Pierre Barillet

  • En septembre 1964, Paris réserve un triomphe à Fleur de Cactus, la comédie de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, et à sa créatrice, Sophie Desmarets. La pièce se jouera deux ans aux Bouffes-Parisiens. Lauren Bacall l'interprète à Broadway en 1965, puis Ingrid Bergman joue dans son adaptation cinématographique, à Hollywood, en 1969. Depuis, Fleur de Cactus a fait le tour du monde. Pierre Barillet évoque avec son brillant talent de conteur ses rencontres avec Sophie Desmarets, Lauren Bacall et Ingrid Bergman.

    Ces souvenirs drôles et émouvants, émaillés d'anecdotes, font revivre l'histoire d'une comédie qui n'a pas pris une ride. Un « bonus » de Fleur de Cactus que les amateurs de théâtre dégusteront avec plaisir quand le rideau sera tombé une fois de plus sur les applaudissements suscités par cette irrésistible comédie que reprend Catherine Frot.

  • Dans le coeur des cinéphiles, elle reste Irena Dubrovna, inquiétante séductrice au regard de chat, l'héroïne de Cat People (La Féline), le chef d'oeuvre de Jacques Tourneur. Mais le parcours de Simone Simon, piquante jeune première d'opérette devenue vedette de cinéma avec Lac aux dames (1934) de Marc Allégret, est celui d'une star française qui conquit aussi Hollywood, travaillant avec Guitry, Renoir (La Bête humaine), King, Dieterle, Ophuls (La Ronde, Le Plaisir), jouant avec Raimu, Tyrone Power, James Stewart et Jean Gabin.

    Cette femme-enfant fut un vrai bourreau des coeurs : Marc Allégret, George Gershwin, Jean Gabin, Garson Kanin, et bien d'autres succombèrent à son charme irrésistible, avant qu'elle ne rencontre le grand amour auprès du séduisant Alec Weisweiller. La vie mouvementée et romanesque de Simone Simon, contée par Pierre Barillet qui fut de ses amis, est un vrai scénario de cinéma !

  • 1f - Décor : un salon - Durée : 50 min.
    Avec ces deux monologues inédits, Pierre Barillet nous transporte dans son univers, peuplé de stars de cinéma des années 1920, de courtisanes et de divas d'après-guerre. L'auteur dresse le portrait intime et tendre de deux vedettes : Stella Marco (tout droit sortie de l'imagination de l'auteur) et Nadine Picard, comédienne que Pierre Barillet a bien connue. Deux portraits de femmes flamboyantes, que l'auteur peint en clair-obscur, pour mieux donner à voir leur profondeur.

  • Gustave et Louise

    Pierre Barillet

    Elle est féministe. Il est phallocrate. Elle est socialiste. Il est réactionnaire. Elle est bohème. Il est rangé. Elle est toujours prête à se battre pour les justes causes. Il n'est qu'égoïsme. Ils ne sont d'accord qu'au lit. Encore que Flaubert considère l'amour comme une diversion, et pour Louise, il est primordial. Elle est possessive et passionée. Lui, il ignore la jalousie. À travers leur correspondance (essentiellement les lettres de Flaubert) leurs amours sporadiques nous sont révélees. Gustave et Louise raconte l'histoire de cet amour contratrié où l'on voit non seulement se dessiner la carrure exceptionnelle de Flaubert mais aussi celle de la femme qui fut la première à pressentir le génie de son amant et inspira Madame Bovary.

  • Produire de plus élégamment frivole et brillant. Ils connaissent leurs premiers succès en 1900. Amis proches de Marcel Proust et, comme lui, ardents dreyfusards, Flers et Caillavet s'associent pour partir à l'assaut du Boulevard où ils vont régner pendant quinze ans en maîtres incontestés. Ils triomphent avec des ?uvres satiriques telles que Le Roi, Le Bois sacré, L'Habit vert.
    De son côté, Francis de Croisset recherche le scandale avec des comédies d'une audace calculée, et il devient, tant par son ?uvre que par sa vie privée, la cible favorite des médias.
    Parallèlement au théâtre, ils vont chacun poursuivre une carrière de journaliste qui conduira Robert de Flers à la direction du Figaro.
    La mort de Gaston de Caillavet sépare prématurément les deux associés, et Robert de Flers se retrouve seul sur le théâtre de la guerre 1914-1918 où il joue entre la France et la Roumanie un rôle héroïque et diplomatique de premier plan. La paix revenue, il reprend sa place et signe encore quelques éclatants succès avec Francis de Croisset, qui remplace Gaston.
    Ces trois seigneurs du rire nous font découvrir le monde des coulisses, la troupe éblouissante des Variétés, mais aussi les salons, essentiels à la vie sociale, intellectuelle et politique de l'époque - particulièrement celui de Madame Arman de Caillavet, mère de Gaston, fréquenté par Anatole France et Léon Blum.

