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jean pierre chevènement
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Res Publica : 20 ans de réflexions pour l'avenir
Collectif, Jean-Pierre Chevènement
- Plon
- 24 Octobre 2024
- 9782259320610
"Pour que ces objectifs restent accessibles à la France, il faut que celle-ci retrouve et redonne confiance en elle-même. Cela a un nom : le courage." Jean-Pierre Chevènement
" Comment, dans ce monde fragmenté et divers, garder le cap de l'intérêt public ? Pour Res Publica, qui a organisé en vingt ans près de cent quatre-vingt-dix colloques donnant lieu à cette publication, il n'était pas question de faire une synthèse qui eût contredit notre souci de garder, sur tous les sujets, le débat ouvert.
C'est pourquoi, nous avons demandé à une vingtaine de contributeurs d'éclairer les conditions de maintien de notre indépendance dans le siècle qui vient, en s'appuyant à la fois sur une réflexion quant à l'avenir du modèle républicain français et sur notre capacité à faire évoluer les outils de la souveraineté nationale.
Il y a dans cet ouvrage collectif des munitions pour l'avenir. Le point essentiel concerne la construction européenne et le sens de notre politique étrangère. Porter notre voix dépend des libertés que nous serons capables de prendre vis-à-vis du modèle néolibéral. La République est à repenser, alors que l'esprit de la Ve a été profondément dévoyé. En son coeur, il y a l'école et, bien sûr, face aux obscurantismes, la laïcité. L'enjeu de l'intégration de nouvelles générations à la France va de pair avec la préservation du modèle de la nation civique. -
Qui veut risquer sa vie la sauvera
Jean-Pierre Chevènement
- Robert Laffont
- 17 Septembre 2020
- 9782221218464
Jean-Pierre Chevènement nous fait entrer, pour la première fois, dans sa vie personnelle et familiale pour mieux nous raconter cinquante ans d'histoire française, d'engagements et de combats hors du commun.
D'une enfance meurtrie dans la France occupée, il tirera l'énergie de paris successifs, mû par l'idée que celui « qui veut risquer sa vie la sauvera » (saint Matthieu). Il rencontre « l'Histoire en train de se faire » durant la guerre d'Algérie. À son retour, il entreprend avec une poignée de camarades de construire une autre offre politique à gauche, qui passe par la création du CERES, la rencontre avec François Mitterrand, le congrès socialiste d'Épinay, d'où s'élance une génération avide de « changer la vie ». Le « Che » nous raconte la conquête du pouvoir de 1971 à 1981 comme un véritable roman, où se mêlent audaces stratégiques et luttes opiniâtres.
Multipliant savoureuses anecdotes et portraits sans concession, il démythifie la « deuxième gauche » et croque avec une douce ironie son leader, Michel Rocard. Il évoque Mitterrand à différents moments d'une relation de trente ans, où la complicité le dispute à l'affrontement. Il dépeint aussi les figures de Laurent Fabius et de Lionel Jospin, et rappelle le rôle injustement sous-estimé de Pierre Mauroy et de Jacques Delors qui surent dire « non » à Mitterrand.
Éducation nationale, Défense, Intérieur : pendant près de dix ans, Chevènement donnera une colonne vertébrale à l'État. Quand viennent, en 1989-91, le grand retournement du monde et le triomphe planétaire du capitalisme financier, il ne renonce pas : non à la guerre du Golfe et au clash des civilisations ! non à Maastricht et à une Europe coupée des peuples ! Il éclaire les raisons toujours actuelles qui le conduisirent à mettre en pratique à trois reprises sa célèbre formule « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne », contre la « parenthèse libérale » en 1983, contre la guerre du Golfe en 1991 et contre le démantèlement de l'État républicain en Corse en 2000. Bref, il nous explique comment nous en sommes arrivés là.
Ce récit majeur passionnera tous ceux qui se demandent comment relever les défi s d'aujourd'hui et de demain. Il permet aussi de mesurer la dimension exceptionnelle de l'homme d'État, son exigence morale et intellectuelle qui lui valent aujourd'hui respect et considération.
