Le Retour Aux Sources

  • À partir de sept chapitres traitant de sujets divers accompagnant de nombreuses cartes, l'auteur tente de reconstituer pièce après pièce un immense puzzle planétaire...

  • Comment survivre en ville ? Le monde va mal. Nous entrons dans une période d accélération et de convergence de problèmes considérables : surpopulation, pénurie de pétrole et de matières premières, dérèglements climatiques, mondialisation débridée, dettes colossales, crises économiques, politiques, sociales, alimentaires, sanitaires... Il est à craindre que tout effondrement de vie « normale », temporaire ou de longue durée, prendra le plus grand nombre d entre nous au dépourvu et nous plongera, nos familles et nos amis avec, dans un monde sans pitié, entre famines et violences, entre révoltes et guerres. Et pour la majorité de la population qui vit en ville, dans de véritables rues barbares, ces crises n en seront que plus grandes, que plus dures. Pour Piero San Giorgio, auteur du best seller « Survivre à l effondrement économique », et pour Vol West, auteur du blog « Le Survivaliste » la survie est une préoccupation quotidienne. Dans ce livre, ils partagent leurs expériences et leur savoir-faire. Eau, nourriture, hygiène, défense, lien social... en conditions de crises économiques, sociales et sanitaires majeures... vous saurez tout sur la mise en place d une véritable Base Autonome Durable urbaine ! Si vous ne lisez pas ce livre, nous ne donnons pas cher de votre peau d habitant urbain ! Etes-vous prêt ? Attachez vos ceintures, enfilez votre gilet pare-balles, c'est parti !

  • Survivre à l'effondrement économique : tout est dans le titre.

    En 400 pages extrêmement bien documentées, Piero San Giorgio expose les raisons pour lesquelles il faut se préparer à un véritable effondrement des bases matérielles de notre monde contemporain, quels sont les scénarios possibles de cet effondrement, et surtout comment s'y préparer.

    Reprenant le concept de Base Autonome Durable, l'auteur propose ici un récapitulatif de ce qu'il faut faire pour être réellement autonome, et de manière durable. De l'alimentation à la sécurité en passant par la constitution d'un lien social pérenne en situation d'effondrement, tous les aspects pratiques d'un plan de sauvegarde personnelle sont abordés.

    Une lecture indispensable.

  • Le siècle de 1914 à 2014, avec sa croissance économique et ses avancées sociales, construit grâce à l'abondance de ressources naturelles et au progrès technologique, aura été pour les femmes, « leur » siècle. Pourtant, les crises existent toujours : accidents de la route, cambriolages, incendies, perte d un emploi, décès d un proche, attaques physiques violentes, viols, émeutes, désastres naturels, attentats terroristes, accidents industriels ou nucléaires, pénuries de nourriture, inflation soudaine, épidémies, guerres... Si devant cette réalité inconfortable, beaucoup choisiront l'inaction ou la victimisation, d autres choisiront l' action. Dans Femmes au bord de la crise, Piero San Giorgio, auteur du best-seller Survivre à l'effondrement économique, relate le témoignage de femmes qui ont toutes fait le choix de rester libres, autonomes et indépendantes, afin de faire du XXIe siècle un âge enfin adulte et intelligent pour les femmes, les hommes et leurs familles.

  • La vision effrayante qu'a Kunstler d'un futur sans pétrole a attiré autant l'attention des écologistes que celle des dirigeants d'entreprises. Ses idées ont stimulé un vaste débat sur notre dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles et de nos institutions financières et gouvernementales dysfonctionnelles. Depuis lors, Kunstler est devenu un commentateur incontournable de tout ce qui touche le futur. Dans "Too much magic L'amérique désenchantée", Kunstler évalue ce qui a changé au cours des sept dernières années et nous montre que dans le monde d'après, balayé par la crise financière, ses idées n'ont jamais été aussi pertinentes.
    Dans "Too much magic - L'Amérique désenchantée", Kunstler décrypte les brillantes visions du futur, telles que rêvées par des esprits excessivement optimistes qui pensent que la technologie résoudra tous nos problèmes. Leurs visions lui rappellent les voitures volantes et les robots domestiques qui étaient les images futuristes dominantes des années 1950. L'idée que se fait Kunstler du futur est beaucoup plus sobre : il analyse les diverses technologies (fermes verticales, fracturation hydraulique, éthanol de maïs) suggérées comme solutions immédiates à la crise énergétique et n'en trouve aucune qui puisse marcher à long terme pour guérir une société dépendante vis-à-vis des automobiles assoiffées d'essence, éprise d'un idéal inefficace de banlieues pavillonnaires, et refusant de changer fondamentalement son mode de vie énergivore. Kunstler propose également des idées concrètes quant à la manière dont nous pouvons favoriser notre adaptation à une société om le robinet de pétrole sera très vite à sec.
    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l'attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise.

