D'ISTRIA

  • Durant trois semaines, à la fin du printemps 2020, Jérôme Colonna d'Istria a traversé l'île de Beauté à pied, du point le plus au nord du cap Corse à l'extrémité méridionale des bouches de Bonifacio. S'échinant sur les pentes enneigées du Monte Cinto, savourant la douceur des haltes dans les villages de l'intérieur, il témoigne d'une Corse rurale méconnue du grand public. Son cheminement, à l'écart des sentiers battus, devient vite aventure humaine : parti à la recherche de ses racines, le voyageur multiplie les rencontres, drôles et insolites, reliant petites et grandes histoires, pour livrer un regard authentique et méditatif sur une île au caractère enivrant.

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  • Grand capitaine, conquérant, administrateur, souverain, Napoléon a exploré l'art de mener les hommes de mille façons.

    Pour en tirer le meilleur, il a joué sur tous les registres de la psychologie. Ce qui donne à ses opinions une force et une vivacité inaltérables. Art militaire, femmes, beaux-arts, réussite, vices, vertus, presse, surnaturel, histoire, législation... rien n'échappe à sa sagacité. En tout, il fait preuve de hauteur, de profondeur, de bienveillance.

    D'autorité et de sagesse. De lucidité. Par-dessus tout il est toujours positif. Plein d'énergie. Il ne s'arrête jamais aux tares, aux défauts, aux difficultés, aux échecs : tant qu'on peut agir, il y a de l'espoir, il faut réussir. Ses maximes révèlent une pensée supérieure, un homme attachant... et des traits de caractère agaçants. Il est pardonné : c'est un génie !

  • Dix jours avant sa mort, par l'intermédiaire du prêtre corse qui lui tenait compagnie à Sainte-Hélène, Napoléon fait passer un pli scellé à la comtesse de Kilmannstegge, son admiratrice, son agent plus ou moins secret en Saxe et en Prusse. A la même personne, il avait déjà remis deux ans plus tôt une autre enveloppe scellée, tout aussi mystérieuse. Ces plis étaient destinés au roi de Bavière et au tsar. Que pouvaient-ils bien contenir ? Qu'est-ce que quelques heures avant sa mort Napoléon avait donc de si important à transmettre à l'empereur de toutes les Russies ? Et s'il s'agissait du secret, du but ultime de sa politique et des actions gigantesques qui, pendant vingt ans, l'ont conduit aux quatre coins de l'Europe ? Aucun historien, ne s'est jamais penché sur cette question.
    Robert Colonna d'Istria a décidé de partir en quête de cette énigme. Avec l'intuition que le secret de Napoléon résidait dans sa vie même et ses actions. Sans se départir jamais d'un regard critique, il s'est engagé, en Italie, en Egypte, en Autriche, en Allemagne, en Russie, dans une traque historique et psychologique qui confine à la quête métaphysique. Un récit de voyage mené tambour battant, au rythme de l'épopée impériale, nimbé par de la tendresse pour la personne de l'empereur - son compatriote d'Ajaccio - et de la curiosité pour percer son secret.

  • La Grande Traversée des Alpes est avant tout le récit d'un voyage à pied depuis le lac Léman jusqu'à Nice. Il offre, avec légèreté, le point de vue singulier d'un amoureux de la montagne et jeune médecin urgentiste. Dans une recherche de retranscription fidèle du parcours effectué et des impressions ressenties, le récit est construit au jour le jour. Trois semaines de promenade et de rencontres intimes avec le "monde des hauteurs" , celui qu'un berger du vallon des Ayes près de Briançon appelle "la France d'en haut" .
    Si les tracasseries et difficultés du randonneur sont souvent rapportées avec humour, elles ne détournent pas l'attention du lecteur de l'ambition principale du livre : proposer un regard à la fois poétique, philosophique et montagnard sur la traversée des Alpes.