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Qui veut risquer sa vie la sauvera : mémoires
Jean-Pierre Chevènement
- Points
- Points Document
- 23 Septembre 2021
- 9782757889695
De la politique, Jean-Pierre Chevènement a tout connu : la reconstruction du parti socialiste, l'aventure de l'union de la gauche, la responsabilité du pouvoir en qualité de ministre et le courage d'y renoncer lorsque les choix des gouvernants ont heurté ses convictions. Jean-Pierre Chevènement est un homme d'engagement, l'une des voix les plus emblématiques de la vie politique dont la trajectoire singulière relate plus d'un demi-siècle d'histoire française. Un récit majeur qui passionnera tous ceux qui se demandent comment relever les défis d'aujourd'hui et de demain.
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Loin de se contenter d'une simple recension d'ouvrages déjà existants, l'auteur a entrepris dans ce volume de présenter aux lecteurs les moments forts de son expression publique, tout au long d'un demi-siècle de vie politique.
Il a regroupé par grands thèmes les textes qui lui ont paru essentiels pour illustrer sa philosophie et sa vision du monde, les concepts qui donnent sens à son engagement (la Nation et la République, l'État et le Citoyen), les domaines où sa réflexion s'est plus particulièrement exercée (la recherche et l'éducation, l'Europe, la relation de la France avec l'Allemagne ou la Russie, l'évolution du concept d'État-stratège dans la mondialisation, la défense et la politique de la France dans le monde, le défi de l'islam radical...).
Le lecteur pourra ainsi apprécier l'évolution de la pensée de J.-P Chevènement mais aussi sa continuité depuis qu'adolescent il s'est irrésistiblement senti attiré par la politique. Le sens de la politique, pour lui, n'a jamais changé : c'était l'Histoire en train de se faire, et pas n'importe quelle histoire : celle de la France. On ne naît pas impunément en 1939. C'est de la brûlure suscitée par une défaite sans précédent dans l'histoire de notre pays qu'est née sa « passion » de la France au sens mystique du mot. Il n'y avait pas pour lui de plus bel idéal que de servir son pays et de l'aider à se relever d'un désastre inouï. « Pressentais-je qu'il y faudrait longtemps, et sans doute plus que la vie d'un homme ?, écrit-il dans sa préface. Cette vue décourageante ne m'a jamais effleuré. » Chevènement revient ici sur les combats, les fidélités, les ruptures qui ont jalonné son parcours singulier. Il évoque son admiration pour Charles de Gaulle, ses relations complexes avec François Mitterrand, ses démêlés avec le Parti socialiste, enfin ce qu'il appelle « les impasses de la gauche » amplement vérifiées depuis l'élection d'Emmanuel Macron, dont il fournit ici une subtile analyse.
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Les étiquettes accolées à Jean-Pierre Chevènement avant mai 1981 ont jauni : le leader de l'aile gauche du Parti Socialiste, marxiste intransigeant, s'est mué en ministre d'État, chargé de la Recherche, puis de l'Industrie, enfin de l'Éducation. L'ex-enfant terrible de la gauche a pris tout le monde à contre-pied en préconisant une démarche, des valeurs qui dépassent le traditionnel clivage gauche-droite. Banale évolution devant le choc des réalités et à l'épreuve du pouvoir, ou véritable révolution culturelle provoquée par les années de crise ? Jean-Pierre Chevènement s'en explique ici, interrogé par Hervé Hamon et Patrick Rotman sur son action, le bilan de la gauche au terme d'une législature, les grands problèmes qu'affronte notre société, la place de la France dans le monde. Surtout, il propose une voie qui permette à notre pays de faire face à la fantastique mutation qui en tous domaines change les données c'est le «pari sur l'intelligence», pour mettre la France à l'avant-garde de la recherche, de l'éducation et des technologies nouvelles. Pour cette nouvelle époque, il trace ainsi les contours d'un projet de rassemblement de tous ceux qui veulent à travers une France forte et indépendante donner sens à l'avenir.
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La République prend le maquis
Jean-Pierre Chevènement, Robert Colonna d'Istria
- Éditions Mille et Une Nuits
- 12 Septembre 2001
- 9782842056322
Le 5 mai 2001, à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Chevènement interpellait vigoureusement les députés lors du débat sur le projet de loi relatif à la Corse. En désaccord avec le gouvernement Jospin sur l'évolution des tractations, il avait démissionné en septembre 2000.
L'ouvrage reproduit son discours, remarquable morceau de bravoure politique qui détone dans le consensuel climat de renoncement actuel selon lui, les accords de Matignon constituent un bricolage institutionnel qui non seulement entraînera la République dans un engrenage mortel , destiné à satisfaire les exigences indépendantistes , mais aussi livrera la Corse à des intérêts peu transparents.