  • Soixante ans de théâtre et de vie parisienne.
    Pierre Barillet nous raconte le parcours d'un auteur dramatique, de la Libération à nos jours : une farandole de comédiens, de célébrités, de figures moins connues, qu'il a admirés et aimés et dont il brosse les portraits avec autant d'humour que d'émotion. En 1950, il signe avec Jean-Pierre Grédy une première comédie. Le Don d'Adèle leur vaut d'emblée la célébrité. Ils multiplient les succès. Fleur de Cactus connaît un retentissement mondial.
    Spectateur attentif, Pierre Barillet ressuscite le souvenir de soirées mémorables. S'il rend à Jean Anouilh et aux auteurs dits de Boulevard la place qu'ils méritent, il s'intéresse tout autant aux entreprises plus audacieuses, plus engagées. Parallèlement à son parcours personnel qu'il indique en filigrane, il décrit l'évolution de l'homosexualité dans le théâtre, sujet encore tabou, il y a un demi-siècle.
    Il évoque aussi le Paris des années 50, ses fêtes luxueuses, ses frivolités ; ses expériences professionnelles à Broadway, la faune d'Hollywood ; l'explosion de Mai 68 et son influence sur la création. À la ville comme à la scène, une vie remplie de rencontres exceptionnelles, d'amitiés, de quelques chagrins, mais surtout d'enthousiasmes et de passions.

  • La réponse

    Pierre Barillet

    Daniel Devoldère, homme d'âge mûr, critique musical de renom, est attablé à une terrasse de café quand vient le jeune homme qu'il attendait. Thierry Charvet a vingt ans et vient d'arriver à Paris pour ses études. Un certain Pavel les a mis en contact. On ne le verra jamais. Dans l'ombre, ce " marionnettiste " semble tirer les ficelles d'une relation qui va se lier, le long d'une année, à cette même terrasse. Une amitié complexe faite de non-dits, de désir et de jalousie. Avec La Réponse Pierre Barillet signe une oeuvre forte et délicate où il pose la question de la difficulté d'être soi-même face à l'autre.

  • " Pendant les années 1940-44 marquées par la peur et les privations, l'adolescent que j'étais alors, comme tant d'autres garçons entre 17 et 20 ans, poursuivait ses études et s'éveillait aux mystères d'une sexualité encore confuse.
    " Mais ma priorité, c'était le théâtre.
    " Jean Cocteau, Charles Trenet, Christian Bérard étaient pour moi comme des astres, et les satellites gravitant autour d'eux formaient une constellation qui éclairait la nuit noire de l'Occupation.
    " Grâce à leur parrainage, et surmontant une timidité presque maladive, je m'étais glissé dans les coulisses des principales salles parisiennes.
    De la loge de Jean Marais qui s'enroulait dans les drapés pourpres de la tragédie à celle d'Yvonne Printemps en train de réinventer son visage aux couleurs de Watteau, j'assistais à la métamorphose de ces mortels en demi-dieux, et je m'épanouissais dans ces zones privilégiées qui devenaient mon Olympe.
    " Dans une véritable course d'obstacles de théâtre en théâtre, je me lançais à la conquête des vedettes alors régnantes qui fortifiaient mes ambitions, favorisaient mon apprentissage, et me préparaient à exercer ce " plus beau métier du monde " dont parle Sacha Guitry.
    " Je m'installais dans le trompe-l'oeil de cet univers exaltant où se racontaient de si belles histoires, en ignorant celle, tragique, qui s'écrivait au-dehors, et je me trouvais comme protégé de tous les dangers qui menaçaient le monde extérieur.
    " PIERRE BARILLET

  • Dans le Montparnasse des Années folles, Bronia Perlmutter, jeune émigrée russo-polonaise de seize ans qui pose pour Kisling, rencontre Raymond Radiguet, au Bal Bullier, en mars 1923. L'écrivain, que Le Diable au corps vient tout juste de rendre célèbre, a dix-neuf ans. C'est le début d'une liaison amoureuse que désapprouve Jean Cocteau, témoin de cette poignante histoire d'amour qui finit en tragédie par la mort de Radiguet à l'âge de vingt ans, le 12 décembre 1923.