  • Créé en 1808 par Napoléon, le baccalauréat a traversé tous les régimes politiques, s'est adapté à chacune des transformations de la société, aux divers changements culturels et démographiques, et continue de servir de repère dans la société française.
    La première promotion de bacheliers comptait 32 lauréats. Ils sont aujourd'hui 500 000, garçons et filles, à être titulaires d'un bac général, technologique ou professionnel. Au XIXe siècle, le baccalauréat, qui n'était obtenu que par une infime partie des Français, était un « brevet de bourgeoisie », garantissant l'accès à de confortables conditions de vie. Au XXe siècle, il a été l'un des vecteurs de la démocratisation de la société.
    Actuellement au coeur d'un grand débat, le baccalauréat est-il complètement dévalué? A-t-il encore un sens ? Faut-il le conserver ou le supprimer ? En quoi pourrait consister une réforme du diplôme et que penser de celle avancée actuellement par Jean-Michel Blanquer ? Comment envisager le bac de demain ?
    La Grande Histoire du baccalauréat est un livre vivant composé de la somme des histoires de tous ceux, candidats, lauréats, enseignants, recteurs, ministres, surveillants, qui, depuis plus de deux cents ans, participent à la notoriété, à la valeur symbolique et au bon fonctionnement de ce diplôme. Il est enfin le fruit d'un engagement pour rendre au baccalauréat la place et le prix qu'il a su s'acquérir et qu'il est peut-être en train de perdre.

  • L'histoire de la famille Colonna d'Istria n'aurait qu'un intérêt anecdotique si, en filigrane, on ne pouvait y lire l'histoire de la Corse et celle du monde. Conflits et rapports de force qui ont marqué l'Europe et la Méditerranée, affrontement entre chrétiens et Maures, déplacements des routes commerciales, découverte de l'Amérique, guerres mondiales, colonisation, décolonisation : tous ces événements ont laissé une trace dans le passé de cette famille.
    À la frontière de l'histoire et de la légende, mais toujours fondé sur des faits rigoureux, le récit de cette épopée court sur une douzaine de siècles, évoque mythes et réalités, tradition et modernité, espérances, faits glorieux, dérisoires misères de la vie quotidienne. Romanesque à souhait, plein de merveilleux, de fracas et de bruit, tissé d'une somme infinie de petites aventures individuelles, il déborde de liberté.
    Surtout, cet ouvrage permet d'esquisser les contours d'une manière singulière d'habiter la terre et d'entrevoir non pas une identité corse, mais un être corse, c'est-à-dire une manière unique de se situer dans le temps et dans l'espace, et de lutter contre la fondamentale solitude de la nature humaine.

  • Ce n'est pas un hasard : l'histoire de la Corse est une suite ininterrompue de convoitises, de tentatives de conquêtes et d'invasions étrangères. Les habitants y ont acquis une solide expérience dans la résistanceà l'ennemi.

    Au centre des relations internationales, au coeur de l'Europe, au milieu de la Méditerranée, la Corse, longtemps, a subi l'histoire plus qu'elle ne l'a écrite. C'est le récit des évènements tumultueux de son passé, depuis les origines jusqu'à nos jour, qui constitue la matière de ce livre. Tous les grands hommes, réels ou légendaires, qui, au fil des siècles, ont fait de la Corse ce qu'elle est, sont là : Giudice de Cinarca, Vincetello d'Istria, Sampiero Corso,PascalPaoli,NapoléonBonaparte...
    Mais sont là aussi tous les autres Corses, moins illustres, tous ces hommes qui, tour à tour, furent Phéniciens, Etrusques, Grecs, Romains, Sarrasins, Pisans, Génois, Aragonais, Anglais, Français, tous ces hommes qui réussirent l'exploit, à travers les vicissitudes et les tourments de l'Histoire, de savoir, avant tout,rester eux-mêmes.