Car il est encore temps de mettre un terme à une trop longue dérive de la Corse et à l'abdication de l'État français devant les problèmes récurrents de l'île. Robert Colonna fustige l'attitude de celui-ci, qui les considère avec fatalité et imagine comme remèdes milliards de francs débloqués et pouvoirs délégués. Un autre traitement est possible.
Jean-Pierre Chevènement a été ministre de l'intérieur de 1997 à2000. Robert Colonna d'Istria est historien. ii est notamment l'auteur d'une Histoire de la Corse. -
1914-2014 ; l'Europe sortie de l'histoire ?
Jean-Pierre Chevènement
- Fayard
- 16 Octobre 2013
- 9782213672571
On peut prédire, sans risque de se tromper, que la commémoration, en 2014, du déclenchement de la Première Guerre mondiale sera instrumentée à des fins politiques. Au nom du « Plus jamais ça ! », il s'agira, pour nos classes dirigeantes, de justifier la mise en congé de la démocratie en Europe au prétexte, cent fois ressassé, de sauver celle-ci de ses démons.
Même si comparaison n'est pas raison, il m'a paru éclairant, pour comprendre comment l'Europe a été progressivement sortie de l'Histoire, de rapprocher les deux mondialisations, la première, avant 1914, sous égide britannique, et la seconde, depuis 1945, sous égide américaine, chacune posant la question de l'hégémonie sans laquelle on ne peut comprendre ni l'éclatement de la Première Guerre mondiale ni l'actuel basculement du monde de l'Amérique vers l'Asie. La brutale accélération du déclin de l'Europe ne tient pas seulement aux deux conflits mondiaux qu'a précipités un pangermanisme aveugle aux véritables intérêts de l'Allemagne. Elle résulte surtout de la diabolisation de ces nations nécessaire à des institutions européennes débilitantes qui ont permis leur progressive mise en tutelle par de nouveaux « hegemon » .
Afin de ne pas être marginalisée dans la nouvelle bipolarité du monde qui s'esquisse entre la Chine et l'Amérique, l'Europe a besoin de retrouver confiance dans ses nations pour renouer avec la démocratie et redevenir ainsi actrice de son destin. Rien n'est plus actuel que le projet gaullien d'une « Europe européenne » au service du dialogue des cultures et de la paix, une Europe compatible avec la République, où la France et l'Allemagne pourront oeuvrer de concert à construire l'avenir d'un ensemble allant de la Méditerranée à la Russie. Dans une « réconciliation » enfin purgée de ses ambigüités et de ses non-dits : celle de deux grands peuples capables de poursuivre ensemble leur Histoire.J.-P. C. -
Politique étrangère n.1 : 1914-2014: la grande guerre et le monde de demain
Politique Etrangere
- Politique Etrangere
- Politique Etrangere
- 25 Mars 2014
- 9782365672290
A un siècle de distance, les crises européennes partent d'obsessions étrangement comparables ; pour déboucher sur des résolutions différentes. Le siècle qu'inaugure la Première Guerre mondiale a tout dessiné de notre temps : la sauvagerie des guerres techniques, l'illusion de l"entente des nations, un concept de sécurité collective qui peine à s'imposer, l'incertitude sur le destin d'une Europe à la puissance à la fois centrale et relative...Le premier numéro 2014 de Politique étrangère projette l'héritage du premier conflit mondial sur notre avenir. De quelles formes de conflit sommes-nous aujourd'hui les héritiers ? Que faire du droit international ? L'Europe survivra-t-elle à son pacifisme actuel ? L'Asie est-elle le prochain champ d'affrontement des nouvelles puissances ? Le Moyen-Orient arrivera-t-il à digérer la fin des empires qui l'ont mis en coupe réglée ?
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La comparaison des deux mondialisations libérales, la britannique avant 1914 et l'américaine depuis 1945, peut aider à comprendre comment la seconde pourrait éviter de trouver une issue comparable à celle de la première : la Grande Guerre de 1914, matrice des catastrophes du xxe siècle. Derrière les deux mondialisations il y a toujours la question de l'« hegemon » : hier entre l'Empire britannique et l'Empire allemand, aujourd'hui entre les Etats-Unis et la Chine. Deux guerres mondiales imputées bien à tort aux nations européennes elles-mêmes ont servi à justifier, depuis soixante-dix ans, leur mise en tutelle dans le cadre d'une construction européenne à la fois technocratique et inféodée. Afin de ne pas être marginalisée dans la nouvelle bipolarité du monde, l'Europe doit aujourd'hui retrouver confiance dans ses nations pour renouer avec la démocratie et redevenir ainsi actrice de son destin.
