Francois-Marie Banier

  • Daniel Dongris est un peu las de la vie qu'il mène depuis trois ans avec Jeanne. Il rencontre Théa, mais n'est-ce pas plutôt Charles, l'amant de Théa, qui compte pour Daniel ? Décidé, comme il dit, à être peintre, Daniel n'a jamais peint. Peut-être n'arrivera-t-il jamais à peindre. En réalité, Jeanne, Théa, Charles, la peinture, rien de cela n'est important à ses yeux face au mal de vivre, à la difficulté d'être.
    Déjà, dans son premier roman, Les résidences secondaires, François-Marie Banier avait montré, avec la gaieté trompeuse d'un écrivain qui avait tout juste vingt ans, comment, face aux crispations d'une société installée, la singularité et la vérité de certains sentiments peuvent éclater ou gagner comme des personnages propres, indépendants.
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  • Imprudences

    François-Marie Banier

    • Steidl
    • 3 Octobre 2016

    J'aime les gens. Je ne suis ni un écrivain, ni un dramaturge, ni un photographe, je suis avant tout encore un enfant qui veut toujours savoir qui est qui. Au premier regard, au-delà d'un visage, d'un reflet, je peux voir une figure, un style, un univers intérieur vibrant sous la lumière de la lune ou du soleil et surtout je vois la force que nous avons tous pour continuer face aux tempêtes, aux doutes et aux rires pour atteindre notre paradis secret. » François-Marie Banier Dans ce nouveau livre de photographies, Imprudences, François-Marie Banier montre une fois de plus son grand talent d'observateur. Composé majoritairement de portraits d'humains et d'animaux ou encore de natures mortes, les photographies noir et blanc de cet ouvrage nous transportent dans les rues et demeures de différentes villes autour du globe. Tel un impressionnant collage, ce livre présente un ensemble de poèmes, dessins et pensées écrites à la main par l'auteur, ajoutant aux photographies différents niveaux de lecture.

  • Que se veulent-ils ? Pourquoi continuent-ils à se parler ? Frédérik et Louise, qu'une confusion des lignes téléphoniques a mis en contact par hasard, et qui ne se décident pas à couper le fil. Deux solitudes - l'un et l'autre sortent d'une aventure d'amour malheureuse -, deux échecs, mais ce n'est pas pour essayer de se raccrocher l'un à l'autre, de se sauver l'un par l'autre, qu'ils restent mutuellement à l'écoute. Là est la force du travail de François-Marie Banier : rien ne se "nouera" entre Frédérik et Louise, selon les recettes de la vieille rhétorique théâtrale. Ces deux solitudes, jusqu'au bout, resteront deux solitudes ; et leur échange, une vaine tentative de communication. La femme, plus magique, plus habituée à son désert, sachant le peupler de ses rêves ; l'homme, plus désemparé, plus maladroit. Mais l'une et l'autre n'ayant guère plus d'existence que des ondes captées sur le fond bruissant d'une ville en pleine désagrégation, qui pourrait bien être Tanger, avec ses deux faces tournées vers deux mers.

  • Sans la moindre idée préconçue, François-Marie Banier sort tous les jours de chez lui, le plus souvent sur deux roues, appareil de photographie au poing, pour voir à quoi aujourd'hui ressemblent la vie, les gens, ses frères et soeurs de rire, de chagrin, de gouaille, de solitude, de désirs. Happé par la vie, la richesse et la complexité singulière de chaque être, il se lance vers ces figures, sources de tant de réflexion, de rêve et de mystère. Travailleurs de rue aux allures de guerriers mythologiques, promeneurs, passants, couples, solitaires, ils ont vécu des histoires et des épreuves que nous ne pouvons que deviner, qui laissent sur leur visage, dans leur démarche, leur apparence, les traces d'un chemin toujours visible qui nous touche. À travers la photographie, François-Marie Banier est l'humble et définitif dépositaire de ces dessins, de ces destins.

  • L'Hôtel du Lac. Un lieu de passage ou un lieu de vacances ? Quelques clients, fascinés par eux-mêmes, à travers une femme, leur révélateur le plus juste - révélateur ou provocateur - ? jouent chaque soir un « jeu de la vérité ». C'est Clément qui dirige. Qui est-elle ? la star de Transit, légende vivante, palpable et insolite. Et encore ? Reste Mme Clément. Elle n'a rien dit. Ou trop. La règle étant de tout dire. Mais qui est Constantin ? Le seul homme qu'elle a aimé ? Qu'on peut aimer ? Alors pourquoi Pierre ? Pourquoi ce « jeu » ? Pour être libre ? Connaître sa vérité c'est être libre ? Peut-être... Mais ce jeune homme - Pierre - a une autre réponse.