  • Approche originale et inédite de la philosophie du droit et de la manière dont les juristes pratiquent leur activité.
    La pratique des juristes peut et doit être pensée indépendamment de toute position philosophique sur l'essence du droit : telle est la thèse, inédite, que se propose de défendre cet ouvrage. Il entend à cet égard consommer une double rupture au regard de la démarche philosophique qui caractérise la théorie du droit héritée de la tradition et développée encore aujourd'hui. Une rupture dans le fond et en la forme. Dans le fond, car son idée-force consiste dans le passage de la question qu'est-ce que le droit ? à la question que font les juristes ? sans que la seconde ne dérive de la réponse donnée à la première. En la forme car il adoptera un raisonnement à partir d'exemples concrets.
    Il s'agit donc de penser la pratique juridique sans prendre appui sur un concept préalable de droit, mais en soulignant que les juristes forment une communauté cognitive et méthodologique.
    L'ouvrage expose les éléments principaux des connaissances juridiques et de la méthode que les juristes emploient pour les mettre en oeuvre, les articuler et les créer, au fil des questions concrètes qu'ils rencontrent. Il s'agit de passer du concret à l'abstrait, de partir d'exemples et de questions juridiques concrets pour remonter aux structures fondamentales des connaissances à travers lesquelles les juristes les traitent. L'ouvrage articule ainsi une première partie consacrée à la critique et une seconde partie consacrée à la reconstruction.

  • « Moi, Napoléon, le plus illustre personnage de l'histoire de France, je vais vous raconter mon histoire, mon histoire vrai, pas la légende. Sainte-Hélène : je viens de dicter le Mémorial de Sainte-Hélène, la version offi cielle de ma vie, MAIS je rédige secrètement pour la postérité, un autre texte. Destiné à n'être publiés que longtemps après ma mort, ce récit dit toute la vérité sur mon épopée. » Ce sont ces mémoires inédites qui sont exhumés aujourd'hui.
    Érudit mais aussi sensible et teinté d'un humour à l'humeur noire, le texte de Robert Colonna d'Istria est une approche original et délicieuse de Napoléon.
    Plus de 200 reproductions : tableaux, gravures, portraits, documents, appuient le récit napoléonien.
    40 facsimilés : acte de naissance, diplôme d'offi cier, ordres de mission, lettres, dessins, affi ches, cartes de géographie...

  • À la frontière des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France, l'Allemagne romantique se visite par le biais d'une croisière sur le Rhin. Châteaux (plus d'une trentaine), cathédrales de styles carolingien, gothique ou roman, visite des villes telles que Cologne, Düsseldorf, excursion à Aix-la-Chapelle font l'objet de ce livre.

  • Depuis la disparition de Jacqueline de Romilly, Pierre Vidal-Naquet et Jean-Pierre Vernant, Florence Dupont est, avec Paul Veyne, la seule « antiquisante » d'envergure dont la notoriété (tant en France qu'à l'étranger) soit incontestée. Auteur d'une oeuvre très vaste (une quinzaine d'ouvrages en trente ans), toujours très remarquée, elle fait voler en éclats les idoles trop vite admises et ne cesse de porter un « regard éloigné », comme dit Lévi-Strauss, sur les auteurs anciens, non pour y trouver des réponses à nos questions d'aujourd'hui, mais plutôt des questions : comment les Anciens pensaient l'identité nationale, le théâtre, les rapports entre les sexes, la fête, le banquet, etc. ?
    Dans ce livre stimulant, Florence Dupont ne cesse d'arracher l'Antiquité aux mythes qui la fossilisent en en faisant le centre et l'origine de la civilisation occidentale. Convaincue que les « Humanités classiques » ne sont pas une discipline inutile, que l'on peut faire du grec et du latin un enseignement émancipateur, elle cherche un usage nouveau de l'Antiquité signifié par le terme d' « écarts ». L'anthropologie permet une déconstruction des illusions généalogiques comme des ressemblances illusoires entre l'Antiquité et la Modernité, y compris la post-modernité. À partir de quoi, d'une part nous pouvons réintroduire une historicité des catégories modernes, prétendument enracinées dans la culture grecque, comme la philosophie, ou dans la culture romaine, comme le droit naturel, et d'autre part dialoguer, dans cet écart, avec une Antiquité installée mais différente, offrant d'autres traditions, jusqu'ici occultées, utiles pour penser le présent. Cet usage de l'Antiquité pourrait s'intituler aussi « ce que fait l'Antiquité au monde contemporain ».