Rien n'est plus actuel que le projet gaullien d'une « Europe européenne » qui, à partir d'un dialogue rééquilibré entre la France et l'Allemagne, permettrait de créer un acteur géopolitique allant de la Méditerranée à la Russie. Cette « Grande Europe » éviterait le tête-à-tête mortifère résultant de la nouvelle bipolarité du monde au xxie siècle.
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Les choix politiques (dérégulation, monnaie unique) effectués dans les années 1980-1990 ont mis la France dans une redoutable impasse. Peut-on faire confiance, pour nous en sortir, aux idéologues qui nous ont fourvoyés ?La crise de l'euro résulte de son vice initial de conception. Elle est devant nous. L'Allemagne détient la clé, mais sait-elle ce qu'elle veut ? Et la France, là-dedans, que veut-elle ?Jean-Pierre Chevènement montre comment remettre le Peuple français debout. Il propose ensuite à la France deux scénarios de sortie de crise pour construire une « Europe européenne », maîtresse de son destin dans le siècle qui vient.Jean-Pierre Chevènement a été l'un des refondateurs du Parti socialiste d'Epinay (1971) et un artisan de l'union de la gauche. Plusieurs fois ministre de 1981 à 2000, il est aujourd'hui sénateur du Territoire de Belfort et président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Il entend peser dans la campagne présidentielle de 2012.
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Un défi de civilisation ; la seule stratégie pour la France
Jean-Pierre Chevènement
- Fayard
- 12 Octobre 2016
- 9782213693699
Sidération. les attentats terroristes et le spectre de la guerre civile nous ont pris à l'improviste. Comme en 1870 et en 1940, la France se découvre un ennemi qu'elle n'avait pas vu venir et qu'elle peine d'ailleurs à définir.
D'abord comprendre : nommer les maux, mais avec de justes mots.
La gravité des attentats tient aux faiblesses qu'ils révèlent et que nos élites ont laissé se creuser au fil des ans.
Pour remonter aux causes, déplaçons notre regard du terrorisme djihadiste mondialisé vers une « globalisation » devenue folle. Cette globalisation a modifié la hiérarchie des puissances, créé les fractures sociales, géographiques, générationnelles, miné la démocratie, suscité frustrations et rejets, particulièrement dans le monde musulman. Elle a mis en crise le modèle républicain et périmé le projet européen initié par la France après 1945.
Le fond de l'affaire ne serait-il pas que nous ne savons plus aujourd'hui qui nous sommes ni ce que nous voulons faire ?
Face à une globalisation, mère d'un nouveau chaos mondial, la France a encore les moyens de faire face, en donnant vie, de concert avec l'Allemagne, au projet d'Europe européenne, de l'Atlantique à l'Oural, que le général de Gaulle avait conçu pour elle. Seul levier pour peser au xxie siècle entre les États-Unis et la Chine, et renouer avec l'universel en ouvrant au monde, y compris musulman, un horizon de progrès.
Dans les épreuves, des forces de résilience insoupçonnées sont en train de surgir, qui sont aussi des forces spirituelles : regain d'un patriotisme républicain, à la fois de principes et enraciné dans toute notre histoire, laïcité éclairée par la Raison, universalisme du réel.
Le bateau France a encore les moyens de se redresser. Jean-Pierre Chevènement dessine la carte d'une confiance retrouvée. Le bateau France n'a besoin que d'un cap : un projet politique qui soit aussi un projet de civilisation.
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« J?ai conçu ce livre de témoignage comme un filet marin : des noeuds, autant d?événements auxquels j?ai participé ou de grands dossiers que j?ai portés, mais aussi des fils courant de l?un à l?autre, restituant les problématiques d?ensemble dans lesquelles, pendant plus de trente ans, j?ai cru devoir inscrire mon action.
Un récit sans langue de bois autant qu?une interprétation de l?histoire.
J?ai choisi de m?exprimer à découvert, avec le souci d?être juste, autant que possible, en tout cas sincère, et dans le seul but de servir la France selon l?idée que je m?en fais?
