Pauline Dreyfus

  • Mai 68 : tous les cocktails ne sont pas Molotov. À quelques centaines de mètres de la Sorbonne où les étudiants font la révolution, l'hôtel Meurice est occupé par son personnel. Le plus fameux prix littéraire du printemps, le prix Roger-Nimier, pourra-t-il être remis à son lauréat, un romancier inconnu de vingt-deux ans ?
    Sous la houlette de la milliardaire Florence Gould, qui finance le prix, nous nous faufilons parmi les membres du jury - Paul Morand, Jacques Chardonne, Antoine Blondin et tant d'autres célébrités de l'époque, comme Salvador Dalí et J. Paul Getty. Dans cette satire des vanités bien parisiennes passe le personnage émouvant d'un vieux notaire de province qui promène son ombre mélancolique entre le tintement des verres de champagne et les revendications de « rendre le pouvoir à la base ». Une folle journée où le tragique se mêle à la frivolité.

  • C'est au chevet d'un Marcel Proust mourant que s'affirme la vocation littéraire de Paul Morand ; et c'est dans le vacarme d'une modernité incarnée par Jean Cocteau qu'elle va s'épanouir. Ce rejeton de la bourgeoisie parisienne, éclairée, artiste, aura connu tant d'astres de la bohème comme de l'élite républicaine. Deux mondes étanches qui vont former sa personnalité et dessiner sa double carrière de diplomate et d'écrivain.
    D'emblée, dans ses nouvelles et ses romans, Morand épouse les prouesses de son siècle en rompant avec un monde englouti à jamais par la Guerre. Il roule vite, il vole loin. La terre a rétréci et il le fait savoir.
    L'écrivain au style étincelant, classique mais si reconnaissable, fait découvrir aux Français la magie de l'ailleurs. Sous de fausses allures de dilettante, cet amateur de sport et de jolies femmes trouve le temps d'écrire une oeuvre très ample qui ne s'arrêtera qu'à sa mort.
    S'il n'a jamais été fâché avec la géographie, Morand l'aura parfois été avec l'histoire. En 1940, il choisit Vichy alors qu'il est en poste à Londres. Sa proximité avec les rouages de la Collaboration et sa fidélité indéfectible à Pierre Laval lui vaudront, la guerre finie, des années d'opprobre, d'exil et de solitude. C'est tard, à travers ses publications posthumes, qu'apparaît au grand jour un antisémitisme longtemps occulté.
    La lecture d'archives jusqu'ici inaccessibles, journaux intimes, correspondances inédites, a permis à l'auteur de cette biographie, la première depuis un quart de siècle, de signer le portrait d'un Morand à tant d'égards méconnu. Cette existence, faite de trajectoires superposées, trouve enfin ses ressorts et sa vérité.

  • 1945. Saint-Pierre-de-Chaillot, l'une des paroisses les plus huppées de Paris. L'aristocratie se presse pour enterrer la duchesse de Sorrente. Cette femme frivole et élégante a traversé la guerre d'une bien étrange façon. Elle portait en elle un secret. Les gens du monde l'ont partagé en silence. « Ce sont des choses qui arrivent », a-t-on murmuré avec indulgence.
    Et, à l'heure où la filiation décide du sort de tant d'êtres humains, comment Natalie de Sorrente a-t-elle affronté la révélation de ses origines ?
    Dans ce roman où l'ironie est à la mesure du fracas des temps, Pauline Dreyfus révèle une partie du drame français.

    « Un style brillant et désabusé qui colle à son sujet, et donne parfois la chair de poule. » Jérôme Garcin, L'Obs.

    « Une plume à la fois élégante et mordante. » Isabelle Spaak, Le Parisien.

  • Ce récit de la cinquième candidature de Paul Morand à l'Académie française en 1968-1969 mêle des flash-back sur les grands moments de sa vie, de sa rencontre avec sa femme la princesse Soutzo à son amitié avec Marcel Proust. Il revèle aussi la bienveillance et la générosité de l'écrivain qui transmet son expérience à de jeunes disciples.
    Prix des Deux Magots 2013, prix Pierre Mac Orlan 2012.

  • De lui, on se souvient qu'il est entré dans la mémoire collective parce qu'il a fait abolir la peine de mort en France en 1981.
    Impopulaire lorsqu'il était ministre, la reconnaissance est venue bien plus tard. Aujourd'hui célébré par tous comme l'honneur de la gauche, il a pourtant mis des années à conquérir sa place dans le panthéon des Français. Contrairement à la nouvelle génération de gouvernants, Robert Badinter n'a jamais aimé parler de lui, considérant que seules importaient ses idées. Pudique, il a toujours refusé d'écrire ses Mémoires.
    Sur ses origines, ses goûts, sa vie professionnelle avant l'arrivée de la gauche au pouvoir, il est d'une grande discrétion. Qui connaît au fond la nature de sa longue amitié et les secrets partagés avec François Mitterrand ? Qui sait que toute sa vie s'est jouée en 1943, lorsqu'il a vu son père arrêté sous ses yeux par la Gestapo de Klaus Barbie à Lyon ? Que dès l'âge de quinze ans, il a décidé de vouer sa vie à la justice ? Pauline Dreyfus a écrit la première biographie d'un homme complexe entré désormais dans l'Histoire.

  • Regardez-les.
    Ils sont au seuil d'une expérience unique. Bientôt, ils seront parents. Avec Manuela, Espérance, Esther, Frédéric et les autres, Pauline Dreyfus a composé huit variations sur le métier de parents où la justesse de ton, la drôlerie, la gravité parfois, le disputent à l'émotion. Quel fil déroule la vie au moment où on la transmet ? Voici un petit livre magique, de ceux qui, quand on les lit au bon moment, vous aident à vivre.

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