  • "People are like letters of a secret alphabet. There is a secret within them, a treasure they always carry with them. A person's character, this tiny little thing that lets them stand out profoundly, cannot be better embraced than with a photographic portrait." François-Marie Banier The distinctive iconography of François-Marie Banier's latest body of work, Never stop dancing, stems from his unconditional interest in every single subject. Predominantly shot in Paris, New York, Brazil and Africa within the last two years, this book celebrates the good old days of analogue photography as much as human beings in all their diversity. Banier's dictum that "everybody is a piece of art" has materialized in this volume in neatly printed black and white.
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  • Quand les yeux de l'enfance ont gardé leur vision implacable, mais si juste, et que s'y ajoute le regard de l'adolescent tantôt scandalisé, tantôt amusé, que s'y ajoute, par surcroît, ce détachement léger, allégeant, de l'humour, que l'on dit sagesse de l'expérience, on écrit : " Les Résidences Secondaires ".Le temps des grandes vacances, qui n'est pas toujours rose, il s'en faut ! Un village près de Paris. Les beaux jours arrivent. Les résidences secondaires s'animent. Certaines sont habitées à longueur d'années. D'autres s'ouvrent pour la circonstance. Bientôt les résidents sont là. Au grand complet. Alors, derrière eux, se lèvent les grands montreurs de marionnettes : la Douleur, l'Amour, le Plaisir, l'Ambition, la Mort, qui vont agiter ces pantins secondaires. Sous la lumière de beaux jours, de leur joie ou de leur maussaderie, de leurs eaux vives, de leur brise, de leurs arbres, de leurs rocailles, fièrement résident les résidents. Ils sont de tous les âges. Ils se fréquentent ou s'ignorent (exprès). S'éprennent, se déprennent, se comprennent, se méprennent. Se découvrent et se " ratent ". Combinent, supputent, calculent, au rythme de ces vacances qui est celui de la vie, qui n'en prend pas, elle, de vacances ! Le village est spectateur. Il commente. C'est le choeur du Théâtre Antique tenu par les servantes de Molière. Puis le temps passe. Déjà l'automne, les premières feuilles vont tomber. Les brumes s'élever. Les montreurs plient bagages. Les pantins s'affaissent. Certains cassés à mort. Le village a repris sa vie propre et tout a disparu.François-Marie Banier, bien que très jeune, comprend ce dont il s'agit. Son premier roman, pour fantaisiste qu'il soit, a la gravité de l'expérience. Il connaît la vie et ses résidents. À peine adolescent, il a tourné le dos au luxe familial. Ainsi le livre s'est formé au courant des jours de sa mémoire. Parfois l'étonnement le saisit : " Non pas vrai ! Ils étaient comme ça ? " et d'éclater en cocasseries. Ces résidents secondaires dans leur résidence, on ne les oubliera pas. Ça, je vous le jure ! mais comme le dit souvent dans la vie réelle, F.M.B., au milieu d'un sursautant silence provoqué par une de ses remarques-éclairs : " Tant pis ! c'est lâché. ".Théo Léger

  • Quand les yeux de l'enfance ont gardé leur vision implacable, mais si juste, et que s'y ajoute le regard de l'adolescent tantôt scandalisé, tantôt amusé, que s'y ajoute, par surcroît, ce détachement léger, allégeant, de l'humour, que l'on dit sagesse de l'expérience, on écrit : " Les Résidences Secondaires ".

    Le temps des grandes vacances, qui n'est pas toujours rose, il s'en faut ! Un village près de Paris. Les beaux jours arrivent. Les résidences secondaires s'animent. Certaines sont habitées à longueur d'années. D'autres s'ouvrent pour la circonstance. Bientôt les résidents sont là. Au grand complet. Alors, derrière eux, se lèvent les grands montreurs de marionnettes : la Douleur, l'Amour, le Plaisir, l'Ambition, la Mort, qui vont agiter ces pantins secondaires. Sous la lumière de beaux jours, de leur joie ou de leur maussaderie, de leurs eaux vives, de leur brise, de leurs arbres, de leurs rocailles, fièrement résident les résidents. Ils sont de tous les âges. Ils se fréquentent ou s'ignorent (exprès). S'éprennent, se déprennent, se comprennent, se méprennent. Se découvrent et se " ratent ". Combinent, supputent, calculent, au rythme de ces vacances qui est celui de la vie, qui n'en prend pas, elle, de vacances ! Le village est spectateur. Il commente. C'est le choeur du Théâtre Antique tenu par les servantes de Molière. Puis le temps passe. Déjà l'automne, les premières feuilles vont tomber. Les brumes s'élever. Les montreurs plient bagages. Les pantins s'affaissent. Certains cassés à mort. Le village a repris sa vie propre et tout a disparu.

    François-Marie Banier, bien que très jeune, comprend ce dont il s'agit. Son premier roman, pour fantaisiste qu'il soit, a la gravité de l'expérience. Il connaît la vie et ses résidents. À peine adolescent, il a tourné le dos au luxe familial. Ainsi le livre s'est formé au courant des jours de sa mémoire.
    Parfois l'étonnement le saisit : " Non pas vrai ! Ils étaient comme ça ? " et d'éclater en cocasseries. Ces résidents secondaires dans leur résidence, on ne les oubliera pas. Ça, je vous le jure ! mais comme le dit souvent dans la vie réelle, F.M.B., au milieu d'un sursautant silence provoqué par une de ses remarques-éclairs : " Tant pis ! c'est lâché. ".

    Théo Léger

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