Pour une nouvelle donne mondiale, sa voix reste indispensable afin de faire émerger d?Europe une volonté politique par rapport aux Etats-Unis, non pas contre eux, mais indépendamment d?eux. Ce projet, aujourd?hui presque indicible, est le seul qui vaille, le seul qui mérite qu?on se batte, le seul qui nous redonne une perspective historique. » Jean-Pierre Chevènement
Ce livre est celui d?un esprit libre, engagé dans l?action. Fourmillant de révélations, de portraits, d?anecdotes, riche d?analyses percutantes, il est aussi l?histoire de la France et du monde de ces dernières décennies. Un livre incontournable : nul essayiste ou historien de ces trente dernières années ne pourra l?ignorer. Il éclaire le passé d?un jour sans concession et nous aide à lire beaucoup de notre avenir. Dans un monde politique où la droite et la gauche paraissent également dépourvues de vision, il dessine un projet enthousiasmant pour la France et l?Europe au XXIe siècle. -
Etes-vous pour ou contre l?Europe ? et non pas : Etes-vous pour ou contre le texte dit de « Constitution européenne » ? Voilà le subterfuge imaginé par ceux d?« en haut » pour faire approuver, à l?esbroufe, par ceux d?« en bas » un noyau dur de règles contraignantes, tirées d?un credo libéral dogmatique, sous un magma de procédures illisibles et paralysantes.
Qui pourrait être contre une Europe organisée et pacifique ? Tout est dans la méthode utilisée. Or, les propagandistes du « oui » se réfugient dans l?incantation et la dénonciation de ceux qui osent leur porter la contradiction sur le fond. Ils agitent toutes les peurs.
Jean-Pierre Chevènement, au contraire, démonte, avec rigueur et de manière percutante, les dispositions de ce texte et sa logique dans le contexte de la « globalisation ». Il ouvre surtout la voie d?une Europe indépendante et solidaire, refondée dans la démocratie des nations. Pour construire « un acteur européen stratégique » dans le monde multipolaire du XXIe siècle, il n?y a nul besoin de cette « Constitution », bien au contraire? -
La faute de M. Monnet
Jean-Pierre Chevènement
- Fayard
- L'idee Republicaine
- 18 Octobre 2006
- 9782213630830
Véritable plongée dans la généalogie de la construction européenne, à travers le personnage de Jean Monnet, son « inspirateur », cette analyse au scalpel est également une réfutation en règle de l'idéologie «post-nationale », théorisée par Jürgen Habermas, qui prétend déconnecter la démocratie de la nation.
Mais Jean-Pierre Chevènement propose aussi d'ouvrir une voie nouvelle : celle d'une «République européenne capable d'exister par elle-même»,confédération de «nations républicaines» partageant le même socle de valeurs et un projet commun d'indépendance et de solidarité. -
Entretiens ; jean-pierre chevènement
Jean-Pierre Chevènement
- Michel De Maule
- 28 Septembre 2006
- 9782876231955
Ce soir, nous avons le très grand plaisir de recevoir Jean-Pierre Chevènement.
Témoin il le fut, et ô combien. Il le fut puisqu'on sait le rôle essentiel qu'il a joué à Epinay. On sait très bien que s'il n'avait pas été là, François Mitterrand n'aurait pas, comme on dit, " gagné " Epinay, et s'il n'avait pas " gagné " Epinay, il n'aurait peut-être pas été président de la République et s'il n'avait pas été président de la République, cette réunion n'aurait pas eu lieu.
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La France va-t-elle se résigner à sortir définitivement de l'Histoire pour devenir un simple parc d'attractions, à l'extrémité occidentale d'une Europe elle-même marginalisée ? Ou bien trouvera-t-elle la force de redevenir la nation de citoyens dont elle a fourni le modèle pour offrir un avenir à sa jeunesse et continuer son histoire ?
Dans ce livre décapant, Jean-Pierre Chevènement éclaire le chemin par lequel nous en sommes arrivés là. Au moment où la monnaie unique, créée il y a vingt ans à Maastricht, prend l'eau, il montre comment le « pari pascalien » de François Mitterrand sur un au-delà des nations appelée « Europe » n'a pas seulement recouvert le ralliement de la gauche française au néo-libéralisme, mais s'enracine dans un doute plus ancien de nos élites sur la France.
Méditation sur le destin de notre pays, entre de Gaulle et Mitterrand, il rend enfin lisible, dans toute sa cohérence, l'histoire de notre dernier siècle. Il fournit ainsi les clés qui peuvent permettre un retour de la France du XXIe siècle au premier rang des nations.