  • « La Russie sauvera le monde » écrivait le regretté Jean Dutourd. Plus modestement, la Russie peut-elle aider l'Europe à se sauver elle-même ? C'est la question qui nous a conduit, en plus d'une affection pour une grande nation et grande alliée de la France, à nous interroger sur le renouveau russe.

    Qui aurait pu penser à la chute de l'Union soviétique que la Russie reviendrait au premier plan de la puissance. La tragique « modernisation » économique de la Russie entraîna plus d'un million de victimes, exemple comme un autre d'un hiver démographique qui pouvait condamner l'ex-géant soviétique. Le prestige diplomatique de la Russie ne survivait pas sans la béquille de la diplomatie américaine. L'économie et la société russe tombèrent aux mains d'anciens dignitaires soviétiques devenus de véritables seigneurs de guerre à la faveur de la privatisation des monopoles d'Etat.

    Mais dès 1997, la Russie reprend la conscience puis la maîtrise d'elle-même. C'est ce phénomène qui amènera l'arrivée au pouvoir, au terme d'une grave crise de régime, de Vladimir Poutine.

    Vladimir Poutine et son équipe proche ont réussi en dix ans à refaire une Russie-puissance. Le constat est là, quelles que soient les critiques que l'on puisse faire au régime et aux hommes qui le servent. Du marché global de l'énergie jusqu'au maintient de la paix dans la zone stratégique d'Asie centrale (cf. entretien avec Alexandre Knyazev), la Russie est aujourd'hui un acteur mondial incontournable.

    Des stratégies de diabolisation (cf. article sur la russophobie) et de néo-containment (article d'Alexandre Latsa sur les révolutions colorées) ont été mises en place. Cette stratégie de diabolisation, mise en place à travers des intellectuels stipendiés ou idiots utiles d'une propagande grise (cf entretien avec Daniel Salvatore Schiffer), a permis de détourner les élites européennes avec des résultats variables de l'axe France-Russie ou Europe-Russie (voir l'article de Xavier Moreau).

    Toutefois la russophilie populaire, issue d'une très ancienne connivence intellectuelle franco-russe (voir l'article de Jean-Gérard Lapacherie) fit que la russophobie dans toute sa gamme idéologique (de Thierry Wolton à André Glucksmann) ne put passer la barrière de Saint-Germain-des-Prés et des médias dominants.

    L'émergence économique et énergétique chinoise, l'affaiblissement de la puissance américaine, la menace allemande sur les économies européennes, conjugués avec l'une des plus grandes crises de l'histoire du capitalisme, nous oblige à regarder notre allié russe dans sa vérité. Le grand historien Martin Malia écrivait que ce que l'on prend pour le fatalisme slave n'est rien de plus que la conscience que la Russie aurait pu ne pas être. Cette fragilité, le champ de ruines satisfaites qu'est l'Europe aujourd'hui devra l'apprendre. Cette Europe qui se laisse vivre sans même s'interroger sur elle-même, sur son devenir et plus profondément sur sa singularité et son caractère contingent (Voir l'entretien avec Bernard Bruneteau).
    Le retour de la Russie est aussi un des facteurs du retour des politiques de puissance, nous commençons une série sur ce thème avec La Turquie et les grands nationalismes asiatiques. La mondialisation heureuse se dissipe, le multilatéralisme est un fait, nous entrons dans un monde plus libre mais plus incertain. La conscience de la fragilité joua pour la Russie, le rôle du déclin en France, une conscience de la nécessité de l'action, la pensée de survie et l'horizon de guerre nécessaire pour persévérer dans son être et demeurer libre.

  • Alors que les officines de propagande israéliennes ont bien failli faire supprimer toute référence à la « Nakba » des manuels scolaires français (c'est déjà fait aux Etats-Unis ou en Israël...), que le président de la République française, s'entretenant en privé avec Barack Obama laisse échapper : « Je ne supporte plus Netanyahou, c'est un menteur ! », que la France a voté « OUI » à l'adhésion à part entière de la Palestine à l'UNESCO, il était temps de rétablir certaines vérités qui auraient pu tomber dans les oubliettes de l'histoire. Pour rappel, la Nakba est « la catastrophe » pour les Palestiniens qui furent chassés de chez eux en 1948, parfois dans d'horribles massacres, lors de la guerre d'Indépendance d'Israël. Le 15 mai 1948 est, pour les Israéliens, jour de fête nationale et, pour les Palestiniens, jour de deuil. Cet ouvrage, « Le Conflit Israélo-Palestinien, des origines cananéennes de la Palestine à sa demande d'adhésion à l'ONU », démonte pas à pas la thèse « officielle » d'Israël en apportant des preuves écrites noir sur blanc et en faisant voyager le lecteur à travers près de quatre millénaires d'histoire.