    Devenue l'épouse du cinéaste René Clair, Bronia jettera désormais un voile sur son passé. Mais à la fin de sa vie, elle se confie à son ami l'auteur dramatique Pierre Barillet, qui nous livre aujourd'hui ce précieux témoignage.

  • Théâtre

    ,

    • Omnibus
    • 31 Octobre 2013

    Tout au long de la seconde moitié du XXe siècle, Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy ont signé ensemble une trentaine de comédies qui ont fait les beaux soirs du théâtre de boulevard pendant des centaines, voire des milliers de représentations.
    Plus qu'une signature, Barillet et Gredy sont un label : le vaudeville dans ce qu'il a de meilleur, des répliques acérées, une énergie et une gaieté communicatives, servies par la classe de Sophie Desmarets ou l'abattage de Jacqueline Maillan, leurs actrices fétiches.
    La présente anthologie regroupe leurs plus grands succès, qui ont franchi les frontières et les époques avec des interprètes prestigieux : Lauren Bacall dans Fleur de cactus sur les planches de Broadway, Ingrid Bergman puis Nicole Kidman dans la même pièce au cinéma, quand François Ozon réunit une distribution spectaculaire pour offrir en 2010 une brillante adaptation de Potiche.

    « Barillet et Gredy perpétuent la haute tradition parisienne du théâtre de boulevard en lui donnant de nouvelles lettres de noblesse, des pièces raffinées, spirituelles, dans laquelle la légitime ambition de provoquer rires et sourires n'exclut ni le regard aimablement critique sur les comportements de l'époque, ni, à l'occasion, une certaine gravité ».
    Olivier Barrot

  • Rares sont les stars qui, après avoir éclairé une époque, défient le temps.
    Leurs noms s'éteignent comme des étoiles mortes.
    Stella Marco, dont le sien, connu de tous hier encore, a brillé en lettres de feu aux frontons des cinémas et des théâtres, est une héroïne de fiction, un amalgame de ces grandes vedettes qui, bien réelles, ont ému, fait rire et pleurer des générations.
    Leurs vies privées, plus facilement secrètes jadis qu'aujourd'hui, défrayaient la chronique en alimentant des rumeurs, parfois vraies et souvent fausses.
    Stella Marco a traversé trois décennies sur la corde raide, et survécu aux années maudites de l'Occupation qu'illustrèrent pour exemple Edwige Feuillère, Gaby Morlay, Elvire Popesco qui étaient alors des idoles nationales vénérées de tous les publics.
    Aujourd'hui oubliée, Stella s'éteint dans l'anonymat. Seule... enfin presque.
    Tapie à ses côtés, il y a Mylène Janvier (de son vrai nom Josette Puchaud), le témoin des bons et des mauvais jours, l'obscure, la sans grade, la groupie, tiraillée entre la passion et la jalousie que lui inspire son idole, l'ombre de Stella qui, dans un flot d'aveux se trahit et se délivre d'un secret qui l'étouffe.

    Denis D'Arcangelo, qui a imposé le personnage mythique de «?Madame Raymonde?», incarne avec maestria celui de Mylène Janvier (de son vrai nom Josette Puchaud), ombre de Stella Marco, la grande vedette qu'elle hait pour l'avoir trop aimée.
    Enfermé dans sa solitude par la mise en scène épurée de Thierry Harcourt, Denis D'Arcangelo ressuscite cette espèce de comédiens qui n'existe plus, jouant du coeur et des tripes, ceux que Jean Cocteau appelait les «?monstres sacrés?».
    Il change de sexe comme on change de costume, mais la métamorphose est intérieure, profonde, sans la moindre afféterie.
    Il pousse au paroxysme la confession de son héroïne, gouailleuse et tragique, sans jamais la travestir.
    Ne faisant qu'une avec elle, il l'incarne avec une vérité déchirante, donnant à la fois vie à deux personnages qu'elle oppose et fait revivre.
    Du grand art.
    Pierre Barillet

  • "1f.-2h. ; décor : un duplex dans un immeuble de grand standing ; durée : 1 h 15.


    Christophe Aubertin est présentateur de télévision vedette. Séducteur, quelque peu prétentieux, il semble que rien ne puisse l'atteindre. Mais, c'est bien connu, la roue tourne et l'audience chute. Christophe n'est plus à la mode. Combien de temps sa secrétaire, avec qui il entretenait une liaison, va-t-elle encore vouloir de lui ? Trouvera-t-il un nouveau concept d'émission? Et surtout, peut-être n'aurait-il jamais dû ouvrir sa porte à Bob Loiseau, son ami d'enfance depuis longtemps perdu de vue, à qui cette situation semble bien profiter..."

empty