Jean-Pierre Chevènement est l'un des artisans décisifs du Congrès d'Epinay (1971) qui a refondé le Parti socialiste, il est l'auteur des programmes de ce parti en 1972 et 1979 et l'un des négociateurs du Programme commun de la gauche (1972). Plusieurs fois ministre de 1981 à 2000 (Recherche, Industrie, Education nationale, Défense, Intérieur), il défend depuis longtemps l'idée d'une « autre politique ». Président d'honneur du MRC, sénateur du Territoire de Belfort, il est aussi vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat. -
Personne ne le conteste : l´éducation sera l´un des grands thèmes de la campagne électorale à venir. Car l´école est au coeur du pacte républicain. Elle est le lieu privilégié de transmission du savoir et de la culture. Autant de raisons de débattre et de bâtir les programmes des différents candidats.Mais cette fois, il y a plus, car l´école est au centre de lourdes interrogations. Pourquoi l´échec scolaire ne recule-t-il pas ? Comment faire pour mieux préparer les élèves à la vie professionnelle ? Comment revenir dans le peloton de tête des pays les plus performants en matière d´éducation ?Toutes ces questions, parfois polémiques, ont nourri ces entretiens entre Luc Chatel et Jean-Pierre Chevènement. Deux hommes politiques très différents par leur formation et leur engagement. Et pourtant, ces deux personnalités ont de nombreux points communs : ils ont tous les deux été en charge du ministère de l´Industrie avant de prendre les rênes du « mammouth », le gigantesque ministère de l´Education nationale. Et ils ont tous les deux tiré de leur première expérience ministérielle une vision forte de l´économie, et la conviction que la France devait adapter son système éducatif aux défi s du futur et de la compétition internationale.Mais chacun à sa façon et sans, bien sûr, manquer à la vocation fondamentale de l´école qui est d´instruire et de former le jugement du citoyen.Jean-Pierre Chevènementa été ministre de l´Industrie de 1982 à 1983 puis ministre de l´Education nationale de 1984 à 1986. Il est candidat à l´élection présidentielle de2012.Luc Chatela été secrétaire d´Etat chargé de l´Industrie et de la Consommation entre 2008 et 2009, auprès de la ministre de l´Economie. Il est ministre de l´Education nationale depuis juin 2009.Menés parNicolas Beytout, journaliste économique et politique qui a dirigé les rédactions desEchoset duFigaroavant de prendre la direction de plusieurs médias rassemblés au sein du groupeLes Echos, ces entretiens nourriront à coup sûr la campagne électorale de 2012.
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Montre que le conformisme qui est dans notre civilisation et la faiblesse franaise sont plus craindre que la force allemande, claire le chemin d'une Europe redfinie partir des peuples et des identits nationales, la seule raliste.
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Jean-Pierre Chevènement évoque les sujets d'actualité à la lumière de son engagement et de son expérience.
Radicalisation et violence à tous les étages, surgissement
face aux États-Unis d'un rival systémique - la Chine -
plus puissant que ne le fut jamais l'URSS, l'Europe coincée
entre les deux géants, invasion de l'Ukraine par la Russie,
retour de l'arme nucléaire dans le calcul des stratèges. Jean-
Pierre Chevènement nous donne sa lecture d'un monde
fracturé sur lequel le sommeil de la Raison semble s'être
installé.
Après un magistral résumé des mutations du capitalisme
contemporain, l'auteur montre comment l'Europe, subterfuge
de la mondialisation libérale, ne s'est pas préparée aux
épreuves qui l'attendent et se trouve précipitée, par une logique
de pouvoir incontrôlée, vers une confrontation apparemment
inévitable.