  • Du temps des mythes au IXe siècle aux Compagnons de la Libération, en passant par les chevaliers médiévaux, les révolutionnaires, les corsaires et les aventuriers dans les colonies, le projet de 1200 ans de solitude est de raconter l'histoire d'une famille, sur la très longue distance. De rappeler les faits, les personnages, ceux qu'on connaît et ceux qu'on a oubliés, de tenter de reconstituer la vie quotidienne, les joies et les peines des uns et des autres, de comprendre ce qui n'est plus, d'essayer de trouver ce qui demeure. Et à travers l'histoire de cette famille, de relire l'histoire du monde.
    En récompense de ses services, un excellent chevalier, Ugo Colonna, aurait reçu de Charlemagne la Corse en fief. Peu importe l'authenticité des faits qui fondent cette origine ; la légende est indissolublement liée à l'histoire de cette famille. Au fil des âges, les Colonna vont tenter de s'illustrer, s'efforçant chacun de prendre le meilleur de son époque : une ribambelle de seigneurs au Moyen-âge puis deux vice-rois de Corse, aux siècles suivants des gentilshommes et hobereaux. A l'époque contemporaine, on trouve une foule de gens honorables, convenablement ambitieux, qui, vaille que vaille, essayent de prendre leur place dans le train du monde. Avec, depuis deux cents ans, quelques personnages saillants : un évêque, des collections d'officiers, magistrats, artistes, médecins, avocats, et notamment deux compagnons de la Libération.
    A travers l'histoire de la famille Colonna, c'est toute celle de la Corse et des Corses qui nous est contée ici.

  • Avec ses marchés, aux poissons, à l'ail, aux santons, avec ses toits de terre cuite, ses façades ocrées, son accent parfumé, c'est une ville provençale.
    Avec ses collines, son ciel toujours bleu - qui, de l'aube au crépuscule, passe pourtant de l'orangé au rose -, avec ses habitants - en transit pour quelques jours ou quelques générations - accourus avec leurs tenues bariolées, leurs us et leurs coutumes, des trois continents qui bordent la mer antique, c'est une cité méditerranéenne. Entre l'Europe et l'Orient, le nord et le sud, le vieux continent et les mondes nouveaux, là où transitent les hommes et les marchandises, c'est un port.
    Avec le soleil pour costume, l'Estaque et les calanques pour jardins, avec Notre-Dame-de-la-Garde pour protectrice et un passé millénaire, sensuelle, unique et singulière, de toutes les couleurs du charme, c'est Marseille.

  • Des villages perchés, des fontaines fraîches, des façades ocre, des terres cuites, l'odeur de la garrigue, le ciel intensément bleu : c'est la Provence, c'est le Var.
    La Côte d'Azur, le parfum des embruns, les rochers rouges, la magie des îles, la joie des bains de mer, de la plage et du soleil : c'est la Méditerranée, c'est le Var. De vénérables abbayes, des vignerons depuis des siècles ancrés dans leur terroir, une gastronomie qui plonge ses racines dans un très solide art de vivre, des villes romaines, des ports, les gorges du Verdon, le golfe de Saint-Tropez : tel qu'en lui-même, c'est le Var.
    Entre les Alpes et la mer, paradis des amis de la nature et de la randonnée, terre où se mêlent histoire et traditions, attachement à la foi et amour de la liberté, unique, singulier, varié, c'est le Var. Ce livre est une invitation à le découvrir et à l'aimer.

  • Entre mer et montagne, le roussillon, terre rude et sensuelle, rocailleuse et savoureuse, n'aurait pu, pour emblème, avoir d'autres couleurs que celles de la catalogne : rouge et jaune, " sang et or ".
    Ce sont les couleurs de la vie, de la joie, de l'espérance, celles qui sont distribuées, de l'aube au couchant, sur les vieilles forteresses, les splendeurs romanes, au bord des étangs, dans les vallées oubliées, au coeur des villes. ce sont les couleurs dont se pare, au bout des pyrénées, le canigou, seigneur et bienveillant protecteur de ce pays ensoleillé, un des plus attachants de france, de cette province où nature et civilisation, passé et présent, sans cesse se mêlent.
    Ces couleurs, d'une richesse toujours renouvelée, sont la matière de ce livre.

  • Cet ouvrage n'est pas un essai, pas un roman, pas une pièce de théâtre. Il n'a rien à voir avec de la poésie, n'est pas un dictionnaire, pas une encyclopédie. Il ne s'apparente à aucun genre connu.

