Jacques Dau

  • Ces deux humoristes-là se connaissent de longue date.
    Ils sont complices. Grands amateurs de verbe devant l'Éternel, ils se retrouvent sur scène, mis en scène par Jean-Pierre Beauredon pour vous enivrer de mots. Des mots dont la succession doit moins à la logique qu'à l'absurde, à la fantaisie, aux dérives de la pensée, à l'esprit d'escalier. Le temps qui passe (vertigineux), l'interprétation freudienne des matches de foot (hilarant et absolument délirant), l'année de la flamme.
    Aux prises avec une entreprise de pompes funèbres plus vénale que respectueuse, interrompus dans leur joute verbale par d'invisibles habitués du palace qu'ils servent avec zèle, ils retombent aussitôt après dans la loufoquerie la plus débridée. Comme toujours avec les textes de Vincent Roca, c'est virtuose, débridé, réjouissant

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