, à ce titre, responsable de la Tate Triennale en 2009. Parmi les nombreuses expositions qu'il a organisées, notons les biennales de Moscou, Lyon, Taïpei...

  • L'oeuvre de Philippe Parreno s'est imposée dans les années 1990 quand une génération d'artistes, dont il est l'un des principaux représentants, s'écartant du goût pour le "néo" de la décennie précédente, a renoué avec les objectifs analytiques des avant-gardes : redéfinition de l'espace d'exposition, déconstruction des médias, intérêt pour la façon dont les objets s'inscrivent dans un contexte, une histoire, plus que pour leur production proprement dite.
    A rebours de la tradition qui voulait rendre compte du réel à travers la fiction, Philippe Parreno veut faire entrer la fiction dans le réel pour mieux réinventer celui-ci. Des institutions majeures ont consacré des expositions à cette oeuvre singulière : le musée d'art moderne de la Ville de Paris, le Centre Pompidou, le Mamco de Genève, le Palais de Tokyo...

  • Tout récit, écrivait Georges Bataille, n'a de chance d'atteindre une « vision » que s'il naît d'une « épreuve suffocante, impossible ». Philippe Forest est un des écrivains dont l'oeuvre entière (romans et essais) est née d'une telle épreuve : avoir été le témoin d'un réel « impossible » que furent l'agonie et la mort de sa petite fille. Dire le scandale absolu de ce réel-là, telle est la contrainte qui l'a conduit à livrer - de l'Enfant éternel, son premier roman, à Crue, le dernier paru - non la vérité d'un Moi, dont il sait qu'il n'existe jamais que comme fiction, mais celle de la littérature, dont la fonction suprême a toujours été de dire le « désastre d'exister ». Philippe Forest échappe néanmoins à toute tentation nihiliste : confronté à l'énigme de l'existence du Mal, chacun de ses livres affirme la puissance de la vie, quand cette vie est vécue dans la conscience de la mort.

    Par Jacques Henric, Anne-Gaëlle Saliot.
    Préface de Tiphaine Samoyault.

  • Jacques Henric est un collaborateur d'artpress depuis les débuts de la revue et les chroniques qu'il y signe sont réputées pour leurs choix enthousiastes en même temps que pour leurs critiques mordantes de l'actualité littéraire et le regard lucide qu'elles jettent sur des débats idéologiques. Ses romans mêlent étroitement l'autobiographie, l'Histoire (la politique) et une réflexion sur l'image picturale, photographique ou cinématographique.
    Son essai la Peinture et le Mal (1983, 2000) a fait date au moment où s'engageait une relecture de la modernité. Dans Politique, il retrace son itinéraire de militant politique et d'écrivain qui fut celui de beaucoup d'intellectuels de sa génération, comme de celles qui l'ont précédée.

  • Des peintres de sa génération, Marc Desgrandchamps est l'un de ceux qui se sont le mieux imposés sur la scène artistique internationale. Qui ne connaît ses grandes figures de baigneurs et de baigneuses aux corps transparents, laissant apparaître des paysages souvent mélancoliques ! Il n'avait pas cinquante ans quand le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective en 2006. Une autre a suivi au musée d'art moderne de la Ville de Paris en 2011.
    II est intervenu dans les pages d'artpress pour parler de son oeuvre bien sûr - sources, lapsus formels, images doubles - mais aussi de littérature, de musique et de cinéma. Au fil des entretiens, la relation entre ces différentes disciplines éclaire une oeuvre où «l'apocalypse guerrière ou économique est toujours en suspens», mais qui est avant tout préoccupée de formes.

empty