    Concept hors-norme, objet littéraire non identifié (OLNI) autoproclamé et vérifié, ce Testament du bonheur se penche sur la thématique de la création et joue avec le registre de la satire. Après une mise en bouche qui assure de son sens de la dérision, il plonge le lecteur à la découverte d'une cinquantaine de chroniques fictives permettant d'aborder thèmes, genres, sujets, styles, écrivains qui n'ont de limite que l'imagination débordante de l'auteur? Sa prouesse ? Parvenir à faire regretter que ces livres n'existent pas.

    Mais, tour de force supplémentaire, ce sont les lecteurs in fine qui prennent la main, et peuvent voter pour celui de ces cinquante-deux ouvrages qu'ils aimeraient voir publier. Robert Colonna d'Istria est à leur disposition?

  • Comme toutes les îles, la Corse a inspiré les voyageurs, les poètes, les romanciers, les philosophes, les anthropologues, les sociologues, les géographes. Comme toutes les îles, elle est le lieu réel ou imaginaire de l'utopie. Vous trouverez ici des analyse inédites, singulières et parfois iconoclastes sur la question du rapport des îles et de l'utopie.

  • La mégalomanie et les caprices des élus, les sièges d'administration pharaoniques, les politiques de communication ruineuses : c'est la partie visible de la gabegie des vingt-six conseils régionaux.
    Chaque année, 10 pour cent de leur budget, soit presque 3 milliards d'euros, sortent pour rien de la poche du contribuable. En examinant les grands postes de dépense de ces conseils (transports ferroviaires, entretien des lycées et formation professionnelle), les auteurs ont voulu savoir, à l'heure des élections régionales de mars 2010, si les habitants de ces régions en avaient pour leur argent. Diagnostic : le gaspillage est colossal, qu'il s'agisse par exemple du ramassage des ordures ménagères, de la réalisation de tramways les plus chers du monde - au détriment des réseaux de métro en souffrance - ou de la mise en circulation de nombre de TER qui pourraient être remplacés à bien meilleur coût par des autobus fréquents et rapides.
    La cause principale de ce grand " gaspi " ? L'organisation actuelle des institutions qui, entre " mille-feuille " administratif et esprit jacobin, est à l'origine de déperditions considérables.

  • L'air et le ciel, intensément bleus, les rochers des collines, blancs, la mer définitivement méditerranéenne, les garrigues et les oliviers, qui hésitent entre le vert et le gris, les tuiles romaines, les tissus multicolores, les villages d'ombre et de lumière, les cyprès presque noirs, les santons enfantins et charmants, les flamants roses, les toiles de Cézanne ou celles de Van Gogh, tout cela, ce sont les Bouches-du-Rhône : c'est la Provence.
    Le département dont Marseille, "Porte de l'Orient", est la préfecture, s'étend des Alpilles à la Camargue, des calanques de Cassis à la campagne aixoise, des rives du Rhône à celles de la Durance, des villages aristocratiques aux villages de crèche, des moulins posés sur leur butte aux petits ports où flottent mollement quelques barques de pêche : autant dire que sa variété et ses couleurs sont infinies.
    Ce livre invite chacun à les découvrir..

  • Monsieur Colonna d'Istria, qui porte un nom prestigieux, est célèbre par ses écrits concernant aussi bien son pays d'origine la Corse que des essais ou des romans, et notamment un dernier Mémoires de Napoléon, publié aux éditions France-Empire, vient de relever ce défi en démontrant qu'on ne peut pourtant pas s'empêcher de penser à des trahisons, de se dire que si l'Empire a fini, si l'oeuvre de Napoléon est restée inachevée, c'est que des proches de l'empereur, des serviteurs de l'Empire, des partisans, de ceux qui auraient dû avoir intérêt à ce que l'entreprise continue, ont, par leurs attitudes, par leurs vues à court terme, par paresse, par vice, que tous ceux-là ont contribué à provoquer la fin de l'empire. Il n'est pas interdit de penser - sans doute est-ce simplificateur, qu'importe ! - que si le Premier Empire a fini, c'est que Napoléon a été trahi. C'est la matière de ce livre. Il a le projet de dresser une série de portraits des traîtres qui ont fait trébucher Napoléon et qui ont précipité la chute de l'Empire.

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