Pour y parer, il n'y a pas qu'une seule réponse. Il faut à
la fois relever l'Europe par la démocratie qui vit dans ses
nations, réapprendre à produire à notre pays, redécouvrir
l'État, remettre la citoyenneté et la puissance de l'éducation
au coeur de la République, refaire enfin de la France la messagère
de l'universel et des valeurs des Lumières. -
Si l'échec de la gauche, en mars 1978, a semé le doute et découragé chez certains l'espoir qui s'était un moment manifesté à l'égard de la gauche, Jean-Pierre. Chevènement n'est pas de ceux qui renoncent. Engagé, dès son retour d'Algérie, dans l'entreprise de transformation du parti socialiste (1964), à la tête du C.E.R.E.S. (Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation socialistes) dont il est l'un des fondateurs, Jean-Pierre Chevènement a été l'un des artisans du Congrès d'Epinay (1971) le rédacteur du programme socialiste (Changer la vie) et l'un des négociateurs du Programme commun (1972). Si le projet de créer en France les bases d'une société socialiste implique une volonté persévérante, Jean-Pierre Chevènement montre, à travers son expérience concrète à Belfort dont il est l'élu depuis 1973, comment les transformations d'ensemble, qu'il s'agit de réaliser, se préparent dès maintenant dans les luttes et dans l'explication politique de tous les jours, ce qui est pour lui la définition de l'autogestion. Il nous fait part de son expérience d'élu local et régional, autant que de sa réflexion de responsable national. Il nous donne ainsi un aperçu de ce que signifie un travail politique de fond, liant constamment une pratique quotidienne de la démocratie et un cap politique fermement tenu. La conviction de Jean-Pierre Chevènement est que la crise dans laquelle notre pays s'enfonce est non pas derrière nous, mais pour l'essentiel devant nous. Répondre à ce défi et reconstituer le tissu démocratique aujourd'hui pour offrir demain aux travailleurs et à notre peuple la perspective d'une autre société, telle est la tâche du militant socialiste, qui doit savoir que lier la théorie et la pratique n'est pas un exercice d'ascèse personnelle, mais la seule garantie pour demain d'un socialisme démocratique qui ne soit ni récupéré par le capitalisme, ni dévoyé dans la bureaucratie.
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Nos élites bien-pensantes exècrent la République qu'elles ne font profession de révérer, à l'occasion, que pour mieux la vider de toute substance concrète. Elles offrent la France à l'extrême droite pour mieux s'en débarrasser. Elles haïssent le peuple, la France qu'elles disent moisie, celle qui n'a pas pris - et pour cause - le train de leur modernité ; la France larguée des laissés-pour-compte, la France méprisée, la France muselée, médiatiquement conditionnée à saluer leur réussite : salauds de pauvres s'ils ne tombent pas à genoux ! Dans ce livre, qui retrace et met en perspective son action de ministre de l'Intérieur depuis juin 1997, Jean-Pierre Chevènement ne déroge pas à la tradition du coup de gueule, propre aux hôtes les plus marquants de la place Beauvau : L'argent et le politiquement correct ont scellé des noces de fer. Le politique est soumis à un permanent chantage. Il rampe devant la pression médiatique. Jean-Pierre Chevènement, lui, ne rampe pas pour développer sa conception de la République, traduite en actes. Un livre éclairant et percutant.
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La collection La rose au poing s'adresse à tous ceux qu'intéresse l'effort des socialistes pour définir, à travers l'union de la gauche, le projet d'une société différente, capable de résoudre les problèmes qui se posent en France aujourd'hui. Qu'il s'agisse de politique ou d'économie, d'idéologie ou de culture, elle voudrait être un instrument d'information et de réflexion, le lieu d'un débat où pourront s'exprimer, et se corriger mutuellement, des opinions diverses, dont le dénominateur commun est la recherche du socialisme dans la liberté. Selon Gramsci, il y a crise quand le vieux ne meurt pas et quand le neuf ne veut pas naître. Le vieux monde ne veut pas mourir : de la guerre d'Algérie qui cristallisa son engagement politique à la nouvelle crise du capitalisme, en passant par mai 1968, Jean-Pierre Chevènement, aujourd'hui député de Belfort et, aux côtés de François Mitterrand, l'un des responsables du PS, retrace l'itinéraire des batailles livrées pour que le neuf puisse naître. Une étape essentielle dans ce combat a été la signature du Programme commun dont le CERES (Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation Socialistes) fut, dès sa fondation, un ardent protagoniste. L'auteur apporte des révélations inédites sur les conditions dans lesquelles fut élaboré ce programme. Il analyse la crise actuelle du monde capitaliste, la stratégie de Kissinger, et les perspectives ouvertes à l'unité populaire en Europe. Enfin, aspect le plus attendu, voici une réflexion sur l'autogestion, anticipation du neuf, de ce que peut être un socialisme à la française dans le dernier quart du XXe siècle. Mouvement global de la société, qui transforme et recompose toutes les institutions, l'entreprise, l'État, l'école, la famille, la commune, l'autogestion est la perspective dans laquelle doit s'inscrire le Programme commun pour changer la vie.