  • Retours

    Patrick Gofman

    Les cartes postales chargées à bloc de Patrick Gofman.... Un livre qui parle de vacances, de voyages... et de retours !

    Le grand reporter Henri Béraud épatait les foules et leur vendait des centaines de milliers de livres, avant la guerre (1939-45), en leur contant ce qu'il avait vu à Moscou, Rome ou Berlin, sans sortir d'Europe. C'était il y a bientôt cent ans. Moscou était à trois jours de train, et le visa pour l'Union Soviétique (où Kamenev, en 1925, était « indiscutablement l'homme le plus important », croyait Béraud) demandait un mois de démarches.

    En 1968 encore, mon envol sur KLM pour une autre planète, Houston (Texas, USA), causa quelque émotion dans ma petite famille, à Caen (Calvados).

    Mais nous sommes à présent au XXIe siècle. Et je ne m'étonne pas de recevoir une carte postale de l'île Maurice, dans l'océan Indien, où mon frère a conduit son épouse et leurs quatre enfants, simplement pour animer leur Nouvel An 2014.

    Je n'escompte donc nullement vous éblouir avec mes pérégrinations à Léningrad, Madagascar ou Washington D.C. Un million de Français visitent les États-Unis chaque année. J'espère seulement retenir votre attention, une heure ou deux, en partageant un regard sui generis sur des horizons qui demeurent lointains, à bien des égards.

  • La destruction des liens symboliques entre les hommes attise la haine et la xénophobie. En de telles circonstances, la lutte contre les discriminations semble rendre possible une société multiculturelle, tolérante et ouverte. Illusions. Ces mots sont en réalité ceux de l'idéologie libérale. Leur seule fonction véritable est la réalisation d'un marché du travail libre et non faussé, pour une exploitation maximale de la main d' uvre, pour une humanité de consommateurs. La lutte contre les discriminations est un dispositif de domination, qui brise les liens existants non conforme au marché : il s agit de diviser pour régner. Les valeurs n'y ont aucune place ; seuls sont réels les rapports de force. Ce livre propose un changement de paradigme à ceux qui refusent l emprise de ce Système. Rupture avec les perspectives de la tradition de droite, axée sur une perception biologique de la pluralité humaine ; mais rupture aussi avec les perspectives de la tradition de gauche, qui se trouve désormais recyclée dans l'ingénierie sociale capitaliste. Nous devons nous unir pour résister, non en réconciliant les traditions politiques du passé, mais en les dépassant. Le tissage des sociétés humaines, c'est le lien. Et le lien ne se réduit pas aux libres contrats : c'est la langue, les symboles, les histoires. Une pensée de l'homme qui permette une résistance efficace au totalitarisme contemporain sera, nécessairement, une pensée du lien. C'est précisément pour l'interdire que le Système conduit une très fumeuse « lutte contre les discriminations » : cette lutte est, en fait, menée contre de nouvelles encyclopédies, encore à construire. Libérons-nous de l'emprise sournoise de ce discours en trompe-l'oeil : écrasons l'infâme !

  • La crise de l'Europe donne lieu à des commentaires contrastés - entre l'effondrement prédit par les euroréalistes, qui posent que toute construction hors-sol est vouée à disparaître, et l'emballement des euro-inconditionnels, pour qui la faillite de l'idée européenne n'est tout simplement pas pensable. Il faut dire que si les plans de sortie de crise, de remise à plat même, existent bel et bien, ils ne sont pas portés par des élites au pouvoir. Lesquelles, nouveaux médecins de Molière, savent mieux saigner que sauver leur patient.

    Et pourtant les échéances arrivent à terme. La crise de l'Euro, comme l'explique Jean-Luc Gréau, va remettre en cause l'équilibre communautaire. Les questions sociales (Philippe Arondel) et géostratégiques (Jean-François Susbielle) se feront de plus en plus présentes dans un contexte général de destruction des États (David Mascré et Pierre Hillard).

    Plus profondément les essentielles questions d'identité se sont effacées du débat (Bernard Bruneteau). C'est sur ces questions que reviennent, dans un magnifique échange, Jean-François Mattéi et Françoise Bonardel.

    L'exhaustivité n'est pas de ce monde, mais nous souhaitons en tout cas que les jalons ici posés soient, pour nos lecteurs, d'utiles munitions à l'heure de repenser l'idée européenne...

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